dimanche 23 novembre 2008
Guinée : De ci de là sur Internet (suite et fin)
Ansoumane Doré

A la suite de l'article d'Amadou Damaro Camaro, "Le  débat reste confus, soyons sérieux!", j'avais déjà dit en quelques mots mes réserves et surtout mon identité de vues sur ce qu'il disait sur notre terroir commun, partie intégrante de la Guinée : Kérouané-Simandou-Beyla-Konia.

Si je reviens sur ce passage, c'est pour dire que l'internet étant un formidable instrument de communication, nous devrions en profiter pour nous instruire mutuellement, même si nous ne sommes pas des spécialistes sur toutes les questions. En présentant, sans chauvinisme, nos terroirs respectifs (histoire, géographie, traits sociologiques, etc.), nous pourrions, sans être des historiens, des géographes, des sociologues de métier, contribuer à une large connaissance, même générale,  de la Guinée. Ce qui n'élude pas la bataille pressante de l'union des Guinéens pour un changement de politique, donc de gouvernance du pays.

En parlant de large connaissance de la Guinée, j'ai remarqué au contact de mes compatriotes que cette connaissance était parfois faible, même en milieu d'intellectuels. A part des clichés sommaires, la vraie perception d'une région ou sous-région est faible, voire  très faible. L'un des aspects positifs des cinquante dernières années de la Guinée a cependant été un brassage plus ample des Guinéens par rapport à l'avant-indépendance, mais il n'a pas encore réduit notablement des images simplificatrices de réalités humaines.

C'est pourquoi, il n'est pas inutile, de donner une vue sur son  petit coin aux autres, pour plus de connaissance. Je reviens donc à Amadou Damaro Camara, quand il écrit pour la part de réponse qui me concernait : « L'histoire a ses paradoxes, signe des temps, les Doré affichent toujours un petit air de fierté chaque fois qu'on les appelle isoumaoro, du nom du roi du Sosso qui montait ses tambours avec des peaux humaines... Evidemment, il y a de cela 8 siècles et le Net n'existait pas encore. » Je ne commente pas la petite allusion malicieuse et taquine pour en venir à l'essentiel.

C'est vrai que, selon la légende dans le Konia, comme dans d'autres provinces historiques du Manding comme le Baté, l'Amana et d'autres, les Soumaoro, les Kanté, les Doré sont des descendants du Roi de Sosso, Soumaoro Kanté (1200-1235).

Sur celui-ci, l'historien burkinabé, Joseph Ki-Zerbo écrivait dans son monumentale "Histoire de l'Afrique noire" (Edit. Hatier, Paris, 1978) : « L'Etat le mieux situé (dans le Soudan occidental) semblait être le royaume Sosso des Kanté, placé au sud du Ghana... Fondé vers la fin du VIIIe siècle, il évolua de 1076 à 1180, sous la direction de Soninké animistes : les Diarisso. Ceux-ci prirent femmes, volontiers, dans le clan peul des Sow.

Mais en 1180, un guerrier décidé, Diarra Kanté, s'empara du pouvoir. Issus du clan des forgerons, particulièrement attachés aux pratiques animistes, les Kanté seront des adversaires résolus de l'Islam. Le dynaste le plus célèbre de la lignée fut Soumaoro Kanté (1200-1235). Il a laissé le souvenir d'un guerrier formidable, doublé d'un magicien expert en haute sorcellerie. C'était un homme dur qui, d'après la légende, habitait une grosse tour à plusieurs étages... » (Joseph Ki-Zerbo).

Selon  toujours la légende, des descendants de Soumaoro Kanté ont émigré plus au sud, jusque dans le Konia actuel, en Guinée. La cruauté de leur ancêtre ayant été légendaire, comme le signale Amadou Damaro par  la référence aux "tambours montés avec des peaux humaines", les gens prirent l'habitude, pour ne pas prononcer son nom, de désigner certains descendants de Soumaoro Kanté  par le sobriquet adöllè, c'est-à-dire, "ils en sont", "ils en font partie", sous-entendu des Soumaoro Kanté. 

Avec le temps, adöllè devint döllè, qui va se transcrire bien plus tard Doré. Certains de ces immigrés dans le Konia continueront cependant de s'appeler Soumaoro, Kanté, Kané, Kandé. Pour la petite histoire ou la petite légende, d'aucuns rapportaient que le mot Soumaoro, ajouté au nom Kanté,  du Roi de  Sosso, signifiait en raison de sa dureté : "il n'en était pas encore né comme celui-ci" ou "on en n'a pas vu de né comme celui-ci", ou encore "unique né en son genre" etc.

C'est exact, comme le rappelle Amadou Damaro, que c’est par " isoumaoro" qu'on salue traditionnellement les Doré, dans le Konia. Affichent-ils toujours un petit air de fierté à cette appellation, comme il l'affirme ? Je n'en sais rien ! Toujours est-il que tout Guinéen salué par le nom de ses ancêtres, éprouve toujours une petite satisfaction, sans se poser de questions métaphysiques. Car le nom du père, dans nos sociétés traditionnelles, était (ou est toujours) un indicateur d'authentification, et chacun sait qu'il n'y a guère longtemps, la suprême injure était le mot bâtard.

Revenons à moins grave : les émigrants de Sosso, futurs Doré, qui étaient déjà islamisés, contribuèrent à l'expansion de l'Islam dans le Konia et environs. Ainsi, Claude Rivière, ancien doyen de la Faculté des sciences sociales de Conakry, écrit dans son livre "Mutations sociales en Guinée" (Edit. Marcel Rivière et Cie, Paris 1971, chapitre V : Bilan de l'Islamisation) : « Un saracolé, Mori Koumbala Doré, introduisit au XIIIe siècle, l'Islam dans le Konia, le Ourodougou et le Kossadougou... ».

Si donc un descendant d'un animiste pur et dur est devenu propagateur d'une religion révélée, c'est qu'entre-temps, l’évolution de l'humanité avait déjà bien changé des choses, et notamment, le regard de l'homme sur l'homme. Ceci pour dire que soulever la cruauté d’un détenteur de pouvoir comme Soumaoro Kanté (1200-1235) à propos de jugement sur un dictateur du XXe siècle comme Sékou Touré, a quelque chose de surréaliste. Tous nos souverains africains et même d'ailleurs, jusqu'au XIXe siècle avaient une conception du pouvoir politique et une perception de l'homme, particulières  à eux et à leur temps, et qu'on ne peut, en aucune manière, comparer à celles de nos contemporains.

Les anciens arrivaient au pouvoir à la pointe de leur sabre, appuyé par toutes sortes de sorcelleries ou de maraboutages (frontières pas toujours très claires) et avec leur conception des autres hommes de la société, "serviteurs- du- Roi". Les dirigeants politiques du Type du XXe siècle, eux, avaient ingurgité (ou semblaient l'avoir fait), toute la philosophie humaniste des siècles précédents. Ils se plaçaient sous la bannière de saint Georges terrassant le dragon de l'impérialisme, de l'esclavagisme et de toute aliénation de l'homme. C'est tout le contraire qu'on a constaté. Il faut ajouter que c'est la carence  de ces "humanistes" de politiciens du XXe siècle au pouvoir qui a conduit, dès le milieu des années 60, à la cascade des coups d'Etat militaires  et leurs  conséquences.

Pour terminer, mon cher Amadou Damaro, reporte-toi aux réalités qui ont marqué les luttes fratricides sanglantes du dernier quart du XIXe siècle dans le grand Konia (de Kérouané-Simandou-Beyla). Pour l'unification de l'empire de Samory dont le berceau se situait dans les environs de Kérouané. Il avait fallu anéantir, dans le sang, le royaume de Séré Bréma dans le Haut-Konia, guerroyer contre le redoutable Saadji Camara, installé dans sa fortification de la montagne Gban, aux environs de Damaro, chef-lieu de Simandou. Saadji avait constitué un vaste royaume comprenant le Bela-Faranah, le Guirila, le Konia, le Gwana, le Mahana, le Kossa-Guerzé jusqu'au Bouzié des environs de Macenta.

L'Almamy Samory qui convoitait ce royaume engagea une guerre sans merci  contre Saadji, qui perdit la partie et fut pris dans une plaine dénommée encore aujourd'hui Saadji Mina-Fwa, c'est-à-dire, la plaine où Saadji fut capturé. Capture suivie d'humiliation et de décapitation, comme c'était très souvent le cas.

Telles étaient les mœurs de nos souverains, qu'on ne peut pas transposer aujourd'hui. C'est dire, encore une fois, que même s'il s'agit de nos ancêtres, nous ne pouvons pas nous référer à leur méthode de gouvernement et de règlement des conflits, pour justifier ceux des XXe et XXIe siècles. Nos perceptions du monde et des hommes ne sont plus les mêmes, et c'est tant mieux pour la progression de l'homme.

Ansoumane Doré 
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
BARRY A, vendredi 28 novembre 2008
De mon point de vue, je pense que, les jeunes ont besoin des enseignements des anciens pour connaître leur Histoire. Car un peuple qui ne connaît pas son histoire ne pourra ni comprendre le présent ni bâtir l`avenir. Je reste convaincu que, notre ignorance de notre propre Histoire explique en partie notre incapacité à nous développer et à construire un ETAT fort et moderne.L`artcile du Pr Doré est riche d`enseignements historiques. Toute personne qui a soif d`apprendre ne peut que s`en rejouir et le féliciter pour la richesse et la qualité de ses recherches ( j`ai lu le premier article se rapportant à ce sujet sur KIBAROU). Professeur, continuez à nous enseigner notre Histoire car cela participe à notre instruction et constitue j`en suis certain votre modeste contribution dans le débat d`idées qui a lieu sur le net. Pour finir, avec votre permission, je tiens à vous faire une suggestion en réaction au commentaire du nommé sadjo à votre artcile: Laissez les mauvaises personnes ou les mauvaises idées mourrir de leur bassesse.
Issiaga DANSOKO, mercredi 26 novembre 2008
Allez Sadjo, passez à la Bibliothèque pour nous sortir un travail de cette dimension. Vas-y, vite!
Lamarana Diallo, Londres, mardi 25 novembre 2008
Hey Sadio un peu de modestie ne te fera pas de mal je suppose.Au cas ou tu l`aurais oublie, le respect de la personne agee est une valeur cardinale dans notre societe. Tu es aussi Guineen que le Pr Dore, alors pourquoi toi aussi ne ferais pas des propositions concretes pour Guinee 2010. Peut etre que toi tu le reussiras d`ailleurs, vu ton attitude, sans reprendre ce que d`autres ont fait avant toi. C`est facile pour toi de te refugier derriere ton nom d`emprunt pour attaquer les autres, mais, mon cher, libre a toi aussi de provoquer une reflexion en publiant un article. Allez, a ton clavier!!
AMADOU DAMARO CAMARA, mardi 25 novembre 2008
Les personnes qui prennent part au debat sur le net sont tres eloquemment qualifiees par Fode Tass Sylla par cette phrase "La satire révèle un fond d’intelligence aiguisée. L’insanité révèle un fond de médiocrité déguisée." Entretemps je vous invite a lire l`interview de Mme Nadine Barry sur Boubah.Elle aidera pour le future du debat. Bonne lecture. Damaro
Ansoumane Doré, mardi 25 novembre 2008
Je remercie tous ceux qui participent à ces discussions. C`est exact comme le disent ci-dessous certains de nos frères, nos discussions ont tendance à s`apaiser. Que Sadjo se rassure, je ne me suis jamais présenté à qui que ce soit comme un grand chercheur ni même comme un ceci ou un cela. Si ce que j`écris agace Sadjo, je lui demande fraternellement de s`abstenir de me lire. Il ya suffisamment d`autres écrits intéressants sur le Net.S`il y a une chose que je trouve dérisoire, c`est ceux de nos compatriotes qui n`ont à la bouche que cette formule: "FAIRE DES PROPOSITIONS CONCRETES". Sadjo! depuis que j`ai assisté, dans le cadre de l`Association des Etudiants guinéens (sous-section de la Fédération des Etudiants d`Afrique Noire en France, FEANF), à partir de 1957, on jamais cessé de faire "des propositions concrètes". Depuis ces années,jusque dans les projets des Partis politiques d`opposition à partir des années 90, les propositions concrètes solides n`ont pas manqué.Sadjo pouvez-vous nous en montrer des résultats concrets? On vous attend, frère stratège Sadjo de nous montrer que vous avez des propositions concrètes avec mode d`emploi. On vous attend. Ce dont je suis par contre convaincu et je ne suis pas le seul, c`est que le syndrome de la piscine jouera pour la Guinée aussi, c`est-à-dire que quand quelqu`un plonge dans une piscine jusqu`au fond, il n`y a plus qu`une solution,c`est de remonter.La Guinée remontera du fond de l`abîme.Je ne peux pas dire à Sadjo comment. Je m`abstiens donc de raconter n`importe quoi.
Sadjo,Mardi, 25 novembre 2008, mardi 25 novembre 2008
Pourquoi vous remerciez et félicitez le Pr Ansoumane DORE? Il n`a fait que reprendre ce que les autres ont déja dit.Moi je m`en fout de ce qu`il raconte sur le net.L`histoire se trouve dans les livres.N`importe quelle personne peut faire facilement un tour a la Bibliothéque pour apprendre ce qui s`est passé des siécles avant.Ce qui n`est pas facile a faire aujourd`houi c`est de trouver des solutions aux problémes guinéens.Dites a votre Chercheur DORE de nous faire des propositions concrétes de sortie de crise et de vision pour Guinée 2010 et aprés.Le reveil des morts ne nous amera nulle part. Merci
Thierno S. Sow, lundi 24 novembre 2008
Kouma Lafolo Kouma? Ce recit n’est pas de Babou Conde, le Maitre de la Parole, bien qu’il frise son eloquence. L’apercu historique du Konia et sa lointaine relation d’avec le royaume de Sosso que nous a livre le doyen Dore merite une reflexion profonde. Au dela du modeste objectif de l’auteur de faire connaitre a ces concitoyens une partie de l’histoire de “son coin”, il nous livre une lecon de morale sociale. On peut etre fier de son ascendance et de ses origines sans pour autant epouser ou defendre les vices et les comportments cruels de celles-ci. Il est vertueux de reconnaitre ses tares et ses limites, de meme qu’il est hypocrite de ne vouloir denoncer que les fautes et les lacunes des autres. Certes, il n’est point facile d’atteindre ce niveau moral qui requiert du reste, partiellement, une intelligence et des experiences particulieres. Des echanges de ce genre entre les fils et filles de Guinee permettront aux esprits fertiles d’etendre leur connaissance du terroir, et aussi de reflechir sur les voies et moyens humains de promotion de la concorde et du development de notre pays. Thierno.
AMADOU DAMARO CAMARA, lundi 24 novembre 2008
A mon frère Doré C’est toujours un plaisir de t’avoir comme interlocuteur sur des problèmes de l’importance de ce que le pays traverse depuis des decenies. Toute la problématique de nos discutions se trouve dans la conclusion de ta réponse a mon article que j’ose qualifier désormais de contribution. Tout se résume enfin à la place que nous devons réserver à l’histoire. La référence a la méthode de gouvernance de nos ancêtres peut être interprétée comme une tentative de justification des méthodes de Sékou Toure ce qui apparemment a été ta préférence, ou encore comme une démonstration de la dynamique de survie et de surpassement de nos sociétés malgré ce qui au cours de l’histoire a du se passer entre ses composantes. Tu en donnes le meilleur exemple avec l’origine de ton propre nom de famille. Soumaohoro Kanté à si sévi, que certains n’osaient plus porter son nom Kanté. D’où adolé (s’en est un) puis Dolé qui deviendra Doré avec le temps. Du statut de descendants de « criminel » à l’occurrence Soumahoro les doré sont devenus des vecteurs de l’expansion de l’islam dans le Konia. Comme le dit le Pr Lansiné KABA « L’analyse historique, présentée avec rigueur et élégance, procure à la fois de la joie et de la substance pour réfléchir sur les questions difficiles et leur trouver sinon des solutions du moins des options susceptible de guider le choix. La connaissance historique, sans être une prophétie, éclaire les vivants et les oriente dans la recherche des solutions aux grands problèmes. » Il faut que les forces du changement que nous sommes supposés être se trouvent dans la conscience du passé, la connaissance du présent, la vision du futur à créer et la vision d’action pour changer la situation. Je pense que cette volonté est nécessaire pour endiguer le désarroi général et amener la société à sortir de l’abysse. Sommes-nous dans cette logique ? Pour rester dans ta logique, Kankan a souffert plus que n’importe quelle agglomération de sa taille du règne de Samory. Mais de par sa capacité à repenser son histoire pour en tirer la meilleure partie, est devenu le centre le plus important de tout l’empire de Samory. La meilleure vengeance que les Manikamori ont promis a Samory en captivité sur la route de l’exile a été d’accueillir et de protéger sa progéniture. Cet exemple a fait diriger l’essentiel des populations déplacés vers ce centre pour en faire des le début du 20eme siècle la métropole quelle est aujourd’hui. Pour terminer la meilleure analyse de notre histoire ne viendra qu’en la plaçant dans le contexte de l’espace et du temps. Autant on ne peut et doit analyser les faits du 20eme siècle sur la base des circonstances du 19eme autant il serait prudent de ne pas construire les opinions sur les faits historiques des années 50 dans un environnement dominé par le net. Le meilleur exemple vient de nous être donné par le peuple américain. Il vient d’élire Obama comme président qui, Il y a seulement 40 petites années ni lui, ni tous ceux qui lui ressemblent n’avaient le droit aux urnes. Merci kemo
Ismael Souare, lundi 24 novembre 2008
On se régale toujours en lisant cette "Bibliothèque vivante" qu`est le Pr. A. Doré. L`élégance, la profondeur et la richesse de cette autre contribution devraient redonner l`espoir que 50 ans de gestions sanguinaires et chaotiques nous ont spolié. L`espoir est donc permis et un nouveau départ possible. Le seul prix à payer, c`est la restitution fidèle de notre histoire à la nouvelle génération. Ce qui suppose, bien entendu, une lecture objective des faits et actes posés en République de Guinée, durant ces cinquante dernières années. Des prises de positions beaucoup plus conciliantes dans le débat national sur le net, ont été remarquées ces derniers temps. Ce qui est déjà une évolution en soit. Toutefois, "Démarche d`apaisement" ne veut pas dire occulter l`histoire ou une partie de l`histoire. Si non, c`est la fuite en avant assurée. Et comme le disait le Doyen Sy Savané, c`est " s`amuser encore une fois, avec notre histoire". Ceci dit, il faut saluer, l`effort de quelques compatriotes, visant à dépassionner le débat politique en Guinée, même si, la démarche peut parfois, paraître maladroite. En tout cas, encore une fois, merci cher Doyen Doré, pour cette intervention o! combien magistrale et enrichissante. Bien à vous
Nassriou, UK, lundi 24 novembre 2008
Lorsque les vrais maitres parlent, les ignorants/idiots se taisent! Cours magistral pour enseigner tous les idiots qui veulent nous ramener au XVIIIe siecle. Quoiqu`ils fassent ils ne pourront jamais justifier la barbarie de Sekou Toure sur le peuple de Guinee. Merci encore une fois Doyen d`etre toujours la pour meubler leurs crachoires. Salutations cordiales.
I. Kylé Diallo, dimanche 23 novembre 2008
Je salue la portée de la conclusion du Pr Doré : nous ne devons pas embellir l`histoire mais raconter les faits tels qu`ils se sont passés ! C`est la seule façon de nous faire aimer cette discipline que certains voudraient teindre d`une idéologie anachronique et malfaisante! Doré, i barika !
Oumar Bah, dimanche 23 novembre 2008
Merci Professeur pour cette lecon d`histoire car vous avez raison: les guinéens se connaissent peu, beaucoup de compatriotes n`ont jamais évolué hors du km 36 ou de la Basse-Guinée. Je note aussi que les méthodes d`accès et de maintien au pouvoir n`ont malheureusement pas changé dans notre pays: éliminations physiques, sorcellerie, maraboutage, tout y est encore en ce début du 21ème siècle

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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