jeudi 2 septembre 2010
Guinée: Création de la Banque Internationale de Développement et de la Construction de la Guinée (BIDCG)
Amadou Saikou Diallo

Trouver des moyens innovants pour financer le développement national, éviter les tracasseries interminables des bailleurs traditionnels, développer l’investissement privé et financer les grands travaux publics exige la définition d’une stratégie de financement du développement. Depuis plusieurs décennies, le pays fait face au difficile problème du financement du développement. Après l’échec de la plus part des grand projets, la politique gouvernementale a paralysé les actions tendant à trouver des moyens innovants pour financer le développement national. L’échec de ces dernières années doit servir de leçon aux nouvelles initiatives de financement du développement en République de Guinée.

À l’étranger, l’expérience des Banques de Développement se poursuit. Le Mali a déployé des efforts pour trouver des financements afin de relancer son économie. Il mobilise l’épargne intérieure et fait appel aux capitaux externes. Tenant compte de l’ampleur de ses besoins, la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et d’autres institutions de financement du développement ont été créées. L’Afrique du Sud a créé la Banque de Développement d'Afrique du Sud, institution de développement appartenant entièrement à l’État sud-africain. Elle se spécialise dans les investissements et la recherche des partenariats publics et privés dans le cadre du financement des projets de développement. Le président José Eduardo Dos Santos a créé, en 2006, la Banque de Développement Angolais (BDA) dont l’objectif est de stimuler les investissements et de soutenir le secteur productif en finançant les programmes, les projets, les travaux et les services. La BDA est un instrument financier d'exécution de la politique de développement et d'investissement du gouvernement. On ne saurait ne pas mentionner la « China Investment Bank » ayant joué un rôle formidable dans le miracle chinois.

Ailleurs, les banques de développement, instruments financiers de plus en plus innovants, font leur apparition comme outils efficaces de financement du développement. La mobilisation des ressources financières est une condition nécessaire à tout processus de développement économique et social. Elle implique, en premier lieu, la mobilisation des ressources intérieures, publiques ou privées, de chaque pays et de chaque région. Elle suppose tout à la fois l’existence de systèmes bancaires et de régimes fiscaux efficaces et équitables.

Un événement qui pousse à réfléchir autrement

Après la célébration des 50 ans d’Indépendance de notre pays, dont le constat global a été un échec, la reconstruction du pays sur de nouvelles bases est une nécessité. Une fois pour toute, la Guinée doit réaliser des projets pour changer radicalement la cadence de la vitesse de son développement, laisser définitivement sa situation de croissance molle et faire émerger une économie environnementalement et socialement durable. Tenant compte des expériences du passé et du manque de crédibilité de l’État, il faut trouver des solutions innovantes et réalistes afin de créer une institution ayant la capacité de mobiliser des fonds pour le développement et la reconstruction du pays. Une structure à capitaux guinéens exclusifs n’aura pas la capacité de répondre aux enjeux et aux défis du développement et de la reconstruction nationale. Pour y arriver, il faut faire appel aux capitaux étrangers et aux expériences des banques multilatérales de développement. Dans cette logique, la création d’une Banque Internationale de Développement et de la Construction de la Guinée (BIDCG) s’impose comme moyen pour pérenniser les effets de l’engagement de la communauté internationale en République de Guinée et financer les activités du développement.

Autre justification, les activités de construction même si elles peuvent faciliter l’entrée des fonds dans le pays, comportent le risque élevé de gestion crédibles. Deux raisons expliquent ce phénomène. D’abord, les entreprises nationales participant à hauteur de 50% du PIB ont été anéanties par la mauvaise gestion des projets antérieurs. Ensuite, la faiblesse des institutions nationales de formation professionnelle, aussi les efforts de recapitalisation des paysans et des producteurs locaux sont pratiquement faibles avec le train de la vie actuelle, ... Comment ne pas faire l’effort de trouver et de proposer une formule pour pérenniser les efforts consentis par la communauté internationale en Guinée ? Y penser c’est mettre en place des mécanismes pour y arriver.

La Constitution d’une Banque mobilisant les ressources internes et externes pour accompagner le développement du pays s’impose comme la condition sine qua non du succès de l’entreprise de Construction et de développement de la Guinée après les 52 ans de notre Indépendance.

Le débat est ouvert.


Amadou Saikou Diallo, Washington


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
AMADOU SAIKOU DIALLO, samedi 4 septembre 2010
Merci chers compatriote, je suis tres content de vos reactions face a cette proposition de la creation d`une Bank de developpementpour la Guinee. En effet, je crois comme vous autre que si nous voulons reussir pour notre developpement il faut plus l`eatt de droit et une bonne gouvernance en Guinee nous devrions aussi construire notre propre capital d`investissement, c`est vrais que cela ne sera pas facile mais la 1ere bonne nouvelle est que cela n`etaist pas facile dans les pays ou ce genre de projet a reussi,2eme aussi cela prouve que nous sommes serieux a faire face a notre developpement avec responsabilite,.... Merci a l`administrateur de cet site qui grace au site je continu a receuilleir les opinions des uns et des autres compatriotes. Je dois vous dire aussi que la PARTIE#2 de cette Proposition est deja mise a la disposition de l`administrateur de ce site que je pense ne tardera pas a vous afficher cela pour qu`ensemble on est une vision plus ellargie de ce que je pense; et le meme texte est deja disponible sur cette site guineens telque :aminata.com,guineepressinfos,autre le Jourguinee,... Je suis entrain de preparer la 3eme parti de cette proposition quei specifiera les domaines d`intervention de la Bank et autre comme vous aviez eu suggera et cela ne tardera pas a venir. Voici mes contacts: ahmedsdiallo@gmail.com ou encore: diallongr@yahoo.com Une fois encore merci a l`adminateur de ce excellent site GUINEACTU pour tout et j`espere que vous aurez la suite affiche bientot. Merci ASD(Washington)
Barrie, vendredi 3 septembre 2010
Merci. Mon frere, c`est l`une des idees la plus innvative que j`ai lu dans ce site. Je veux etre investisseur dans cette entreprise honorable.
A.O.T. Diallo, jeudi 2 septembre 2010
Merci Amadou Saikou de revenir sur cette strategie capitale pour relancer notre pays a partir de 2011. De nombreux politiciens obscurs et populistes parlent de remettre le pays sur la voie de developpement (certains parlent meme d`en faire rapidement un nouveau dragon!) sans nous dire quelles sont leurs techniques eprouvees pour le faire - en voici une qui a fait ces preuves dans les pays que tu cites et ailleurs - Botswana, Rwanda, Tunisie et Ghana pour ne citer que des exemples africains. Je me souviens qu`en mars 2010 des hommes d`affaires guineens avaient lance la BADAM et j`avais ecrit a cette periode un texte dessus que je resume ici: "Des structures telles que celle-ci seront les moteurs de la reprise économique rapide de notre pays. Quand l’Etat de Droits sera devenu effectif, ce type d’opportunités de financement sera progressivement disponible pour tous ceux qui veulent vraiment travailler dur et honnêtement. Il faudra absolument retrouver une crédibilité financière indiscutable et cesser de tendre la main tous les trimestres pour assurer notre fonctionnement local et les salaires de nos fonctionnaires. Il nous faudra remplir les conditions pour avoir enfin accès aux l’IDE (Investissements Directs Etrangers) porteurs de croissance." J`aimerais bien voir un bilan de cette structure sur ses 6 premiers mois de fonctionnement (bien que la periode soit encore trop courte pour vraiment evaluer) mais nous pourrions deja voir si par exemple les decaissements actuels ont servis a financer des projets viables ou a acheter des 4x4 de luxe et des appartements aux USA et au Canada...Par ailleurs, Saikou, il prendre en compte que ce genre de structure sera toujours inaccessible a la grande majorite des guineens qui ont des ressources financieres faibles ou moyennes donc il faudra absolument y adjoindre des activites de micro-finances et autres du meme type qui seront plus a leur portee et avantage direct, donc moteurs d`un developpement harmonieux et progressif pour tous les guineens.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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