mercredi 2 décembre 2009
Guinée Conakry: Impasse de la médiation et récurrence des violations des droits de l’Homme

Aux termes de plusieurs rencontres entre le Président Blaise Campaoré, les forces vives et le CNDD, force est de constater que la médiation burkinabé se trouve dans une impasse totale. Pire, après les événements tragiques du 28 septembre, loin de garder le profil bas, le Capitaine Dadis Camara et le CNDD  font dans la surenchère, n’hésitant pas à remettre en question les propositions de la CEDEAO, de l’Union Africaine et du Groupe de Contact relatif à son non participation à la prochaine élection présidentielle. Bien au contraire, le  projet de Dadis consiste à imposer sa candidature et à éliminer celles  des forces vives par le moyen de la limite d’âge et des audits.

Au même moment nous assistons à un recrutement de jeunes militaires qui sont entrainés au Camp de SONFONIAH et à la mise à contribution  d’instructeurs militaires étrangers notamment israéliens et sud africains : toutes les conditions sont réunies pour le  maintien  du Capitaine Dadis Camara  par la force et par la violence armée.

Nous assistons de plus en plus à une dégradation de la sécurité des personnes et des menaces qui ont forcé pratiquement tous leaders guinéens et plusieurs de leurs militants à l’exil forcé. Ceux qui sont restés comme Jean Marie DORE, porte parole des forces vives,  ils ont été agressés leurs biens et leurs voitures complètement détruits. Hier c’est autour de Mouctar Diallo de l’Observatoire National de la démocratie et  des Droits de l’Homme (ONDH) d’être arbitrairement arrêté le samedi 28 novembre 2009 et emprisonné au Camp Alpha Yaya.  

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO):

  • Reste convaincue que si aucun rapport de forces n’est crée pour assurer la sécurité des personnes notamment des leaders des forces vives, des défenseurs des droits de l’Homme  et des syndicalistes aucune avancée concrète ne pourra être faite en Guinée tant que Dadis Camara sera à la tête du CNDD    
  • Condamne l’attitude hypocrite  de la junte consistant à faire semblant de prêcher la paix alors que sur le terrain nous assistons à une sérieuse préparation pour une guerre civile,
  • Exige la libération immédiate de Mouctar Diallo et de toutes les personnes arbitrairement arrêtées,
  • Met en garde la communauté africaine et internationale sur les risques de pourrissement de la situation politique en Guinée et ses conséquences tragiques dont les signes précurseurs se sont déjà manifestés avec les événements du 28 septembre 2009.


Fait à Dakar le 01 décembre 2009

Le Président de la RADDHO


www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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