lundi 21 juin 2010
Guinée : choisir le Tournant ou le Tourment
Lacine Diawara

La Guinée est un grand pays. Sa grandeur ne se mesure pas seulement par la longueur et la largeur de ses eaux commercialisables, de son sol cultivable et de son sous-sol monnayable. Sa grandeur est surtout mesurable par la ferveur et la valeur culturelles et intellectuelles de ses enfants de l’intérieur et de l’extérieur.

Le mérite de sa grandeur est aussi remarquable dans sa force sociale et morale par lesquelles elle a su tisser sa Nation avant de constituer son État. Cette réalité a permis au peuple guinéen d’éluder la guerre civile ou raciale dont certains pays ont été victimes.

De son indépendance historique en 1958 au soufflement du vent multipartiste vers la fin des années 80, la Guinée a péniblement supporté le poids du monopartisme à l’instar de la plupart des pays d’Afrique et de l’Europe de l’est.

À partir du début des années 1990, les dirigeants guinéens et ceux de plusieurs autres pays africains ont commencé à organiser des comédies électorales incommodantes (titre d’un de mes articles) pour contourner ce vent du multipartisme déstabilisateur pour les dictateurs. C’est ainsi que des parodies d’élections dont les résultats étaient connus d’avance ont été organisées en 93, 98 et 2003 par le Régime Lansana Conté. Ce militaire autoritaire avait hérité en avril 1984 d’une Guinée matériellement pauvre. Au lieu de réduire cette pauvreté, Conté l’a transformé en indigence. Il s’est taillé la complicité d’une petite minorité de ses compatriotes qui a pu dominer l’armée et contrôler le pouvoir politique en s’adonnant, sans vergogne, au détournement du dénier public. Ainsi, la Guinée souffre depuis près de 3 décennies d’hémorragie financière, de déperdition socioculturelle et surtout de désordre politico-administratif qui lui a permis de battre le record mondial de publication de décrets présidentiels dérisoires et contradictoires.

La Guinée actuelle est dans un tourment. Elle est tourmentée et traumatisée. Car, la grande majorité de la population guinéenne n’arrive toujours pas à comprendre comment, malgré ses richesses naturelle, culturelle et intellectuelle fabuleuses, elle reste emballée dans la pauvreté, engouffrée dans l’autocratie et enfoncée dans l’obscurité nocturne.

C’est dans de telle situation de maladie chronique et contagieuse de leur mère patrie que des guinéennes et guinéens seront aux urnes dans seulement 7 jours(le 27 juin 2010) grâce à la fermeté, à l’honnêteté et au patriotisme d’un général de son armée : Sékouba Konaté. Cet homme en uniforme, consciencieux et respectueux de la dignité de ses compatriotes aurait pu aussi, comme ses prédécesseurs Lansana Conté et Moussa Dadis Camara, jouer à la confiscation ou la prolongation d’un pouvoir qu’ils ont pourtant tous promis de remettre démocratiquement à ceux qui seront élus par le peuple.

Si Konaté parvient à maintenir cette date électorale et à bien l’organiser, il deviendra non seulement le Naré Maghan Konaté (Ex-roi du Manding) amélioré mais surtout un meilleur repère de la démocratie africaine. Dans l’un de mes articles écrits sur la dramatique situation politique guinéenne en 2006 titré «La phase ultime», j’ai proposé, pour une meilleure sortie de crise, ceci au président général Lansana conté et sa famille: « Dans une situation aussi délétère, je m’adresse aux quatre épouses du général président, Mmes Conté Henriette Bangoura, Hadja Kadiatou Seth Camara, Hadja Asmaou Baldé et Mamadie Touré assisté du fils aîné Ousmane Conté. Je suis et demeure convaincu que vous êtes les cinq seuls êtres humains capables de dénouer élégamment l’impasse actuelle. Que le général Conté soit malade ou pas, il se trouve à une phase ultime de prise de décision pendant laquelle votre concours conjugal et filial lui est indispensable. Car le bonheur, le malheur, l’honneur et l’humiliation de Lansana Conté sont intimement et naturellement liés aux vôtres…

… dites au Général Conté de convoquer une réunion d’urgence regroupant lui-même et sa garde rapprochée, Dr. Ibrahima Fofana et les membres de son exécutif syndical, les premiers responsables des parti politiques importants (qui sont représentés dans au moins trois des quatre régions naturelles) accompagnés de leur secrétaire politique, pour leur faire ces propositions concrètes :

a) Demander aux participants un engagement ferme garantissant au général Conté une immunité judiciaire permanente s’il dépose sa démission dans les sept jours suivants pour permettre une transition paisible.

b) Proposer aux responsables des partis politiques et des syndicats présents à entamer une concertation intensive durant un maximum de cinq jours aboutissant aux nominations consensuelles d’un président et d’un Premier ministre provisoires qui formeront un gouvernement de transition.

Préciser que ni ce président ni ce Premier ministre ne pourront être candidats aux élections présidentielles.

c) Déterminer la limitation du mandat de ce gouvernement à neuf mois sans aucune possibilité de prolongation. Déterminer la date des élections au moins trois mois à l’avance».

Si Conté et sa famille avaient choisi de quitté honorablement le pouvoir, ils auraient évité à la Guinée des évènements désastreux dont les sauvageries sanglantes survenues dans le stade du 28 septembre.

Peuple guinéen, de l’intérieur et de l’extérieur, cette date historique du 27 juin vous offre la possibilité de participer à votre toute première élection pluraliste et réaliste, depuis plus de 50 ans d’indépendance, pour vous prononcer librement sur votre avenir et devenir en choisissant un dirigeant.

Électeurs et électrices, à cette phase décisive d’une prise de décision péremptoire, je me propose de vous soumettre, avec le risque d’être détesté ou haï, mes analyses sur la nature des candidatures au poste de président de la République de Guinée. Je précise avant tout n’avoir jamais eu de lien amical, parental ou professionnel avec aucun des 24 candidats. Je n’ai vu aucun d’entre eux exceptés les visages de quelques uns à travers les médias.

Tourment ou Tournant?

Plongée dans un tourment pendant plusieurs décennies par certains de ses fils véreux, la Guinée se trouve maintenant à un tournant qui est une période cruciale de changement dans son évolution nationale.

Probablement les structures actuelles engagées dans l’organisation d’une telle élection présidentielle sans précédent ont dû laisser tout citoyen guinéen capable d’avoir la caution de 400 millions de francs à être candidat par crainte de confronter le pays à une éventuelle rébellion post-électorale comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire. Si non des repris de justice, des ministres et premiers ministres qui ont participé implicitement ou explicitement à la gabegie politico-financière du pays ne devraient pas être acceptés à se présenter. Ceux-ci n’ont-ils pas accepté de se servir de leurs postes de responsabilité pour cautionner la détérioration grandissante des conditions de vie des millions de leurs compatriotes sous le couvert des gouvernements? La meilleure sanction contre ces complices patents (anciens ministres et premiers ministres) du délabrement de la Guinée ne peut être prise que par les électeurs en ne votant pas pour eux.

Une exception.

Ne dit-on pas que l’exception confirme la règle ? Tel a été le cas de cet ancien premier ministre, monsieur François Lounsény Fall. Cet homme a fait preuve d’une honnêteté très rare dans le monde politique en osant démissionner de son poste de premier ministre dès que son programme de développement favorable aux populations a été refusé par le président Conté. Fall mérite des considérations.

Les opposants.

Le fait d’exprimer publiquement avec conviction son refus d’appuyer des décisions ou actions des dirigeants dans un contexte politique donne à un homme, un groupe d’homme ou un parti le statut d’opposant.

Parmi les candidats à cette présidentielle, un homme politique, qualifié par plusieurs d’«opposant historique», n’a jamais accepté de participer à la gestion du pays avec un gouvernement qui ne correspond pas à son idéal politique. Il s’agit du prof. Alpha Condé qui a pu ainsi, avec les autres dirigeants de son parti RPG, se mettre à l’écart des corruptions gouvernementales.

Tous les autres candidats qui, comme Alpha, se sont éloignés du long processus de dilapidation de l’économie guinéenne méritent la confiance des électeurs pour que le pays entre cette fois-ci dans le grand tournant des hommes nouveaux et d’une mentalité nouvelle. C’est ce genre de tournure de vision qui illumine un grand tournant conduisant indubitablement vers de vrais changements pouvant faire de la Guinée un exemple continental.

Selon ma petite connaissance de la politique, je demeure convaincu que les électeurs doivent voter pour un candidat en considérant d’abord ce qu’il a fait et ce qu’il a été avant la période d’une campagne électorale. Car les candidats en campagne de séduction sont prêts à faire des promesses mielleuses dont la plupart ne seront pas respectées.

Il parait que le peuple ne se trompe pas et que tout peuple mérite son dirigeant. S’il arrivait que le peuple de guinée choisisse un des anciens premiers ministres ou ministres, il serait souhaitable que ce nouvel élu prouve par la réalisation de vrais projets de développement que mon analyse est complètement erronée. Cela, dans l’intérêt supérieur de la Guinée.

Je voudrais juste rappeler que chaque électeur portera dans sa conscience les conséquences, bonnes ou mauvaises, de son choix pendant au moins une dizaine d’années avant d’espérer y apporter un changement.

Au-delà des candidats, je souhaite de tout cœur que la Guinée sorte gagnante de cette élection de la semaine prochaine.


Lacine Diawara, Montréal
Ecrivain et animateur de radio
Journal Option, Bamako


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Boubacar Diallo, mardi 22 juin 2010
Mr Lacine Diawara, écrivain et animateur de radio, se présente ici en analyste engagé sur la situation de la Guinée. De par sa profession, il en est préparé, surtout au sujet d’un pays qui lui est voisin (il semble être du Mali). Inutile de dire qu’un statut de non-guinéen ne réduit en rien son droit de participer aux débats de ses frères et sœurs voisins, ou de soutenir son candidat de choix. Je dirais même qu’il en est le bien venu. Mais, en cette période historique de notre pays, où la lutte pour la démocratie et la recherche de l’unité nationale, comme au Mali, sont en cours, nous souhaitons et attendons de nos frères et sœurs africains, des contributions qui vont dans ces sens. Sur la base de ces objectifs, j’ai trois remarques sur son texte. (1) Il analyse la situation politique et socioéconomique de la Guindée, en amputant la période de 1958 à 1984. Dans ce cadre, son analyse nous dit que la Guinée est très riche en 1958 et, par contre, elle est «matériellement pauvre en 1984.» Inclut-il ici les ressources humaines? Le développement de cause à effet d’une analyse, qui serait indispensable pour sa conclusion, n’est malheureusement pas faisable ici, sans la présence de la période amputée. (2) Il reconnait l’influence des quatre épouses du Président Conté et de son fils Ousmane, écrivant même pour solliciter leur intervention, afin d’affecter des changements politiques. Mais, là encore, la logique de l’influence des proches du Président ne semble pas avoir de conséquence, sur la corruption qu’il reproche aux fonctionnaires devenus leaders politiques. (3)Finalement, le Général Sékouba Konaté, appartenant également aux quatre régions du pays, s’il devenait un exemple « de la démocratie africaine », ce serait une fierté nationale. Cependant, l’ensemble des compatriotes lui souhaite cet attribut spécial, en tant que Sékouba Konaté, le héros sans réserve de tous les Guinéens, et non pas celui qui est réduit en une vision plutôt ethnocentrique de «Naré Maghan» Note: Avec mes compliment adressés à l’auteur pour cette importante contribution, mais aussi des excuses, si c’était nécessaires, je souligne ici que c’est purement en tant qu’un ainé qui encourage les débats constructifs et instructifs que je me suis permis de formuler ces remarques sur son beau texte. Vive l’Unité Nationale de la Guinée! Vive l’Unité Africaine! Merci!
Gandhi, mardi 22 juin 2010
Celui qui écrit sous son nom est respectable, libre à lui de soutenir tel ou tel candidat. Laciné Diawara est respectable. Il en va autrement des commentaires où des individus se cachant derrière des pseudo, insultent, diffament, médisent, inventent ce qu`ils veulent. Toutefois si l`auteur de l`article se mêle aux commentaires pour acquiescer ou croire que ce qu`affirme Madina est crédible, un individu que je pourrais accuser, si je le disais sous un pseudo, de sortir de prison pour proxénétisme et trafic de stupéfiants - qui prouverait le contraire ? -, cela change la donne. En effet, lorsqu`on accuse les anciens Premiers Ministres de vol, personne ou tous peuvent se sentir concernés. Lorsqu`on accuse quelqu`un nommément, il faut le prouver par écrit. Aux États-Unis, comme dans la plupart des pays développés, il faut un jugement pour envoyer quelqu`un est prison (nous ne sommes pas en Guinée), et comme ces jugements sont publics, la moindre des choses lorsqu`on accuse, est de publier le document qui attesterait ce que vous inventez. En outre, ce Madina qui reproche à Fall de manquer de courage et qui se cache derrière un pseudo !!!, c`est l`hôpital qui se fout de la charité. Exceptionnellement, puisque vous savez mêler des faits plus ou moins réels à des inventions (pour rendre vos médisances plus crédibles), il m`a paru nécessaire de faire quelques éclaircissements. Comme il faut le rappeler, concernant sa carrière "américaine", François Lonsény Fall a été conseiller à la mission permanente de Guinée auprès des Nations Unies à New York de 1990 à 1993, puis au compte de l`ONU de 1993 à 1994, comme membre de la commission d`identification pour l`organisation d`un référendum au Sahara occidental. Il était donc déjà connu de l`ONU, bien avant sa nomination à un poste plus important, une dizaine d`années plus tard. C`est en 1994, que l`épouse de Lonsény Fall fut impliquée dans une histoire de stupéfiants, ce qui l`amènera à divorcer de celle-ci, dans la mesure où cette affaire jettera un doute sur sa probité, ce qui est compréhensible. Mais entre un doute, et une condamnation à de la prison ferme, il y a un pas que vous franchissez allègrement, et que je pourrais franchir également en vous accusant de pédophilie. Par suite, si Fall a démissionné en Avril 2004 de son poste de Premier Ministre, soi disant pour obtenir un poste aux Nations Unies, je souhaiterais qu`on m`explique, pourquoi il n`a pris son poste en Somalie qu`en Mai 2005, soit plus d`un an après sa démission. C`est Koffi Annan en Novembre 2003, qui avait sollicité Lansana Conté pour que Fall le rejoigne à l`ONU, pour un poste de Représentant spécial au Burundi. C`est Conté qui refusera, peut-être impressionné par le fait qu`on accorde beaucoup de crédit à Fall, et le nommera Premier Ministre en Février 2004. Ce sont les hasards du fonctionnement du Conseil de sécurité de l`ONU entre les 5 membres permanents, les 10 membres non permanents (dont 3 pays africains qui changent tous les deux ans), et du calendrier, qui ont fait que Fall en tant que Représentant de la Guinée, préside le Conseil de sécurité du 7 Mars 2003, celui qui rejettera la résolution américaine d`envahir l`Irak (les États-Unis le feront sous leur propre chef). Ce sont ces èvènements qui l`ont mis en pleine lumière au niveau international. Par ailleurs, vous soutenez plus loin dans votre torchon, que Fall a lâché l`ONU pour la Guinée, et là encore, c`est forcément pour des raisons inversement proportionnelles aux raisons qui ne vous ont pas fait aimer son départ de la primature pour l`ONU. Bref quoiqu`il fasse, c`est toujours mauvais. S`il pleut, c`est de sa faute, mais s`il fait soleil c`est encore sa faute. Chacun appréciera également qu`un Premier Ministre en Guinée est un voleur, mais que s`il démissionne avant de voler, c`est un traître. Aux États-Unis, le trafic de drogue est un crime, empêchant tout criminel, non seulement d`y obtenir un poste (l`ONU est à New-York), mais d`y séjourner et d`y résider (ce qu`il fait sans difficulté). Autrement dit, s`il avait de la prison (ce qui est différent d`une garde à vue et ne concerne que les fautifs, un diplomate ne subit ce genre de désagrément qu`en cas de flagrant délit), il ne pourrait même plus fouler le sol américain. Pour les aspects religieux, je ne me mêle pas de quelque chose qui ressort de la vie privée, en faisant remarquer que bien des hommes politiques papillonnent passant de tel parti à tel autre, sans autre conviction que d`aller toujours dans le sens du vent, et que cette attitude devrait être plus souvent condamnée. Si j`avais du temps à perdre, je vous dirais de prier pour que Fall n`arrive pas au pouvoir (et pas seulement comme Président), sinon je me ferais un plaisir de rechercher qui se cache derrière le pseudo Madina (l`informatique est indélébile) pour vous éduquer sur ce qu`est un état de droit que lui cherche à mettre en oeuvre, soit avec des méthodes de gens bien éduqués (tribunal pour diffamation), soit à la guinéenne.... Rassurez-vous, j`ai déjà assez perdu de temps à vous répondre, mais méditez néanmoins sur ce que je viens de dire, si l`envie vous prenait d`être encore peu rigoureux (y compris en changeant de pseudo). Inutile de rappeler que je soutiens la candidature de Fall ; vous n`aurez qu`à suivre prochainement les sites web pour en connaitre les raisons.
Amara DOUMBOUYA, mardi 22 juin 2010
Cher Lasina Diawara, vous etes un R.P.Giste camoufle et vous ne pouvez pas convaincre les Guineens de voter pour Alpha Conde.L`epoque du Manding est termine, ton Sekouba Konate ira au TPI avec Dadis, car Sekouba est un traite et un criminel. C`est grace au sang des victimes de 28 septembre que la Guinee retrouve sa democratie et sa liberte. Pendant ce temps ou se trouvaient ton Alpha Conde et ton Sekouba? Ils avaient tous fui et abandonne la Guinee comme d`habitude. Ce sont les ministres que vous traitez de predateurs qui etaient presents et qui ont pris le risque. Les Mandinkas au pouvoir sont sanguinaires Samory Toure, Sekou Toure, Alpha Conde, Sekouba Konate,tous pareils, des criminels. Salut.
GilBlack, mardi 22 juin 2010
Merci mr Madina pour cette mise au point. Franchement j`avais beaucoup d`estime pour mr FALL mais ces derniers temps m`ont fait changer de consideration.En plus de ce que Madina vient de nous faire croire,l`auteur de cet article serait pertinent et depassionné dans la mesure ou il s`abstiendrait de prendre position.Et recemment j`ai lu une thèse du meme FALL qui disait ceci ``Ceux qui s`acharnent contre les anciens Premiers ministres candidats aux élections présidentielles de juin ont perdu le nord`` dixit le président de FUDEG.C`etait lors du journal de campagne auquel le peuple est convié en ce moment.Je me suis rendu a l`évidence que le sir n`est pas propre et courageux comme je l`avais esperé par le passé. Notre Guinee a a faire au cas ou un de ces ex-PM demagoques intellectuels reviendra aux affaires.Aucun d`eux n`a le courage de dire la verité malgré leur forfaiture. A bon entendeur,salut!
Lacine Diawara, mardi 22 juin 2010
Merci, Madina, pour cette information sur mr. Fall
abdoulaye, mardi 22 juin 2010
monsieur,vous apelez directement les guineens a voter alpha conde; mais atendez vous allez voir ces guineens ont muri et ils n ont pas oublie les annees dramatiques de sekou toure et sa classe . vous serez surpris au lendemain du 27juin prochian. avez vous des preuves que ces anciens ministres ont detournes des fonds.
Bangaly Traoré, mardi 22 juin 2010
Merci Mr Diawara.MA REACTION CONTRE NOTRE GUINEA FORUM.LE Général Sékouba Konaté Héros ou opportuniste?.Selon notre guinea forum,et les nombreux observateurs toujours selon guinea forum s`accordent à dire que le général Sékouba Konaté est un opportuniste qui n`aurait rien fait pour l`avénement de la démocratie en guinée sans les balles de TOUMBA DIAKITE sur la tête de MOUSSA DADIS CAMARA le 3 décembre au sinistre camp koundara.Voila les contrevérités de notre GUINEA FORUM.A moins d`une semaine,une page de l`histoire de notre pays va tourner vers l`élection démocratique tant attendue,depuis l`accession à l`indépendance de la guinée en 1958 jusqu`à nos jours.Chers COMPATRIOTES,cette élection libre pour la permiére fois depuis l`indépendance est l`oeuvre des hommes de la guinée,de l`afrique et du monde qui ont lutté pour rendre possible ce grand événement historique.Ce sont le président par intérim Général Sékouba konaté,héros de la démocratie,le président Blaise compaoré,les USA,la France,les Etats de l`afrique de l`ouest,le sénégal,liberia,mali et l`union africain.NB:le général sékouba konaté restera dans l`histoire de notre pays.
Pascal, mardi 22 juin 2010
Monsieur vous serez entendu! Ceux qui brillés par leurs forfaitures seront mis à la touche. Vive le changement
Merci Madina, mardi 22 juin 2010
Merci Madina pour ce sain et excellent commentaire. Que dire de plus!
mamadian, mardi 22 juin 2010
Merci Madina pour ce complementaire d`information sur l"exception" de Mr. Diawara qui avait pourtant reussi a capturer mon attention. Mais il a decu par son choix. Il a une le verbe facile et l`eloquence, mais due a son penchant ethno il manque de courage. Mr. Diawara: vous avez pu capturer mon attention, mais votre choix politique est halucinant. Rassurez vous que la Guinee sera Inchaa Allah Unie et prospere avec ou sans Alpha. Qu`Allah exhausse nos prierres: que la Guinee sorte la Gagnante et que l`elu du peuple de ce Grand pays, la Guinee, merite sa confiance. Amen!
madina, lundi 21 juin 2010
Monsieur Diawara,globalement votre analyse n`est pas mauvaise.seulement,il vous manque à mon avis du discernement concernant certains aspects,exemple:lounceny fall. En effet,la demission de Fall ne procedait d`aucun patriotisme encore moins d`un quelconque courage,au fait,,vu que monsieur Fall a servi aux nations unies comme ambassadeur de Guinée des années durant,il se connaissait bien avec Koffi Annan,un ancien de la maison devenu secretaire general, usant de ses relations avec ce dernier il s`etait arrangé un poste de representant de l`ONU dans un pays africain sans réel chef,ce qui conferait à ce poste onusien,valeur de chef d`etat avec tout ce que cela implique comme JUS.Lansana Conté refusa de laisser son ministre des AE qu`était Fall,et au moment même ou ce dernier était à New York pour transmettre ce refus,le General Conté le nomme Premier Ministre,un poste bidon et nul par rapport à celui des AE que Fall occupait et surtout très nul par rapport au poste que Fall avait convoité et obtenu aux Nations Unies.Donc Fall n`a fait que attendre la premiere occasion pour se tirer,se faire oublier un peu et aller rejoindre ce poste.Raflant au passage le titre de courageux demissionnaire en poignardant dans le dos son bienfaiteur Lansana Conté qui l`avait sorti de Prison pour Drogue à New York,l`a nommé ambassadeur puis Ministre en tant que repris de justice comme vous evoquez si bien ce cas. Parailleurs,il est enfantin de croire que Fall a defié Conté,mais alors pas du tout parcequ`il a été son Ministre pendant des années,il aurait du demisssionner en ce moment là car à aucun moment le regime de Conté n`a été frequentable. En effet Fall n`est qu`un rusé profitard,je vous informe qu`en prison il s`était convertit au christianisme et a rajouté le prenom de François à celui de lounceny,sa pauvre maman en a perdu la tête,toutefois quand lansana Conté l`a nommé Ministre,il est redevenu musulman pour partager la religion du Patron,et quand il repartit à l`ONU,il redevint chretien comme Koffi Annan,le patron de cette institution à l`époque. Pour vous illustrer sa fluidité,dernierement à quelques semaines seulement de sa retraite onusienne,savez ce qu`il a fait?,au lieu d`attendre honnêtement que son contrat finisse pour quitter,il a....demisssionné!!! comme quoi,il était sûr qu`en venant à Conakry,on allait lui ouvrir tout droit les porte de Sekhoutoureya sur une base de ...mic mac

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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