mardi 1 décembre 2009
Guinée : Ce que je pense N°1 / N°2

CE QUE JE PENSE N°1

Je ne comprends pas que le PDG et son appendice, le club AST (Ahmed Sékou Touré) fassent de l’agression du 22 novembre son Dada préféré. C’est ce que l’on appelle « enfoncer une porte ouverte ».

Personne, pas même les victimes du Camp Boiro, ne met en doute ce fait historique qui marque une étape charnière dans la densification de la répression sanglante qui s’est abattue sur notre peuple qui en a payé un lourd tribut.

L’agression n’était même plus une probabilité parce que Sékou Touré en était le metteur en scène. Autrement, pourquoi avoir ordonné le transfèrement des prisonniers du PAIGC de Amilcar Cabral de Mamou, où ils étaient en sécurité et hors de la portée des Portugais, pour Conakry (à la Minière) contre l’avis de Cabral ? C’est une zone d’ombre que le PDG dans son énergie somnolente gagnerait à éclaircir en toute bonne foi.

A force de rabâchas, ces nostalgiques grabataires du PDG ne se rendent même pas compte que l’opinion est atteint de saturnisme à force d’entendre égrener le sempiternel discours que l’on ne prend même plus la peine de dépoussiérer.

L’état d’impréparation des compatriotes Guinéens indûment qualifiés de mercenaires, car guinéens, ils l’étaient, était manifeste. Autrement, comment expliquer que ni la Radio (voix de la révolution) ni Sonfonia, points stratégiques n’ont pas été attaqués. Et donc, tout le monde a payé cette improvisation.

Les portugais eux, ont fait un parcours sans faute parce qu’ils étaient, pour leur part, en intelligence avec Sékou Touré.

Le fait pour les Guinéens de n’avoir pas revendiqués cet acte a permis la qualification juridique de mercenariat et d’agression.

Je ne comprends pas d’avantage que le PDG fasse du 22 novembre « leur chose » à eux tout seul. Ils sont tellement en mal de reconnaissance qu’ils pensent pouvoir fédérer autour d’eux l’opinion publique à la seule évocation de cette date fatidique qui concerne tout le peuple de Guinée, nous y compris, ne leur en déplaise.

Galéma moins la dextérité d’un funambule, avait tenté lors de son passage à Familia FM de trouver un semblant de base légale aux assassinants de la révolution. Ainsi, à la question du Journaliste qui lui opposait la loi d’alors permettant un jugement des détenus, il a botté en touche en s’appuyant sur les Tribunaux révolutionnaires improvisés opportunément avec le régime d’alors. Tout en reconnaissant qu’on a pu prêcher par précipitation (du funambulisme, je vous dis !).

Pour être plus sérieuse, j’en appelle juste au bon sens. Si Sékou Touré était tellement sûr de son affaire et compte tenu de sa force de frappe.

Pourquoi a-t-il choisi de juger les « Accusés » à huit clos et sur bandes magnétiques falsifiables à l’infini ?

Pourquoi ne pas les avoir fait comparaître devant ces Tribunaux populaires devant tout le monde ?

Faisons un parallèle avec certains faits historiques :

1- Les événements des mutins des 2 et 3 février. Des faits avérés, un palais en flamme, les accusés ont eu droit à un procès loyal et contradictoire. L’issue des peines ne laissait aucun doute avec un procureur militaire. Des avocats de la défense venus d’ailleurs. On se serait crû sous d’autres cieux pas d’exécution sommaire, point n’est besoin de s’y étendre, tout le monde en connaît l’issue, rien que des peines de temps.

2- la rébellion venue d’ailleurs, on aurait pu inventer une cinquième colonne (complicité de l’intérieur) et arrêter tous les opposants.

3- et même le procès des gangs que Sékou Touré n’aurait pas hésité à habiller en procès politique pour assassiner encore les Guinéens.

Avec lui le pas était vite franchi, on aurait donné un autre baptême à ce complot. Tout ceci pour dire que tous ces complots ont servi d’alibis pour éliminer les élites militaires, civiles, administratives, gendarmes, douanières, etc ... jusqu’au petit tailleur ou colleur de pneus dans cette paranoïa.

Que le PDG et son appendice soient embarrassés par la multitude de charniers et fosses communes qui jonchent le territoire national ; Qu’ils ne puissent pas expliquer que ce massacre soit le fait d’un clan familial, Sékou Touré, certains éléments de sa famille et sa belle famille. Qu’ils en soient obligés de chercher à se fondre dans le creuset du grand manding pour tenter de s’y diluer. C’est une habile stratégie pour se faire du monde alors qu’on ne les compte même pas sur les dix doigts de la main, doigt du pied compris pour faire gentil.

Je suis d’autant plus à l’aise de parler de mes frères du Manding parce que je suis de Dabola et donc je n’ai pas tété le biberon de l’ethnocentrisme.

Par la grâce de Dieu, le confusionnisme ne marchera pas, on saura faire la part des choses et le PDG a beau se calfeutrer derrière le Manding, on saura séparer le bon grain de l’ivraie.

A toutes fins utiles, je crois savoir que l’acte constitutif du Manding prône le respect des droits de l’homme que Sékou Touré a allègrement violé.

Les griots du Manding savent que les cloisons ont été cassées pour introduire le Sanakouya qui prône la détente démocratique.

Je souhaite revenir sur l’incohérence de Monsieur Galéma : A la restitution des corps des assassinés de Cosa, j’étais présente dans la salle et son discours a été longuement applaudi y compris par moi.

Je ne comprend pas qu’il veuille mettre autant d’énergie à retrouver les autres disparus, à exiger que toute la lumière soit faite pour cette portion de l’histoire sans être en harmonie avec les Victimes du Camp Boiro qui entendent retrouver des leurs, et que toute la lumière soit faite sur ces parodies de procès qui ont engendrer tous ces massacres.

Alors qu’aucun texte, de la constitution au code pénal ne prévoit de l’assassinat par diète noire, par pendaison, par ensevelissement, etc. Si la peine de mort était prévue, la torture et les modes de liquidation utilisés par Sékou Touré n’ont jamais été édictés, c’est pour cela que nous reviendrons sur ces jugements.

Le logiciel des tenants du PDG obéit à une logique, toujours la même :

1) affirmer qu’il y a eu complots avec comme document essentiel la piscine, etc ... dont comme corollaire la boucherie humaine qui en a suivi.

2) si la Guinée de Sékou Touré n’a pu rien faire, c’est parce que « la petite France » a mis le Turbo en permanence pour boycotter son développement.

Ce que la génération de maintenant doit savoir, c’est que le départ de la France a permis une substitution plus que juteuse pour la Guinée par la Coopération venue d’ailleurs.

L’aide provenait essentiellement des Etats-Unis.

Les contrats miniers remontent à quand ? Et le cours de la bauxite à l’époque s’élevait à combien ? On ne parlait pas à l’époque de détérioration de termes de l’échange.

Et je ne parle même pas de l’assistance financière venue du bloc des pays de l’est piloté par l’union soviétique sans compter la chine. A tout ceci, il faut ajouter les pays arabes, la Guinée a été le plus grand bénéficiaire de la générosité de la umma islamique. Ainsi, de gros moyens ont été injectés sur la Guinée de Sékou Touré sans qu’il n’y ait aucun impacte sur son développement.

Cette coopération contrebalançait complètement l’aide de la petite France. Qu’on arrête de justifier le retard de la Guinée par la défaillance française. Si on pouvait faire un audit rétroactif en posant le diagnostic de ce que fut la coopération entre la Guinée et tous les pays cités ci-dessus, on aurait eu de vertiges.

En conclusion, si Sékou Touré, après avoir assassiné tout ce monde, avait proposé des infrastructures de base (ponts, routes, désenclavements, hôpitaux, Universités, lycées, aéroports digne de ce nom, agrandissement du port, etc.,  au lieu de tuer pendant vingt six ans, moi j’aurais accepté ce qui m’est arrivé parce que là je me serais dit quelque part que les comploteurs voulaient l’empêcher de travailler, mais nous avons perdu pour rien et ça, c’est douloureux.

J’ai écouté avec intérêt Madame Hadja André sur Africable. J’ai toujours du respect pour une mère. J’en ai eu une et j’en suis une. Mon éducation me l’impose. Une autre considération m’amène à beaucoup d’indulgence, c’est le fait qu’elle ait fait de la prison, y compris ses enfants. Je suis victime jus sanguinis d’une répression d’état, je suis juriste et en cette qualité, je m’élève contre toute translation de faute pénale et politique. Ni les compagnes, ni les enfants n’ont à payer pour ce que le père est présumé avoir fait, même si, après un jugement, fût ce–t-il de parodie ou en bonne et due forme, sa culpabilité est établie.

Hadja André était la compagne de Sékou Touré, auteur de tous ces crimes, elle sait que nos mères et leurs enfants à bas âge ont été chassés de leurs concessions manu militari et sans bagages.

Certaines de nos mères étaient en grossesse (Madame Petit Touré qui a accouché au Camp Boiro, de l’enfant dénommé Youssouf, Hadja Guinèe minguê paix à son âme, épouse de feu Aribot Soda, l’hôtesse de l’air Madame SY qui a accouché au Camp Boiro). Elle devrait, à défaut de garder un silence pudique, refuser d’être l’otage de certains saprophytes et pyromanes qui n’ont plus rien à manger si ce n’est dans le creux de sa main.

L’invitation qui nous avait été transmise au débat du 22 novembre, nous est parvenue à la veille si ce n’est le jour même, c’est avec plaisir que nous aurions honorés de notre présence cette invitation. Nous n’avons pas l’habitude de nous défiler Madame.

Comme échange de bons procédés, accepteriez-vous de commémorer avec nous les pendaisons du 25 janvier prochain ? Nous vous transmettrons très tôt l’invitation et parmi les thèmes qui seront entre autre retenus, il y aura les droits de l’homme et la torture et autres modes d’élimination sous le régime de Sékou Touré.

S’agissant de vous et considérant tous les motifs que j’ai évoqué plus haut, je ferme définitivement la polémique et ne répondrais à aucun coup de pieds d’un âne par procuration.


26 novembre 2009

Maître BARRY Aminata
Notaire
Fille de feu Elhadj BARRY DIAWADOU, assassiné en 1969 par SEKOU TOURE



CE QUE JE PENSE N°2
Sékou Touré est responsable de l’état dans lequel se trouvent aujourd’hui nos Forces armées !

J’ai écouté attentivement la déclaration du PDG par la voix de Monsieur Touré à l’occasion de l’anniversaire du 22 novembre, date fétiche pour le PDG. A ce sujet, je crois m’en être expliquée dans mon bulletin « ce que je pense N°1 ». Ma première réaction a été de qualifier ce discours de honteuse récupération.

Toujours à l’affût comme un renard sous le boisseau, incroyablement opportuniste et cynique, le PDG compte se refaire une virginité sur le dos du CNDD à la faveur du drame du 28 septembre. Il faut reprendre du service n’est-ce-pas ?

En créant la diversion, le PDG a l’outrecuidance de prétendre distribuer les bons et les mauvais points en s’érigeant en arbitre.

Les maux ont de la mémoire. Votre symbole est l’éléphant réputé pour sa célèbre mémoire, mais vous, vous l’avez bien courte. L’étude comparée du passé et du présent montre que le PDG est porteur du péché originel avec un passé criminel innommable. Il faut que la jeunesse sache que le PDG est la pire des alternatives offertes au peuple martyr de Guinée. Aujourd’hui, il veut montrer patte blanche alors qu’il est l’ancêtre de tout ce qui nous arrive.

Ce péché originel se décline en plusieurs points : Suivez-moi.

1 - Qui a introduit la politique au sein de nos Forces armées ?

2 - Qui a inversé la pyramide des grades au point qu’un simple caporal pouvait dire merde à un colonel parce que politiquement mieux achalandé ?

3 - Qui a sabordé les notions de hiérarchie, d’ordre et de discipline au sein de nos Forces armées ?

Sékou Touré est responsable de l’état dans lequel se trouvent aujourd’hui nos Forces armées.

Il faut que le PDG ait l’honnêteté intellectuelle et la probité de le reconnaître, ça serait toujours un pas en direction de la réconciliation nationale qu’il prône curieusement en cherchant à s’adjuger le leadership de la réconciliation nationale. Cette initiative relève d’une coquetterie indécente de la part du PDG et de son appendice le club AST.

Il faut qu’il s’entraîne à se sortir des thèses négationnistes en ne niant pas l’assassinat de plus de 50.000 guinéens par pendaison et diète noire y compris alors qu’aucun de nos textes ne prévoit ce genre de sanction.

Le PDG qui disposait d’une armada juridique complète, n’a pas hésité à fouler tous ces textes (les deux constitutions, le code pénal et le code de procédure pénale) pour massacrer autant de guinéens en inaugurant les charniers et les fosses communes.
Tout ceci relève du péché originel dont le PDG est porteur.

4e Péché originel - l’ethnocentrisme

Qui ne se souvient pas du discours incendiaire de Sékou Touré à l’endroit de l’ethnie peule au point de particulariser le Foutah par sa célèbre stigmatisation « la situation particulière du Foutah ».

Qui n’a pas lu le passage extraordinairement raciste et ethnocentriste sorti de la bouche d’un président de la République, chef de l’Etat et le parti de ce Monsieur veut donner des leçons d’ethnocentrisme et d’ethno stratégie.

De qui se moque –t-on ?

Qui veut-on abuser ? Certainement les nouvelles générations, proie ô combien facile pour ce dangereux prédateur qu’est le PDG.

5- le PDG est responsable de l’irruption de l’armée sur la scène politique d’abord parce qu’elle était politisée, ensuite parce que les responsables d’alors n’ont pas laissé s’appliquer la constitution qui avait prévue le cas de vacance de pouvoir qui devait être assuré par Lansana Béavogui. C’est ça l’histoire, les générations doivent le savoir et le PDG doit dire la vérité s’il est sincère dans sa démarche.

Il faudrait que les nouvelles générations se posent une question. Si le PDG était aussi fort et que l’adhésion populaire lui était irrésistible comme il le prétend, pourquoi s’est – il écroulé comme un château de carte après la disparition de son leader ? La réponse c’est parce que c’était une dictature sanglante, impitoyable où toutes les libertés étaient étouffées dans l’œuf.

Un groupe a réussi à prendre un peuple en otage pendant 26 ans avec les moyens financiers de nos minerais et je répète encore une fois qu’un audit sur toutes les conventions passées sous la première République vu l’état de notre pays après 50 ans s’impose. Il s’agit d’une faillite de 50 années que tout le monde est entrain de payer.

A l’attention des nouvelles autorités, je voudrais lancer une mise en garde en direction du Ministre de l’Information responsable des médias d’Etat. La provocation à l’égard d’une autre catégorie de victimes doit cesser ou alors il faut rééquilibrer l’équation pour permettre aux victimes du Camp Boiro d’user de leur droit de réponse sur la tribune de ces mêmes médias d’Etat. Une interdiction vient d’être faite en direction de toutes démarches propagandistes. A bon entendeur salut Monsieur le Ministre de l’information.

Je voudrais rappeler à Monsieur Touré que la Guinée n’est pas le Gabon encore moins le Togo au cas où.

Pendant la grande messe organisée par le club AST dans le local d’Etat du palais du peuple pour la promotion d’un livre, démarche tout à fait privée, mercantile, alimentaire et propagandiste. Certains éléments « perturbateurs » de victimes du camp Boiro, c’est l’expression utilisée par le journaliste commentateur du journal télévisé de 20 heures le 23 novembre, se sont démocratiquement invités. Personnellement, je n’y serais pas allée parce que ce genre de rassemblement est endogène, consanguin et convenu où la contradiction, la discussion démocratique auraient cédé la place aux injures de parents où même les mamans n’auraient pas été épargnées.

Dans ce cas, ils se seraient d’avantage disqualifiés pour prétendre organiser une messe de réconciliation nationale en décembre.

NOUS, nous avons été bien élevés. C’est pour cela que nous nous sommes retenus jusqu’à maintenant.

Le PDG est plus chanceux que le CNDD parce que les temps ont changé, rien ne peut plus se faire à huis clos. Il y a un droit d’ingérence et nous sommes dans un village planétaire où tout s’imbrique.


26 novembre 2009

Maître BARRY AMINATA
Notaire
Fille de feu Elhadj BARRY DIAWADOU, assassiné en 1969 au Camp Boiro par SEKOU TOURE


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
dannkoun, samedi 5 décembre 2009
Personne ne peut nier que l’état actuel de la Guinée découle de ce qui s’est passé sous le régime Sékou Touré. En effet, Conté qui est sorti de ce moule n’a fait qu’appliquer les recettes apprises à l’école du PDG : les dénis de démocratie et de justice pour la conservation du pouvoir. C’est dans cet héritage que le CNDD s’est servi. SEKOU TOURE C’EST STALINE SANS L’INDUSTRIE LOURDE.
Africain, vendredi 4 décembre 2009
Mr KAGBADOUNO TAMBA, ton fameux Diané doit surement avoir les mêmes refrains qu’Africain et tant mieux. Au fait à propos du sanguinaire et dictateur Sékou Touré, terme qu’Africain ne récuse pas, dictateur et sanguinaire il a été, mais si vous pouvez venir contredire ce que j’avance comme argumentation c’était mieux. Mr KAGBADOUNO pour respect aux lecteurs ou autres internautes et je suis certain qu’ils ne sont pas tout à fait préparer pour entendre certaines vérités de notre histoire, ce qui fait que je prends du gang dans mes commentaires. Faites comme Mme Barry, en dépit d ‘être héritière de quelqu’un qui a été LACHEMENT ASSASSINE par Sékou Touré, raisonne et argumente de façon intellectuelle avec ses arguments pour nous expliquer les pratiques pendant cette période. A vous de faire la même chose ; et sache qu’Africain ne va jamais tomber dans vos traquenards de provocation. Et tiens encore Mr. La particularité que Mme Barry donne la paternité à Sékou est un faux débat anthropologiquement et sociologiquement. Toutes les sociétés traditionnelles ont eu et ont des particularités que ça soit dans l’organisation politique, sociale et religieuse et autres, même Lewis Henri Morgan (grand anthropologue américain), ou encore Claude Levi – Strauss (pas besoin à présenter, il vient de décédé )) qui ont réalisés des travaux immenses sur les sociétés traditionnelles ne diront pas le contraire. Les mandingues ont eu et ont leur particularités, les kissiens ont leur particulière. S’accrochée a ce terme de particularité pour enfoncer le clou comme toujours c’est méconnaitre sa propre histoire ou celle de ses ancêtres. Même les caratères ou les traits physiologiques sont des particularités entre les individus ou les groupes ethniques mon cher Tamba. Même votre prénom marque une particularité chez les kissiens par rapport à d’autres groupes ethniques en Guinée. Tamba, si ma mémoire est bonne doit être le 2ème fils de la famille (le premier Sâa, le troisième Faya). Toutes mes excuses au près de mes compatriotes kissiens au cas où je fais une confusion pour ce qui concerne le rang ou l’ordre. Alors Mr KAGBADOUNO Tamba, vous voyez que c’est un faux débat tout cela. Lit Roger Botte qui est anthropologue et chercheur français qui a fait un travail anthropologique sur le Foutah, et il a parlé des particularités de cette région et ses habitants et les discriminations religieuses qui se pratiquaient, ce Monsieur n’est pas un chercheur aux ordres de Sékou, ou son travail en question n’a pas été financé par Sékou, mais par la France. Alors sur l’histoire de notre pays, il y a des choses à dire et à connaître. Que Sékou Touré utilise cette particularité pour des fins politiques était dégueulasse, mais que certains compatriotes utilisent à leur tour ce débat pour endoctriner les enfants jusqu’à ce qu’on entend aujourd’hui des termes d’extermination ou autres c’est aussi dégueulasse. Voilà Mr, si vous n’avez pas d’arguments pour débarre avec Africain, contenter vous de le lire et vous allez apprendre beaucoup de choses. Bien à vous.
Lamarana Diallo, Londres, vendredi 4 décembre 2009
Mon Cher Africain, c’est pas toujours facile de discuter avec quelqu’un qui a des prejuges sur toi et qui use de l’amalgame comme arguments. Mais je vais essayer tout de meme avec vous. Dans les textes, de Me Barry et de moi-meme, il n’etait pas question de parler des crimes de Lansana Conte mais de faire un parallel entre des evenements précis. Ceci ne change en rien le caractere dictatorial et sanguinaire du regime Conte. On a juste reconnu qu’a ces occasions, Lansana Conte a demontre qu’il etait possible de rendre justice et de rester serein, sans recuperation pour s’attaquer a ses potentiels opposants comme c’est fut le cas suite a l’agression du 22 novembre 1970. Je crois que vous faites preuve de mauvaise foi quand vous accusez Me Barry de deux poids deux mesures. Relisez bien son texte, notamment sur Hadia Andree Toure. Aussi, Me Barry condamna les executions sommaires et humiliantes survenues en juillet 1985 sans equivoques. Elle s’etait exprimee sur Jeune Afrique a l’epoque… donc une vingtaine d’annees avant que vous ne sortiez lui coller un process d’intention. Le texte de Me Barry est d’une telle qualite que l’on a meme pas Besoin de faire d’effort pour comprendre son message et c’est curieux que vous veuilliez chercher des poux sur un crane rase. Quant a moi, Africain, vous m’entrainerez pas sur cette voie. C’est de la diversion! Donc, passons a autres choses…(1) Une demarche ne veut pas dire qu’elle a aboutie. Vous lui avez prete le reve et l’intention de vouloir une republique islamique en s’appuyant sur la piscine, la mosquee qu’il aurait construite et des exemplaires du coran qu’il a edites. Alors, je vous ai repondu que rever est un droit reconnu pour tout citoyen, de meme que construire une mosquee ou editer un coran dans un pays a large majorite musulmane. De meme que faire des activites pour convaincre des chefs de famille a supporter son projet. Jusque la sa demarche est legale! Toutes ces activites etaient reconnues et legalisees par la loi guineenne de l’epoque. Et aucun trouble ne decoula de ces demarches. il ne fut pas arrete pour cette histoire de republique islamique…Donc, a aucune de vos sorties vous n’avez apporter un dementi categorique qui peut justifier qu’il ait tente d’acceder au pouvoir par une methode autre que celle prevu par la loi. Et pour moi, votre expose sur les tares des republiques islamiques est completement caduque et hors sujet puisqu’il n’a pas reussi “son projet”. Tout ce que vous faites la releve du process d’intention. Neamoins, je serais dispose a debattre de ces tares en d’autres occasions, avec vous. Ne vous faites aucun souci, Africain, n’etant pas moi-meme affecte par les assassinats de Sekou, c’est avec plaisir que je lirai tout ce que je peux trouver sur lui et merci pour toutes les references que vous avez fournies. Elles sont utiles. Sur les performances economiques, vous n’avez toujours pas ni repondu aux questions, ni etablir de facon Claire le rapport entre les activites survenues aux premieres heures de l’independence et le retard economique accuse en depit des supports, aussi internes qu’externes que le PDG a beneficies durant ses 26 ans de regne. Faites un effort, bien a vous!
kagbadouno Tamba, vendredi 4 décembre 2009
Africain (quel pseudo!) parfois Diané...au juste pourquoi tu as peur de donner ton avis sous ton propre nom, comme ton ami Abdoul? Il faut avoir le courage de ses opinions au lieu de se cacher mais, hélas! j`oubliais, tu défends le sanguinaire Sékou Touré qui lui, a fait exactement ce que tu fais pour finir, par détruire le pays et mettre la Guinée au point ZERO.Ton mentor Sékou Touré n`est qu`un voyou sanguinaire qui a abusé les Guinéens.
Africain, jeudi 3 décembre 2009
Mr Lamarana DIALLO, j’ai juste signalé le deux poids deux mesures en matière de justice de la dame, et curieusement vous continuez dans son sens. Vous avez peut être oublié l’exécution sommaire de Diarra Traoré et en direct à la télévision nationale, et l’assassinat de ses amis qui n’ont pas eu droit à cette parodie de justice de Conté. Et ça Mme Barry l’a pas signalé, peut être Diarra et ses amis ont bien mérité cela. Le fait de sauter ou d’ignorer sciemment pour prendre l’autre côté du miroir pour ce qui concerne la justice au temps de Conté, j’appelle ça de deux poids deux mesures (juger différemment une même chose, selon les personnes, les circonstances, les intérêts.... ) Mr je n’ai pas dis dans mon commentaire que Mr Barry Diawadou avait fomenté ou participé a un coup d’Etat, j’ai signalé implicitement l’accusation ou encore la diffamation de son implication dans la déstabilisation démocratique ou autre du régime de Sékou. Et ne me parle pas que les démarches de Mr Barry étaient démocratiques. D’abord une République islamique, n’est pas une république démocratique même si on assiste aujourd’hui à des régimes ou Républiques islamiques hybrides avec une dosette de principes démocratiques pour être fréquentable par l’occident. S’il réussissait son projet, on allait parler d’une république théocratique pour faire un jeu de mot qui est tout sauf démocratique même l’autre raciste Montesquieu qui avait fait un vrai travail sur les différents types de régimes ou d’organisations politiques des sociétés ne me contredira pas. La démocratie est opposée à la théocratie (pouvoir aux mains d`une caste sacerdotale), alors toute démarche d’installation d’un tel régime est anti démocratique. Pour comprendre ce que je suis entrain d’écrire ici lisez Roger Botte un anthropologue et chercheur au CNRS en France (Centre National de la Recherche Scientifique) qui a fait un travail sur la discrimination religieuse horrible et particulière en Guinée. Pour vous aider dans vos vérifications, c’est cet auteur qui a fait un travail « colossal » sur 700 mémoires dans le domaine des sciences humaines (une comparaison ou un essai d’inventaire) des étudiants de Kankan et de Conakry, et qui de passage à dit tout le mal qu’il pensait du système éducatif en 1970. C’est cette république que Mr Barry nous concoctais. Pour ce qui est le côté tendancieux du passage cité dans mon commentaire, il va falloir demander aux auteurs, par ce que même moi je n’ai pas d’explication, c’est pour cela je demande à cette dame ou aux guinéens qui ne croient pas à cela d’ester une action en justice. Ce côté tendancieux, ou encore d’indexation d’une communauté ne se limite pas seulement à ce seul passage dans ce fameux livre, on le retrouve tout au long de la partie qui concerne la Guinée, et d’ailleurs certaines révélations font vous faire tomber de nues. La France, lorsqu’elle s’est rendu compte que Sékou était beaucoup plus coriace qu’elle ne le passait (Lumumba, Sankara ont été des révolutionnaires indépendantistes gentils et démocrates, on n’a vu comment ils ont été massacrés) s’est mise à diviser les guinéens en s’appuyant sur les intellectuels et élites d’une seule communauté pour atteindre l’objectif de De Gaulle : « je veux le Sili (Sékou Touré) sur la table les bras attachés dans le dos ». Et Mr Foccart, l’homme qui puait quant De Gaulle pétait n’était pas allé avec le dos de la cuillère dans cette entreprise. Et je vous épargne ici les détails sur l’installation par la France par le biais de SDECE (Service de Documentation Extérieure et de Contre Espionnage) d’une radio clandestine en moyenne Guinée pour contrer les propagandes de la révolution. Mr Diallo lisez ce livre ; je ne dirais pas que vous allez comprendre les discours racistes et haineux de l’autre nébuleuse envers nos compatriotes peuls, mais je suis sûr que voulez connaître la genèse de ses thèses ou discours qui a été l’œuvre de la puissance coloniale à l’occurrence la France que Mme Barry cherche effarement à défendre ou à dédouaner, et qui est et reste pour tant un des responsables et comptables de nos misères d’antan et d’aujourd’hui.
abdoul, jeudi 3 décembre 2009
Aminata Barry et son frere ou oncle Bassirou Barry ministre de la justice, auraient pu se battre en 1985 pour eviter les executions sommaires et enterrements dans des fosses communes, tares qu ils ont eux meme tant sitgmatisees sous le regime du PDG.Ils auraient pu insuffler une nouvelle dynamique dans le systeme judiciaire guineen pour marquer la difference avec celui du passe C est pourquoi, En tant que justiciers, ils sont condamnables a plus d un titre pour ces crimes abominables dont ils saissisent les contours mieux que nous autres. par consequent, au lieu de nous souler encore de gros mots vides de sens, elle aurait du se taire, dans la mesure ou ils ont ete responsables, ou dans son cas, elle a ete complice passive de ce crime commis par vengence contre les anciens dignitaires du premier regime et les officiers malinkes du presume coup de Diarra;car, je considere que meme si le peleton d execution etait la finalite pour ces dirigeants, ils avaient droit a un proces equitable surtout pour faire la lumiere sur la tenebreuse affaire du Camp Boiro. Aminata Barry, tu nous invites le 25 janvier au pont du 8 novembre. Soit sure de te munir de la liste comlete avec photo a l appui des 50 000 victimes disparues au camp Boiro, en attendant la comparution de ton frere Barry Bassirou au tribunal, pour explications sur les crimes de 1985. Aminata Barry relance un autre debat qui va faire renaitre toutes les victimes des cinquantes ans d existence de la guinee.
Lamarana Diallo, Londres, jeudi 3 décembre 2009
Sur la question des performances economiques du regime, nul ne discute que les manoeuvres de la France ont cause assez de prejudices a la Guinee. Mais ils etaient corrigibles et reversibles si Sekou n’avait pas tue ceux qui etaient capables d’y contribuer. Je ne vois pas Me Barry disputer le role de la france dans son texte…mais elle affirme, rejointe en cela par l’auteur que tu cites, que ces measures contre la guinea ont permis de se trouver d’autres supports plus importants notamment des USA, du golf, des communistes, d’africains convaincus. L’auteur que tu cites affirmes meme que “ ces measures renforcerent la determination des guineens…” Donc, l’unite nationale deja une realite a l’independence s’est renforcee derriere le pdg avant que ce dernier ne decide a travers ses derives de casser l’elan national et l’etablissement d’une nation.Qu’est ce que Sekou toure fait de toutes les aides financiers, techniques et humaines qu’il a reussies au lendemain du retrait de la france?? L’histoire de la Guinee de sekou ne s’est tout de meme pas arrete en 1960. Quel interet concret avons nous tire du retablissement des relations diplomatiques avec la france après 1975? Donc, ce discours de nationalistes de façade est use…Le responsable de la calamite guineenne est clairement identifie, Sekou toure. A tes contre-arguments pour prouver que le sacrifice humain consenti a ete compense par un quelconque decollage economique et social…A defaut, Me Barry aurait eu raison de dire que c’est fut un gachis humain monstrueux. Et c’est ce qui fait serieusement mal!! Bien a toi.
Lamarana Diallo, Londres, jeudi 3 décembre 2009
Africain, la dame a fait un parallel avec la mutinerie, la rebellion et le proces des gangs pour mettre en relief que si Sekou Toure etait interesse a faire valoir la justice, il le pouvait. Le pdg disposait pour cela d’un arsenal juridique au point. On peut ne pas etre d’accord ou traiter Lansana Conte de dictateur mais aucun guineen ne pourrait valablement dire que sur les evenements mentionnes par Me Barry, le regime guineen n’ait pas assumer ses responsabilites en rendant une justice libre et equitable. Pouvez vous citer des exemples similaires survenus sous les 26 ans du regime Sekou Toure?? Ce qu’il faut retenir de ses exemples de Me Barry est que si Lansana Conte etait interesse a faire de la recuperation, comme le PDG, pour regler des comptes, la rebellion etait une occasion revee! Au lieu de la france des annees 60, je vous dis que la peine capitale existe aux USA aujourd’hui. Me Barry, a mon avis, ne reproche pas Sekou Toure d’avoir inflige la peine de mort mais plutot de l’avoir fait en dehors du cadre juridique prevu a l’epoque en Guinee. Comment expliquez-vous que le PDG fasse tuer des gens par la diete noire pendant que les lois du pays ne le prevoyaient nulle part?? Cé n’est meme pas le caractere expeditif mais le manqué de process qu’elle denonce. Mon cher Africain, personnellement, j’ai pas lu l’integralite de la piscine mais le paragraphe que tu as poste releve un caractere tendancieux. Je te cite “le raisonnement de Barry est simple. S’il parvient a convaincre un chef de famille…cellule africaine”. Ce qui ressort ici, expressement et sans equivoques, non pas une mise en cause dans un complot quelconque comme tu le dis, mais une demarche pacifique visant a convaincre des chefs de familles sur la justesse de ses convictions, sans menaces, encore moins de la violence. On comprend aisement alors que meme si Mr Barry avait nourri le reve qu’on lui prete, il comptait utiliser les voies democratiques- reconnues par la constitution de la democratie du PDG- pour le concretiser. Alors en quoi cette demarche etait-elle une sedition, vu qu’aucun trouble n’en a resulte?? Le sedece ne pouvait tout de meme pas ENCOURAGER une initiative pacifique par des armes. Vous trouvez pas?? Les auteurs enfoncent encore le clou “ Cet opposant fait construire une mosquee a ratoma( un act interdit??). Avec l’aide des imams PEULHS,…il traduit le coran en francais”. Pourquoi pas simplement des imams, sans y ajouter Peulhs? C’est sur qu’il devait y avoir des imams des autres communautes qui soutiendraient une telle initiative au nom de leur croyance. Ou s’il faut absolument en faire une affaire de peulhs, pourquoi ces activites n’etaient pas intensement menees au Foutah? Combien de guineens pouvaient reellement lire le francais a Conakry avant 1969? Comment expliquez qu’un ambassadeur d’un regime soit l’opposant a ce dernier dans un regime a parti unique?? Si ce sont sur les peuls, en tant que groupe ethnique, que le SEDECE s’appuyait pour monter ces complots contre sekou, pourquoi alors de la vingtaine de complots denoncee par le regime, seul un est colle a cette communaute par le regime guineen? Pourtant, la piscine affirme que la France s’appuyait sur LES(pas des,vous voyez la nuance?) peulhs. C’est tout de meme curieux!! Surtout qu’il fut arrete dans un “complot” qui n’avait rien a voir avec ses convictions qui l’opposaient au PDG!A suivre...Bien a toi!
Africain, jeudi 3 décembre 2009
Bonjour Madame, En vous lisant Madame, j’ai été ravi de savoir qu’il y a des compatriotes encore qui acceptent qu’il ya bien y l’agression par des portugais et par d’autres compatriotes le 22 novembre 1970, en dépit que vous accusez encore Sékou de donner l’idée aux portugais de nous attaquer, c’est le comble. Madame je trouve cas même trouble votre deux poids deux mesures en matière de justice. Personne ne peut nier la justice punitive du PDG, mais vous ne pouvez pas vous appuyez sur la suite des événements du 2 et 3 février 1996 comme argument pour enfoncer le clou comme toujours, et si je vous dis qu’en France dans les 60, la peine de mort existait, et plusieurs pays qui luttent encore contre cette forme de barbaries la pratiquaient avant. Et puis vous avez fait vite de sauter sur l’exécution sommaire de Diarra, et d’autres militaires et cadres guinéens en 1984-1985 par le même pouvoir que vous considérez qu’il avait fait un minimum sur ce plan de justice en 1996 comparativement à la justice punitive du PDG et ses pendaisons horribles et inexcusables. De la part de quelqu’un qui a une formation de notaire ou en droit, c’est dommage. Diarra Traoré et les autres victimes méritaient peut être leur sort aussi, c’est qui est implicite dans votre comparaison pour appuyer vos argumentations. Comparaison n’est pas raison Madame. Pour ce qui concerne le livre la piscine, Madame je vous comprends totalement, j’aurais été a votre place je brulerais ce livre qui met expressément et sans équivoque en causse votre défunt père (que son âme repose en paix : Amen !) avec sa République islamique qu’il voulait créée en Guinée. [… « En Guinée, le SDECE a encouragé les initiatives de El Hadj Barry Diawadou, un des fondateurs, avant l’indépendance, du bloc patriotique de Guinée (BAG), puis ambassadeur de Sékou Touré au Caire. Musulman convaincu, Barry se rend fréquemment en Arabie Saoudite et il rêve d’établir en Guinée une république islamique. De retour à Conakry, cet opposant au régime de Sékou Touré fait construire une mosquée à Ratoma. Avec l’aide des imams peuls de Conakry, il édite des milliers d’exemplaires du coran, traduit en français. Le raisonnement de Barry est simple : s’il parvient à convaincre un chef de famille, il rallie plusieurs personnes à sa cause du fait de l’homogénéité de la cellule africaine. Le SDECE, qui s’était longtemps appuyé sur les Peuls pour monter ses complots contre Sékou Touré, encouragea cette tentative de sédition. Ce fut un échec. »….] Page 256 le livre la piscine : service secret français 1945-1984 de Roger Faligot et Pascal Krop Madame vue cette mise en cause directe, et étant une femme intellectuelle de surcroit notaire qui se bat pour la justice et pour la cause de son défunt père qui doit forcement connaître le monde de la justice, vous attendez qui ou quoi pour attaquer les auteurs (Pascal Krop et Roger Faligot ) de ce monument livre en justice qui dévoile certains dessous de la première République que vous voulez cachez ou donnez une autre interprétation. Ces deux auteurs n’ont rien à voir avec ses vieux Pdgistes que vous vilipendez à longueur de texte, moins encore des fanas du fama. Ce livre va au delà pour ce que vous considérez comme de affabulations ou autre cautionnement de la boucherie. Les auteurs de ce livre vont jusqu’à accusé ou diffamé pour vous votre propre défunt père, des hommes politiques français, la France, et pis encore les élites et autres immigrés de toute une communauté. Je pense qu’il est temps pour vous de porter plainte contre ces auteurs pour diffamation et apologie de crimes contre l’humanité. A partir de cette démarche, vous allez peut être réussir à mettre à nus les arguments des Pdgistes et autres fanatiques de Sékou ou encore mettre en panne (ou rendre inutilisable) ou hors d’état de nuire le logiciel des tenants du PDG pour reprendre votre propre expression. Je vous rappelle que ces deux auteurs sont toujours en activité je vous donne ici quelques dernières livraisons de Pascal Kop : Début 2009, il publie La Rose et l`Edelweiss, Ces ados qui combattaient le nazisme, 1933-1945 (La Découverte). Et à l`automne un guide, illustré de 120 photographies, "Paris, nid d`espions" (Les services de l`ombre dans la Ville lumière) (Ed.Parigramme).C’est juste pour dire que ces écrivains et journalistes n’ont rien a gagné pour défendre ou être indulgent envers Sékou Touré. Ils vont jusqu’à le traité de dictateur sanguinaire. Mais vous (cas qui est compréhensible) et certains compatriotes ce traitement n’attire pas votre attention, et vous allez jusqu’à édulcorer ce nom de dictateur sanguinaire donnés par ces auteurs à Sékou par qu’ils (Pascal Krop et Roger Faligot) ne se contentent pas à cette appellation de dictateur, mais ils racontent la réalité ou la vérité que vous ne voulez pas attendre. Vous voulez qu’ils pensent en noir ou en blanc ; Madame, tout ce beau monde ne peut pas être des moutons de panurge. Alors vite porter plainte, comme l’ont fait certains dictateurs et autres hommes politiques français contre François Xavier Verschave par ce qu’ils a dévoilé justement ses secrets de polichinelle en Afrique, et ces gens ont été tous débouté en dépit de leur argent, de leur influence, c’est pour vous dire que c’est perdu d’avance pour vous, par ce que les deux auteurs susdits ne peuvent pas se permettre de certaines légèretés comme font nos journalistes guinéens ou du lynx ou encore nos « écrivains » à la plume facile sur la toile qui prennent leur désirs pour des réalités. Pour ce qui concerne les réalisations d’infrastructure et autres équipements, comme d’habitude tout était fait par votre mère patrie la France pour qu’il échoue, voilà ce que écrivait cet autre auteur qui doit forcement être un Pdgiste ou un fanatique de Sékou Touré aussi pour vous. « Les autorités françaises avaient mis en place une politique de représailles systématique. La Guinée devait être mise en quarantaine. Ce fut le départ massif des techniciens et de tous les fonctionnaires français, la destruction ou le transfert d’importantes archives à Dakar et à Paris, le détournement des bateaux de vivres et de médicaments vers Dakar et Abidjan, la coupure de téléphone jusque dans le palis du gouverneur, futur siège du gouvernement de la Guinée indépendante. A Dalaba, les parachutistes français firent sauter à al dynamite et incendièrent les bâtiments administratifs. Les banques n’accordaient plus de crédits, les travaux d’équipement en voie de réalisation furent annulés. Les fonds dégagés pour la réalisation du barrage de Konkouré furent transférés au profit de projets concurrents au Cameroun. Le colonel Farret, commandant militaire en quittant définitivement Conakry le 12 novembre 1658, avec ses hommes dépouillèrent les camps de leurs matériels et les militaires guinéens de leurs effets personnels, brisant tout ce qu’ils ne pouvaient emporter. Les magasins s’épuisèrent de leurs stocks qui se renouvelèrent non sans difficulté. La pénurie de riz se fit sentit dans tous les grands centres urbains, les cargaisons ayant été détournés sur Dakar et Abidjan. Ahmed Sékou Touré devait échouer et disparaître de la scène politique. Bien au contraire, ces mesures renforcèrent les Guinéens dans leur détermination à défendre l’indépendance chèrement acquise. (Cf Jacques Baulin, La politique africaine d’Houphouët-Boigny, 3e éditions, Paris, Editions Eurafor-Press, 1985) ». Le 1er mars 1960, lorsque la Guinée avait quitté la zone BCEAO pour une indépendance monétaire, la France avait donné l’ordre de fabriquer une monnaie parallèle larguée dans le circuit économique pour saboter la monnaie « Sili » qu’ils (agents du SDECE ) appelaient par racisme monnaie des singes. Ce sont ces quelques ingrédients concoctés par la France dans les années 60 pour ridiculiser le régime de Sékou Touré et le faire échouer. Je suis cas même sidéré du fait que vous cherchez à défendre ou à dédouaner notre royaume de France pour nous faire passer votre message, c’est une fois encore le comble. Madame, c’est cette même France qui avait épaulé le CMRN et Conté techniquement et politiquement après la mort de Sékou Touré. C’est la même avec la bénédiction du FMI qui ont poussé les nouveaux maitres d’antan de privatiser par exemple l’électricité, et l’eau en Guinée au même moment où ces deux domaines étaient dans le giron du pouvoir public c’est à dire 100 % public en France et cela jusqu’en 2005, et nous connaissons aujourd’hui les résultants de ces politiques. Mais bon comme d’habitude, il n’y avait rien avant de toutes les façons. Madame c’est la même France qui offrait jusqu’au lendemain du 28 septembre a peu près deux millions d’euros d’aide à l’armée Guinéenne qui massacrent sa population depuis belle lurette. Et pis encore, si j’en crois aux informations ou aux dires de RFI dans la foulée des déclarations scandaleuses de tous bords au lendemain du 28 septembre, que la même France avait vendue des armes et de surcroit des armes de maintien d’ordre au pouvoir qui est en place ; et la même France par le biais de son ministre des affaires étrangères sort nous dire « qu’elle ne peut plus travailler avec Daddis » je suis tombé de nue en écoutant cette déclaration. Je ne vais pas vous donner les déclarations ici de Mr Alain Joyandet lors de sa prise de fonction qui disait en substance, qu’il faut que la France reprenne son influence d’antan en Afrique, et défendre ses intérêts face à l’offensive des chinois dans leur impérialisme. Et pour la petite histoire, ce Mr a remplacé Mr Bockel ancien Secrétaire d’Etat à la coopération qui a eu le toupet justement de critiquer cette politique de la France et ses réseaux mafieux qui causent oh combien de dégâts humains, économiques, sociaux, et sanitaires en Afrique.
abdoul, mercredi 2 décembre 2009
Aminata Barrry ne pique pas ta crise de nerfs en deversant ta bile encoe sur le PDG grand part liberateur! C est la verite historique qui et entrain de se manifester sur vos mensonges diaboliques avec lesquels vous abreuvez les jeunes qui n ont pas connu la 1ere Republique. C est l emission radio diffusee sur le 22 Novembre dernier qui a encore trouble des sommeil. sous l ere Dadis, que le petit groupe de haineux avait pense prendre en otage, comme vous avez essaye du temps d Conte sans succes. le maquillage s efface toujours c est seule la realite qu on ne peux effacer.
Amadou, mercredi 2 décembre 2009
Madame, je vous plain! Vous souffrez plusque tout le mode. Étant Homme du droit vous comprenez plus que tous le mal causé à la Guinée et qui continue de belle today.
Sékou Oumar Camara, mercredi 2 décembre 2009
C`est toujours avec un plaisir que je lis les réactions de Faya. De l`objectivité à l`état pur...Tant que la vérité sur les crimes du PDG ne sera pas établie; tant que le négationnisme ne sera pas incriminé et les auteurs sanctionnés pénalement; nous aurons malheureusement plusieurs fois à nous indigner des écrits et propos des inconditionnels du PDG...je trouve même inutile de polémiquer avec des gens qui ne respectent ni leurs semblables, ni eux-mêmes, tous comptes faits.
Faya L Millimouno, mardi 1 décembre 2009
Madame Barry offre ici un tableau riche d’enseignements pour les jeunes guinéens qui n’ont pas connu le régime sanguinaire de M. Sékou Toure et compagnons. Il est important que les jeunes comprennent les origines lointaines de la « foulaniphobie » (la peur d’un danger imaginaire peul) qui est entrain de conduire ce pays tout droit à une guerre civile. Sékou Toure reste l’incarnation de tous les maux dont souffre notre pays : l’ethnocentrisme, la démagogie, l’indiscipline, l’ignorance, l’irresponsabilité, et que sais-je encore. Pour parler spécifiquement de l’ethnocentrisme, il faut dire que c’est Sékou Toure qui l’a implanté. Son discours sur la « situation particulière du Fouta » a convaincu plus d’un de ses limites intellectuelles. Qu’un Barry ou Diallo ou Bah ait été opposant à son régime sanguinaire ne donnait aucune raison de juger tous les peuls (qui se comptent par millions) de racistes ou d’ethnocentristes. Aujourd’hui encore, nous observons le même esprit au cœur même du pouvoir du CNDD. Moussa Dadis Camara étant entouré de personnes qui souffrent de la « Foulaniphobie », la première action après la prise du pouvoir par le CNDD a été de provoquer une réaction de quelques peuls qu’on pouvait utiliser comme alibi pour justifier la chosification de la personne humaine comme nous l’avons vécue le 28 septembre, 2009. La cible facile était Cellou Dallein Diallo. Une semaine à peine après l’arrivée du CNDD au pouvoir, un groupe de militaires, avec à sa tête un certain Kaba, à fait une descente au domicile de M. Cellou Dallein Diallo. L’intention était de l’humilier en vue de provoquer une réaction. Cela a nécessité des excuses nationales du Premier Ministre Komara. L’argument a été de mettre l’action au compte des groupes dits incontrôlés de l’armée. Ce qui est curieux est que ces groupes incontrôlés de l’armée ne se sont jamais trompés de domicile. D’autres descentes ont été vécues chez les proches de M. Cellou Dallein Diallo. Sans compter que de tous les leaders politiques guinéens, Cellou Dallein Diallo a été le seul qui ait été interdit de faire campagne dans une ville guinéenne (Kérouané et Kankan). Ces faits combinés ont donc provoqué une réaction de la part des militants et sympathisants de l’UFDG. Quoique l’UFDG ait en son sein des militants provenant de toutes les ethnies, c’est la réaction des militants peuls qu’on attendait. Aussitôt obtenue, le tour est joué ; on à crié au scandale, à l’ethnocentrisme. La haine provoquée a justifié la sauvagerie du 28 septembre 2009. Que nos compatriotes peuls comprennent que c’est toute la Guinée qui est choquée ; avec elle toute l’humanité. Qu’ils ne les suivent surtout pas sur leur terrain. Quand les membres du CNDD brandissent la menace de faire des audits, les guinéens convaincus de la nécessité d’un véritable changement en Guinée leur diront oui, mais en leur précisant qu’ils ne sont plus qualifiés pour le faire. Les guinéens veulent avoir un gouvernement de transition neutre qui va conduire les enquêtes nécessaires sur les crimes économiques et de sang. C’est à ce prix qu’ils entendent éviter la guerre civile qui les menace.
youssouf soumah, mardi 1 décembre 2009
Aminata BARRY a parfaitement RAISON. Quels sont les problèmes de la Guinéé aujourd`hui: 1.Le manque de cadres bien formés: je vous rappelle que la "génération koko-lala" est celle qui a étudié dans nos langues nationales (éducation dans nos langues imposée par le dictateur Sékou Touré) nous connaissons tous le résultat:les diplômés de l`Université Guinéenne entre 1985 et 1997 ont à peine le niveau du secondaire; 2.La pagaille au sein de l`armée: En 1969, Sékou Touré a imposé dans les casernes la création des CUM (Comité d`Unités Militaires) ainsi, le président du CUM était toujours un soldat sorti du rang. Ainsi, pendant les heures de bureaux (7h00 à 15h00) le chef d`État Major dirigeait l`armée et en dehors des heures de bureaux c`est le soldat qui est président du CUM qui dirige la caserne où vivent les officiers et officiers supérieurs : résultat aucune hiérarchie et aucune discipline au sein de l`armée et nous connaissons les conséquences avec les Pivi, Dadis, Konaté, Toumba et Kéïta... 3.Le problème ethnique: l`ethno-stratégie comme système de gouvernement a été mis en place par Sékou Touré. En effet à l`époque dans les bureaux, les ambassades, il fallait parler Malinké pour pouvoir être écouté. Il y a même des personnes qui ont pris des noms malinkés afin de pouvoir progresser dans l`administration. Tout cela est vrai donc Aminata BARRY a parfaitement RAISON. Je suis persuadé, que notre pays ne pourra pas s`en sortir en ne regardant pas son passé douleureux. Lorsqu`on entend des PDGistes vouloir donner des leçons à la junte sachant que Sékou Touré durant ses 26 ans de pouvoir n`a fait que détruire ce pays, nous ne pouvons qu`être révulsé. Dadis et sa bande de voyous ne sont que la suite logique de Sékou Touré et l`utilisation du traitre Idrissa Chérif n`est que la Copie de l`utilisation au temps de la dictature sékou Touré d`un autre traitre béninois Béhanzin qui était l`un des massacreurs de l`école Guinéenne. Le Peuple de Guinée ne doit pas se laisser abuser des rejetons du sanguinaire Sékou Touré et de sa bande de PDGistes. Pour finir, il faudrait également que les Guinéens arrêtent de tout confondre. Je sais qu`aujourd`hui, l`armée Guinéenne est vomi par nos compatriotes; cela n`a pas toujours été le cas. Beaucoup de Guinéens disent souvent, l`armée est au pouvoir depuis 50 ans! Cela est une contre vérité. En effet pendant la dictature Sékou Touré, l`armée Guinéenne a été décimée; je vous rappelle, tous les membres de l`État major ont été fusillé: le général Keïta, le Commandant BARRY, le Capitaine Thierno..... et c`est la milice de Sékou Touré qui comprenait un ramassis de voyous qui protégeait le pouvoir du sanguinaire Sékou Touré. Les officiers supérieurs Guinéens qui ont créé l`Armée Guinéenne n`ont jamais voulu se mêler de politique. Mais Conté (qui est issu des militaires qui ont trahi en se mettant à la solde du dictateur Sékou Touré donc de sa milice) est arrivé au pouvoir en 1984. Mais déjà, il ne s`agit plus d`une armée mais de voyous suivi aujourd`hui par Dadis pour un total de 25 ans! Donc, il faut éviter l`amalgame entre l`armée et la milice, comme c`est le cas pendant Conté et Dadis!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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