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Les bobards de Alpha Condé, le chef ethnocentrique du RPG, suite à la descente musclée des troufions du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) chez Cellou Dalein Diallo, ex-locataire de la Primature et actuel Don Quichotte de l'UFDG, font vraiment flipper.
Alpha Condé a choisi les colonnes de Sud Quotidien du Sénégal, pour se livrer à ses grenouillages politiques contre ses adversaires dans l'opposition guinéenne.
Il banalise la dérive du CNDD et macule qu' « il n'y a aucun relent ethnique dans la décision des militaires. »
Il se trouve que tout le monde en est témoin : le peuple a réclamé des audits sur les crimes économiques commis par des gens du temps de Conté. Foutre ! Pas trop surprenant de la part d'un politique comme Alpha Condé, qui dit pourtant avoir forgé son ossature sur le droit.
C'est vrai que tous réclament des audits. Mais est-ce correct que le CNDD vandalise comme çà le domicile d'un citoyen ?
Afakoudou! Alpha Condé qui, dans sa guéguerre contre le régime de Lansana Conté, a toujours usé de la brutalité, de la violence, de l'emploi des Kalachnikov pour déstabiliser, a la mémoire vraiment courte.
Il vous souvient qu'il a débarqué à Cona-cris, le dimanche 22 décembre 2008 sur pression, assure-t-on, de ses partisans dans l'armée guinéenne. Et le lendemain, lundi 23 décembre, annonce est faite de la mort du dictateur Lansana Conté.
De tous les clans qui foisonnent dans l'armée guinéenne à Cona-cris, c'est le clan de Moussa Dadis Camara et du barbare et criminel Claude Goliath Pivi, qui a eu assez de couille pour ramasser le pouvoir jeté dans la rue depuis.
Il semble que cette fraction républicaine, que le bouffeur de craie Sy Savané et ce "diaspourri" de Dr Abdoul Baldé de Rouen, encourageaient de toute la force de leurs poumons, à ramasser le pouvoir, ont tremblé comme des femmelettes. D'autres ont osé ramasser. Et que dit-on souvent quand le vin est tiré ?
C'est pourquoi tous ceux qui croient au devenir du bled, n'ont pas eu d'autre choix que d'accorder leur soutien moral à ces ramasseurs, pourvu qu'ils travaillent dans le sens d'une rapide transition démocratique et républicaine. Aucun averti ne leur accorde de s'éterniser aux commandes au-delà de décembre 2009.
Est-ce que maintenant ces troufions du CNDD auront le temps matériel durant le mandat de la transition, d'organiser des audits propres dans le respect de la loi ?
La réponse de Alpha Condé, qui ne s'assagit pas malgré ses 71 ans révolus, est ahurissante : « On criait partout : audit...audit! Les militaires ont promis de mettre sur pied une commission indépendante d'enquête chargée de réaliser ces audits. Il est donc normal que ceux qui ont eu à gérer répondent de leur gestion. Il ne s'agit que de cela. »
Ok ! Alpha Condé. Pourquoi n'avoir pas attendu alors la mise sur pied de cette fameuse commission, au lieu de commanditer comme çà au Lt Colonel Sékouba Konaté et aux bidasses du CNDD, d'aller brigander le domicile de Cellou Diallo ?
Si ce n'est pas là un acte ethnocentrique, pourquoi ces mêmes cinglés du CNDD n'ont pas aussitôt rendu visite à Diahannama Kouyaté, François Louceyni Fall et Lamine Sidimé?
L'on ne nomme pas dans cette affaire, Sidya Touré, le démocrate de l'UFR, parce qu'il est le principal ancien locataire de la Primature à avoir toujours souhaité, en criant sur tous les toits comme vous l'insinuez en filigrane, des audits de tous les anciens premiers ministres, à commencer par lui-même, et de tous les anciens ministres des différents gouvernements du régime de Conté. Par contre, Sidya n'approuve nullement cette sauvagerie du CNDD.
Ecoutez ! Alpha Condé. « On ne doit cautionner aucune atteinte aux droits de l'homme, au nom de la raison d'Etat ou de la solidarité gouvernementale », dixit un certain Bernard Kouchner en date du 11 janvier 1988.
Hé! Hé! Regardez-le chalouper de colère ! Il ne supporte pas les contradictions. Il est meilleur pour lui de se taire, quand on sait qu'il est un gaffeur politique patenté d'impairs. Bien sûr qu'il n'en a cure des verbiages juridiques qui ne l'arrangent pas dans son tournis d'approcher le trône. Il ne dort pratiquement plus, depuis la mort de Lansana Conté. Il se soûle d'amphétamines et fomente des intrigues politiques pour liquider, avant la tenue des prochaines élections présidentielles, transparentes et démocratiques, ceux qu'il craint dans l'opposition actuelle.
Jadis, c'était le regretté Siradiou Diallo de l'UPR qu'il désignait comme celui qui l'empêchait de grimper au pouvoir. Siradiou et Lansana Conté sont à présent, tous morts. Maintenant, il s'en prend à ce Cellou Dalein Diallo et à ce Sidya Touré. Ce sont ses deux coriaces adversaires politiques. Il faut les abattre.
Alpha Condé a presque perdu tout son contrôle. Il se crêpe le chignon, telle une femmelette en querelle, et maquignonne cette première dérive du CNDD : « Maintenant, dire que c'est le temps des peuhls, me semble être une hérésie. Les formations politiques ne connaissent pas les ethnies, elles sont ouvertes à tous les Guinéens, sans distinction de religion, de race et de sexe. C'est vouloir noyer le poisson que d'évoquer la question ethnique dans cette affaire. »
Afakoudou ! L'on ne va pas noyer le "bonga" ou le "Konkouwé" en ce temps de galère et de famine des populaces. D'ailleurs, le souci de ce démocratique de l'UFR, c'est de pêcher justement ce poisson, pour le donner à tous ceux dont les entrailles crient : faim ! faim ! faim !
Ceci dit, relevons le mensonge de Alpha Condé sur l'ethnocentrisme de son parti. Avec tout le respect que l'on doit à toutes les ethnies en Guinée, on est obligé de citer textuellement les propos ethnicistes qu'il avait propagés dans un de ses meetings pour le confondre : « Tout malinké qui ne militerait pas au RPG est un bâtard. » Ce propos abâtardi est sorti de la bouche même de Alpha Condé. Qu'il le nie s'il est garçon !
Et pendant sa campagne présidentielle en 2003, le maharadji du RPG rajoutait une autre louche à son ethnocentrisme : « Le RPG, c'est le PDG. » Il avait dévoilé cette réalité en présence du regretté Alfa Sow de l'UFDG, qui pourtant, avait accepté d'être son directeur de campagne pour freiner la propagation de l'ethnocentrisme dans les partis de l'opposition d'alors.
Alpha Wann, alors numéro 2 de l'UFDG, qui était présent à cette occasion, peut en témoigner. Il avait répliqué sur-le-champ : « Ah, non ! Alpha Condé. Le RPG n'est pas le PDG. » Ce propos ethnocentrique du PDGiste du RPG avait terriblement froissé Alfa Sow qui, sa vie durant, avait combattu le Parti Des Geôles (PDG) du sanguinaire Sékou Touré.
Effectivement le RPG est le PDG. L'on était là, à leur siège, quand les RPGistes avaient entonné des louanges du Mandé, de Samory Touré et de Sékou Touré. L'on prend à témoin Pascal Tolno, qui avait difficilement supporté de voir les RPGistes discriminer, pendant leur "mamaya", les chanteuses traditionnelles de la Forêt, invitées pourtant à la cérémonie, en faveur des "djélis" du Mandé.
Politiquement parlant Alpha Condé est grillé. Il n'a jamais valu et ne vaut toujours pas le pet d'une tortue, même âgée de 70 ans. Il est complètement affolé et se rend compte que s'il ne s'empare pas du trône avant 2010, à l'âge de 72 ans, s'en est foutu pour lui. Alors il ne s'embarrasse pas de vertu républicaine, comme toujours d'ailleurs.
Il circonvient et tend des souricières au CNDD, par des propos alléchants du genre : « Pour le moment, les militaires ont pris des engagements intéressants ». L'on gage qu'il a déjà donné une copie de ce numéro de Sud Quotidien, qui paraphe ses dires de "Ngnarimakha", au Lt Colonel Sékouba Konaté, pour que celui-ci le montre à Moussa Dadis Camara.
Alpha Condé est sérieusement un politique plat, inconsistant, léger, fade. Il ne semble pas mesurer les transformations dont sont capables de faire montre les individus au pouvoir.
Pourtant son ex copain, Bernard Kouchner le souligne : « diriger un Etat, éloigne évidemment d'un certain angélisme. » C'est pourquoi, il faut se garder d'applaudir les actes brutaux que posent ces troufions du CNDD. Parce que le jour qu'ils débarqueront au domicile familiale de Alpha Condé, pour dénicher ces soi-disant armes cachées dans la chambre à coucher de Sira Condé, la grande sœur, beaucoup d'internautes ne trouveront pas assez d'encre dans leurs encriers, pour tremper leurs plumes et dénoncer les dérives totalitaires de cette junte aux commandes.
Moussa Dadis Camara, dans son discours du nouvel an, demande que les Guinéennes et les Guinéens les juge à "l'ouvrage". Le message a été bien capté.
Premièrement, que Moussa Dadis Camara fasse alors, dans les heures qui suivent, une déclaration publique de ses biens personnels à l'heure actuelle. Qu'il désigne "une commission indépendante" qui fasse un audit de sa gestion du carburant dans l'armée guinéenne, pour savoir s'il avait volé ou non.
Deuxièmement, qu'il monte à sa guise un tribunal pour juger le barbare Claude Goliath Pivi, qui a canardé plus de 350 clampins à la Camayenne (Conakry), et les bidasses qui ont mitraillé en janvier et février 2007, des manifestants aux mains nues. Goliath Pivi, qui le talonne comme son ombre, nargue dans ses apparitions publiques quotidiennes, les familles de ses victimes.
Ensuite seulement, qu'il engage, pour mieux jouer son cinéma, des audits de tous les anciens ministres des différents gouvernements de Conté. Pourquoi ne pas élargir cette belle initiative aux anciens ministres, morts ou vivants, du régime totalitaire et chaotique de Sékou Touré. Les anciens dignitaires ou les familles de ceux d'entre eux qui ont déjà claqué, seront sûrement fiers de bomber leurs poitrines, qu'il n'y avait pas eu des abus de biens publics au temps du régime sékoutouréen.
Et puis, que Alpha Condé fasse dare dare, une conférence de presse pour lever le voile sur les sources de financement de sa chose, qu'est le RPG. De qui reçoit-il de l'argent pour fonctionner son parti ? Quels sont ses biens personnels ? Quels sont les biens du RPG ? Quelles étaient ses relations avec Pierre Ataï, ce franco-italien-tunisien qui finançait les rebellions en Afrique, et qui avait été arrêté en Italie ? Quelle somme exacte Pierre Ataï lui avait filé à Dakar, aux lendemains de sa sortie de prison à Conakry ? On estimait le magot à plus de 30 millions de francs CFA. Est-ce vrai ou faux ? Conférence de presse pour démentir !
Hé! Moussa Dadis Camara est un bouffon. Il n'est nullement prêt pour des audits de quelle que nature que se soit. Pour preuve le président Abdoulaye Wade, le citant sur les ondes de RFI, dit "qu'il était très proche de l'ancien président Conté, qui lui aurait confié sa famille, et qu'il est obligé de protéger." C'est clair ou non ? En fait ça pourrait ressembler à du "Conté sans Conté", pour reprendre exactement les termes de Alpha Oumar Konaré du Mali.
Moussa Dadis Camara cherche à gagner du temps. Il affiche l'air d'un honnête capitaine niais, comme le Colonel Conté avait réussi à faire le coup aux Guinéens. S'ils lui accordent le temps, il va lui aussi, se galonner à volonté et tourniquer tout le monde. Déjà il prend goût au bain de foule. Il piétine le droit en violant le domicile d'un chef de parti légalement constitué.
Et c'est Alpha Condé qui se solidarise à cette brutalité du CNDD, et grenouille comme un batracien, face à sa proie.
Wallahi ! Le Sénégalais, Me Koureyssi Bâ, avait raison en partie sur son cas, dans le mémorable procès "Alpha Condé et consorts", à Cona-crimes.
Alpha Condé ne sera jamais ce lézard de Sékou Touré, qui court lestement jusqu'à la cime de l'arbre dès qu'on le met sur le tronc. Il va demeurer, jusqu'à la fin de son temps, sur la scène politique, ce crapaud de Sékou Touré qui tombe chaque fois qu'on le plaque sur le même tronc d'arbre.
C'est l'image ridicule qu'on peut se gausser dans ce discours ethnocentrique, que Sékou Touré avait craché contre le Fouta Djallon et contre les intellectuels peuls.
Benn Pepito pour www.guineeactu.com
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