vendredi 18 février 2011
Guinée – Alerte ! Avant les cents jours …
O. Tity Faye

Il y a des fautes et des erreurs qui, le long d’un mandat et plus tard après, ne peuvent plus être corrigées. Elles font une symbiose avec l’ensemble du système sociopolitique et économique qui en résulte. Le processus une fois achevé devient vassal d’une transmutation par scissiparité. C'est-à-dire qu’à chaque fois que l’on tente une correction, des parties s’en détachent, créent leurs propres compartiments indépendants en utilisant les éléments du système dont elles sont originaires. Le système en question ne peut plus les détruire au risque d’une autodestruction. C’est ainsi que la dictature, la corruption et les modèles d’administration mercantilistes se reproduisent. Indépendamment de leurs géniteurs, ils échappent à tout contrôle et ne respectent de limites.

Quel est le lien entre cette introduction « intellectualiste » avec le titre de l’article « Guinée-Alerte ! Avant les cents jours …». Alors que la Guinée « encensée » vient de se doter d’un président de la République démocratiquement élu ? Avant les 100 jours de Mr Alpha Condé, à la tête de l’exécutif guinéen, cet article parait comme un procès d’intention prétentieux. Pourtant sa seule prétention est de rallumer les signaux d’alarme qui ne devraient jamais s’éteindre dans un pays sous-développé, réveiller la compétition politique pour éviter à la Guinée le danger d’un nouveau monolithisme improductif. Mieux, ce n’est qu’une suite. Jugez-en.

Dans l’article « Élection - Guinée : À la recherche de son dernier des samaritains », on pouvait lire « Pour sortir de cette situation exceptionnelle (la transition), l’on n’a pas hésité à recourir à la forme primaire du consensus qu’est l’expression de la légitimité. Cet exercice, en soi même, a mené aux dangers et aux difficultés que chacun a vécues de loin ou de près… La légalité rejetée est celle qui donne un baromètre unique à chacun. La légitimité encensée génère plusieurs baromètres qu’il n’est pas facile d’adapter ensemble ... Les données ont été compliquées à la base … Avec une méthode plus chaotique … » Dans sa conclusion il est écrit : « Le bon samaritain n’est pas l’élu… Il serait le bon samaritain qui donne à son peuple les moyens de s’assurer le bonheur et d’y participer. » Publié sur le blog « Les Chroniques » – www.chronafric.com

Ce sont les jalons de cette participation du peuple - en termes de consultations élargies- qui n’apparaissent pas dans les premiers actes du nouveau président de la République élu, le Professeur Alpha Condé, et de son gouvernement.

La Constitution Guinéenne n’est pas encore soumise à référendum. Objet d’un décret d’exception, les activités visant le redécollage économique du pays sont compatibles avec les activités de régulation citoyenne. En d’autres mots, rien n’empêche que soit expliqué aux populations guinéennes comment leurs vies vont être gérées au travers des lois qui découlent de la Constitution nationale. Rien n’empêche de leur demander : Êtes-vous d’accord ? Et rien n’empêche de prendre en charge leurs suggestions et recommandations. En la matière la question de la représentativité a été un recours transitoire en faveur de la course de vitesse pour l’acquisition du fauteuil présidentiel. Résultat, une Constitution nationale en « Résidence sans surveillance. »

La suite regrettable d’une telle attitude est assurément la « construction » d’une Démocratie du centre dans laquelle une bureaucratie réfléchit pour le peuple qui devient l’exécutant. Ce qui ne correspond plus au « gouvernement du peuple par et pour le peuple. » Cette bureaucratie se cachera toujours sous le faux buisson de l’expression redondante : « nous travaillons sur les priorités. » Lesquelles détachées de la conscientisation des populations sont vouées à l’échec.

L’eau, l’électricité, les soins de santé publique, les routes, les transports, l’autosuffisance alimentaire, etc., ne s’acquièrent pas sous forme de dons aux populations guinéennes. Il faut qu’elles assument leur contrepartie d’efforts et de paiement. Pour ce faire, il y a une révolution mentale à faire, après 25 années d’État providence, 25 autres années de débrouillardise militaro politique. Pour que la participation des populations soit effective, il faut que l’on fasse en sorte qu’elles s’approprient les droits et devoirs à travers la superstructure démocratique. Cette transformation peut et doit, également, accompagner les priorités économiques, sans anicroches. On l’ignore sciemment.

D’autres alertes ? L’alerte au niveau des hommes et des structures. Plus de trente départements ministériels dont plusieurs auraient pu être des Secrétariats d’État ou de grandes directions nationales et des départements autonomes. Ils auraient eu un caractère plus exécutif dans l’accomplissement des tâches que dans le lourd doublet de conception-exécution.

Mieux, le renouvèlement des hommes n’efface pas les figures administratives gouvernementales décriées et qui au demeurant n’apporteront pas plus que par le passé. Ils ne mobilisent plus d’énergies au sein des populations même s’ils les impressionnent par leur capacité de l’ancien et du nouveau. En réalité, ce sont des mouches du coche autour du charriot guinéen qu’on pousse. Alors pourquoi ? L’apanage, « l’homme est perfectible à l’infini » n’appartient pas au domaine politique. C’est un ersatz, un substitut de sociabilité, un principe qui consiste à faire de la réintégration sociale ; non pas de la réintégration politique.

Quelle autre alerte ? La dissipation politique. Avant de sacrifier à la tradition des analyses et observations, des prédictions de réussite et d’échec qui vont sanctionner les cents jours du professeur Alpha Condé comme président de la République de Guinée, il est important de faire ressortir un danger en gestation. Celui d’une bureaucratie de magmas hétérogènes qui, comme la corruption, échapperait à tout contrôle et se reproduirait d’elle-même. On s’en inquiète. Parce que des interrogations du passé resurgissent : De quels principes politiques découlent la direction du pays ? Pourquoi, malgré le verdict des urnes, parle t-on encore de « dictature en gestation» ?

La direction du pays semble échapper à tout contrôle du Rpg, Rassemblement du peuple de Guinée, et à toute discipline de parti politique. Or, le principe sacrosaint du « seuls les partis politiques présentent les candidatures aux élections présidentielles » est un panneau indicateur. Au Rpg s’est substituée l’obédience à l’Alliance qui a contribué à la victoire finale. Les accords n’ont fait l’objet d’aucune publication officielle. L’on s’en tient aux rumeurs sur les promesses tenues, à tenir, ou non.

De l’Alliance Arc-en-ciel (partielle) au pouvoir sortira-t-il un grand parti politique rassembleur né de la fusion des partis alliés ? Le pari est difficile. Les nominations ont été fonction des apports des différents partis politiques au cours du second tour des élections présidentielles. Dans une situation de fusion en un seul parti, ces hommes – aujourd’hui en poste – vont perdre tout moyen de pression politique. Ils le savent bien. La tentation de maintenir la fragmentation est alors grande. Faute politique ou mauvaises négociations ? Dans tous les cas, il y a en perspective une réelle fragmentation de la future Assemblée nationale dont on s’occupe peu en cette période de grâce. Le Rpg, seul, ne pourrait assurer la domination à l’Assemblée nationale. La passe à l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo pour qu’il gère le pouvoir législatif ? Ou bien la négociation, à répétition, avec les partenaires de l’alliance Arc-en-ciel ? Mis à part les risques de défection des mécontents, l’assemblée nationale préfigure son caractère démocratique. Le mandat du président Alpha Condé aussi préfigure sa vassalisation d’alliance. Si cela s’avère, la Guinée peut se targuer d’être encore pionnière : peut-être le premier pays à être dirigé par une alliance de partis politiques (abstraction faite du premier gouvernement guinéen après 1958).

De quoi faudrait-il s’inquiéter encore ? En Guinée – et malheureusement dans plusieurs pays africains – les partis politiques en alliances ou non, ne sont que des instruments d’élection. Ils ne participent ni n’orientent le gouvernement après les urnes. Par la suite on ne peut pas les évaluer. Mieux, on finit par ne plus savoir quel programme politique est mis en œuvre.

Le plus important est que le parti politique est un pilier essentiel de la Démocratie. Son affaiblissement peut se répercuter sur les autres institutions nationales. Quel regard les populations ont-elles sur les premières décisions prises par le président de la République en l’absence d’une Assemblée nationale légale et représentative à travers les partis politiques ? Au lieu de faire résonner la réponse déjà connue, allons à la question postulante : les populations ont-elles approuvé leur mode de représentation à l’Assemblée nationale à travers un référendum constitutionnel ?

L’opposant de marque, Mr Cellou Dalein Diallo ne bouscule pas à ce propos. Il se contente de recueillir les satisfécits ici et là pour s’être conduit comme tout vaincu. Alors qu’il pouvait négocier (à chaud) avec la communauté internationale l’organisation rapide du référendum constitutionnel et des législatives. Il aurait fait un score sérieux lui permettant de tenir en laisse le mandat de son adversaire. Démocratie, si je te connaissais bien ! Le partage du pouvoir à portée de main avec une main-basse sur l’Assemblée nationale ! Mais non ! On parcourt le monde pour s’instruire ou on se repose. Pendant ce temps, le pouvoir exécutif, solitaire, nage dans sa piscine de jouvence, y invite tout le monde, corrompus ou pas, patriotes ou non. On rassemble et c’est tout.

De telles erreurs ou fautes sciemment entretenues se reflètent sur le comportement d’un régime et se traduisent en termes de libéralités et de dérapages difficilement contrôlables. Surtout quand les moyens d’évaluation et les contrepouvoirs sont négligés au départ. C’est la répétition sur un autre tempo de ce qu’on peut appeler ‘’Les dangereuses autorisations’’ (In Guinée - Chronique d’une Démocratie annoncée-p. 35)

C’est en raison de ces négligences coupables, qu’à l’heure des bilans, les tendances prononcées sont de juger les premiers responsables : Sékou Touré et non pas le système du Pdg et de ses ramifications ; le Général Lansana Conté en épargnant le Pup et la Baronnie militaire, les chefs de clans qui formaient le cercle du pouvoir autour de lui.

À ce point, la question des Droits de l’Homme et celle de la liberté d’expression risquent d’être, toujours, en débat au présent de l’indicatif. Les procédures et décisions officielles pour la réparation des exactions militaires, notamment celles du 28 septembre 2009 sont encore inconnues. Caresse-t-on l’idée d’épargner les auteurs des massacres ? Au nom de quoi ? La chapelle ardente est plus que jamais ardente.

Alerte finale – Les peuples ont appris à bouger et à se faire justice sans leadeurs ostentatoires. Désormais, ils bougeront toujours. À la place des partis politiques qui les dédaignent, les jeunes savent leur parler … Ils ont décrypté le code De Réaction qui leur a révélé trois mots : ÇA SUFFIT ! DÉGAGE… Ils ne subiront plus le quart de siècle ou plus de calvaire. Une année d’observation, c’est assez … Que cela soit écrit et accompli.


O. Tity Faye


Source: www.chronafric.com


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
O. Tity Faye, vendredi 25 février 2011
Merci à tous. J’ai vraiment apprécié vos commentaires. Le délai de remerciement dépend simplement du moment où je consulte les sites qui me publient. Aussi, les sites ayant leurs limites et exigences, je vous invite à vous inscrire également sur mon blog www.chronafric.com . Ou bien envoyé moi vos courriel et je vous ferai moi-même afin que vous soyez averti de mes publications. Ainsi nous pourrons avoir des débats bien organisés. Juste une mise au point sur la définition de Max Weber et son interprétation de la bureaucratie (Lire aussi Hegel à ce propos, Karl Marx etc. …). Il part d’une description « idéelle » pour décrire la bureaucratie comme une organisation de la population dans un processus de production. Il l’applique à l’ensemble d’une population en praxis sociale et de production. De ce point de vue, théoriquement, on lui accorde (à la bureaucratie) des résultats probables à cause de la division du travail que la bureaucratie vue sous cet angle réussit. D’où l’impression d’un relais avec le « gouvernement du peuple par et pour le peuple. »Je ne connais pas encore d’exemple réussi de population « bureaucratisée » au point que l’ouvrier à l’usine ou le paysan au champ « Décide avec le gouvernement et l’administration» en même temps qu’il accomplit son travail quotidien. C’était l’objectif du « Manifeste du parti communiste » et plus tard de l’URSS et de Mao Zedong (Tse Toung) avec sa « dictature du prolétariat ». Ce n’est pas utopique mais ce n’est pas arrivé encore. On a toujours eu un substitut : la nomenklatura. Peut-être parce que, l’autre Marx (Karl) n’a pas eu le temps d’appliquer l’analyse dialectique à l’économie agraire (il n’avait que les industries sous la main). Mais en face de la bureaucratie il a mis des concepts opposants tels que « prolétariat », « communisme », etc. Revenons à la bureaucratie En observant le fonctionnement de la bureaucratie, l’on constate qu’au fil du temps, et cela à cause des compétences utilisées pour obtenir des résultats satisfaisants, il se dégage une haute spécialisation dont la tendance est l’indépendance du fait même de sa spécialisation. Je simplifie : les doctorants, maitrisards, licenciés, ouvriers spécialisés, etc. ont tendance à travailler selon leurs perspectives propres. Regroupés ces tendances se développent en départements indépendants (du fait de la haute spécialisation – exactement comme c’est arrivé en URSS et en Guinée ou chaque fonctionnaire gère une parcelle du service publique comme sa propriété personnelle …). C’est ce que j’appelle la « transmutation par scissiparité ». Ce n’est pas fait contre le système mais la parcellisation incontrôlée grippe le fonctionnement du système. C’est pourquoi Michel Crozier dit que « La bureaucratie est une organisation qui n’aime pas se corriger en fonction de ses erreurs ». Tout le monde croit qu’il a raison d’exercer sa parcelle de responsabilité et de travail à sa manière dès lors que les fameuses priorités sont définies … C’est pourquoi, l’on a fini par avoir recours à des ministres du domaine (regroupement de ministères et de départements) afin d’avoir des guichets uniques de décision … En Guinée, c’est certain il y aura des querelles de préséance à propos des tutelles parce qu’il y a trop de poste de responsabilité de conception par rapport à l’exécution. Surveillez. Merci. À poursuivre sur www.chronafric.com.
balde, mercredi 23 février 2011
Monsieur Alphonse! Merci pour votre rectificatif. Comme je ne connaissais pas Monsieur Tity auparavant, je me suis fait tromper pas sa photo jeune postée avec l`article.
Alphonse, mardi 22 février 2011
Baldé, ne te laisse pas tromper par la faute; Tity Faye n`es pas aussi jeune que tu le crois et n`est pas à presenter non plus aux lecteurs guinéens. Il est avec Aboubacar Sylla,le co-fondateur du journal l`independant et auteur du livre Guinée chronique d`une democratie annoncée. Bcps de journalistes sont également passées par son école
CISSE, mardi 22 février 2011
Mr O.T.FAYE,le caractère democratique d`un texte constitutionnel n`est pas obtenu seulement par sa soumission à l`approbation du peuple.En effet,il en est un autre procedé demacratique lorsque celui-ci est elaboré et approuvé par un organe constituant sans l`intervention du peuple.Manifestement,c`est ce dernier procedé qui a été utilisé lors de l`elaboration de la nouvelle constitution guinéenne compte tenu de l`urgence.Ce mode de procedé a le merite de faire l`economie d`une consultation populaire dont il n`est pas sur qu`elle atteigne le but recherché(comprehension difficile).La constitution est un texte juridique complexe dont la comprehension implique une haute culture juridique.La recurrence des contreverses sur l`interpretation des regles constitutionnelles entre les constitutionalistes denote cette difficulté de comprehension. En outre, vous tirez comme consequence de la non soumission du texte constitutionnel,la"construction d`une democratie du centre(?)dans laquelle une bureaucratie reflechit pour le peuple---".Autrement dit,vous considerez que cela a pour consequence,la construction d`une forme de regime politique dans lequel le pouvoir réel est detenu et transmis par l`administration au detriment de la volonté du peuple (cf,ex URSS).Vous choisissez volontairement le sens prejoratif de la notion de bureaucratie.Un autre sens(sens originaire)donné par Max WEBER(père de cette notion)est que"la bureaucratie est l`ensemble des fonctionnaires organisés selon une hierarchie claire et gerant de maniere precise les dossiers".Ainsi la haute maitrise des dossiers permettrait à l`autorité publique de satisfaire les besoins des administrés de maniere efficace restant ainsi en correlation avec la maxime`gouvernement du peuple pour le peuple`.Par ailleurs,je partage votre avis relatif à l`inspiration de nos concitoyens à voir le renouvellement de l`elite dirigeante.Neanmoins,cela n`est pas une garantie absolue de la bonne gouvernance.Comme vous le dites si bien,c`est le systeme(l`appareil politico-administratif)qui est en cause.IL me semble qu`une veritable reforme de l`administration dotant celui ci d`un veritable statut est capital pour aneantir la soumission illegale au politique.Ce nouvel environnement administratif entrainera une nouvelle pratique administrative plus efficace et plus respectueuse des droits des administrés(l`homme change en fonction de son environnement).Un autre point est relatif à la strategie que doivent adopter les acteurs politiques.Le mode de scrutin choisi(scrutin uninominal majoritaire à deux tours)pour l`election presidentielle favorise la bipolarisation de la vie politique nationale.Or le jeu des alliances est inherent à un tel systeme electoral.Par consequent,les alliances pour la conquete et la gestion du pouvoir deviennent pratiquement une obligation constitutionnelle(etant la consequence des regles constitutionnelle).Il n`est pas besoin de fusion(parti unique),il faut tout simplement un accord politique de gestion partagé du pouvoir entre les partis membres de l`alliance en fonction de leurs poids politiques respectifs(presidentielle et legislative).Il n`en saurait etre autrement.En outre la quasi obligation de gestion partagée du pouvoir mis en place par le texte constitutionnel n`est pas une innovation guinéenne(alliance PS-PCFC qui amene F.MITTERAND au pouvoir en 1981;UMP avec J.CHIRAC; phenomene recurrent en ITALIE...).Pour finir pensez vous que le regime politique mis en place par la nouvelle constitution guinéenne est compatible avec la cohabitation? Cordialement.
balde, lundi 21 février 2011
Ce texte est bien M. O. Tity. Félicitation. Ce que j`ai retenu comme mot clé c`est "sciemment" effectivement tout est sciemment fait pour que les mêmes caimans se maintiennent au pouvoir. Si vous n`avez pas une grande bouche et un coeur de fer vous ne pourrez jamais travailler chez nous. Ces vieux qui se recyclent au pouvoir en Guinée depuis plusieurs années sont toujours les mêmes. Tout jeune intellectuel comme vous qui tenterait d`apporter du nouveau sera vite chassé par ces loups. Les jeunes choisis au sein de la diaspora guinéen pour aller travailler au CNT ne me contrediront pas. Pourtant ils sont allés en un petit temps faire un beau travail. Mais depuis, ils sont tous dans les collimateurs de ces vieux. C`est en Guinée seulement qu`on peut trouver un cadre qui passe toute sa carrière dans son premier poste d`affectation (comme sa propriétée privée). On n`affecte pas, on ne retraite pas, on ne sanctionne pas, on n`inspecte pas, on ne controle rien chez nous. Chacun fait ce que bon lui semble là ou il est, sans aucune référence à la loi. Donc comment voulez-vous que ce pays marche. Never !
Telly, lundi 21 février 2011
Bonjour Tity c`est Goldweater, je cherche à te joindre dépuis des années. Tu voudras passer par ce site pour me joindre ? je compte sur toi
M.B.D, dimanche 20 février 2011
Quel bel article!
hisrine, dimanche 20 février 2011
tity,tes meninges fonctionnent bien!
Gandhi, samedi 19 février 2011
Beaucoup de lucidité dans ce texte.
A.O.T. Diallo, samedi 19 février 2011
Mon frere O. Tity j`ai toujours apprecié tes analyses fines et objectives; tu n`y déroges pas une nouvelle fois. Tous mes compliments et j`espère que tu nous fera le plaisir de te lire plus souvent, bien que je comprenne ton long silence, preuve justement de ta volonté d`etre à chaque fois le plus objectif possible...
faceli kourouma, samedi 19 février 2011
voila une belle analyse,tres impartiales,juste des observations credibles.meci mer faye,il faut des observateurs avertis comme vous pour nous faire comprendre certaines choses.merci encore pour cette belle analyse.
LaNouvelleRepublique, samedi 19 février 2011
A bon entendeur salut !!! mais vont ils rectifier le tir avant qu`il ne soit trop tard ? j`en doute fort.Merci pour cette belle analyse ! c`etait super de lire cet article.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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