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Le groupe de militaire JUILLET 1971 (date à laquelle l’ensemble des officiers de l’Etat Major Général Interarmes EMGIA ont été fusillés sous la dictature Sékou Touré), livre ici ses attentes et son attitude à court et moyen terme sur l’avenir de la Guinée. Depuis un demi-siècle, les différents gouvernements de notre pays nous ont conduits droit dans le mur. Nous ne reviendrons pas sur la dictature sanguinaire Sékou Touré pendant laquelle l’armée guinéenne a payé le tribut le plus élevé et pour lequel notre population continue de subir les conséquences. Après, il y a eu l’actuel président Conté, qui est malade, usé et fatigué et qui, contrairement à ce que l’on fait croire, est au pouvoir avec un clan comprenant des militaires certes, mais surtout des personnes de la Basse Guinée. En fait, l’armée Guinéenne n’est pas au pouvoir car, si tel était le cas, jamais, elle n’accepterait ne serait-ce qu’un début de discussion sur le cinquantenaire, a fortiori de parler de soi-disant bienfaits du régime sanguinaire Sékou Touré, et encore moins de faire appeler la présidence du nom de ce sanguinaire. Aujourd’hui le gouvernement dit de « consensus » est pour nous un gouvernement de voyous pyromanes avec une ethnicisation jamais égalée en Guinée. La quasi-totalité des préfets et gouverneurs appartiennent à l’ethnie de Kouyaté (57% des postes) pour une population de 19% d’habitants. Expliquez-nous où se trouve l’équité. De plus, des institutions qui se font appeler « républicaines », alors qu’il s’agit d’un groupe de mafieux dont la seule préoccupation est de s’enrichir personnellement : nous pensons notamment à Somparé (ancien ambassadeur de Sékou Touré en France), Sidimé, ces « syndicalistes » corrompus comme Fofana, des députés qui ne représentent plus rien depuis deux ans et qui s’autoproclament représentants des Guinéens etc. .Ces personnes ne représentent strictement RIEN DU TOUT si ce n’est leur porte-monnaie. Ces organisations « républicaines » qui ne sont en fait que des prédateurs de l’économie nationale, doivent comprendre que lorsque l’Armée guinéenne prendra le pouvoir, ce qui ne va pas tarder (car il s’agit d’un mal nécessaire), tous ces mafieux auront à rendre des comptes en Guinée et à l’étranger, car ils seront traduits devant les tribunaux compétents. Actuellement, le clan Kouyaté fait croire que la Guinée n’a pas les moyens d’organiser des élections législatives au mois de Juillet 2008. Il propose, en faisant courir des bruits par le canal de syndicats corrompus, de reporter les élections en décembre 2008 ; et il ne faudra pas s’étonner qu’à cette échéance, il trouve d’autres motifs pour différer les élections en décembre 2009, puis pourquoi pas faire un couplage entre les législatives et la présidentielle en 2010, pour des raisons aussi valables (exemple difficultés finances publiques). Cela nous rappelle le mensonge Sékou Touré « en attendant le bateau ». Nous croyons en Guinée nous attendons depuis cinquante ans ! Ça suffit ; Trop c’est Trop. Néanmoins, le manque de financement n’empêche pas un projet pour le cinquantenaire de l’indépendance ; anniversaire que personne ne demande si ce n’est ce PM corrompu, célébration qui a pour objectif d’une part de se remplir les poches sur le dos de l’Etat et d’autre part d’essayer de réhabiliter le dictateur Sékou Touré. Enfin, par ce biais, il fait une fumée de diversion pour ne pas parler des vrais problèmes du pays (car il a prouvé son incompétence et sa cupidité). Actuellement, on veut nous refaire le coup de Kouyaté avec Ousmane DORE (ministre de Kouyaté) en faisant croire que DORE est lui compétent efficace etc. Nous, nous jugeons les faits et non les dires. DORE fait la même chose que Kouyaté à son ministère. En se penchant sur les nominations aux postes clefs notamment les Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) de la quasi-totalité des ministères sont des forestiers. De plus, il est de notoriété publique à Conakry, dès qu’un forestier est nommé ministre, dans les trois mois qui suivent sa nomination, tous les directeurs de ce département ministériel sont remplacés par des forestiers. Tout futur PM fera l’objet d’une enquête approfondie, sur sa moralité, son passé, ses biens et ceux de son entourage et surtout après les élections, il doit être issu d’une majorité à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, nous demanderons à nos officiers notamment, nos officiers supérieurs de prendre instamment leur responsabilité. Dans le cas contraire, la troupe, notamment les officiers et sous officiers, prendront la leur. Les partis politiques doivent se préparer rapidement aux élections d’une part, et la constitution doit être changée rapidement pour que tout Guinéen qui souhaite se présenter aux élections puisse le faire s’il le veut en dehors des partis politiques (tous les Guinéens sauf les militaires) d’autre part, au risque sinon, de voir l’Armée guinéenne (et la vraie, cette fois) prendre la situation en main. Kouyaté doit comprendre que les élections ne sont pas négociables ; elles doivent avoir lieu rapidement pour sortir de l’incertitude qui empêche toute projection vers le futur. Abou Camara Membre de la commission exécutive BQG - Armée Guinéenne, Conakry
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