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L’ancien ministre de la Défense, le Général Mamadou Baïlo Diallo, a été le premier cadre militaire à faire les frais de la mutinerie qui a éclaté dans nos casernes le 26 mai dernier. Les mutins, pour des raisons inavouées ont exigé son départ, comme étant l’un des points de revendication.. Le limogeage du Général Mamadou Baïlo Diallo s’est produit le 27 mai dernier comme l’avaient exigé les mutins. Aussitôt ceux-ci se sont rués sur son domicile dans la commune de Dubreka pour piller les biens et meubles et mettre à sac le bâtiment. La vie de l’officier et de ses proches étaient du coup en danger. Le Général Baïlo Diallo qui a été rappelé aux affaires l’année dernière, au lendemain de la mutinerie qui avait fait tomber des têtes dans les rangs de la grande muette, alors qu’il coulait une retraite paisible, s’est donc retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. C’est du moins ce que pensent nombre d’observateurs. Sinon quel est le crime que cet officier réputé pour son intégrité et ses hauts faits d’arme aurait commis pour mériter une telle expiation. Aucun crime, soulignent ces observateurs, étant donné que cette fameuse affaire de bulletins rouges, selon la version du gouvernement, était cousue de fil blanc. Ne reposant en réalité sur aucune preuve matérielle. Raison pour laquelle l’Etat a décidé d’octroyer une gratification de 2 millions de francs guinéens à chaque militaire, afin de tourner définitivement la page. Mais comme le dit l’adage, l’appétit vient en mangeant. C’est ainsi que les soldats sont revenus à la charge pour réclamer à nouveau des arriérés de 5 millions de francs guinéens, prétextant que cette tranche représente le reliquat que l’Etat restait devoir à chaque soldat. Face à la pression exercée par les mutins qui avaient commencé à semer la terreur dans la cité, le gouvernement à céder aux chantages. Tout en promettant de régler la note de façon graduelle, à cause de la situation délicate dans laquelle se trouve notre économie. Dont les indicateurs sont tous au rouge. Les mutins peuvent donc crier victoire. Pendant ce temps, le Général Mamadou Baïlo, l’agneau sacrificiel de ce scénario se retrouve avec les siens sans gîte, lâchés par la plupart des amis et anciens collaborateurs. Pire, l’officier serait porté disparu. Avant lui, feu Général Kerfalla Camara, ancien chef d’Etat Major Général des Armées et le Général Arafan Camara, ancien ministre de la Défense avaient connu la même galère…. Dian Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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