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Les riverains du camp militaire Alpha Yaya DIALLO ont été réveillés le vendredi 23 mai dernier pas des tirs nourris. Les militaires du plus grand camp de l’armée guinéenne réclamaient des arriérés de solde qui s’élèvent à 5 millions de francs guinéens par soldat. La réduction du prix de leur riz de 114.000 FG à 18.000 FG le sac, et la démission du ministre de la Défense Nationale, le général Mamadou Bailo Diallo, figuraient aussi parmi ces revendications. Selon des sources hospitalières, les tirs auraient fait 5 morts et 120 blessés par balles durant cette mutinerie. L’hôpital de Donka, situé dans la commune de Dixinn a enregistré 3 morts durant la mutinerie qui a paralysé la capitale la semaine dernière. Ces victimes étaient toutes des militaires, selon des sources hospitalières qui se sont abstenues de nous livrer leur identité. Le même centre hospitalo-universitaire a reçu, selon les services des urgences, 104 blessés par balles. Une autre victime déjà enterrée est d’origine pakistanaise. Le Pakistanais a été tué dans le quartier Taouyah par des hommes en uniforme dans la nuit du lundi aux environs de 23 heures. Quant à l’hôpital Ignace Deen, l’équipe de garde du Dimanche du 1er juin au lundi 2 juin, nous a affirmé avoir enregistré 16 blessés par balles. Au moins 5 de ces victimes seraient dans un état critique. Ayant été grièvement atteinte, l’une de ces victimes a eu d’ailleurs les deux jambes broyées. Selon un médecin de ce même hôpital, un Ivoirien a été tué à Enco 5 durant ces malheureux événements. L’autopsie de son corps était en cours ce lundi 2 juin aux environs de 14 heures. Par ailleurs, selon des sources médicales, les blessés n’ont, pour l’heure, reçu aucune assistance du gouvernement. Ces nouvelles tueries n’ont fait que creuser davantage le fossé entre civils et militaires. Les citoyens qui n’ont pas encore fini de pleurer leurs morts suite à la grève de janvier et février de l’année dernière, et de panser les plaies des blessés, attendaient que les coupables de ces actes soient jugés et condamnés. Mais voilà que des militaires viennent de remettre ça. En tuant et pillant des commerces. Et ils s’attendent à être amnistiés. Siré Diallo Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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