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« Quand vous cédez un doigt au népotisme politique, à défaut de dévisager votre peuple par la tyrannie ou la faim, il arrachera aux uns la prunelle des yeux ; aux autres les bras : chaque peuple est le fruit de son œuvre ». WOLE SOYINKA Il y a de quoi s'arracher les cheveux aux lendemains de la beuverie collective de promesses post-insurrectionnelles, révélatrice de l'incapacité collective des Guinéens à optimiser et mutualiser les acquis de leurs luttes historiques contre l'autarcie, l'autocratie et la ploutocratie. II va falloir s'incliner à l'évidence que la fatalité divine n'explique pas tout, cette passivité morbide à des fondements à la fois culturels et historiques. La longévité de cette lumpen-intelligentsia politicienne cinquante-huitarde à l’œuvre dans notre pays n'a été possible que par la propension au larbinisme social, à la soumission servile aux mécanismes mercantiles du bovarysme politique mis en place par les différents régimes de la terreur, de la diète nationale et de l'épicurisme décérébré sur fond de course au gain illicite du système klepto-mythocratique. Voilà en résumé, les instruments de contrôle politique qui ont dévoyé notre indépendance dans un acharnement pathologique contre les droits humains, destructeur du vouloir vivre ensemble guinéen, pour ainsi dire qui ont disloqué les ressorts de notre économie. L'ancien régime et le système militaro-maffieux, en faisant croire que n'importe quel badaud sans instruction encore moins sans éducation à leur image, pour peu qu'il soit sans scrupules et sans idéaux, pouvaient gravir les marches ensanglantées de la révolution et que toute brebis galeuse guinéenne tant soit peu lettrée, acquise à l'ordre politique mamayayesque avait un prix, libellé en espèces sonnantes et trébuchantes, aliènent sa dignité et sa liberté à jamais: ils ont mis en péril l'humanité de l'homme guinéen, en orchestrant le déclin afro-socialisant de notre économie et la débâcle libérale de l'identité et de l'unité de notre pays. Ces deux parangons de la Guinée-haine, par leurs pulsions autodestructrices ont fait le pari suicidaire de faire payer aux Guinéens leurs basses extractions sociales. Cette revanche sur la vie; ce mépris forcené du peuple a été sans appel sur le devenir multiethnique de notre pays, en perdition dans les sables mouvants du « remake » des rivalités ethniques précoloniales dont le modus opérandi contemporain est cette guerre sans merci des clans dans les hautes stratosphères exécutives de notre pays. En implémentant le nombrilisme ethno-tribal au cœur des mentalités et de la gestion politique du pays, Sékou Touré a pris en otage tous les démocrates et humanistes républicains guinéens, dont la plupart se sont trahis les uns les autres dans une cabale dantesque au grand dam de la Guinée. Dans une moindre mesure cela n'est que la réplique des trahisons entre rois musulmans du XIXè siècle qui ont permis à la colonisation de s'implanter sur la terre de nos ancêtres. Dans l'entendement néronien de Sékou Touré, il fallait rompre le fil conducteur républicain de 58 qui allait alimenter démocratiquement la cohésion nationale pour s'éviter toute alternance politique; ce qui explique la cruauté inhumaine avec laquelle il a décimé l'intelligentsia de notre matrie pour niveler la société guinéenne par le bas. La suite vous la connaissez, on s'est retrouvé avec une racaille politicienne de flagorneurs éhontés et de démagogues hitlériens de la pire espèce que l'Afrique noire n'avait jamais produite jusque-là. Notre pays est devenu ainsi, sous sa férule démoniaque, un no-man's-land, une juxtaposition de populations sans âme nationale : c'est à l'occupant ethnique le plus crapuleux de dominer et déraciner ses ennemis - forcés à l'exil - à défaut de les réduire à leur plus petite expression politique ou culturelle. C'est pour ainsi dire, qu'il n'a pas lésiné sur ses moyens staliniens, en mettant en branle l'une des industries politiques les plus violentes et meurtrières de l'Afrique noire. Sékou Touré en usant machiavéliquement de nos différences culturelles et en abusant de sa fascination pour l'ethno-totalitarisme a instrumentalisé les résidus des velléités hégémonismes pré-coloniales des Malinkés et des Peuhls, pour provoquer une promiscuité à la fois implosive et incendiaire sur le destin de la Matrie-Guinée que nous avons reçu en partage, aux lendemains de résistances anti-coloniales Héroïques. Quand bien même nous lui devons l'indépendance « retrouvée » qu'il a vendangée dans une volonté de toute puissance illusoire et meurtrière pour s'éterniser au pouvoir. Son panafricanisme politicien tant célébré a trouvé ses limites dans sa virulente volonté politique nationale de diviser et d'opposer ses propres concitoyens. Kouyaté n'étant que l'écume de cette monstruosité historique, l'avatar dégénéré sorti des cuisines sordides de la françafrique, pensant que les Guinéens sont programmés génétiquement pour la dictature et la misère. Le mythe du Bon-père de l’indépendance est une imposture politique, un terrorisme de pensée qui ne départiront pas les Guinéens de leur volonté historique de changer de destin, de gagner la victoire de la démocratie, de la transparence et de la compétence. C'est cette manipulation ethno-populiste qui emporté l'adhésion des siens convertis au lobbying autiste et à la complicité politique passive, dont « ses parents de race », Hommes de Bonnes volonté et de Savoir n'ont pas été épargnés par ses premières dérives psychologiques mytho maniaques. J'ose croire encore que cette race d'hommes éclairés n'est pas en voie d'extinction. Ce qui a mis le reste de la communauté nationale sur la défensive, déclenchant un engrenage suspicieux qui a faussé la loyauté au pacte républicain de 58 et soldé la démocratie et la vie politique nationale dans des logiques irrationnelles revanchardes. Les Etats Généraux de la République et de la Démocratie que nous appelons de nos vœux doivent mettre les aiguilles de l'horloge de notre communauté historique de destin à l'heure pétante de la réconciliation et du pardon national, pour offrir un nouvel horizon à la postérité. il y va de notre honneur et de nos responsabilités envers la jeunesse guinéenne clochardisée par le mal développement de leur pays depuis cinquante ans. A mon humble avis, il n’y a pas de quoi se réjouir de cinquante années de cannibalisme politique et d'horreurs économiques: c'est cela l'enjeu, s'il nous reste encore un brin de lucidité et de dignité : les célébrations stériles n’étant que les marqueurs de sociétés décadentes dixit Doré. Ce n'est pas faire de la concurrence mémorielle déloyale contre les atrocités meurtrières subies par les anciens dignitaires et hauts gradés de nos frères de race et de religion Malinké. C'est cette amnésie sélective « d'une certaine élite » qui est gênante aux entournures qui du reste se refuse au débat contradictoire objectif, courtois et républicain permettant de lever l'omerta qui règne sur le bilan de la gestion politique et économique de notre pays. Ainsi les tenants de la version de l'arroseur arrosé se trompent lourdement de combats et d'ennemis; parce que le premier ennemi de la Guinée ce sont tous ces mystificateurs ethniques de quelque ethnie qu'ils viennent qui ont fossilisés nos concitoyens dans des logiques irrationnelles haineuses, massivement autodestructrices. En amenant les guinéens a faire appel plus à leur cerveau reptilien qu’a l’usage du bon sens civique et républicain. Ce sont tous ces hommes de mains qui s’abritent derrière cette muraille de l’indifférence de la souffrance massive de leurs concitoyens : les uns pour s’assurer une impunité prescriptive de leurs forfaits de complicité active des différents génocides (58 en 2007) ; les autres convaincus de la veulerie maladive des Guinéens dans un cynisme mercantile tentent de relancer la monstrueuse mécanique du PDG qui carbure aux combustible rouge-sang de la vie des Guinéens et à la manipulation de l’ignorance de masse, marchepied du drame qu’ils sont en train de planifier : « give us a break !!! ». Car c'est tous ensemble avec la foi en notre génie libérateur et notre ingéniosité à nous affranchir de nos haines nauséeuses que nous réussirons le tour de force, dans un afro-optimisme réaliste, à rompre définitivement le cycle infernal de la tragédie du Leadership national qui a enfoncé le pays dans une culture de la violence politiques et de la prédation économique afin de sortir notre pays de la fatalité dictatoriale et promouvoir un nouveau destin à notre Matrie-Guinée. Il y a bien une porte de sortie à ce capharnaüm, à cette implacable faillite intellectuelle et morale de notre nation. La guerre de tous contre tous est un non-sens historique pour peu qu'on espère que les religions révélées nous ont apporté tant soit peu, un quelconque progrès intellectuel et moral : où vais-je mettre mes frères peuls et mes demi-sœurs malinkés, mes gendres soussous et mes cousins tomas et kissi ? La bêtise humaine a bien des limites que seul peut contenir l'exercice pur de la raison et de l'amour de la solidarité raciale que nous avons perdu et en perdant le sens de notre destinée sur terre depuis le choc médiéval des civilisations. Puisse le magnétisme obama nous inspirer une nouvelle praxis à notre altérité. Cette surenchère du réflexe sécuritaire ethnique politisée dont le liant est l'instinct de survie dopé par la folie haineuse de la révolution a aboli la lucidité et la sagacité d'une immense majorité des Guinéens, toutes ethnies confondues, qui ne sont plus convaincus de la nécessité historique de s'affranchir de leurs coordonnées ethniques pour faire triompher dans une concorde républicaine, aussi bien dans les cœurs que dans les esprits, le devoir historique de sortir du carcan de cette image d'Épinal de la rotation ethnique au sommet du pouvoir. nous gagnerons immensément à réhabiliter la république et la démocratie. En ce sens la dérive Cole est une menace très grave à la nation qui n'est pas sans rappeler les premières manifestions cliniques de la volonté de toute puissance de Sékou 61-69 qui s'est traduite par une furie meurtrière incontrôlable: si c'est pas lui qui tue, en son nom, il fait tuer!!! Les mésaventures tragiques et médiocratiques du leadership cannibale des rivières du Sud tient au drame que nous avons une population largement analphabète facile à impressionner par la violence et à tromper par la religion mais difficile à corrompre, et une élite intellectuelle savamment instruite difficile à tromper mais facile à corrompre. Cependant si Sékou Touré et Lansana Conté ont pu triompher des Guinéens, c'est parce qu’ils ont su et pu tyranniser et corrompre ceux qui devaient leur parler et les éclairer sur l'Etat de la nation : qu'ils soient des Intellectuels, des Imams, des Chefs coutumiers, des Politiciens ou des Journalistes. A bon entendeur!!! Si chacun tire une conséquence civique de cette accablante faillite de notre ETAT et des hommes qui sont en charge de sa destinée sur terre, certainement nous commencerons à trouver le début de la sortie de crise. C'est à ce prix et unique prix que la Guinée sortira de cette fosse sceptique commune où chaque Guinéen croasse et bave sa haine ethnique comme si les limites du ciel de notre destin national se réduisait à la bouche du puits dans lequel l'embrigadement idéologique nous à condamnés. C'est le moment ou jamais de démolir ses barrières psychologiques artificielles nées du silence déraisonnable de nos bâtisseurs de civilisation qui n'ont pas pu faire entrave de leurs corps aux monstres politiques sortis de la défiance et de l'indifférence réciproques autodestructeurs de nos ethnies. La Guinée n'est devenue ingouvernable et pauvre que par la pauvreté d'esprit de ceux qui sont en charge de sa gestion et de son destin au quotidien. Plus qu'hier notre pays est en danger d'où les opposants doivent s'extirper de leur divisionnite chronique qui incapacite la nation; qui a besoin de meneurs car dans l’hypothèse inverse c'est la rue qui prend ses responsabilités avec les conséquences tripartites que nous connaissons. N’en déplaisent aux adeptes des Bondieuseries, même le prophète en son temps n’a pas eu cette faveur divine que nous sollicitons lâchement, malgré ses révélations, il était obligé de descendre dans l’arène pour promouvoir son idée de la justice et de la vérité sur l’unicité du genre humain : l’opposition de salon ou de positionnement entriste ne suffira pas car demain, il sera trop tard !!! – les sermons, les prières et autres bénédictions attendrons…….. Ce n’est que par l’action qu’on change l’ordre politique et le cours de l’histoire ! Que la Kouyatépyromanie alimentaire ambiante, porteuse de fagots sur le net se rende à l’évidence que la conflagration ethnique n'aura pas lieu car l'union sacrée républicaine de 2007 est la seule force motrice capable de débarrasser les Guinéens de leurs œillères ethniques et de les délivrer de la bien-pensance crétine Pdgiste aux horizons macabres. L’escroquerie cinquantehuitarde passera bien à la trappe de la vigilance républicaine. car le mensonge politique n'a pas de longue jambes aussi bien que la réputation surfaite de diplomate chevronnée s’est effondrée de toute sa pesanteur éléphantesque. Cette atmosphère anxiogène de fin de règne et le spectre hideux de la loi des séries tyranniques qui plane a nouveau au dessus de nos têtes commande en toute urgence que la Guinée soit débarrassée à jamais du Tandem calamiteux des pieds nickelés. C'EST UN HONNEUR DE SERVIR SON PAYS. POINT UN PRIVILEGE DIVIN DE LE BRULER. Alpha Oumar Fela Barry, Paris, pour www.guineeactu.com
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