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Ho ! là ! là ! Goby Condé manque totalement de bon sens. Il est vraiment d’une nullité choquante pour quelqu’un qui se targue du titre de professeur. Il ment avec aplomb avoir enseigné le droit à la Sorbonne. Et il balbutie chaque fois qu’il ouvre la bouche. En réécoutant son galimatias du 21 décembre dernier lors de son intronisation à Sékoutoureya, l’on pense sitôt à ce propos de Descartes : « Il peut arriver qu’après avoir ouï un discours dont nous aurons fort bien compris le sens, nous ne pourrons pas dire en quelle langue il aura été prononcé. » Wallahi ! Et pourtant Goby Condé a bel et bien bredouillé dans la langue de Molière. Hé ! Merde. Ne banalisez pas ça à un simple détail. Goby Condé est au perchoir. Elèves et étudiants guinéens l’écoutent. On ne lui demande pas l’impossible notamment pontifier comme un académicien. Mais quand même ! Pour un ex fesseur à la « Place d’Italie » dans Paris… Que Diahannama Kouyaté, bardé au moins d’un Deug, l’on ne sait plus de quelle université guinéenne, lui dispense alors des cours de parler à domicile moyennant bien sûr quelque chose !
Quand Goby Condé parle dans son discours de « notre passé douloureux », ça sonne dans les oreilles de votre malentendant : « notre passé glorieux ». Ne relisez pas l’écrit mais réécoutez le galimatias et fixez-nous sur le qualificatif employé.
Dans son cirque devant un parterre de présidents dictateurs, Goby Condé martèle : « La Guinée sous ma conduite occupera toute sa place dans les institutions internationales… » Tel un prédateur il marque ainsi son pouvoir ou si voulez son territoire. Il est le tout premier conducteur de la voiture-Guinée diesel ou essence à quatre roues. Libérez la voie : le chauffard de Sékoutoureya est au « wolant ». Dégagez ! Le nouveau maître du jeu parade dans les rues de Cona-crimes. Il va définir les règles du jeu et commander le pays au grand dam des aigris et des jaloux. Goby Condé est vraisemblablement le thaumaturge que d’aucuns attendaient. Ses fans soutiennent mordicus qu’il va tirer la Guinée de ses gouffres et assurer son développement. Des bobards. Paraphrasons Alejo Carpentier pour reconnaître que rien ne fait en Guinée autant de chemin qu’un mythe. Après Sékou Touré, Lansana Conté et Moussa Dadis Camara, des Guinéens façons s’attèlent à coup sûr à forger un mythe autour du Gobykhamé de Sékoutoureya. « Ce que vous devez d’abord garder à l’esprit est que celui qui exerce le pouvoir reste un être humain bâti sur le même modèle que vous. (…) Les ressources de sa mémoire demeurent identiques à celles des autres femmes ou des autres hommes. Or vous, vous ne le croyez pas : vous sentez, ou vous croyez sentir, une immense différence entre vous et lui, comme s’il existe un darwinisme fulgurant du pouvoir. » Estampille Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la France, dans son livre : « LE POUVOIR ET LA VIE-Choisir ». C’est vous dire qu’il ne faut pas chercher à mythifier Goby Condé et son pouvoir. Tout individu qui dérogera à ça est un bâtard.
Et l’on vous répète que Goby Condé est un fanfaron, un pontife, un incompétent, un ignoble manipulateur, un ethno. On attendait comme le dit Alejo Carpentier qu’il nous fixe dans son galimatias « les protocoles de l’avenir ». Mais non. Il fanfaronne que c’est la première fois qu’un ancien étudiant de la Fédération des étudiants africains en France est « préssident ». En quoi, cela était-il important de le crier dans un discours d’intronisation devant des présidents africains dictateurs et des populaces guinéennes ? Quelle valeur ? Encore que c’est un gros mensonge qu’il dit là. On s’en fout de ça. Merde de merde.
« Ittolomati », Goby Condé ! Les Guinéennes et les Guinéens attendent plutôt de voir concrètement ce dont tu es capable. Ce n’est pas ta vantardise que les misérables ménagères dans les bourgades du bled feront bouillir dans leur marmite.
C’est idiot quand tu bouffonnes que « le changement que nous prônons n’est pas dirigé contre un parti politique, contre une ethnie, contre une région, » et cetera. Est-ce que l’UFDG, les peuls, le Fouta Djallon se sont déclarés contre le progrès économique et social du patelin ? Dans ce monde de mondialisation, quel autre « gnangamadi sofalé » se targuera encore à préférer « la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. » Est-ce que le pauvre est libre ? Est-ce que le riche est un esclave ? Ne peut-on pas s’épanouir économiquement et financièrement parlant dans la liberté ? Philosophe sur ces questions mais arrête, Gobykhamé, de dire du n’importe quoi. Plus de woba woba et de blabla. Passe à la vitesse supérieure et imprime le changement à l’aide de ta baguette magique.
Premier changement : d’abord donner gratuitement des fournitures scolaires aux élèves dans les écoles publiques à revaloriser, définir une politique éducative qui sera compétitive dans la sous-région, former et reformer surtout le corps enseignant. Que n’importe qui flanqué d’un simple baccalauréat bidon ou Deug façon ne professe plus dans nos universités ! Il faut mettre les étudiantes et les étudiants dans de bonnes conditions d’études à tout point de vue. Parce que le plus grand retard de la Guinée, c’est le retard de ses filles et fils dans les études. C’est pourquoi les marchands d’illusions et les tenants de l’ethnocentrisme font encore recette dans le pays. Sinon comment peut-on voter pour un imbécile politique qui dissémine au sein de son clan ethnique que tout malinké qui ne voterait pas pour lui est un bâtard ?
Le changement de mentalité n’est possible qu’à travers l’éclairage des esprits à l’école et à l’université. Les élèves et les étudiants Guinéens ne doivent plus accepter de se faire cornaquer par des enseignants nuls, des professeurs cancres des ministres incultes.
Ecoutez, élèves et étudiants ! Rejetez l’enseignement au rabais, exigez des études de qualité. Ce n’est pas une manipulation c’est un droit que d’exiger d’être bien formé à l’école et à l’université. La Guinée dispose suffisamment de ressources pour satisfaire ce droit.
Ensuite on doit prioritairement opérer un grand bouleversement dans le domaine de la santé en Guinée. Il faut absolument qualifier nos sages-femmes, nos infirmiers, nos médecins-bouchers et docteurs qui, dans les hôpitaux, dans les dispensaires et autres centres de santé, sont pires que des commerçants véreux. Certes ils ne sont pas bien rétribués. Mais la plupart d’entre eux sont des incompétents, des incapables. D’autre part les médicaments dans les pharmacies coûtent des yeux de la tête. C’est trop, trop, trop cher. Il faut indéniablement revoir ça.
Goby Condé, le deuxième changement que tu dois imprimer « ya coss coss » c’est à dire immédiatement, c’est d’assurer l’eau potable et l’électricité aux Guinéennes et aux Guinéens, de construire de bons logements sociaux, de goudronner les routes, de rehausser le salaire des fonctionnaires et des magistrats, de respecter la séparation des pouvoirs. Tu t’es vanté devant les bidasses en leur promettant de relever leur salaire à sang pour sang pour qu’ils ne se mutinent pas. Tu leur as dit qu’« En Guinée, tout le monde sait que je fais ce que je dis. » Wouya ! Si l’on se fie à Siaka Toumani Sangaré de la CENI qui t’a propulsé au trône, quarante-sept pour cent et poussière des Guinéens ne croient pas en toi. Ils savent que tu es le roi des illusions, de la fausseté et de la duplicité. Et l’on se félicite que Cellou Dalein Diallo de l’UFDG ait refusé de se faire hara-kiri sur l’autel politique en acceptant d’être sous ta « conduite ».
L’UFDG doit être indéniablement l’ossature de l’opposition guinéenne pour articuler un contre-pouvoir face au pouvoir personnel du nouveau monarque de Sékoutoureya. Que l’UFDG remotive immédiatement ses militants et sympathisants en prélude aux élections législatives et communales ! Qu’ils affûtent leurs cartes d’électeurs ! Que Cellou Dalein Diallo rende visite à ses militants en Haute-Guinée alors persécutés et violentés par les loubards du RPG lors du second tour de la farce présidentielle de novembre dernier ! Qu’on accorde ses violons aux élections législatives et communales pour battre à plates coutures le camp de Goby Condé ! Battez campagne en Basse-Guinée : pas en distribuant des sacs de riz aux populaces mais en leur expliquant en langue nationale l’intérêt national d’asseoir dans le pays une opposition forte et républicaine. Les populations de la Basse-Guinée ont été dangereusement intoxiquées par Goby Condé et ses coreligionnaires au second tour de la présidentielle. Au leader de l’UFDG d’aller à la rencontre des populations de cette région et de détruire ces monstrueux clichés dans leur esprit. L’intoxication est le fort du RPG.
Par ailleurs votre chipoteur profite des sites guinéens pour présenter ses condoléances à Alpha Condé. Son frère cadet, Malick Condé, était effectivement alité depuis longtemps. Il est décédé à la suite d’une longue maladie. Que le Tout Puissant Allah lui accorde sa miséricorde ! Amen !
Pour aller allègrement du coq-à-l’âne, disons que sur le registre de la lutte contre la corruption et l’impunité, nous attendons de voir. Nous attendons de voir si Aboubacar Toumba Diakité, le bourreau du stade du 28 septembre, qui avait massacré plus de 157 manifestants pacifiques le 28 septembre 2009 sur ordre de ses supérieurs hiérarchiques du CNDD, sera traduit devant la Cour Pénale Internationale. Sachant que ce machin qu’est la CEDEAO vient de caser le galonné Sékouba Konaté du CNDD à la tête d’une prétendue force africaine comme pour l’éloigner de toute implication dans ce massacre soldatesque et permettre par ricochet Goby Condé de régenter le bled.
Hé ! Il ne faut pas oublier le cas des prisonniers politiques embastillés à la suite des violences post-électorales de la présidentielle guinéenne. Aucun loubard du RPG ayant activement pris part dans ces violences ne croupit à ce jour en prison. Ce sont tous des militants et sympathisants de l’UFDG privés de liberté. Qu’on les libère ! Bordel !
Benn Pepito
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