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Comme on le dit au Baté, la conscience et l'amour du terroir sont des vertus. Ces sentiments ont conduit, il y a des années, à la création d'une organisation informelle des ressortissants de Kankan ici aux États-Unis. Les membres originaires de Kankan en Amérique cotisaient au nom de fi sabil Allah pour rendre hommage aux dignitaires des communautés de Kankan et de Baté aux moments des fêtes du Ramadan et de la Tabaski et pour effectuer certains travaux dans la cour de la mosquée de Kankan. Ces dépenses se faisaient sans contrôle financier. D'après de nombreux observateurs, les réalisations perceptibles sur place là-bas au pays étaient inférieures aux contributions financières consenties par les membres vivant aux États-Unis. Cette question impliquait la nécessité d'une gestion transparente des fonds. Le besoin d'élargir le nombre des membres de l'organisation et d'en accroître le champ d'action a abouti à la rencontre historique de Philadelphie en 2004 à laquelle ont assisté de très nombreux ressortissants de Kankan, du Baté, de la Guinée et leurs amis d'ailleurs. Les membres présents ont adopté le nom de NABAYA pour l'association. La convention de Philadelphie a été suivie de celles de New York en 2005, de Washington, DC, en 2006, et de Columbus, OH, en 2007 où il a été unanimement décidé de tenir la prochaine à Newark, NJ, le 30 août 2008. Depuis l'adoption du nom de Nabaya à Philadelphie et l'élection d'un Bureau exécutif central avec un président et un trésorier général et la mise en place d'un Conseil des Sages et des sô-ti régionaux, l'organisation a fait bien des progrès. La mise en place d'une telle structure de fonctionnement reflète la participation de nos grands aînés tels que l'Ambassadrice Hadja Jeanne Martin Cissé, le Professeur Elhadj Lansiné Kaba, le Professeur Elhadj Demba Traoré, M. Ibrahima Kaba (Igofrey), Docteur Koureissy Condé, M. Oumar Dioubaté, M. Mori Diané et Elhadj Solomana Diané et de beaucoup d'autres personnes de talent et de bonne volonté. Le changement fut accueilli comme une initiative salutaire (malgré quelques murmures de la part de ceux qui aspiraient à gérer indéfiniment l'organisation). Toutes ces initiatives visaient à créer davantage de transparence dans le fonctionnement de l'organisation et à accomplir davantage d'actions volontaires pour nos communautés au pays. Les activités de Nabaya ont touché aux domaines de la santé, de l'éducation et des affaires sociales. Il suffit de rappeler, entre autres, la distribution des équipements hospitaliers, la construction de salles de classe au Lycée Morifindian et la réfection de la toiture et des fenêtres du Lycée franco-arabe de Kankan. Ce sont des réalisations certes modestes, mais importantes puisqu'elles donnent de l'ardeur aux membres. En tant que telles, elles font honneur à Nabaya et aux communautés de Kankan-Baté. Le but est de transformer Nabaya en une ONG efficace. Mais, l'autonomie financière des cellules et la tendance de certains présidents à résister aux décisions du Bureau central restent un grand obstacle. Le cas du Bureau de New York est, à maints égards, particulier. Depuis la Convention qui s'y était tenue en 2005, aucun compte rendu public ou écrit ne fut fait, ni aux autres membres du Bureau, ni aux membres contributeurs de New York. Comment peut-on réconcilier de tels actes avec la conscience et le sens de la responsabilité ? De là découla la frustration immense de la communauté de Nabaya de New York et de ses environs et par conséquent la nécessité de remédier à cette situation néfaste. Ce qui est important, c'est le devoir de mobiliser constamment les membres et les amis de Nabaya et de faire parvenir au Bureau exécutif central l'argent collectif amassé afin de faire des réalisations concrètes pour le public à Kankan et au Baté. Ainsi, la gestion financière reste l'un des problèmes de l'histoire de Nabaya. En effet, Il y a d'innombrables questions qui se posent jusqu'à ce jour sur le montant des contributions qui ont été perçues à New York et à Columbus par ces cellules régionales au compte du Bureau exécutif central de Nabaya. Ces montants appartiennent au Bureau central qui, sur avis du Conseil des Sages, autorise et finance les projets au pays. Les membres attachent de l'importance à ces considérations. La manière dont les membres présents à Columbus ont montré leur bonne volonté et leur générosité envers Nabaya est restée mémorable et prouvent ce point : Les congressistes ont applaudi leurs gestes, notamment, par exemple, ceux de notre membre-sœur de Los Angeles qui a offert cinq mille (5000) dollars comme contribution et ceux d'Elhadji Solomana Diané, le Grand So-ti de Nabaya qui ne cesse de verser des aides à Nabaya aux moments critiques. La cellule de Columbus n'a pas fait de compte-rendu financier après la convention. Elle n'a pas déclaré le montant total qu'elle a amassé. Quelle est la somme totale recueillie (moins les frais d'organisation) ? D'aucuns l'estiment à dix-neuf mille (19.000) ou vingt-deux mille dollars (22.000). Qui sait ? Aux gens de Colombus incombe l'impératif de dire la vérité. Car, en toute honnêteté, cet argent doit servir aux besoins de nos communautés au pays. Il est donc regrettable que Kankan et Baté n'aient encore reçu aucun centime de cet argent donné en fi sabil Allah par les braves fils et filles de Nabaya. Bien de ces événements se sont passés devant de grands témoins auxquels nous adressons nos remerciements sincères. En l'occurrence, il s'agit, entre autres, de l'Ambassadrice Hadja Jeanne Martin Cissé, de M. Kabiné Komara du Caire en Égypte, de M. Mamadi Diané de Washington et de Son Excellence Elhadji Mori Kaba, ambassadeur de la Guinée aux USA. Continuons à œuvrer au sein de Nabaya pour l'essor de Kankan, Baté et la Guinée. Que Dieu nous aide à renforcer notre solidarité et notre unité. Nabaya-USA pour www.guineeactu.com Lundi le 11 août 2008
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