mercredi 31 mars 2010
Gestion des médias publics : Aboubacar Sylla réoriente les pessimistes
Aboubacar Sylla

Récemment, les décisions prises quant à la production et la diffusion de certaines émissions télévisées, qui avaient gagné les cœurs d’un grand public friand de débats contradictoires, avaient fait couler beaucoup d'encre et de salive dans la cité.

Dans l'émission ''Invité du jour'' de la télévision guinéenne, animée par notre confrère Fana Soumah, le mercredi 30 mars dernier, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement de transition a été plus que clair sur la mission des médias publics dans cette période cruciale de notre histoire, mais il a aussi insisté sur l'urgence à débloquer la bagatelle de 23 milliards 400 millions Gnf pour enfin sortir les médias publics guinéens de l’ornière à l'orée des élections libres et transparentes annoncées pour le 27 juin prochain.

«Sur les 33 préfectures que compte la Guinée, 17 ne reçoivent pas les émissions de la Radio Télévision Guinéenne. Donc, il faut trouver d'urgence les 17 émetteurs de radio et les 17 émetteurs de télévision pour permettre à ces citoyens d'être au même niveau d'information que les autres Guinéens. C'est dire à quel point on a des difficultés pour assurer toutes les grandes couvertures médiatiques sollicitées par la totalité des partis politiques. » a expliqué Aboubacar Sylla.

Invitant chacun à la retenue et à la compréhension, le ministre de la Communication renchérit : «Vu la dizaine de caméras dont nous disposons aujourd'hui, et le temps d'antenne que nous devons leur accorder, c'est techniquement impossible de couvrir tous les évènements des partis politiques qui se chiffrent à 118 pour le moment... En plus, le personnel est insuffisant. Comment voulez-vous qu'on couvre tous les meetings de ces partis. Les responsables politiques doivent comprendre que la campagne électorale proprement dite n'a pas encore commencé. Elle ne commence qu'à 30 jours du scrutin.» a-t-il ajouté.

Rassurant les uns et les autres de sa volonté d'apporter un changement au sein de ces médias publics, le porte-parole du Gouvernement indique que les médias publics entendent respecter l'éthique et la déontologie du métier de journaliste. Pour ce faire, ils se résumeront au respect strict de l'égalité de traitement de toutes les sensibilités politiques, économiques, culturelles et sociales dans notre pays.

A noter que M. Sylla n'est pas un nouveau dans ce département stratégique. Déjà en 2006, il y avait été nommé suite à l’avènement du gouvernement de Fodé Bangoura, qui avait succédé à celui de Cellou Dalein Diallo, qui n'avait connu que 15 heures d'existence. A l'époque, le Ministre avait réussi en trois (3) mois de gestion à, entre autres, trouver le financement nécessaire pour le déménagement de la RTG dans ses nouvelles installations de Koloma, ainsi que le recrutement d'une dizaine de journalistes pour le seul quotidien guinéen Horoya.


N'Diaré AMADOU
de Conakry pour www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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