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Introduction :
Nos vies changent à un rythme beaucoup plus rapide de nos jours que dans toute l’histoire de l’humanité.
La quantité d’informations contenue dans un seul journal correspond approximativement à l’ensemble de toutes les informations qu’une personne au 16e siècle aurait assimilé toute sa vie.
Il n’y a plus désormais de courtes périodes de stabilité. Notre vie ressemble, pour la plupart, à une série de changements continus et sans fin.
Il vaut donc mieux prendre le parti de s’y adapter plutôt que de les subir !
Le changement :
Le changement est comme une pierre que l’on jette dans une marre. Il crée des vagues dans notre vie, entraînant des cassures, de l’excitation, des angoisses, et parfois des crises.
Cela peut remettre en question notre manière d’agir ou nos projets d’avenir.
Les études font ressortir que tout changement est d’abord perçu comme dangereux car pouvant remettre en cause les équilibres de pouvoir, donc l’autonomie antérieurement construite.
Intuitivement ce n’est pas tellement au changement que les hommes résistent mais aux risques potentiels de voir leur autonomie réduite.
Les théories du changement reposent sur l’idée que les collectifs humains sont toujours traversés par des changements, relativement indéterminés qu’il est illusoire et inutile de contrôler entièrement.
Le changement procède d’abord d’un travail
Il s’agit d’adapter son attitude à une nouvelle situation.
Lorsque vous traversez une phase de changement vous devez être conscient qu’il existe des effets négatifs sur :
· Le mental : l’esprit peut envoyer des signaux tels que :
- pensées négatives, confusion, difficultés de concentration, productivité diminuée, somnolence, oublis, trous de mémoire etc.….
· Les sentiments : sur le plan émotionnel vous pourrez ressentir :
- anxiété, colère, peur, frustration, dépression, euphorie, ou repliement sur soi.
· Le corps : Votre corps peut montrer des signes tels que :
- maux de tête, éruptions, sensation de grande fatigue, problèmes digestifs…..
Comprendre les principales phases du changement
Le refus :
Face à un changement, c’est le choc et notre première réaction consiste d’abord à refuser la réalité.
Les réactions courantes sont les suivantes :
· Le refus « ce n’est pas possible »
· La négation : « ça ne doit pas m’arriver »
· Minimiser : « il y a certainement des adaptations à faire »
A ce stade de refus, il est possible de continuer à travailler mais tôt ou tard la réalité devient incontournable et il faut réagir personnellement.
La résistance :
Pendant cette phase, la situation a souvent l’air de s’aggraver. Les angoisses personnelles augmentent.
On cherche un responsable à blâmer ou bien l’on s’en prend à l’idée du changement
A ce stade on a tendance à se lamenter sur son passé plus qu’à préparer l’avenir.
L’exploration :
Après cette phase de lutte intérieure, entreprise et personnes abandonnent leur état d’esprit négatif, poussent un soupir de soulagement et entrent dans une phase plus positive, plus optimiste et tournée vers l’avenir.
Chacun prend conscience qu’il va s’en sortir.
On ne trouve pas son chemin d’un seul coup.
En, fait ce qui apparaît d’abord c’est l’énergie nécessaire pour effectuer des recherches.
On commence à découvrir de nouvelles méthodes de travail.
On réussit à se fixer des objectifs, à cerner les moyens dont on dispose, à examiner des solutions de rechange.
On se sent motivé pour passer à l’action sans tenter de trouver d’emblée la bonne méthode.
1. L’engagement :
Lorsque l’individu a dépassé ses problèmes, trouvé de nouvelles manières de procéder, et s’est adapté à la nouvelle situation, commence la phase d’engagement où l’on se concentre sur une nouvelle ligne d’action
2. Accueil :
Le cycle de transition ne s’arrête jamais.
Tout au long de notre vie nous allons être confrontés à un rythme de changement, à de nouveaux défis et à des crises
La résistance aux changements est naturelle.
A titre d’exemple :
· 1829 : Non à la locomotive
Selon l’académie royale des arts et sciences « la locomotive de G. Stepherson est un monstre redoutable, une folie criminelle. Nous proposons son interdiction en France »
· 1890 : L’avion ne volera jamais
Le petit journal disait ceci « De la folie ! La machine de Clément ADER a peut-être fait un bond de quelques mètres dans les airs, mais cela ne prouve rien. Nous répétons que jamais un engin plus lourd que l’air ne sera d’aucune utilité dans les transports. »
· 1925 : Irréalisme à propos de la télévision
« Mais qui donc sera assez Fou pour croire que l’on pourra retransmettre continuellement des images animées à longue distance ? La télévision est irréalisable et inutilisable et elle ira bientôt rejoindre la quadrature du cercle dans l’arsenal de la folie évanouie. »
Critique de Lloyd Georges repris par le Daily express, 1925.
SYNTHESES
1. Il n’est pas utile de combattre le changement
Vous rendez votre vie beaucoup plus compliquée en combattant le changement. Le monde changera avec ou sans vous.
Rappelez-vous cette prière : « Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de modifier celles qu’il est en mon pouvoir de changer et la sagesse de savoir faire la différence entre les deux »
2. Vous n’avez pas besoin d’aimer le changement !
Mais il est bon de comprendre ce qui se passe, afin de pouvoir progresser.
La vie ne permet pas de choisir toujours ce que l’on aime, elle nous oblige à faire le mieux possible avec ce qui est disponible à un moment donné.
3. Clarifier vos domaines de refus du changement
Changer pour le plaisir de changer peut être destructeur de situations et de relations positives : On ne change pas une équipe qui gagne.
Clarifier bien ce que vous allez changer et ce à quoi vous allez résister.
4. Développez votre sens de l’humour afin de prendre un peu de recul et de souffler
Extrait d’un livre que je viens de lire
Sow Jean Bertrand
www.guineeactu.com
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