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“Men's natures are alike; it is their habits that carry them far apart”. Traduit en français, cette fameuse assertion de Confucius signifie à peu près ceci : « les hommes sont naturellement identiques, c’est leurs habitudes (cultures) qui les placent, les uns loin des autres ».
L’importance et la pertinence de cette citation paraîtront sans doute, un peu plus loin dans ce texte. Mais avant d’en arriver là, il serait tout d’abord judicieux de rappeler que la prescription selon laquelle tous les hommes sont égaux en droit, résulte d’une décision politique et morale, qui ne prétend pas à l’identité biologique entre hommes. Ainsi va l’adage, nous sommes tous égaux mais pas identiques.
S’il est vrai que les traits biologiques qui nous différencient sont autant visibles (couleur de la peau, stature) qu’invisibles (groupes sanguins), seuls les visibles sont utilisés pour subdiviser l’espèce humaine en groupes raciaux. La notion de race n’a cependant aucun sens génétique véritable, du moins au sein de l’espèce humaine. Ainsi, il n’y a, à proprement parler, qu’une seule race humaine. Car si nos variations distinctives (observables) peuvent apparaître importantes à l’œil nu, à l’échelle moléculaire, elles ne sont simplement que l’œuvre d’un épiphénomène, consigné sous le terme de polymorphisme* génétique
Nous savons à présent, que les hommes sont génétiquement très homogènes, d’autant que leur génome (support de l’information génétique des êtres vivants,) est identique à 99.9% à 0.4% près, grâce aux plus récentes analyses génétiques conduites sur les longues régions des gènes**. Ce constat est d’une importance capitale dans la mesure où il rejette la théorie de l’inégalité des races.
Cependant, malgré ce rejet plus ou moins catégorique, d’aucuns continuent à exploiter nos différences en conjonction avec des facteurs culturels et intellectuels pour justifier la théorie raciale. On a d’abord essayé de démontrer biologiquement que les noirs sont plus primitifs (formes intermédiaires entre les primates et l’homme moderne dans la chaîne de l’évolution), et par conséquent moins intelligents que les blancs, Asiatiques et autres. Maintenant, on fait de plus en plus recours à des tests psychométriques « normalisés » tel le Quotient Intellectuel (QI) pour mesurer les capacités cognitives de l’être humain avec des résultats qui tendent à supporter l’hiérarchisation raciale.
Ces études s’obstinent à montrer que les Juifs Ashkénaze présentent en moyenne un très haut QI (loin, au delà de la valeur de 100). Cette singularité Ashkénaze favorise, implicitement, l’assimilation des Juifs à une race alors qu’il n’en est rien. Car, si les Nazi ont utilisé le terme Sémite pour identifier et isoler les Juifs afin d’en faire un groupe racial distinct dont il faille radier de la planète à tout prix, les tribus Arabes sont originellement une branche du vaste ensemble Sémite qui compte en son sein plusieurs autres tribus afro-asiatiques.
Cela dit, les Caucasiens et le reste des Asiatiques (sans les Juifs) occupent la deuxième place en terme de performance cognitive, suivi des Hispaniques. Les noirs occupent le bas de l’échelle, sans grand mérite avec un QI moyen de 85. Des exceptions sont toutefois observées au sein de ce dernier groupe. C’est par exemple le cas chez Pomfila Watson, une noire américaine qui à l’âge de 18 mois déjà, maîtrisait 400 mots, et à 3 ans, avait un QI estimé à 140 et battait des adultes aux échecs. Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat du Président Bush est un autre exemple. Elle fut admise à l’université à 15 ans, obtint son diplôme à 19 ans et fut nommée professeur à l’université de Stanford à 26 ans. D’autres exemples existent, mais limitons nous à ces deux pour progresser dans notre raisonnement.
Ces résultats interraciaux du QI ont fait évoquer l’existence de « gènes intelligents » qui prédisposeraient telle ou telle race à la suprématie intellectuelle. Génétiquement qu’en est il ? Lesdits gènes ne sont pas encore découverts. Pour l’instant donc, ils demeurent nichés à quelques endroits du génome humain, réussissant parfaitement à échapper aux procédés chimiques de mise en évidence (Génie Génétique). En attendant leur éventuelle découverte un jour, nul doute que les résultats du QI continueront malheureusement encore à alimenter des théories plus ou moins racistes (Racisme Scientifique).
DECLARATION DE JAMES WATSON
Il y a peu de temps par exemple, James Watson déclarait lors d’une interview, à la furie générale, que les Noirs étaient beaucoup moins intelligents que les blancs. Il explique que cela est la cause du retard économique qu’accuse l’Afrique Subsaharienne. Les propos martelés par l’homme de science au mépris de l’humilité et du précepte de rectitude politique sont si graves que la presse internationale s’en est largement fait l’écho.
Sire James Watson n’est pas n’importe qui. Il jouit d’une stature internationale unique pour avoir été l’un des hommes dont l’apport à la science s’invite à la première loge des grandes réalisations individuelles du 20eme du siècle. Son rôle prééminent dans la découverte de la double hélice de l’ADN, lui confère une personnalité désormais immortelle dans la mémoire universelle des hommes. Toutefois, malgré l’insigne respect qu’on peut éprouver pour Sire James, l’on peut être saisi par cette espèce d’envie impérieuse de le confronter sur certains de ses propos, même dans une discipline scientifique dont il réclame la paternité – la Génie Génétique. Personnellement, si je puis réagir, ce n’est pas parce que je m’identifie au peuple préjudicié. J’estime simplement que c’est pour chacun de nous, un ultime devoir d’accompagner les scientifiques qui se sont prononcé contre une assertion lourde d’implication sociale et politique, mais sans aucun fondement biologique vrai.
Il est une expression ordinaire que l’instinct est animal et l’intelligence humaine. Qu’est ce que cela traduit biologiquement ? C’est que les fonctions intellectuelles et instinctives sont stockées dans quelques gènes sous formes d’information héritables, d’où l’impossibilité de nier le support génétique de l’intelligence. Mais ce qui, en revanche, parait très peu probable, c’est l’implication de ces gènes dans des différences observées entre les races en termes de performances ou de rendement intellectuels. Certes, il y’a une forte corrélation entre Races et Intelligence mais comme dirait un statisticien averti, « Corrélation ne signifie pas Causalité ».
De récentes études sur les adoptions et les jumeaux permettent de déterminer la part non négligeable de l’environnement (nature et nourritures, contexte socio éducationnel, éducation et profession parentale) dans l’affinement voir le raffinement de la capacité idéationnelle de l’homme. De la même manière que la fonction créerait l’organe dans la Théorie de Lamarck, l’exercice aussi émorfile les fonctions cognitives.
Ce rôle établi de l’environnement permet aujourd’hui même de quantifier le degré de probabilité que les gènes ont d’expliquer les différences interraciales en QI, grâce aux mathématiques de Bayes. Quant à Sir James, il peut parier qu’en moins de 10 ans, la preuve génétique de son hypothèse sera faite.
En attendant de vous envoyer la suite de cette page dans une semaine, je vous souhaite une bonne suite de navigation sur ce site.
A. Modibo TRAORE, UK
pour www.guineeactu.com
NOTES :
*Polymorphisme : variation au niveau de la séquence d’un gène qui peut soit porter sur une seule base, c’est le SNP ou Single Nucleotide Polymorphism ou soit partiellement ou totalement sur un gène donné. Les polymorphismes sont en réalité des mutations génétiques, mais en règle ce terme est utilisé lorsque le changement de la base est impliqué dans quelques anomalies de fonctionnement des processus biologique (phénotype morbide).
Exemples de polymorphisme, le groupe sanguin, la couleur de la peau
Polymorphisme morbide (mutation) : La Drépanocytose dans laquelle une simple mutation génétique entraîne des conséquences cliniques plus ou moins graves au niveau des porteurs du gène mutant.
**Géne : Séquence d’ADN qui code une protéine donnée.
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