mercredi 9 septembre 2009
Front du refus : écartons Dadis avant qu’il n’écartèle notre pays !
Ibrahima Kylé Diallo

Il y a quelques jours, j’ai écrit un petit article par lequel j’ai exprimé ma profonde indignation devant la couardise de nos chefs de partis, tous envolés pour Paris. Vous avez été très nombreux à partager mon point de vue par vos commentaires sur le web et des entretiens téléphoniques, et je m’en félicite. Ma prise de position que certains ont cru prendre pour une erreur n’en est pas une. Au contraire, je la revendique. Je ne regrette rien. J’insiste, je persiste et je signe !

 

Qu’ai-je fait ? Une simple observation : on peut refuser de répondre à la convocation de Dadis sans quitter le pays. Un point et c’est tout.

 

Je n’ai pas parlé de fuite de leaders politiques (ce qui suppose une menace qui pèserait collectivement sur eux) mais d’absence difficile à justifier par les temps qui courent, ce qui revient pratiquement au même ! S’il s’était agi d’une fuite, ils ne seraient pas revenus au bercail tant que la menace persiste. En fait, sans fuir, ils ont fui leurs responsabilités ! Je n’ai jamais dit qu’ils ont commis un crime ou même une faute mais une erreur d’appréciation des enjeux du moment. Je suis d’autant plus à l’aise que ce sont leurs propres partisans qui sont, en la circonstance, les plus mal à l’aise. C’est parce qu’il y a des positions difficiles à défendre que j’hésite à entrer en politique qui pourtant m’intéresse au plus haut point. Je veux être en accord avec moi-même, ce qui n’est pas toujours facile !

 

Evidemment, parler de ce voyage curieusement groupé pourrait être récupéré par les partisans de Dadis. Est-ce pour autant que je serais entré dans un quelconque compagnonnage ? Serait-ce de ma faute si j’arrive au même constat qu’un autre mais dont l’interprétation est différente ? Les faits sont têtus, dit-on. C’est mal me connaître ! Refuseriez-vous de monter dans un véhicule au seul motif que vous ne partagez pas l’opinion de certains passagers ? Autant avoir, en toute occasion, un moyen personnel de locomotion.

 

Ceux qui s’évertuent à défendre systématiquement un leader quel qu’il soit, je leur souhaite bien du plaisir. Pour ma part, je préfère un soutien critique. Je ne suis membre d’aucune confrérie et n’adhère à aucun parti politique (Et Dieu sait que j’ai été sollicité !). J’ai de bons amis qui militent dans des partis et je respecte leurs choix. Cependant, je suis un homme engagé pour la Guinée et c’est la raison pour laquelle j’écris pour apporter ma modeste contribution. Je suis prêt à marcher avec tout homme politique (pas n’importe quel politicien) mais pas derrière lui, avec pour objectif primordial, l’unité nationale.

 

Cela dit, les partis politiques ont un rôle essentiel à jouer, surtout en ce moment où Dadis veut tout confisquer. Pourquoi ce dernier s’acharne-t-il sur leurs chefs ? Tout simplement parce qu’à ses yeux, ils constituent le seul obstacle à son maintien au pouvoir. Toutefois, ils s’y prennent mal. Chacun de nos chefs de partis, pris individuellement, est supérieur à Dadis en termes de capacité de gestion, de niveau intellectuel, de nombre de sympathisants et de qualité d’éducation familiale. Dadis n’est même pas populaire au sein des militaires. Il est toujours en tenue mais le kaki ne le rassure pas. Dadis a exacerbé la rivalité entre nos leaders politiques en faisant croire à chacun d’eux qu’il le soutenait ! En réalité Dadis a toujours joué sa carte personnelle. Je ne demande pas aux leaders politiques d’attiser le feu qu’ils n’ont pas allumé mais porter haut la flamme de l’espoir.

 

Par conséquent, ils devraient se concerter pour barrer la route à Dadis. Pour cela il faut un minimum de sacrifice. La Guinée, pour des raisons culturelles et mystiques est le pays par excellence des sacrifices qui vont du coq rouge au taureau noir ! Qu’on arrête ces immolations sacrificatoires. Le vrai sacrifice, c’est le don de soi. Il ne faut plus sacrifier quoi que ce soit mais accepter de se sacrifier en prenant en compte l’idée de l’intérêt collectif. C’est facile d’être chef de parti ; il suffit d’en créer un et en obtenir l’agrément. En revanche, la stature d’homme d’Etat n’est pas à la portée du premier venu. Elle se forge tous les jours à force de volonté, de courage et de caractère. Pour passer de l’homme politique à l’homme d’Etat, il faut subir des tests de courage en permanence : expliquer n’importe où (mais pas n’importe comment) son programme, aller au devant des populations pour les écouter, affronter, pacifiquement de préférence, le pouvoir en place, monter par son comportement qu’on est crédible, etc.

 

Comme le leadership ne se crée pas par décret, on fait, pour le moment, avec ce qu’on a. Il faut encourager les leaders politiques actuels à taire leurs querelles personnelles, à ne plus se regarder en ennemis et à constituer un front de refus pour stopper les dérives de Dadis. C’est moins difficile qu’on ne le croit.

 

En effet, sans être démocratique, la Guinée apparaît politiquement avec un visage d’un bipartisme de fait : d’un côté Dadis, son CNDD et ses courtisans, de l’autre, tout le reste (partis, syndicats, etc.), le tout sur un fond de vol, de corruption, de crime et de drogue. Ces 4 fléaux sont inégalement répartis. C’est vrai que le vol et la corruption ont le même âge que notre République de Guinée. Le sang n’est venu massivement qu’après. La drogue est plus « jeune » mais très dévastatrice !

 

Parlons du couple vol/corruption. Qui n’a pas volé ou tenté de voler en Guinée ? Dans les conditions de misère où chacun est contraint de se débrouiller sans limite, tout le monde a cherché à profiter individuellement du système. C’est ce système qu’il faut changer au lieu d’accabler les voleurs que je ne cherche nullement à défendre. On peut voler sans corrompre (en gardant pour soi ce qu’on a volé) mais pour corrompre, il faut d’abord bien voler. Si les enseignants ont porté à un moment donné le titre de « militants d’honneur de la Révolution », ce n’est pas parce qu’ils avaient une bonne moralité ou une conscience professionnelle à toute épreuve mais c’est parce qu’ils n’avaient rien à voler. Lorsque vous occupez un poste lucratif, ce sont vos propres parents qui vous incitent à voler car pour eux, c’est être maudit que de ne pas profiter ! Quand on fouille les placards, on trouve toujours quelques cadavres…

 

Beaucoup de personnes qui ont participé à la gestion de la Guinée sont soupçonnées de détournements et autres malversations. Leur culpabilité n’est pas encore établie malgré les casseroles qu’ils traînent. En revanche, ils n’ont pas versé de sang et ne sont pas impliqués dans le trafic de drogue. Ce qui n’est pas le cas de Dadis sur qui convergent des faisceaux de soupçons relevant des 4 fléaux. Dadis a en commun avec certains le soupçon de vol et de corruption (qu’il nous éclaire sur son passage direct à l’intendance militaire et les milliards de Fg qu’il distribue à sa guise). On comprend que faire le procès du système Conté c’est faire celui de Dadis. Ce que ce dernier a en plus sur le chapitre des soupçons, c’est le sang et la drogue.

 

Dadis a reconnu lui-même sa présence au « Pont du 8 Novembre » lors des évènements sanglants de janvier et février 2007. Etait-ce en qualité de donneur d’ordre ou d’exécutant ? En tout état de cause son sort est peu enviable au regard des dispositions du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale. C’est à un juge de se prononcer sur la culpabilité de Dadis mais dans le cas présent, la présomption d’innocence n’est que formelle.

 

Dadis donne chaque jour un coup contre l’unité nationale. Cet individu aux réflexes hitlériens est entrain d’écarteler le pays en y créant toutes les conditions du chaos. Accepterons-nous le maintien à la tête de la Guinée un homme dont le pouvoir teinté d’illégalité est doublée d’illégitimité ?

 

Je vous salue.

 

 

Ibrahima Kylé Diallo

Directeur de www.guineenet.org

 

 

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Youssouf Bangoura, mercredi 9 septembre 2009
Tous nos malheurs viennent de ces peureux politiciens, si Alpha avait eu le courage de faire descendre la population dans la rue en 1993 après l`election presidentielle volée par Conté,ce dernier n`aurait pas été resté long temps, et si Somparé avait eu le courage d`obliger Lamine Sidimé de reconnaitre l`incapacité de Conté dès 2004, ce dernier ne serait pas mort au pouvoir et l`accident DAdis serait pas produit. Il ne s`agit pas d`être policitien,ce qui manque à nos leaders politiciens est le courage, aucun d`eux n`est prèt à se sacrifier pour son ideal, ils veulent tous qu`on leur dise:venez prendre le pouvoir. Non le pouvoir ne tombe pas du ciel, et ne se donne pas, il faut se sacrifier pour l`obtenir. Ils savent tous comment laurent gbagbo a eu le pouvoir, c`est tres difficile de supporter un peureux. Aucun parmi eux ne peut oser à affronter Dadis, ils veulent tous se mettre à couvert pour eviter de declencher sa fureur. Ca a toujours été ainsi avec lansana Conté, et l`histoire risque fort de se repeter, surtout que Dadis connait à present leur point faible. Ca sert à rien de voyager, le combat se gagne à Conakry, pas à Paris, ni Bruxelles ou à New-york, c`est en Guinée pas ailleurs.L`effort doir se concentrer sur la guinée profonde, aller sur le terrain, essayer de vendre son image, expliquer et convaincre nos papas, mères, freres et soeurs le bien fondé de la democratie. Au moment oû Dadis et ses commis distribuent des milliards pour corrompre les consciences, nos leaders eux sont eparpillés en europe pour rencontrer un deputé français ou belge, ils refusent de comprendre que les blancs n`ont pas d`amis en afrique, ils n`ont que des interets, peu importe celui qui est au pouvoir.
Ollaid, mercredi 9 septembre 2009
Cher Koto Kylé, contrairement à la majorité des Guinéens qui sont prêts à condamner SYSTEMATIQUEMENT nos leaders politiques et donc s’empresseront d’être d’accord avec toi, j’étais à Paris ce qui m’a permis de rencontrer et d’écouter certains d’entre eux pour savoir leur point de vue. Leur explication a du sens dans la mesure où ils avaient déjà un programme préétabli avant la sortie de Dadis ; et rester à Conakry n’aurait servi à rien surtout qu’aucune concertation d’actions n’avait été prise ! Et comme ils disent, le parti ne doit pas se résumer désormais au leader mais à une équipe, c`est-à-dire en leur absence, le parti agira comme prévu. Et le plus important est qu’ils retourneront de toutes façons a Conakry à la fin de leur mission : ils ne sont pas en exile ! Et leurs voyages peuvent apporter des résultats plus probants que rester a Conakry : la politique est l’art de trouver les moyens les plus efficaces plutôt que le spectaculaire démagogique. Et je suis d’accord sur ce point. Et croyez moi, Mouctar Diallo ne ressemble pas à un ‘’peureux’’, ni les autres d’ailleurs maintenant ! Koto Kylé, demande a ceux qui critiquent les leaders politiques, combien parmi ceux qui vivent en France, a fortiori en Ile de France, ont fait le déplacement pour la manifestation a Paris. Il parait si peu que point ! Si nous ne répondons pas aux appels de manifestations pour une Guinée meilleure comment peut-on condamner nos leaders d’aller à l’étranger dans le cadre de la lutte ! Cela dit, une chose est certaine: la Guinée n`a pas les ressources de se passer de l`Occident. Si des sanctions telles qu`interdictions de voyager et gel des avoirs des membres du gouvernement et du CNDD mettraient Dadis en difficultés car les civils qui l’entourent lui permettant de “gouverner” qui ont comptes bancaires, biens immobiliers et surtout famille à l’étranger ne pourraient montrer de la même défiance que Dadis. C’est la part que la Communauté Internationale peut et doit jouer et sur le plan intérieur, ce sera notre responsabilité de s’opposer à Dadis si lui et le CNDD sont toujours aux commandes après septembre 2009 sans revenir sur sa décision d’être candidat
Kourouma Ibrahim, mercredi 9 septembre 2009
Mon chèr David vous vous trompez de combat et d`adversaire! vous supporter Dadis uniquement parce que vous êtes forestier, c`est pitoyable. Moi je ss Kourouma de Banian (village de Sékou touré) et lisez mes commentaires sur ce sanguinaire. Dadis au pouvoir va rapportera quoi et à vos enfants? Nous sommes au 21 ième siècle et Dadis vit encore à l`âge de pierre. La Guinée mérite mieux mon frère, si vous étiez candidat contre Dadis je votais pour vous. Je ne ss pas contre la persnne de Dadis (je l`ai applaudi plusieurs fois à Lambanyi) mais il n`a pas le niveau intelectuel pour nous faire faire le grand bond en avant dont on a besoin pour rejoindre les autres pays. Un bon président profitera à tout le monde et un dictateur n`a pas d`amis ni d`ethnie; demandez aux habitants de Kankan quel souvenir ils gardent de Sékou Touré.
boubacar doumbouya, mercredi 9 septembre 2009
MERCI MON FRERE KYLE,POUR MOI SI UN CAMION EST POURRI, CHANGER DE CHAUFFEUR A TOUT MOMENT N`arrange a rien.Il faudra changer le moteur.LEs daddis les pivi les el tiggre non cas comprendre nous tous nous sommes les enfants de ce pays ,alors s`eterniser au pouvoir n`arrange rien ,c`est maintenant qu`ils doivent rentrer dans l`histoire par la grande porte .les guineens ne merite pas ce qui se passe aujourdhui merci . bouba mannheim
B.BAH, mercredi 9 septembre 2009
Merci kylè pour le combat que tu mènes surtout n`abandonnes pas.La situation de la guinée est très inquietante, nous sommes actuellement la risee mondiale.Le vol et l`humiluation du diplômate Ghanaen nous a mis au niveau mondial le plus bas.Nos PIVI, consorts ne savent pas ce que le Ghana est pour la Guinée. Il faut de la morale et de l`instruction civique etc etc... pour nos agents en uniforme. Tiens bon
Laye Fabouya Camara, mercredi 9 septembre 2009
Mr kyle Merci d`etre le vrai fils du pays qui parle avec sincerite, honnete,... Je sais que tu es Guineen et tu aimes ton pays, il fait pas meme pas ecouter des personnes parait qui parle en regardant l`autre cote de la rue( peut etre il peut me faire Ministre de son gouvernement), Non et non nous avons pas besoin, car nous ne voulons des hommes affames du pouvoir, des manupilataires du pays, narcotrafiquant, des bandus, des tueurs de la populations, rien n`est respecter dans les convection. Si um mois ne peut pas permet a Dadis de changer sa parle, et alos qu`il est a la base tout ce qui se passe chez. Il faut etre comme Dadis comme lui pour refuse le respect que tout le monde l`accordaient.Mais dans les autres pays, disait etre comme Dadis pour parle la verite, mais il ne faut dire devant nous et refuse d`applique. Merci
Conde, mercredi 9 septembre 2009
DAVID il faut s`attaquer a l`ecrit et non a l`auteur. Est ce que l`analyse de kylle est responsable ou pas ,pour la deuxieme alternative libre a toi de refuter point par point ses point de vu. On doit finalemnt depasse la personnalisation de la guinee pour voir le collectif. Je suis par exemple souvant d`avis contraire que kyle mais cela ne doit pas m`empecher de reconnaitre des points de vu responsables qu`il a des fois. J`avais personnelement mal compris son attaque envers ces leaders mais avec son explication du constat des deux anti et pro dadis voir dadis lui meme de l`abscence simultanee a un moment precis fait que j`ai compris sa colere. IL FAUT ATTAQUER LES IDEES ET LAISSER LES GENS (PERSONNES)
Mamy, mercredi 9 septembre 2009
Merci M. Kyle pour cette brillante intervention tres edifiante. Le plus nul des leaders est de loin meilleur @ Dadis. Nous ferons tout pour que cette arrivee accidentelle aussi incongrue qu`inacceptable soit corrigee. Il partira et cela par le prix que nous militants et leaders sont prets a payer. Et ce prix ne sera pas exorbitant, il suffira qu`on mette l`interet superieur de la nation au devant de la scene pour bouter hors d`etat de nuir le CNDD et son president. Vivement l`unite des leaders pour une Guinee debarassee des tares actuelles: corruption, vol, sang, drogue,incompetence, irresponsabilite, manque de patriotisme,......
OUAMOUNO DAVID, mercredi 9 septembre 2009
Sur vos souhaits d`entrer en politique, j`en doute fort Mr Kilé. Ce que je ne comprends pas, c`est votre acharnement sur Daddis, comme si vous l`en vouliez à mort. Vos propos à son égards sont si dégradants que je me demande si par votre eloignement du bercail, vous avez oubliez les règles du respect du chef. avant tout, pour le moment il incarne quelque chose en Guinée, même les Khalifs lui adressent des remerciements. Vous parlez de la superiorité de gestion de tous les leaders politiques par rapport à Daddis, Mr Kylé, SVP, calmez-nous avec vos idées d`intellectuels et recontactez Mr Monénembo pour qu`il vous eclaire sur le sujet.Lula du Brésil n`a pas eu son Bac, et portant il dirige un Pays qui emerge à pas de geant.Ces intellectuels ont eu leur chance et nous ont montré leur incapacité à bien diriger ce pays, aujourd`hui on en a marre.Ils ont été tellement intellectuels, qu`ils ont avili ce pays en effaçant toute trace, mais seul Allah saura leur debusquer pour les pauvres guinéens. Le sang, rassurez-vous qu`ils en ont sur les mains, parce que le manque d`electricité a fait des victimes par milliers, l`etat desastreux des routes en a fait autant. Donc c`est n`est pas la Cour Penale Inter. qui leur entend mais plutot l`eternel Cour Divine qui leur guette et leur hante dans leur sommeil.Au lieu de montrer la voie à suivre à ces jeunes patriotes vous vous acharnez tout le temps sur eux, à quelle fin? Comme le dis un dicton "un tiens vaut mieux que deux tu l`auras". Faisons avec eux, conseillons-les, quitte à eux de refuser nos conseils et partir de là , je serai des votres pour tirer sur à boulets rouges. Je refuse votre salut!
Sy Moussa, mercredi 9 septembre 2009
C`est bien beau quand vous dites << ecatons Dadis avant qu`il n`ecartèle notre pays>> mais encore faut-il que vous ne proposiez quelles que voies et moyens pour le faire. Ceci dit que je pense que le depart des poiliticiens est loin d`etre une fuite mais un replis pour mieux sauter. Rassurez vous que la jeunesse Guineenne et la classe politique n`est pas prete à acceuillir ce Cancre de Dadis et son Conseil National de Confusion. Cette cirène qui les aveugles ne sera bientot qu`un lointain souvenir. La flamme allumee en Janvier et Fevrier brulera jusqu`a la liberte finale. L`Etat de droit sera une realite en Guinee peu inporte les sacrifices.L`armee se cache toujours derriere le pouvoir pour ne pas repondre des actes barbares qu`ils ont commis a son peuple depuis le premier regime. Ils ne merites pas les honneurs, l`histoire se veut realiste c`est la raison pour la quelle Dadis doit s`exposer avant de partir,il ne merite pas l`honneur car souillé de sang heureusement que lui a reconnu qu`il etait au pont de la honte Nationnale lieu qu`ils ont transformes en <> ce sont ses propres mots. Encore une fois Dadis Partira et il partira bientot car la voie de la jeunesse raisonnera.J`en appelle a l`unite de tous les acteurs politiques et leur demande d`oublier d`abord l`idee de partis politiques de constituer un Gouvernennement d`union Nationnal de transisition que la population portera au pouvoir des apres la fin du mois de ramadan et qu`il demandera a la communaute internationale de reconnaitre avec ou sans la volonter de certains militaires patriotes s`il y en a. Sy
Ansoumane Doré, mercredi 9 septembre 2009
Du fait que je suis en relation soutenue avec Ibrahima Kylé, je laisse assez souvent laisser passer nombre   de ses réflexions sans réaction ouverte. Mais dans nos communications d`échange d`idées, je ne manque pas (comme lui à mon égard) de dire combien ses réflexions sont fécondes sur la problématique guinéenne et sur bien d`autres sujets. Ainsi, la sonnette d`alarme  qu`il a tirée sur l`absence simultanée des principaux leaders politiques du pays à un moment de fortes incertitudes ne m`a pas parue hors de propos, mais réaliste pour un analyste. Cela n`avait rien à voir avec l`attitude négative de certains de nos compatriotes qui accablent continuellement ces leaders d`assoiffés de pouvoir. Kylé n`a rien écrit de tel et ses contibutions me paraissent  toujours  constructives pour notre pays . Je souhaite qu`il continue sur cette voie d`éveil des consciences. Le présent article qui soulève les problèmes d`aujourd`hui, est clair comme d`habitude, didactique sur le fond et la forme. C`est un exemple qui contribue à relever le niveau de nos débats en cette période où des apprentis dictateurs sous la houlette de Dadis, tentent de rouler les Guinéens dans la farine..   Ansoumane  DORE

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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