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mardi 26 octobre 2010 |
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Francophonie ou pourquoi Calixthe Beyala n’avait aucune chance face au président Abdou Diouf |
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L’écrivaine d’origine camerounaise Calixthe Beyala (49 ans), a caressé pendant les derniers mois le rêve de remplacer Abdou Diouf (75 ans) à la tête de la puissante organisation internationale de la Francophonie (OIF). Malheureusement sa candidature n’a été soutenue par aucun pays. Ce qui a fait qu’elle n’a même pas bénéficié d’une minute à Montreux (Suisse), le samedi 24 octobre 2010 pour exprimer sa version et sa compréhension de ce que devrait être la francophonie.
Ce qui est pour nous, femmes engagées, observatrices du partage et de la gestion du pouvoir, une nouvelle preuve que les Africains restent toujours soudés lorsqu’il faut soutenir toute forme de gérontocratique, misogyne dans l’exercice du pouvoir.
Sans prétendre que Mme Calixthe Beyala, auteur d’une dizaine de livres, grand prix de l'Académie Française, Présidente du Collectif Égalité et du Club Élite, aurait plus de compétences que le Président Diouf, il reste assez vrai que les représentants africains ont déçu.

| | Calixthe Beyela | Pour nous, il s’agit d’un signal négativement fort car on aurait attendu au moins un soutien informel, la reconnaissance des qualités de cette dame et surtout les encouragements pour cette initiative.
Les femmes africaines doivent voir en cette élection une gifle pour le combat qu’elles mènent. Et tirer des leçons pour l’avenir.
"La Francophonie des Peuples" avec la candidature de Calixthe Beyala, restera une utopie mais elle nous prouve une fois de plus qu’entre les égalités dans les constitutions et la pratique, le fossé reste encore à combler.
Enfin, les femmes « francophones », africaines, conscientes et engagées doivent comprendre que cette organisation, devenue plus politique que culturelle et avec des ambitions incontrôlables (les pays qui n’ont pas le français comme langue officielle ou même comme seconde langue peuvent devenir membre de la Francophonie) ne sera jamais le cadre qui enseignera les vraies valeurs de la femme africaine, de la société matriarcale que nous avions connues.
Une société matriarcale où le pouvoir était entre les mains des femmes. Rappelons que les reines mères étaient plus vénérées, magnifiées que leur fils. Car ce sont elles qui donnent la vie, qui éduquent et nourrissent et qui transmettent le pouvoir authentique et la fortune naturelle.
Merci Calixthe Beyala pour ce courage.
Que l’Afrique reste bénie
Nene Oumou pour Nenehawa.com
www.guineeactu.com
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