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Mme Ockrent, actuelle Directrice générale déléguée de l'Audiovisuel Extérieur de la France, avait appris au PAF (Paysage Audiovisuel Français) un autre journalisme, non pas seulement par de jolis clins d’œil illuminant une tête bien faite, mais par le ton anglo-saxon de sa formation ou de ses antécédents. Le ton ? Le style et le fond « matter of fact » de ses textes, motivés, argumentés par les faits, cela non pas à la manière « british », ce qui serait réduire cette tonalité à un certain chic ou kitch hexagonal, mais plutôt à cause de la rigueur impériale des faits. On oubliait l’impérialisme rampant de la ci-devant voix de la France (George Pompidou ?).
Donc, dans les sujets des journaux du matin et de la soirée ce lundi, ce journaliste de France 24 croit-il bien faire en se faisant l’obligé de la chaîne toute privée Ockrent-Kouchner-Alpha Condé ? Qui semble dire :
« La Voix de son Maître doit être la voie de son ami !
C’est mal connaître Mme Ockrent, enfin celle que nous connaissions de réputation. Celle qui a promu la règle louable qui a fait d’elle le parangon du journalisme sobre, malgré l’éclat flamboyant d’une présence physique dans un JT rendu périlleux par tant de rivalités. Bref, ce n’est pas devenue « patron », qu’elle deviendrait « cerbère », surveillant le moindre petit reportage.
Mais de temps en temps, elle devrait jeter un coup d’œil sur ces regards qui nous viennent de loin, petites précautions qui sauvent parfois des centaines de vies humaines, menacées par un journalisme mal tropicalisé.
Un journalisme qui voudrait complaire à Christine Ockrent n’est pas digne de Christine Ockrent.
Saïdou Nour Bokoum Ecrivain
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