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"Didon!" le gâteux général Lansana Conté, baptisé Fory Coco par le satirique guinéen, Le Lynx, et accroché au trône comme une chauve-souris à une branche depuis un fameux avril 1984, est un dangereux écervelé. Depuis il a toujours conduit jusqu'à ce jour le bled par le licou sur une voie personnelle et désastreuse en tous points de vue. Aujourd'hui retiré dans son village natal, Wawa, distancé de près de cent vingt kilomètres de Cona-cris la fielleuse capitale, Conté passe le plus clair de son temps à extravaguer rappelant étrangement cet autre général couché "dans son hamac, prostré, en proie à des coliques et des flatulences odorantes, et avec la sensation que son âme" se tord "dans des eaux abrasives" que décrit ainsi Gabriel Garcia Marquez. Son état de santé est tel que beaucoup de méchants cancaniers branchés directement à Wawa disent que Fory ne va plus tarder à arriver enfin à l'arrêt du Terminus de son destin. Seul Dieu, l'Omniscient, connaît l'heure de son arrivée. Il est tout de même rassérénant de féliciter le gaga général d'avoir eu le réflexe de se construire une piaule, selon ses propres dires, au Paradis. Comme ça il est convaincu au moins qu'il ne sera pas un sans abri là-bas. Basta ! Fory Coco d'avoir assuré votre logement au Paradis ! Mais dans quelles mains allez-vous laisser le patelin que vous avez plongé dans un grand bordel ? Hé! Internautes, lâchez la bride à votre imagination et captez cette ahurissante réplique de Fory : "Je vais terminer mon mandat en 2010. Celui qui n'est pas content n'a qu'à quitter la Guinée..." Le personnage est excentrique. Wallahi! Le dictateur Lansana Conté est certes malmené par ses maladies mais il reste encore maître du jeu du pouvoir au bled. Couché dans son hamac à Wawa, il se caparaçonne de son pouvoir. Dans ses délires, il hurle et demande à voir illico presto son beau frère Ibrahima Keira, le maquignon du Secrétariat général de la présidence. Celui-ci débarque dans tous ses états d'homme zélé et accourt au chevet de Conté à qui il doit effectivement son ascension. Et voilà l'acariâtre président qui l'éconduit sans ménagement ! Pourtant c'est Conté qui aurait demandé à voir Ibrahima Keira qui est l'un des vrais rejetons de Karim Keira surnommé au temps de la Révolution "Albella" parce qu'il torturait à mort ses victimes en riant de toutes ses dents vampiriques. Mais Ibrahima Keira n'en a cure des humiliations que lui inflige le sénile président. Paraît que la première dame, Henriette Conté, qui est au chevet du président malade, empêche Keira depuis un certain temps d'approcher son mari. Elle chercherait vaille que vaille à obtenir un autre décret de son mari pour débarrasser le pays du tandem maléfique qu'affichent Dindon Souaré de la Primature et Cellou Dalein Diallo, le troubadour de l'UFDG. Ces deux compères savent que Kassory Fofana, le fossoyeur du Ministère des Finances en son temps, guigne maintenant la Primature. Kassory serait à cours d'argent et il n'ignore pas de son côté que Dindon Souaré ne vaut pas un pet de lapin. Alors les jets de sortilèges font fureur en ce moment entre les deux camps par l'entremise de leurs malins marabouts et autres manipulateurs de conscience. Mais l'on raconte à qui veut croire que dans les intrigues politiques du pouvoir en place, le mérite de Kassory Fofana est d'être le seul entremetteur admis dans les querelles de ménage du président Lansana Conté. Il y a aussi Ibrahima Keira qui marque actuellement un petit succès dans le régime de Conté. Le petit ver dans son fruit mûr c'est le souci que lui donne Henriette Conté, mortifiée de jalousie. Et il sait pertinemment que s'il n'arrive pas à se faire recevoir dans les prochains jours à Wawa par l'entremise des majordomes, il risque fort de perdre son strapontin. C'est pourquoi il serait sur le qui-vive. Ibrahima Keira n'avait eu cesse de tourmenter sa femme, la grande sœur de Kadiatou Seth Conté, pour décrocher un autre poste de responsabilité après son renvoi du gouvernement. "Maraboutages", magie noire, et sorcelleries aidant, Lansana Conté a fini récemment par céder, pour la deuxième fois, aux objurgations de sa seule chaude moitié qu'est Kadiatou Seth pour placer cette fois-ci Ibrahima Keira à la tête du Secrétariat général de la présidence. Et depuis le pesant beau-frère fait montre de tous les maquignonnages pour préserver le régime familial. L'on ne doute pas que Keira fasse même rempart de son corps pour le défendre de toutes ses dents héréditaires. Keira sait qu'il peut "Conté" sur Mariama Béavogui, ministre de la santé et fille presque illégitime de l'ancien premier ministre Lansana Béavogui, qui se donne, elle aussi, la mission de parachever l'œuvre de son défunt père dans le régime actuel. Certainement de façon vicieuse, perverse et lascive. Alors l'on peut soutenir sans risque de se faire démentir qu'elle suit ainsi la trace indélébile laissée par son père. En effet l'histoire retient que ce dernier, pour plaire au responsable suprême de la Révolution, avait jeté sa seule femme légitime, la jolie et séduisante Delphine d'alors, dans les bras de Sekou Touré qui en avait fait sa maîtresse attitrée. Quel acte détestable la fille presque illégitime de Lansana Béavogui va poser, à son tour, pour plaire au présent régime ? Au lieu de bousculer Dindon Souaré de la Primature afin que celui-ci dorlote Ousmane Doré le grippe-sou des Finances à donner encore quelques guinées pour améliorer les conditions de consultation et de traitement des malades dans les hôpitaux et centres de santé guinéens, la pimbêche du ministère de la santé joue à enjoliver la Révolution. "Hey Ko Onon" ! Mariama Béavogui, consacrez un minimum de temps à voir ce qui se passe dans les hôpitaux et centres de santé du bled. Ils sont devenus des pourrissoirs pour malades non argentés. Médecins, infirmiers, administration et tout le personnel de santé en ces lieux ont fini de baisser les bras. La réalité aujourd'hui c'est qu'il ne faut pas tomber malade en Guinée et prendre les chemins de l'hôpital Ignace Deen ou de Donka ou des centres de santé clandestins qui pullulent dans les quartiers de Cona-cris. Ce sont des marchands véreux qui y attendent de pied ferme les pauvres patients. A l'intérieur du bled, la situation sur ce plan est encore plus atterrante. Mariama Béavogui, occupez-vous d'abord à améliorer les conditions de travail des médecins, des infirmiers et autres agents de santé dans le patelin. Un sac de riz de 50 kg coûte entre 225.000 et 230.000 francs guinéens. Et un médecin qui accuse 10 ans d'ancienneté touche à la faim du mois 450.000 francs guinéens. Il a une marmaille à nourrir et assurer leur éducation. Comment voulez-vous que ce médecin ne devienne pas un hargneux médecin véreux malgré son serment d'Hippocrate ? Il traficote dans son lieu de travail sans scrupules. "Hey Ko Onon" ! Mariama Béavogui, ne chatouillez pas trop l'inconduite historique de Lansana Béavogui sur le net. Parce que franchement les populaces guinéennes ont plus à faire surtout en ce mois de pénitence. Leur casse-tête c'est où dénicher des sous et acheter le "bonga" pour se nourrir. A une toute récente époque, le "bonga" ne valait pas une guinée. Aujourd'hui son prix de vente laisse la ménagère guinéenne bouche bée. Quant au "conkoye", il est vendu à prix d'or à ceux qui en ont les moyens financiers. Comme les familles du gouvernement et quelques rares familles aisées. Youssouf le Scylla du ministère de la pêche et beau-frère d’Andrée Duplantier Touré, l'ancienne première et dernière dame de la Révolution, n'appréhende pas tant les dramatiques conditions de vie des populaces. Ça ne semble pas l'apitoyer. Des fillettes qui se prostituent pour se nourrir et acheter le "bonga" trimestriel pour la famille ne le traumatisent en rien. Son épouse à lui aussi ne va pas au marché pour acheter du "bonga". Alors qu'on ne l'emmerde pas avec ce débat de tribune insipide. Tous savent que le problème ce n'est pas la gestion calamiteuse de tel ou tel ministre dans son magistère. La source des maux du bled est la figuration de Lansana Conté au pouvoir depuis sa fameuse réélection aux dernières "mamayas" présidentielles. Vlà! Il faut alors impérativement défenestrer Lansana Conté du pouvoir. L'on a rêvé, à un moment, que le bidasse Claude Goliath Pivi allait réussir à blouser les esprits et s'emparer du trône en tant que "chef de village" de sa caserne. Malheureusement ce vandale a été frappé au défaut de sa cuirasse et il a rejoint précipitamment les rangs. Et pourtant il faut absolument que des officiers et sous-officiers, pas des bidasses barbares, posent une trappe à Lansana Conté pour le salut de la Guinée. Ne "Conté" surtout pas sur les galonnés de l'armée guinéenne qui défendent plutôt leurs privilèges. Hé! Officiers et sous-officiers de ce qui reste de l'armée guinéenne, l'on s'adresse à vous pour la énième fois. Allabé, Annabé ! Venez à la rescousse des élèves et des étudiants du pays. Le système éducatif guinéen qu'on leur impose depuis des années est dégringolant, improductif. Il faut absolument balayer ce système éducatif et penser un autre plus instructif et plus éducatif répondant aux normes de qualité. Cela n'est possible qu'avec le balayage systématique de ce régime. La solution à l'impasse actuelle du pays est militaire et non politique. Agissez ! Et commandez à vos "sorris" voyous de stopper de vandaliser le bled. Qu'ils arrêtent de brutaliser les citoyens qui protestent contre les conditions chaotiques de vie en Guinée. Faites un coup d'Etat sans effusion de sang, putain ! L'on vous dit qu'il n'y a d'impossible que la crainte d'échouer. Prenez d'abord en otage Kadiatou Seth Conté, Karim Keira, Dindon Souaré, Henriette Conté. Et gardez bien un œil attentif sur les va et vient de l'entremetteur Afakoudou! Tout ira ensuite sur des roulettes. Ce serait une désopilante manière de secouer le dictateur Lansana Conté et le précipiter vers la sortie. Benn Pepito pour www.guineeactu.com
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