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Nous devons tous nous poser la question de savoir : que faut-il faire pour participer aux actions de développement de notre pays, à la place de se demander où va la Guinée ?
Notre opinion est que le pays se trouve face une situation très complexe de son histoire et notre devoir est de lui éviter de rater ce tournant important pour son avenir; de tenter de l’orienter par un dialogue sincère et durable, qui est plus conforme à nos traditions, à notre culture, à notre civilisation.
Face aux crises multidimensionnelles aux conséquences imprévisibles, l’inquiétude et le désarroi se répandent, tandis que chacun s’interroge avec perplexité sur l’avenir de ce pays.
C´est le lieu de saluer la clairvoyance du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) et de son chef, le Capitaine Moussa Dadis Camara, Président de la République, de mettre tous les fils du pays, sans distinction, autour d´un Forum National qui sert de cadre de dialogue et de concertation, où des propositions pertinentes sortiront pour aider notre pays à parachever la transition dans la paix et la cohésion sociale.
La conception de Forum national, faite dans une démarche participative qui associé les différentes composantes de la nation qui, au cours des ateliers, vont échanger et dialoguer sur les problèmes du pays et sur l’urgente nécessité de leur trouver des solutions.
Les présents termes de référence de Forum sont proposés afin de déterminer :
· Les buts et objectifs à atteindre,
· Les participants aux ateliers du forum,
· La méthode et l’organisation,
· Les thématiques,
· La politique de mise en œuvre, l’application et le suivi des résultats
But et objectif
Apporter des solutions rapides et visibles sur les questions politiques, culturelles, économiques, sociales et sportives,
Construire une concertation permanente pour une bonne gestion de l´Etat de droit, de la transparence et de la bonne gouvernance, avec une bonne qualité des services publics sur les principes de justice, de travail, d´égalité.
Les participants aux ateliers
Le Conseil National pour la Démocratie et le Développement et le Gouvernement de la Guinée
Les organisations et associations évoluant dans le secteur rural (agriculture, élevage, pêche, foresterie…)
Les partis politiques de l’opposition aussi bien parlementaire
Les diplomates, ambassadeurs et consuls de la Guinée et les associations et de bonne volonté guinéenne de l’étranger
Les organisations patronales et d’opérateurs économiques, les organisations syndicales de travailleurs
Les corps de métier, les organisations professionnelles, de jeunesse et sports
IMPORTANT : Les Ambassadeurs accrédités en Guinée peuvent être invités à la cérémonie d’ouverture et à la restitution des travaux du forum.
La méthode et l’organisation
Un Comité National de Pilotage de (15) quinze personnalités, dont un Bureau exécutif (BE) de quatre (4) personnalités choisies par consensus, selon leurs compétences et leur neutralité, va travailler avec les services de l’Etat pour l´organisation technique et matérielle du forum.
Les débats du Forum seront présidés par un magistrat du siège ou un diplomate de carrière d’envergure, choisi selon son expérience et sa neutralité dans la vie politique. Il sera assisté par des universitaires, des juristes, des journalistes et des cadres et hauts fonctionnaires de l’Etat.
Le comité sera composé de trois commissions : une commission d’organisation, une commission thématique et scientifique, et une commission Communication.
La commission d´organisation sera chargée de la concrétisation et le montage des ateliers. Elle propose le bureau de séance dont un modérateur et deux rapporteurs par atelier. Les travaux se dérouleront sous la présence des ministres de tutelle.
La commission thématique et scientifique, constituée d´une d’équipe pluridisciplinaire d’experts, de techniciens et de scientifiques, qui vont se regrouper pour se pencher sur l’application des recommandations des travaux.
La commission Communication définit la stratégie de communication. Elle prépare les interventions dans les médias, organise les points et les conférences presse, elle coordonne les relations avec la presse.
La thématique
Chaque atelier va travailler sur un thème autour d’un débat général.
Propositions de 8 ateliers :
1) La révision de la Constitution, reforme administrative, politique et judicaire
2) La bonne gouvernance, l’Etat de droit et la transparence
3) Les questions économiques et financières
4) La reforme de l’armée et des services de sécurité
5) La diplomatie, la coopération et les guinéens de l´étranger
6) Education, jeunesse, culture et sports
7) Femme, enfants et famille
8) Santé et Environnement.
La durée du Forum est à déterminer. Chaque jour, un débat en plénière sera organisé, ainsi que des travaux restitutions des rapports.
Politique de mise en œuvre, application et de suivi des résultats
Les débats devront se dérouler dans une ambiance de dialogue afin que les résultats de ces consultations puissent servir de feuille de route pour parachever de la transition, et de base de travail pour la future équipe qui aura le destin ce pays. Les rapports seront conformes aux contributions et aux débats.
Le Conseil Supérieur des Guinéens de l’Extérieur
Le Conseil Supérieur des Guinéens de l´Extérieur (le nom peut changer), doit être un organe consultatif, reconnu par la Constitution, pour garantir son fonctionnement et sa légitimité, sans entrave aux rôles et missions de nos représentants diplomatiques, définis et protégés par la convention de Vienne de 1961.
Son rôle est de permettre aux Guinéens de l’extérieur de participer à la vie nationale, et de se faire entendre malgré l’éloignement.
Il se doit être une instance de réflexion, de concertation, d’orientation et de conseil pour le Gouvernement, dans le cadre de l’application et le suivi de la politique étrangère du gouvernement, en matière de promotion et gestion des Guinéens.
Sa mission est d´accompagner nos représentations diplomatiques et consulaires vers une meilleure prise en charge des préoccupations de nos compatriotes expatriés,
D’émettre des avis et recommandations sur les questions de politique général, économiques et la situation des Guinéens de l´étranger.
Le Conseil Supérieur des Guinéens de l’Extérieur (CSGE), présidé par le Ministre des Affaires Etrangères, peut avoir des organes d’exécution et se réunit une fois par an.
Assemblée générale : qui peut réunir tout les conseillers (ou délégués), les diplomates (ambassadeurs et consuls) autour du chef de l´ Etat, pour débattre et orienter la diplomatie et la vie des guinéens de l’extérieur.
Secrétariat permanent : ce sera une instance exécutive qui va travailler à l´application des décisions de l’Assemblée Générale. Le Conseil lui donne des informations utiles aux expatriés afin de faciliter l’intégration de nos compatriotes dans les pays d´accueil, de faciliter les formalités et les informations sur le montage des projets individuels et collectifs.
Bureau d´accueil et d´orientation : pour conseiller et assister nos compatriotes à faire les démarches administratives et douanières, actualiser en permanence les données et les informations du marché international et les valeurs commerciales, compte tenu des besoins de l´exportation, également aider les entreprises à fort potentiel d’exportation de trouver des partenaires étrangers, de former les entrepreneurs guinéens, de suivre et les offres et les demandes de l’extérieur (exemple dans le cadre l´AGOA).
Sur le plan économique
Il faut favoriser le retour des compétences et des connaissances par la création d´un FONDS d’APPUI à l’INVESTISSEMENT. Ce fond pourra garantir juridiquement l´investisseur en Guinée et lui assurer la viabilité et l´exécution de son projet. Cela peut faciliter également le retour des expatriés qui veulent investir au pays.
Dans certains pays voisins, les immigrés sont des bailleurs de fonds, à savoir des créateurs d´entreprises, de PME-PMI, bref donc, des partenaires de l´Etat dans la création de l´emploi.
Bureau d’appui à Habitat : en proposant des conditions plus ou moins souples aux immigrés qui veulent l’acquisition d’un habitat ou investir dans l’immobilier.
Banque Guinéenne de l’Investissement Etranger : A pour mission de contribuer au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale, et surtout, dans le cadre de l’investissement privé.
Elle va renforcer et garantir le système de prêt et de l´investissement existant par un partenariat avec les autres filières bancaires et institutions de financement international,
Etudier la fiabilité et la rentabilité des projets,
Accompagner le montage, le pilotage et la réalisation des projets.
Elle va valoriser le problème du transfert et de l’envoi de l’argent, par la création d’agences entre l’intérieur de la Guinée et l’extérieur.
Guinéens en situations irrégulières ou clandestines
La plupart des pays européens sont entrain aujourd´hui de durcir leurs politiques d´expulsion.
Je voudrais attirer l’attention sur la situation de nos frères immigrants dits clandestins ou demandeurs d´asile et autres réfugiés de nationalité guinéenne, qui ont été déboutés et qui vivent dans des conditions très difficiles et méritent une assistance ou une aide au retour.
Il est très difficile d´estimer le nombre de guinéens de l´extérieur, mais il faudra penser à les recenser. Il s’agira également d’identifier et de ficher les associations de guinéens de l´extérieur par région, pays et continents, dans une base de données informatiques disponible via le net.
Sur la révision de la Constitution
La nouvelle Constitution ne peut être amendée que par voix référendaire, et une seule fois en 10 ans, par l´Assemble Nationale.
TITRE 2 Article 7 et 10 : il faudra ajouter le droit de marcher et de se regrouper pacifiquement
TITRE 3 Article 37 : ajouter le Président de la République élu fait une déclaration écrite de patrimoine auprès de la Cour Suprême, qui le rend public
Article 26 : la candidature indépendante peut être acceptée avec le dépôt d´un certains nombre de signatures.
Article 39 : le Président de République nomme le Premier ministre qui l´assiste dans l´exercice de sa fonction. Il peut le révoquer
Article 40 : Le Président la République nomme dans les hautes fonctions civiles.
Il faut institutionnaliser le Gouvernement et le Premier Ministre, Chef du gouvernement, qui sera le responsable de la politique de l´Administration et de ses actes devant le Président de République et l´Assemblée Nationale, où il devra répondre en cas de besoin.
Le Premier ministre fait sa déclaration de politique générale devant l´Assemblée Nationale qui l´apprécie par vote de motion de satisfaction ou de censure.
Le Premier ministre peut nommer á certaines fonctions civiles et administratives déterminées par la loi.
TITRE 4 : Pour renforcer la démocratie et le dialogue national, il faut un statut de l´opposition parlementaire ou non parlementaire.
Désigner des commissions d´enquête parlementaire en cas de nécessité, pour éclairer certaines opinions nationales et internationales.
Tout député qui démissionne de son parti, en cours de législature, est automatiquement déchu de son mandat. Il est remplacé selon le règlement.
TITRE 7 : Les magistrats doivent élire le Conseil Supérieur de la Magistrature, dans un collège de magistrats ayant 25 ans d’exercice, pour un mandat 8 ans, renouvelable une seule fois.
Pour une bonne orientation des travaux du Forum, il est nécessaire de rédiger les termes de références afin d´éviter les hors sujets et la dispersion des idées. Egalement, l´engagement de tous les participants à respecter les résultats qui sortiront de ces concertations est à exiger.
Souleymane Diallo
Assistant Administratif
Président de l´ARGES
Pour www.guineeactu.com
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