mardi 10 novembre 2009
Forces vives : Où sont passés les leaders ?

Au terme de la 1ère phase des pourparlers portant sur la crise guinéenne, à Ouaga, avec le médiateur désigné de la CEDEAO, Blaise Compaoré, les principaux leaders du Forum des Forces Vives de Guinée (FFVG) ont préféré se diriger vers d’autres cieux, plus cléments. Plutôt que de retourner au pays où la lassitude commence à gagner les populations, suite à cette crise née de la répression du 28 septembre.

Cellou Dalein, Sidya Touré, Alpha Condé, Jean Marie Doré, Lounsény Fall, Mouctar Diallo, ne se sont pas retournés au bercail depuis les pourparlers de Ouagadougou, qui se sont déroulés les 3 et 4 novembre 2009.

Tous invoquant des raisons sanitaires, pour justifier cette absence qui ressemble bien à un abandon de la lutte, destinée à faire plier la junte.

Certaines sources proches de l’opposition mentionnent que ces leaders en balade à l’étranger, ne songeraient pas à revenir de sitôt au pays.

Un observateur pense que cette absence ressemble bien à une abdication devant l’ennemi. Et pourrait permettre au CNDD et à son président, de mieux asseoir une nouvelle stratégie, pour se maintenir au pouvoir, aussi longtemps que possible.

« La communauté internationale est en train de faire ce qu’elle peut, en sanctionnant les individus qui s’opposent au changement en Guinée. Mais cela suffit-il à faire partir une junte au pouvoir ? », c’est la question que se posent aujourd’hui bien des gens.

Une question à laquelle on peut répondre par la négative.

Un dicton ne dit-il pas que «  quand on te lave le dos, il faut te laver le ventre », alors les leaders politiques guinéens doivent savoir que rien n’est gagné d’avance.

Et qu’ils doivent rallier Conakry pour poursuivre le bras de fer engagé avec le CNDD.

Au lieu de lâcher leurs militants en pâture. Eux, ont les moyens de s’offrir des soins dans les grands hôpitaux parisiens ou américains. Ne connaissent pas de tracasseries pour leurs visas. Mais, leurs militants, n’ont pas eux, cette chance, vivant au jour le jour.

Il faut donc que le combat continue afin que les choses changent, pour permettre aux Guinéens de vivre des ressources de leur pays.

Au Zimbabwe, l’opposant charismatique, Morgan Tchvanguira n’a jamais désarmé face à la dictature de Robert Mugabé. Au Niger, l’opposition a formé un bloc contre Mamadou Tandja. En Côte d’Ivoire, il a fallu que Laurent Gbagbo tienne tête au général Robert Guéi, en 2001, pour que les militaires quittent le pouvoir.

S’il était à Paris, se contentant de déclarations sur les antennes des médias étrangers, Guéi serait encore aux affaires.

Aboubacar Sylla de l’UFC, Bah Oury de l’UFDG, Mamadou Baadikko Bah de l’UFD et Ahmed Tidjani Cissé, qui sont revenus, eux, ne pourront pas à eux seuls, mener la dragée haute au CNDD.

Il faut absolument que les ténors de l’opposition qui ont une capacité de mobilisation soient là, pour que cela se ressente dans le rapport de force avec la junte.


Samory Keita
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
OUENDENO, lundi 16 novembre 2009
je suis contre les leaders politique guineens qui nous poussent a aller dans le feu et se repirent. pour preuve aucun d`entre eux n`a sa fammille ici. il faut qu`il restent la bas et faire le combat qu`ls vinent ensemble mener le combat. ils sont pas en sécurité et nous ? au contraire ses eux la CPI doivent interpellés
Camara Mohamed, dimanche 15 novembre 2009
Comment faire confiance aux personnes qui prennent la poudre d’escampette à la moindre occasion. Tous des opportunistes. La différence entre ces opposants et Dadis n’est pas plus grande que la largeur d’un trait.
Gandhi, mercredi 11 novembre 2009
Je ne connais pas beaucoup de pays où lorsque l`on grille un feu rouge, on est abattu avec comme justification qu`il ne fallait pas brûler le feu rouge. Lorsque Dadis qui ne représente que lui même et le CNDD décide à la place de tous sans mandat, il est illégitime (il n`est même pas légal puisqu`il n`y a pas eu d`élections, mêmes truquées). Mais en admettant même que son fusil lui donne "un pouvoir de fait", mérite t-on la mort pour autant lorsqu`on désobéit ? Un enfant qui désobéit à ses parents doit-il être éliminé parce qu`il trouble l`ordre familial. Lorsque Dadis assumera ses responsabilités, et sera capable de contrôler les soi-disants groupes incontrôlables qui volent, rackettent, voire tuent en toute impunité, alors il sera possible de critiquer. Les opposants veulent le pouvoir, mais par la voie légale, mais comme il n`existe aucune légalité en Guinée, ils peuvent se poser la question pour leur sécurité. Aujourd`hui même, une promesse publique de Dadis qu`il n`arriverait rien aux opposants s`ils rentraient en Guinée, n`est même plus crédible. Tout le monde a droit de faire des erreurs, mais seuls ceux qui les reconnaissent et les assument sont dignes de respect. Ce n`est malheureusement pas le cas de Dadis.
BARRY Neteré, mercredi 11 novembre 2009
Mon cher frère bien reflechi. Ces leadres n`ont pas de kilos sinon que demander à la communauté internationale des sanctions contre la junte. Ce n`est pas la communauté internationale qui mènera le combat en lieu et place.
Salematou, mercredi 11 novembre 2009
En tout cas le CAPI Dadis et la et toujours au pouvoir jusqu en 2010 date retenue pour les elections.Et le Peuple est serein derriere lui maintena
Youssouf Bangoura, mardi 10 novembre 2009
Tout à fait,cela ne sert à rien de rester à l`exterieur, le combat se gagne en Guinée, pas en Europe ou en Amerique. Il faut que ces politiciens aient le courage de revenir au pays pour continuer la lutte. La communauté internationale fait ce qu`elle peut, elle ne viendra jamais mener le combat sur le terrain. Quand on sait que le courage et la determination des autres ne dependent que de nous, on a plus droit à la peur. Il ne faut pas donner le temps et le courage à Dadis de reprendre la situation, comment peut-on l`obliger à quitter le pouvoir si ses adversaires se cachent ailleurs ? Mrs Dalein, Alpha, Fall, Kouyaté et Sidya, prière de rentrer au pays, rien n`est encore acquis, la lutte doit continuer.
Nassirou, mardi 10 novembre 2009
Dans un Etat de droit, l`Etat est le garant de sécurité des personnes et de leurs biens. Mais comme en Guinée, il n`y a plus d`Etat depuis que Dadis a démissionné en disant qu`il ne contrôle rien, encore moins ses copains, nos chers leaders doivent surtout rester à l`étranger. Sinon Dadis peut commenditer un malheur contre eux et dire qu`il n`est au courant de rien. En plus à partir l`étranger, nos leaders peuvent mener efficacement leur lutte sans avoir peur pour leur sécurité. Ensuite, les Etat-majors de leurs partis politik sont en Guinée pour mener les combats complémentaires. Dans un parti politik, le leader ne fait pas tout. Alors je pense que le fait que tous les grands leaders soient à l`extérieur est un revers pour Dadis, car tout le monde comprend combien la situation guinéenne est difficile et combien il est nécessaire que la junte s`en aille. Puisqu`on ne peut pas prétendre gouverner un pays si on ne peut pas assurer la sécurité de ta population. Même le bandit qui sévissait dans l`axe Labé-Koundara a été tué par un chauffeur pendant que les pseudo-militaires se pavanent avec des lance-roquettes à Conakry, s`énivrent dans les bars, braquent des maisons la nuits. UNE FORCE D`INTERPOSITION EST CRUCIALE, VITALE POUR QUE LES CHOSES SE NORMALISENT EN GUINEE.
IBRAHIMA, mardi 10 novembre 2009
Certes aujourd’hui l’histoire a mis ces Hommes sur le devant de la seine politique, mais il ne faudrait pas pour autant qu’ils en abusent de cette position qui risque de ne perdurer. La crise actuelle en guinée édifiera plus d’un sur qui faire confiance à l’avenir. Il faudra plus qu`un semblant de cohésion et de courage aux forces vives pour déloger ce sanguinaire, malade de Dadis au pouvoir. La communauté internationale aura fait tout ce qu’elle a pu, reste maintenant à nos petits politiciens d’enterrer la hache de guerre intestine pour militer une fois pour l’intérêt supérieur de la nation. La vie d’un homme dure des dizaines d’années et celle d’une nation une éternité. Arrêter d’hypothéquer l’avenir de tout un peuple pour une miette des privilèges de votre put aine vie éphémère. C’est désolant de voir comment ces opposants se sont dispersés après leur séjour à Ouaga au lieu de se réunir, réfléchir ensemble et trouver une stratégie pour la suite de la médiation. Que valent-ils de plus que ces guinéens mobilisés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée pour informer, sensibiliser, manifester,…pour chasser ces malades du pouvoir et exiger justice. Vous osez dormir zen dans vos hôtels luxueux au lieu de militer et travailler pour une solution idoine de sortie de crise rapide pour le bonheur de ce peuple misérable…Arrêter de pleurnicher et remuer vos cervelles non pas pour sortir une de vos potions magiques de la division, mais plutôt pour préparer le combat pour lequel les guinéens vous soutiennent. Bon vent politique à celui ou celle d’entre vous qui saura grandir et prendre de la hauteur à la taille de l’attente du peuple de Guinée.
Oumar Bah, mardi 10 novembre 2009
S`ils reviennent DADIS va tuer certains et parler d`elements incontroles,et la mort d`un leader enflammerait la GUINEE,n`est ce pas monsieur Samory?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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