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Dans le cadre de la sixième et dernière journée des éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010, la Guinée et le Kenya croiseront le fer ce dimanche, 12 octobre 2008 au le Stade du 28 Septembre à Conakry. Un duel d’enjeux ! Seul le Syli National a eu le secret de compliquer ce qui ne devrait pas l’être. Placée dans le groupe 2 comme tête de série, donc la plus forte, l’équipe guinéenne, par négligence, se retrouve à la deuxième place derrière les Harambee Stars du Kenya, après cinq journées. Exactement comme elle a fait lors des éliminatoires de la dernière CAN qui a eu lieu à Accra. On se rappelle que l’équipe guinéenne était obligée d’aller chercher sa qualification à Alger. A la seule différence que cette fois, c’est à domicile que le Syli National doit chercher sa qualification pour la deuxième et dernière phase de ces éliminatoires, face aux solides et athlétiques Kenyans qui se présenteront sur le Stade du 28 Septembre avec une confortable avance de 2 points. Autant dire que l’équipe de Nouzaret qui n’a glané que 8 points, doit obligatoirement remporter ce dimanche contre les Kenyans, forts de leurs 10 points, si elle veut continuer à espérer se qualifier pour la CAN et le Mondial 2010. Pour cela, l’entraineur Français du Syli a fait appel à toutes les grosses pointures de l’armada de joueurs dont il dispose ici et là, en Europe et en Asie. Dian Bobo Baldé de Celtic de Glasgow (Ecosse), Kalaban Oumar de Manisa Sport (Turquie), Jabi Daouda de Trabzon Sport (Turquie), Baldé Jean Habib de Reims (France) et Ibrahima Camara de Mans (France), viendront renforcer la formation qui est allée arracher le nul à Harare lors de l’avant-dernière journée. A noter que les joueurs qui ont sciemment refusé de répondre présents aux matches de qualifications ont été tenus de présenter leurs excuses à leurs camarades, à la Fédération et au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Par ailleurs, à coté de ce renfort, l’entraineur guinéen comptera sur la forme actuelle de son Golden Boy, Pascal Feindouno qui monnaie actuellement son talent dans le Golfe au club Al Saad du Qatar. Il y a également le virevoltant ailier gauche Fodé Mansaré de Toulouse (France), le dribbleur né, Ismaël Bangoura du Dynamo de Kiev, le nouvel avant-centre, buteur maison, Keita Alassane de Majorque (Espagne) et ce petit magicien de Grenoble, Touré Larsen. A n’en pas douter, la bonne combinaison des joueurs expérimentés avec les nouveaux talents découverts récemment par Robert Nouzaret, permettra au Syli National de prendre ces trois points sans trop souffrir. Cependant, même si les Guinéens ont toujours pris le dessus sur les Kenyans dans les éliminatoires, la prudence doit être de mise, car les Harambee Star ne viendront pas à Conakry pour une promenade de santé. Ils viendront pour batailler afin de partager les points ou remporter (pourquoi pas ?) la victoire, si le Syli National offre l’occasion. Alors voici les scenarios possibles ce Dimanche : - Si le Syli gagne, il sera automatiquement qualifié ; - En cas de match nul ou d’une défaite, les Guinéens ne compteront plus que sur l’hypothétique deuxième chance qui consiste à repêcher les 8 meilleures deuxièmes des 12 groupes. Or cette dernière hypothèse de qualification est tellement compliquée qu’on ne souhaiterait pas en arriver là. Déjà il y a beaucoup de deuxièmes qui ont 9 points, alors que la Guinée, elle, n’a que 8 points. Ainsi, pour être qualifié sans calculs, le Syli National doit nécessairement faire la différence au cours des 90 minutes de la rencontre. Dès que le ”referee” engagera les hostilités, Pascal et ses coéquipiers devraient prendre d’assaut le camp adverse pour ouvrir le score dans les premières quinze minutes de jeu. Il faudra surtout éviter de suivre le rythme de l’adversaire qui cherchera à casser le jeu et énerver l’adversaire. Il s’agira donc de développer un football technique, tactique et rapide pour étouffer les Kenyans. Sachant que tout autre résultat différent d’une défaite les arrange, les Harambee Star fermeront toujours le jeu. Ils attendront dans leur camp pour procéder aux contre-attaques. Si la bande à Dian Bobo marque un but dans les toutes premières minutes, les Kenyans seront obligés d’ouvrir le jeu, se mettant ainsi à découvert ! Il appartient donc à Robert Nouzaret de donner des consignes fermes à ses joueurs d’avoir, d’entrer de jeu, les initiatives des opérations pour dominer leur sujet et prendre ces trois points. Car pour ce match, et plus que nul autre, Nouzaret a une obligation de résultat. Même celui qui n’est pas à Conakry sait que les supporteurs du Syli n’accepteront jamais d’envisager tout autre résultat qui risquerait de mettre leur représentant dans une position inconfortable quant à la qualification. La Namibie et le Zimbabwe étant déjà éliminés, la qualification se jouera exclusivement à Conakry entre Guinéens et Kenyans qui se livreront une empoignade serrée où tous les coups seront permis pour arracher cette qualification. Grand réconfort pour qui connait le football guinéen, on sait que le Syli National, dans ses propres installations, ne rate jamais ce genre de coche. Et cette fois encore, les dieux du sport seront avec lui pour le confirmer. Inch Allah ! Bangaly Condé « Malbanga » pour www.guineeactu.com
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