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Ahmed Tidiane Souaré, ancien PM reconnaît avoir détourné 12 milliards 500 millions 837 milles 559 FG. Ousmane Sylla, ancien ministre reconnaît avoir détourné 11 milliards 109 millions 96 milles 700 FG. Ahmed Kanté, ancien ministre, reconnaît avoir détourné 2 milliards 563 millions 646 milles 500 FG. Lonceny Nabé, ancien ministre reconnaît avoir détourné 754 millions 542 milles FG.
Les autres anciens PM et anciens ministres se réclament blancs comme neige. Certains vont jusqu'à mettre le peuple au défi de sortir la moindre preuve contre eux. En effet, les documents comptables ne peuvent rien prouver, les prédateurs le savent. La corruption et les détournements de deniers publics ne sont pas des activités légales. Il n’y a ni bons de caisses, ni reçus, ni signatures.
Ces anciens ministres et hauts cadres de la république ont utilisé et abusé les pouvoirs publics qui leur ont été confiés, à des fins privées, actes qui ont conduit à leur enrichissement et à la paupérisation du pays et des citoyens.
Ils sont grands propriétaires immobiliers et mobiliers avec des villas et châteaux à travers le pays, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Ils ont des millions de dollars dans les banques européennes et américaines. Leurs enfants étudient dans les universités de ces pays.
Pour un salaire mensuel variant entre 50 et 250 dollars, il faut être un magicien pour générer de telles richesses.
Ces prédateurs nous demandent de fournir des preuves sur leur culpabilité. Eh bien, nous avons les preuves : les villas, les châteaux, les grosses cylindrées, les avoirs en Europe et en Amérique, la misère de la population guinéenne.
Les preuves, Transparency international et les institutions financières et internationales les livrent aussi. Ils classent la Guinée entre 1995 et 2008 comme étant un des pays les plus corrompus d’Afrique. Pour ces institutions, la corruption est pour la Guinée une question de vie ou de mort. Par exemple, l’argent octroyé pour la construction des hôpitaux, pour l’addiction d’eau ou pour des projets de lutte contre la pauvreté est purement et simplement détourné pour des fins privées.
Les audits annoncés commencent déjà à avoir des effets positifs. Ces prédateurs ont aujourd’hui le profil bas ; ils commencent à avoir peur des citoyens, des électeurs. Ils savent qu’ils ne sont plus les bienvenus dans le nouveau paysage politique du pays.
Ces prédateurs se retrouvent parmi les anciens ministres et hauts fonctionnaires de l’ancien régime. Chacun a fait de son département son entreprise privée. Ils se sont partagé les patrimoines bâtis de l’Etat. Ceux par exemple du ministère de l’information se sont octroyé des licences de radio et TV privées. Ils sont également associés dans les sociétés de téléphonie mobile.
Les soi-disant intellectuels, spécialistes de l’intox, qui veulent à tout prix noyer le poisson, ont trouvé un nouveau créneau : les tribunaux guinéens.
Ali Baba va donc juger les 40 voleurs. Autrement dit les corrompus vont juger les super corrompus.
Avec Ahmed Kanté, ancien ministre des mines, nous avons un avant-goût. Ce monsieur, après avoir reconnu le vol 2 milliards 563 millions 646 milles 500 FG des caisses de l’Etat, a le toupet de déclarer devant les juges qu’il ne peut pas être jugée par un tribunal ordinaire en tant que ministre de la République. Il exige la Haute cours de justice. Pendant que le voleur de mangue se fait lyncher à Madina, ce « gros bonnet » exige de se faire juger par la Haute cours de justice. Si le ridicule pouvait tuer !!
Chers compatriotes, le procès des prédateurs est fini. Notre pays est appauvri et eux sont riches.
Ils sont tous coupables.
Lamine Camara, Columbus, Ohio, USA
www.guineeactu.com
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