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Le retard accusé par le lancement des travaux de la route nationale Kissidougou-Sérédou, longue de près de 300 km, et qui traverse les villes de Gueckedou et de Macenta pour aboutir à N’Zérékoré, malgré les promesses du Gouvernement qui entendait faire de la réalisation de ce projet, l’une de ses priorités, fait craindre une nouvelle rupture de ce tronçon, avec l’approche de la saison pluvieuse. La région forestière enregistre le taux de précipitation le plus élevé en Guinée. Alors que les autres parties du pays croulent sous la canicule, en cette période de saison sèche, le sud de la Guinée, lui, a commencé a enregistrer ses premières pluies de l’année 2008 depuis le mois de février. L’abondance de la pluviométrie dans cette région fait que les routes sont difficiles à entretenir, ce qui avait causé la rupture de la route nationale Kissidougou - Sérédou, pendant un bon moment. Avec des nids de poule et des crevasses, qui provoquaient le tournis chez les chauffeurs de taxis et autres gros camions. Ce qui avait plongé la ville de Gueckedou dans l’isolement total, portant un coup à la reconstruction de cette cité détruite par les attaques rebelles dont la Guinée fut victime en 2000. Une contournante, utilisée jadis par les négociants de café, servait alors à relier Kissidougou, ville située à 600 km de Conakry, à Macenta. Mais, avec l’exécution des travaux de reprofilage, le tronçon Kissidougou - Sérédou est redevenu praticable. « Je crains qu’il n’y ait une nouvelle rupture de ce tronçon, à l’allure où vont les les choses. Surtout que les travaux de bitumage de cette voie ne sont pas effectués, malgré les promesses faites par le Gouvernement de Lansana Kouyaté aux populations de la Guinée forestière, lors de sa tournée à N’Zérékoré en juillet 2007 », souligne un observateur. Les partenaires au développement, notamment l’Union Européenne, avaient eux aussi promis de débloquer une enveloppe de près de 60 millions d’euros, pour la réalisation de ces travaux, suite à la grogne qu’avait provoquée la rupture de cette voie en 2007. La Coordination de la jeunesse forestière de N’Zérékoré avait tiré la sonnette d’alarme face aux conséquences de cet isolement de leur région, qui était tenue de s’approvisionner en produits pétroliers et autres denrées de première nécessité, à partir du Liberia voisin. Pour ne pas revivre le même scénario, le Gouvernement guinéen conscient du fait que les travaux de reconstruction de la route ne peuvent se faire à deux mois du début de la saison pluvieuse, a toutefois décidé de prendre le taureau par les cornes, en confiant à Satom, une société de génie civile, les travaux de reprofilage, durant les pluies, afin qu’il n’y ait pas rupture, selon le préfet de N’Zérékoré, M. Brama Condé. Aux dernières nouvelles, l’Union Européenne a débloqué une enveloppe de 50 millions de dollars US, pour financer l’exécution de ce tronçon. Dian Baldé, Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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