Il est parti aussi
Comme Sassine, comme Balla, lequel ?
Come Demba, pardon ?
Comme Pivi, lequel ?
Kouyaté, Bangoura
Je vous demande pardon ?
Comme Zambo fils de Keïta
Pas le second mais le premier !
Marcellin, Italo, Fodéba
Celui de Facéli, Akin, Mamadou
Celui de Maryse Condé
Salut l'immortelle Ségou !
Il est parti, pfuiiiit !!! Comme un voleur
L’arroseur arrosé, le voleur volé
La mort ah ce voleur maître du grand scandale !
Pas celui géologique plutôt humanitaire !
Cette hémorragie qui se déverse
Pour le bonheur outre-Atlantique
Ceux qui sont morts ne sont jamais morts
Désolé le poète !
Les écrivains morts le sont bien
En nos tropiques où écrivain rime avec VAIN
Dixit l’un des plus grands, abonné au vin
Oh pas celui de la vigne mais celui de l’ivresse
Qui nous délivre du pataquès livresque
Où pataugent nos sous-vies
Espoirs mort-nés, inassouvis
Embaumés dans les soupirs ennuyés de la bêtise
Fandié vous connaissez ?
La farce de l’An, pire qu’une tragédie
Cinquantenaire qui menace d’être centenaire
Fandié vous Connaissez ?
Il était commis à compter ce qui nous glisse des mains
Comme cette vie qui s’en va comme un nain
Trottinant sous des pas de géants
Non Fandié n’était pas né pour rien
A compter des sous
S’abîmant dans les dessous de table
Pour dire vrai il avait raison le poète
Fandié et tous ceux qui se son soulés pour nous
Ne sont pas morts pour rien
Ils resteront en travers de la gorge
Des Gros tonneaux ces vauriens
Grotos, bidons lestés de nos rêves
Que Fandié a voulu libérer
Qui avait lu le grand Frantz Fanon
Hurlant aux médiocres
Lâchez l’Homme !
La mal vie a lâché Fandié
Libéré de l’Empire de la farce
Prière :
Qu’il soit accueilli
Par Celui qui a dit :
Toute chose périt sauf Sa Face !
Salam fils de Cham !
Saïdou Nour Bokoum
Ecri-vain
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