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Panique ou surenchère explosive dans le bateau de Cellou Dalein Diallo ? La question, à priori très tabou chez les alliés et militants, mérite pour autant bien d’être posée, vu qu’on commence, et pour rien, à s’emmêler les pieds. On a l’air confus : faut-il faire voter les déplacés ou convaincre de l’annulation du vote à Kouroussa et Siguiri, comme le suggère si bien et tout le temps le leader de l’UFDG ?
Apparemment, Cellou Dalein Diallo veut tout, dans le secret espoir de vivre une présidentielle juste, paisible, etc. en attendant de connaître l’épilogue qui sied, il doit tout de même s’armer de prudence et de lucidité au risque de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il avait souhaité, on se rappelle, devant le médiateur le président burkinabé « que les autorités de la CENI soient soucieuses de permettre à tous les citoyens recensés correctement d’exercer leur droit de vote. Je pense que c’est tout à fait normal. Ce n’est pas une condition. Je pense que s’il y a une volonté politique réelle, on peut autoriser exceptionnellement les citoyens guinéens recensés à Kouroussa et à Siguiri notamment de pouvoir partout où ils se trouvent, le jour du vote, voter. Je pense que s’il y une volonté politique réelle, si tout le monde se donne la main, on peut, je pense trouver des formules techniques au niveau de la CENI permettant aux populations déplacées de voter partout où elles se trouvent puisqu‘elles sont recensée. » Ce souhait a été nous dit-on, pris en compte par Siaka Sangaré, nouveau patron de la CENI dont la neutralité ne fait somme toute pas l’unanimité. C’est pourquoi peut être que l’alliance Cellou Dalein Président ne semble pas encore convaincue – certainement faute de constance – de la profession de bonne foi du Malien. Du mois, c’est ce qui ressort de l’interview accordée jeudi à RFI : « Jusqu’à présent on n’a pas encore défini les modalités par lesquelles ces citoyens vont exprimer leur suffrage. » L’ex-PM ira plus loin pour demander à ce que le vote soit annulé à Kouroussa et Siguiri où « nous ne pouvons pas nous nous faire représenter dans les bureaux de vote. Nous ne pouvons ni désigner des assesseurs, ni des délégués dans la mesure où tous nos militants ont été chassés de cette zone. Dans ce cas, il n’y aura pas égalité entre les deux candidats. » Pour ce cas précis, il n’y a pas encore de suite à donner. C’est l’expectative.
A quelques heures donc de la joute électorale, l’on se demande continûment quelle option prendra la CENI et quelle démarche arrangera l’alliance Cellou Dalein président. En attendant, des Guinéens retiennent leur souffle. D’autres restent obnubilés par l’après élection et ses incertitudes. Et un autre groupe traumatisé par la barbarie avec laquelle d’honnêtes citoyens ont été rossés par ceux là même qui sont censés les protéger. S’il n’est pas tout simplement en train de panser ses plaies. Au propre comme au figuré !
TFS
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