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 | Université Gamal Abdel Nasser |
Le lundi 22 mars, la faculté de Médecine et pharmacie odontostomatologie de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry était encore agitée. Les étudiants de cette Faculté continuent leur mouvement de protestation pour la suppression de la clinique synthèse dans leur cycle universitaire. Après avoir vu affichés les 65 articles du règlement intérieur de l’université.
Apres 50 jours de perturbation des cours à la faculté de Médecine de Conakry, qui a causé des dégâts matériels dans les locaux du décanat et du rectorat, le lundi 22 mars dernier, les étudiants ont manifesté leur colère devant les enseignants. Cette dernière escalade est due à l’affichage des 65 articles composant le Règlement intérieur de l’université. Très tôt le matin, le service de sécurité de l’université avait ceinturé les locaux de la faculté, mais cela n’a pas empêché les étudiants de manifester pour déclarer l’incompétence des autorités de ladite université.
Pour leur part, les autorités de l’université estiment leur décision est conforme aux dispositions du Règlement intérieur de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry en particulier en son article 116 et prenant en compte des délibérations du Conseil de faculté. Au cours de cette manifestation, les étudiants ont refusé de signer ce règlement qui renferme la pratique de la clinique synthèse.
Il est dit dans ce règlement que: «La 6e année est consacrée à la pratique de clinique dans les formations sanitaires et complétée si nécessaire par des cours théoriques. »
Aussi: «La validation de la pratique clinique conditionne la soutenance de la thèse de doctorat en Médecine.» Dans ce même règlement figure ceci: «La validation de la pratique de clinique médecine et spécialité, pédiatrie, chirurgie et spécialité et gynéco obstétricienne obligatoire pour les étudiants la 6e année. » Ainsi: «La pratique de la clinique est obligatoire pour les étudiants en Médecine. Plus de deux absences non justifiées dans le service où se déroule le stage invalide le stage, la non validation du stage de la clinique n’autorise pas l’étudiant à se présenter à l’examen de fin d’année.» Au terme de l’article 45 de ce Code de conduite, on lit : «L’étudiant qui a plus de trois matières enseignées non validées à la première session n’est pas autorisé à se présenter à la deuxième session.»
Devant les étudiants, le Doyen de la Faculté de Médecine a tenté de calmer ce mouvement en affirmant ceci : «Tout le monde a le droit d’exprimer ce qu’il pense de cette situation. » Puis, il s’interroge : « Qu’est-ce que vous voulez ? » En réponse, lançant le slogan « zéro », un groupe d’étudiants demande le départ des responsables du Décanat de cette faculté, tout en se dirigeant vers leurs collègues de la 3e année Pathologie pour les obliger à sortir pour les renforcer.
A la veille de ce mouvement de protestation, les étudiants chassés de la cour de l’université en ont barricadé la devanture située du côté de Landréah, Commune de Dixinn. Toute chose qui a irrité le service de sécurité qui a lancé des gaz lacrymogènes. Certains étudiants ont été arrêtés et bastonnés avant d’être transférés à la base de la CMIS à la Camayenne.
A noter qu’après des interviews sur le terrain, le Collectif des étudiants se dit prêt à mener ce mouvement jusqu’au bout. La question est de savoir comment le ministre de l’Enseignement Supérieur compte résoudre ce problème qui n’a que trop perduré. Même si beaucoup d’observateurs trouvent les étudiants en font trop.
Alpha Camara L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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