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Le leader de l’UPG, Jean Marie Doré, est sorti de sa réserve samedi dernier au siège de son parti, pour fustiger les mauvaises langues qui intoxiqueraient l’opinion en disant que le président Moussa Dadis Camara voudrait mettre Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG en prison.
Le week-end dernier, le leader du l’UPG a animé une conférence de presse à son siège sis à Gbessia cité. Au cours de cette conférence, Jean Marie Doré a fait un diagnostic de l’actualité politique du pays. Dans ce tour d’horizon, il mettra à nu certaines questions sensibles qui défraient la chronique. Parmi les sujets abordés par le leader, l’on peut retenir la transition politique, les élections prochaines et l’audit portant sur la gestion des anciens ministres et Premiers ministres. M. Doré s’attardera surtout sur le dernier point pour apporter un cinglant démenti contre les vendeurs d’illusions qui raconteraient que Dadis voudrait mettre Cellou Dalein en prison. Il n’utilisera pas la langue de bois pour fustiger cette manière d’interpréter les choses. En s’exprimant sur le cas Cellou Dalein Diallo, le conférencier va essayer de lever un coin du voile : « A aucun moment dans les discours de Dadis, je n’ai entendu le nom d’un leader politique accusé d’être coupable de concussion, de détournement ou de vol », déclare-t-il. Et d’ajouter : « Dadis n’a jamais parlé de Cellou. On s’attaque à Dadis en disant qu’il a dit qu’il va mettre Cellou en prison. (…). C’est une campagne d’intoxication qui va dans l’allure de dresser une région contre une autre ». Selon le leader de l’UPG, on prêterait au président Dadis des propos qu’il n’aurait jamais tenus : « Au camp Alpha Yaya Diallo, le nouvel homme fort du pays avait tout simplement déclaré que tous les anciens Premiers ministres seront audités. Sidya Touré, en tant qu’ancien PM, aurait répondu qu’il faudra commencer par lui. Et au Palais du peuple, Dadis aurait parlé des PM (sans citer de noms) qui ont crée des partis politiques ou dirigeants de partis déjà crées. » Il rappellera les propos tenus par le président Dadis au Palais du peuple devant le Groupe International de Contact sur la Guinée. Selon Doré, le président avait félicité certains politiques qui ont lutté pour la promotion de la démocratie en Guinée. Il s’agit d’Alpha Condé, Siradiou Diallo à titre posthume, Bâ Mamadou, et Jean Marie Doré. Il expliquera qu’il n’y a aucune raison qu’on n’audite pas les anciens PM. Parce qu’à un moment donné de l’histoire de ce pays, ils ont été investis de la confiance du chef de l’Etat pour gérer les affaires de la nation. Cet audit ne concernerait pas un PM mais tous les PM de l’ère Conté. « Cellou est un ami, mais il y a la part de l’amitié et la part des devoirs envers l’Etat », confie-t-il. Ainsi, selon lui, on s’attaquerait simplement à Dadis en l’accusant de vouloir mettre Cellou en prison. A ses dires, il s’agirait d’un jeu d’intoxication auquel on ne devrait pas se prêter. « Nous devons faire l’union nationale. Quand les militaires ont fait une descente au domicile de Cellou au mois de janvier, nous avons tous réagi (partis politiques, syndicats, société civile) contre cette perquisition, en exprimant notre soutien à Cellou », explique Doré. Et de souligner que cela ne devrait pas empêcher que le Comité d’audit ne se penche sur la gestion des anciens ministres et PM, d’autant plus que les partis politiques dans leur plate-forme ont exigé les audits.
Samory Keita Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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