lundi 19 juillet 2010
Excellence ! Vos cadeaux (empoisonnés). Première partie
Aissatou Barry

Excellence,

Monsieur le nouveau président, le monde entier a les yeux fixés sur notre pays. Partout, des esprits généreux qui sont ralliés à l’idéal de liberté et de justice éprouvent une extraordinaire allégresse pour vous offrir un cadeau. Il leur semble qu’une ère nouvelle s’ouvre enfin, un nouveau régime. Hélas ! Autant l’espoir d’un réel et profond changement habite les Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, autant les difficultés intérieures et extérieures graves surgissent et favorisent des intrigues de tous genres. Excellence, je ne veux point vous décourager mais autant savoir tout de suite que vos futurs sujets sont à l’image des toilettes du pays : toilettes internes et externes. L’interne – luxueux – est pour le père de famille et les hôtes privilégiés et l’externe pour le reste de la famille. Une injustice qui donne naissance à toutes les frustrations, vu que l’entretien revient aux brimés. C’est l’exploitation ou la récupération de ces difficultés qui attise la haine et crée de nouveaux embarras. Ce nouveau processus démocratique, permet d’envisager un droit nouveau fondé sur la souveraineté populaire. Malheureusement, les hommes qui composent ce peuple ne s’entendent plus.

Votre futur royaume me fait souvent penser à la tragédie la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation. La cause de cette collision, fut une mauvaise communication. Les ondes se brouillèrent et les pilotes ne s’entendaient plus.

Ce manque d’unité empêche les Guinéens de se sentir citoyens d’une même patrie : il semble qu’on est untel avant d’être guinéen. Je cite Mirabeau définissant la France : un agrégat constitué de personnes désunies.

Excellence, faites appel au plus vite aux historiens du pays pour qu’ils vous aident à faire l’état des lieux de ce que nous appelons aujourd’hui Anciens régimes. Leurs organisations politique, administrative, économique, sociale et religieuse ne satisfont pas la majorité des Guinéens. Peut-être qu’un peu de recul vous amènerait à tirer les leçons de ces échecs et favoriserait l’émergence d’un nouveau régime, plus fiable afin de ne pas décevoir vos sujets qui misent tant sur vous au point d’oublier que le vrai problème ce sont les faiseurs de roi. Leur avez-vous dit que vous n’apporterez aucune solution miracle, que la volonté de changement engage la responsabilité de chacun ou préférez-vous tenir des promesses fallacieuses ?

La lecture d’un livre d’histoire qui traite des intrigues entre nobles, bourgeois, aristocrates, pauvres, paysans dans la cour du roi Louis XVI, de l’instauration des Etats Généraux à la révolution française me pousse à faire du copier coller en l’adaptant à la situation guinéenne. Si j’affabule, vous me le direz, mais à mon humble avis, les événements se suivent et se ressemblent.

 L’une des causes qui caractérisent l’impopularité et la chute de nos anciens régimes est `` LA COUR``. En effet, vos prédécesseurs, chefs couronnés d’un pouvoir absolu de droit divin par vos futurs sujets, se sont entourés d’une cour brillante et nombreuse de civils, de militaires au service de leur nombreuse famille, des courtisans sans fonctions définies. Tout ce monde a bénéficié de traitement considérable, de donations et gratifications diverses. Je vais vous confier un secret : le jour de l’investiture contrôlez vous-même la solidité du trône, d’habitude quand ils hissent quelqu'un ils scient le bas !

L’entretien de cette cour coûte très cher au pays. Le gaspillage est extraordinaire- évitez de le faire.

L’absence d’unité : centralisée en droit, l’administration est loin d’être uniforme. Les lois ne s’appliquent que pour certaines personnes, les poids et mesures varient suivant la place occupée, comme les impôts, les factures d’électricité et d’eau… la loi semble être votée en faveur du plus riche et du plus gradé. Ne tombez pas dans ce piège, que tous vos sujets soient égaux en droit et en devoirs. « Le favoritisme est l’ennemi de l’impartialité »

Excellence monsieur le futur chef du pays à problèmes et paradoxes, je ne pourrais vous les citez par ordre alphabétique, les 26 lettres de l’alphabet français - la seule langue internationale que je parle - ne suffiront pas, il vous faudrait rajouter l’alphabet gréco-latino-germano-anglophones- je les mets donc pêle-mêle.

- Les émigrés, expatriés, diasporas…sont vos alliés et non des suspects de conjuration contre votre trône, associez-les à vos projets, ils parlent beaucoup mais que cela ne vous offusque pas, quand un intellectuel n’occupe pas son cerveau il divague. Créez une politique étrangère et utilisez-les pleinement. Certains parmi eux ont de l’argent mais pas d’initiatives, d’autres ont le cerveau sans le sou, profitez des deux. Si vous écoutez vos conseillers qui vous mettrons en garde contre eux vous saurez à vos dépends que la diaspora est une vraie bombe à retardement, mieux vaux en faire des partisans du maintien de la paix. Very very important : Dans votre futur royaume, retenez que la consommation est collective mais la facture est individuelle.

- Mesures militaires : Le respect que je dois à mon père qui était du corps m’empêche de vous dire ce que je pense d’eux. Le dernier événement du stade vous édifiera mieux. On ne réveille pas les morts, mais les conséquences du viol des femmes dans un pays croyant, feront du chemin. Un repentir sincère et une demande de pardon sont nécessaires, par les responsables même de l’acte. Mais gardons les pardons et réconciliations pour la fin, citons d’abord les problèmes. Vos prédécesseurs instituèrent l’amalgame par la fusion entre soldats anciens et nouvelles recrues. La discipline, jusque là très stricte fut relâchée, le soldat et le général sont égaux selon …aucun esprit ardent de sacrifice, de dévouement absolu au peuple. Excellence, sans vous mentir, seul votre créateur saurait comment vous inspirer à un redressement militaire par une stricte discipline.

Le problème de l’organisation de l’armée est presque aussi grave que celui des finances. L’armée est en pleine décadence, soldats et officiers reçoivent leur solde très irrégulièrement et doivent marauder pour vivre. La discipline s’en ressent ! A cela s’ajoutent les conflits constants entre les généraux, bref, l’armée a perdu tout contact avec son peuple, elle ne comprend plus que des soldats regroupés en clans et entièrement dévoués à leurs propres intérêts. Le plus grave c’est la pléthore d’effectifs sans éducation ni formation. Esquisse de solution : neutralisez les, fermez le budget de l’armement, nous n’avons aucune menace de guerre, la seule vraie guerre est interne, c’est la misère et la famine qui s’abat sur votre peuple, désarmez les et armez la masse paysannes d’abord par de la formation et de nouvelles technologies de développement agricole.

- Mesures économiques : pour réaliser un début d’égalité sociale, assainissez les finances, fixez un nouveau régime des taxations pour tous, une redistribution des biens fonciers de l’Etat s’impose (tous ceux qui occupent les maisons de l’Etat sont les plus nantis en villas, vastes domaines, multiples privilèges, les pauvres surchargés d’enfants ne peuvent même pas payer les loyers) ainsi s’explique l’âpreté avec laquelle ils se disputent les moindres faveurs du Président. C’est ainsi, qu’à la fin de chaque règne se forment des clans entraînant haine et colère qui finissent par exploser sur le peuple.

Annulez systématiquement le culte de la personnalité, l’être suprême c’est Dieu, les groupes de soutien, les centaines de cérémonies, fêtes et fastes habituels sont pesantes sur les finances de l’Etat. Ne vous encombrez pas, allégez-vous car tout souteneur réclame soutien. Le pouvoir est lourd, c’est une infime parcelle que Dieu cède à l’humain, si vous respectez vos engagements, c’est lui seul qui vous soutiendra en vous donnant le discernement.

La tâche lourde est celle des finances, comment empêcher que la situation s’aggrave ? Comment fermer le robinet des caisses qui font vases communicants avec les poches des gérants ? Comment sensibiliser la population à payer impôts, taxes et factures ? Freiner l’inflation, qui accompagne naturellement la hausse du coût de la vie et l’instabilité des prix et qui de cause à effet explique l’affreuse misère dont souffre la classe pauvre ? Comment restaurer le crédit et la monnaie ? Surveiller de très près la comptabilité publique ? Vérifier tout les titres de dépenses ? Canaliser l’accroissement perpétuel de la dette ? Tant de défis à relever.

 Excellence ! Si je vous déprime, excusez moi, autant se dire la vérité, on ne peut gouverner sans ressources financières, on ne peut gouverner quand l’Etat ne sait comment payer ses fonctionnaires ou fait semblant de les payer et que son peuple meurt de faim et de manque de soins, pendant que quelques milliers de spéculateurs édifient de scandaleuses fortunes et étalent un luxe insolent. L’un des traits de la société guinéenne est en effet le rôle joué par une minorité de parvenus de la politique, des marchés de l’Etat, ou des finances, avides de jouir de richesses facilement acquises. Ce sont eux qui ont une fureur de plaisir, les autres n’ont rien à fêter. D’ailleurs les pauvres se désintéressent complètement des affaires publiques. Las de tout, las de 50 années de tout ce qui se termine par TION : colonisation, révolution, démocratisation…n’aspirent plus qu’au pain quotidien, au repos.

- L’instruction Publique : je dis publique puisque la classe pauvre ne peut jouir que de cette instruction, c’est celle là donc qu’il faut améliorer, elle répond mal aux conditions d’une formation fiable. Après le pain, s’écriait Danton, l’éducation est le premier besoin du peuple.

- La justice : une nouvelle organisation judiciaire est indispensable, les abus sont nombreux. Plus d’un juge tranche en faveur de la position sociale, du rang et de la fortune au détriment du faible et vulnérable.


Aissatou Barry, Nene-Aye


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Aissatou BARRY, mercredi 21 juillet 2010
Monsieur Gandhi, je n`engage aucune polémique et je trouve que c`est vous qui avez raison. Le mot injure est excessif. Mes propos sont parfois excessifs. A chacun son défaut : à 51 ans, on à de la peine à changer. D`habitude je tutoie tous les guinéens sur la toile même quand je ne les connais pas. J`estime que ce sont des personnes de ma génération ou une de plus ou de moins, donc mes grands et petits-frères et sœurs. Ce texte par contre s`adresse à un inconnu. Les termes « excellence » et « roi » sont ironiques. A chaque fois que les gens sautent les vrais problèmes et installent un dialogue de sourd, moi je suis perdue. Je ne me retrouve jamais dans les conflits, intrigues, méchancetés, coups bas... qui accompagnent la politique. Je suis l`une de ceux qui ont instauré la démocratie en Guinée. J`étais chargée du volet politique à la Fondation Friedrich Ebert. J`ai collaboré à l`époque avec les feu Siradiou, Ba Mamadou, Aliou v, Mansour kaba, Alpha Condé, Somparé, Portos, Facinet Touré, El Hadj Biro, Jean Marie Doré...Croyez moi, j`en ai vu plein les yeux ! Mes propos étaient encore plus virulents à l`époque à cause de cette même cacophonie. Plutôt que de s`unir pour amener le pouvoir à la raison, ils ont passé leur précieux temps à se quereller. J`ai failli être zinzin entre le pouvoir et l`opposition, entre leaders de partis, entre membres d`un même parti. Un vrai dialogue de sourds qui continue encore ! J`ai finalement démissionné pour adhérer au syndicat. Je suis sociale, M. Gandhi ! Sociale jusqu`au bout des ongles. Toute ma vie, je ne suis confrontée qu`à des problèmes réels et poignants- une mère expulsée, des enfants affamés, des loyers et scolarité non payés, des pauvres qui meurent sous mes yeux sans soins....Je ne m`occupe jamais de futilités. J`ai besoin de paix dans mon pays pour réaliser des projets. Mon souhait serait de voir la réaction des guinéens non pour me remercier puisque je ne fait que répéter comme un perroquet les réalités connues de tous, mais des propositions du genre: « j`estime qu`il ya eu des abus, par la force des choses nous devons vivre ensemble, je propose telle solution pour la réconciliation, tel projet pour tel secteur.... » Ce n`est que par ce canal, M. Gandhi, que nous y arriverons. Autrement nous jouerons longtemps le jeu du malin. A bientôt pour la 2eme partie du texte. N`hésitez pas à faire vos commentaires sans censure, même si je pense que vous m`insultez ! Aissatou BARRY,Nene Aye assaba@yahoo.fr
Paul THEA, mardi 20 juillet 2010
Nènè Aye, une fois encore tu prouves que tu connais bien la situation guinéenne. Bravo. J`espère qu`un jour tu finiras par m`accorder des interviews radio.
Seydou Coulibaly, mardi 20 juillet 2010
Aissata Barry:Vous avez tres bien decrit la situation. Nous avons tous constate` que pendant que les secours d`influence affluent, de nombreuses villas surgissent de part et d`autre et eblouissent honteusement les petites maisons en banco des quartiers peripheriques. Des fortunes colossales ont ete` baties a` partir de la misere de nos peuples. En d`autres termes, quelques uns sont devenus riches en imposant la faim a` nos familles. C`est la raison pour laquelle je les appelle: LES RICHES DE FAIM! Je suis bien desole` de vous dire que "le president peut tout", "le president partout", "le president sait tout", "le president fait tout" et "le president est capable du tout" ne sont pas la solution de nos problemes. Nos pays ont besoin de presidentes et de presidents justes et moralement et intellectuellement capables de remplir la mission que le peuple leur confie. Ces hommes et femmes doivent comprendre qu`ils travaillent pour le peuple et non le contraire. La naissance d`une societe` civile bien eduque`e est necessaire pour mettre fin aux maux evoque`s dans votre excellent ecrit.
oeil de lynx, lundi 19 juillet 2010
Merci, monsieur Gandhi pour votre disponibilité. Je note votre adresse et ne manquerai pas de vous contacter. Mais, puisque vous aviez publié des articles pas très favorables au candidat du RPG, sur ce site, il serait bien que tous les lecteurs de ce site puissent connaitre les raisons profondes du revirement de votre parti qui, subitement, trouve beaucoup de qualités à Alpha Condé. Je suis d`accord avec vous que les commentaires doivent porter sur le l`article de madame. Je vous remercie donc de nous expliquer la stratégie de votre parti dans un autre article. Encore, une fois, merci de votre disponibilité.
Gandhi, lundi 19 juillet 2010
Les commentaires sont réservés à l`article ci-dessus. Pour des correspondances qui me concernent ou le FUDEC, j`ai une adresse perso : hbgandhi35@yahoo.fr et je répond aux sollicitations. Quant à la définition d`injures, j`invite Mme Barry à en relire la définition, ou à lire les commentaires qui accompagnent mes écrits, lorsque j`ose poser des questions sur le passé et la formation de certains leaders politiques. Elle verra ce que sont des injures. La remarque que je renouvelle – et elle ne concerne QUE les louanges mal à propos, j`ai salué le reste – est tout à fait cordiale. Quant à Oury Diallo, que cela lui plaise ou non, Gandhi n`est pas un pseudo, puisque mon nom d`état civil est Barry Gandhi.
KADY BAH, lundi 19 juillet 2010
Merci à toi Nènè Aye d`être sortie de "ta" réserve car aujourd`hui plus que jamais, notre pays, nos compatriotes et les futurs dirigeants qui auront été choisis pour conduire aux destinées de notre nation ont besoin de savoir la situation prévalent et les défis de tous les ordres qu`il faudra relever. C`est un rappel pour ceux qui savent et c`est un enseignement pour ceux qui ignorent mais même à celui qui sait, la répétition est dite pédagogique. Il est grand temps que les uns et les autres cessent de baisser le regard sur leur nombril et pensent à ce qui est profitable au pays dans tout son ensemble. Ta plume a toujours été objective, Nènè Aye et tu n`as jamais roulé pour untel ou un autre. Tu as toujours été du côté de la vérité, qu`elle plaise ou qu`elle dérange! Cet article que tu viens de publier est un peu comme un plat dont les ingrédients sont livrés et les astuces pour le réussir , révélées! Cher Futur Président de la République de GUINÉE, veuillez copier la recette, gracieusement donnée et confectionnez-nous le plat tant attendu par les convives!
Modibo Traore, UK, lundi 19 juillet 2010
Ma sœur ainée et bien aimée Nene Aye, les mots me manquent pour te traduire ma gratitude tant est ma joie et mon plaisir de te lire a nouveau. La Guinée est un corps malade de ses hommes. Comme tel, elle nécessite une sédation non agressive. Heureusement que tu es la avec ta plume, au bout fin et embaumé d`un parfum d`amour et de la paix, pour lui administrer une cure de mots magiques, marqués du sceau du seigneur des seigneurs, une sanction divine qui permet a tes mots de toucher les maux de la Guinée a leurs épicentres. Et pour que le pays recouvre entièrement sa santé sociale, politique, morale et éthique, il te faut renouveler régulièrement la cure avec une formule variée, tes compatriotes (dont moi en personne)en ont grandement besoin. Longue vie et bonne sante a toi et encore une fois merci infiniment. C`est Dieu qui te revaudra ce service que tu rends a ses enfants de la Guinée.
oury diallo, lundi 19 juillet 2010
congratulations Mme Barry.Ghandi lis et reflechis avant de reagir.n`utilise plus ce pseudo
Nene Aye, lundi 19 juillet 2010
Monsieur Gandhi, mon texte est satyrique et s`adresse à un président x ou y, peut être à vous si demain vous voulez être président de votre pays, je soulève des problèmes, si quelqu`un a des esquisses de solutions on engage un debat, mais si c`est pour les injures, chacun peut y aller de tout coeur, je suis blindée. Nous n`avons pas non plus de roi, et pourtant je parle de royaume. si une fois on se calmais et on debattait les problemes pratique? jusqu`a quand cette cacophonie? je vous remercie. nene Aye
A.O.T. Diallo, lundi 19 juillet 2010
Mme Barry, une fois de plus Respect! vos ecrits sont toujours constructifs et font des propositions; j`espere que notre prochain president, meme si il ne lit pas le web, aura au moins 1 conseiller dont la responsabilite sera de le faire pour lui et de lui trier toutes les contributions qui pourront le servir. Juste une petite remarque: je rejoins Mr Gandhi sur le terme Excellence qui ne veut plus rien dire chez nous et qui devrait etre banni je pense pour 20 ans en Guinee - lors de mon dernier sejour j`ai constate que ce terme (et celui de docteur)sont plus souvent entendus tous les jours que Mr ou Mme...
Sékou Oumar Camara, lundi 19 juillet 2010
Madame Barry, merci du plaisir que vous nous offrez de "violer" la correspondance présidentielle... Ceci dit, j`ai bien peur que le facteur soit tellement rapide qu`il arrive à Sekhouteraya avant le Président de la République. En effet, une incertitude de plus en plus grande pèse sur le second tour de l`élection présidentielle. Certaines mauvaises langues affirment que la bonne, la brute et le truand veulent faire durer le plaisir transitoire. Pour ma part, j`espère qu`il ne s`agit que de rumeurs et que le facteur et le nouveau président se rencontreront au lieu et à l`heure convenus!
oeil de lynx, lundi 19 juillet 2010
Monsieur Ghandi, votre parti "transversal", le FUDEC, vient de rejoindre la cour d`Alpha Condé, sous la pression de l`Union du Manding. Qu`avez-vous à dire à ce propos à vos nombreux lecteurs sur ce site?
BAH, lundi 19 juillet 2010
Quelle rédaction! Si le futur dirigeant s`inspirait du 1/3 de ces recommandations,il ferait un bon pas vers la bonne gouvernance. Madame vous confirmer par vos écrits le rôle indéniable de la femme dans la prise de décision des hommes politiques. Vos conseils sont édifiants.
Gandhi, lundi 19 juillet 2010
L`essentiel de ce qui est dit est fondé, mais comment demander aux autres de faire ce que vous ne faites pas vous-même. Quand vous dites de supprimer le culte de la personnalité, appliquez ce principe vous-même en arrêtant d`appeler "Excellence" tous les paragraphes, quelqu`un que personne, il y a 20 mois - en dehors des militaires - ne connaissait. A quel titre devrait-on appeler "Excellence", l`ancien commandant Konaté, qui s`est arrogé le pouvoir par la force - je suis toujours étonné de voir comment on justifie que la force amènerait le bien -, même si ses actions courageuses méritent le respect, davantage parce qu`il a honoré ses engagements - mais n`est-ce pas le minimum attendu d`un honnête homme, ce qui devient rare au pays -, que d`avoir restitué au peuple, ce qui lui appartient.
mohamed sampil, lundi 19 juillet 2010
BRAVO....Mme BARRY Mohamed Sampil

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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