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L’état major du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) a organisé un point de presse au siège du parti à Taouyah. Au cours duquel les barons du parti ont fait l’autopsie de la transition en cours. Ce point de presse qui a été animé par le président par intérim et le conseiller juridique du parti, respectivement Etienne Soropogui et Boubacar Sidigui Diallo entourés des membres du Bureau Exécutif du parti a connu la présence de nombreux journalistes de la place.
Ce point de presse a été ouvert par une déclaration lue par le Conseiller juridique du parti. Cette déclaration portait sur les différentes péripéties qui ont émaillé la transition guinéenne depuis l’avènement du CNDD (Conseil National pour la démocratie et le Développement) au pouvoir, le 23 décembre 2008. Qui ont abouti aux tragiques évènements du 28 septembre, lors desquels, selon l’ONU, 150 personnes ont perdu leur vie et de nombreuses femmes furent violées et violentées. L’on connaît la suite.
Suite aux accords de Ouaga, signés le 15 janvier dernier, il a été nommé un président par intérim, le Général Sékouba Konaté, deuxième vice président du CNDD et Ministre de la Défense Nationale. Qui, à son tour a nommé un Premier Ministre, chef du Gouvernement et une Présidente du CNT, tous issus des forces vives, et qui a permis de relancer la transition. Cette transition version Sékouba, remet le pendule à l’heure. Et le premier tour des élections a été fixé au 27 juin prochain. Qui donnera la chance aux guinéens de choisir leur président, issu des différents adversaires politiques en lice.
Ainsi, dans sa déclaration, le parti NFD, exhorte chaque partie impliquée dans le processus de la transition à jouer sa partition conformément aux accords de Ouaga. Qui, selon le parti, répondent aux aspirations de la population guinéenne. Dans cette déclaration, NFD dit attendre du gouvernement « la mise à contribution efficace de toute l’administration publique » pour que soient pris des mesures ‘’efficientes» permettant d’aboutir à des élections crédibles et transparentes. Ceci, dans le strict respect des engagements pris et du délai du 27 juin 2010. Et qui constitue, selon le parti, le seul moyen de sortir la Guinée de sa crise qui n’aura que trop durée.
En tout cas, le parti met en garde certains esprits rétrogrades qui s’opposeraient au retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le président par intérim du parti a mis l’occasion à profit pour faire des mises au point. Selon Etienne Soropogui, bien que le parti soit représenté dans le gouvernement de transition, cela ne change nullement la position de NFD face à l’impérieuse nécessité d’aller aux élections. Il indique que tout acte du gouvernement contraire aux accords de Ouaga, sera littéralement dénoncé par son parti. Et de marteler qu’aucun alibi ne sera accepté pour reporter les élections. Selon lui, « les manœuvres sous marines » constatées ça et là doivent cesser. En tout cas, prévient-il, le peuple guinéen veille au grain. Et de lancer ceci : « Si les manœuvres continuent notre parti démissionnera du gouvernement ».
En outre, il interpelle les acteurs politiques qui passent leur temps à fustiger le fichier électoral de faire preuve de magnanimité. Car, indique-t-il, l’heure n’est pas au sabotage. « On ne peut demander d’aller vite aux élections et se mettre à critiquer pour faire retarder les choses », essaye-t-il, d’avertir les partis politiques qui, apparemment ne semblent pas prêts pour le rendez vous du 27 juin. Et puis, M. Soropogui, invite les partis politiques d’accepter le verdict des urnes. Qui donnera à la Guinée, selon lui, son premier président démocratiquement élu.
Sur la question de savoir celui qui sera le candidat de son parti aux futures élections, Mouctar Diallo en tant que ministre de la République étant d’office éliminé, le président intérimaire affirme qu’au moment opportun le parti désignera son candidat ou sa candidate.
Samory Keita Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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