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En pagaille. Heureusement qu’ils comptent pour des prunes, pour rien quoi, depuis cinquante ans que durent les républiques de Guinée. Au fond ils sont peut-être pour quelque chose dans, sauf votre respect, le bordel institutionnel qui a précédé ce qui s’annonce comme une troisième république. Comme c’est étrange, nos ancêtres les Gaulois, il y a quelque deux siècles, ont connu une certaine république, la IVe du nom, bananière version soft, comme notre seconde, la bien nommée république, qui pondait un Premier ministre toutes les secondes, quand elle fut à l’article de la mort, qui curieusement sembla durer une éternité. Son modèle d’outre-mer appelée république des parlementaires, pondait les cabinets comme les cafards évacuent des œufs quand on les écrase ! Plus on en tue... Et vint le grand autre, auteur d’un autre Appel, celui du 18 juin, qui mit fin à cette chienlit (Ch. De Gaulle) en 1958.
Soyons sérieux en ces heures graves. Vous avez compté les « Appels », « Pétitions », et autres « Lettre ouverte à... », commis par ces « patriotes » expatriés, ces unicellulaires qui se multiplient, comment disent-ils déjà les savants de cette matière dont le nom m’échappe, ils croissent comme ils croassent, en se divisant ! Ils se ressemblent comme ils ne s’assemblent pas, contrairement à ce que dit l’adage. Ils se séparent pour se multiplier, comme les paramécies, par scissiparité. Peut-on faire le point de cette exponentielle diaspora du « moi-je » ?
Je n’aime pas compter. Ni blasphémer. Mais Conté, paix à son âme, avait dit :
« Ils sont venus nous mélanger ».
C’est seulement maintenant que je comprends ce génial africanisme qui veut dire : « Ils sont venus nous diviser ». Je viens d’apprendre que l’illustre disparu fut effaré de recevoir le même jour un nombre infini de Guinéens venus d’un même pays, en délégations séparées. Je crois que son désamour tyrannique des Guinéens de mon espèce vient de là. Parce qu’en ce temps- là, il disait vraiment ce qu’il pensait et pensait vraiment ce qu’il disait. Vingt-quatre ans plus tard, d’autres se sont chargés de dire et de faire n’importe quoi en son nom. Laissons-le reposer en paix.
Sincèrement.
Donc j’ignore le nombre d’appels disant ceci et son contraire. Ou le nombre d’appels qui disent la même chose. De grâce, arrêtons donc d’appeler séparément et essayons de dire « OUI » ou « NON » ou « OUI MAIS » ou « NON MAIS ». Disons donc n’importe quoi, mais ENSEMBLE pour une fois !
Il y a un certain pluralisme qui me fait penser à ces terribles pluies hors saison dont les eaux font des dégâts pires que ceux d’un Tsunami.
Wa salam
El Hajj Saïdou Nour Bokoum pour www.guineeactu.com
Signataire de l’Appel ci-dessous :
Pour signer la pétition cliquez ici ou allez sur le lien URL suivant :
http://www.lapetition.be/sign_petition.php?petid=3333
Pour voir les signataires cliquez ici ou allez sur lien URL suivant :
http://www.lapetition.be/list_signs.php?petid=3333&page=1
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