mercredi 7 janvier 2009
Et si on regardait les choses autrement ?

J’aimerais donner mon point de vue sur les évènements qui ont suivi le décès du Président Lansana Conté. Avant tout, je tiens à présenter mes condoléances à la famille du défunt et à tous ceux qui l’ont soutenu depuis qu’il a pris le pouvoir.

 

Depuis notre indépendance, nous avons beaucoup souffert des 2 régimes qui se sont succédés. Nous avons tellement souffert, alors que nous espérions tant que nous ne savions plus à quel saint se vouer. Mais ce n’est pas une raison pour accepter n’importe quelle solution.

 

Une junte militaire vient de reprendre le pouvoir. Beaucoup soutiennent la junte pour diverses raisons. Certains à cause de leurs appréhensions vis-à-vis de Elhadj Aboubacar Somparé, Président de l’Assemblée nationale qui, selon la Constitution, devait assurer la transition. D’autres, parce qu’ils croient que la junte apportera le changement souhaité. D’autres encore, parce que tout simplement, c’est un parent ou un ami qui vient d’arriver au pouvoir. Ma conviction est que ces trois motifs relèvent plus de l’émotion que de la raison.

 

Il y a beaucoup à reprocher à Elhadj Somparé. Mais ce n’est pas une raison pour refuser d’appliquer notre loi. Si chaque fois que nous reprochons quelque chose à un dirigeant, nous remettons en cause nos lois, nous n’avancerons pas. Elhadj Somparé a été accusé, mais à défaut de le juger, c’est la démocratie qui a été condamnée. S’il avait été jugé, il aurait eu le droit de s’expliquer, car le juge ne prononce pas sa sentence, sans avoir entendu l’accusé, sauf s’il condamne par contumace.

 

En refusant d’appliquer notre loi, nous avons perdu une chance extraordinaire d’enraciner la culture démocratique en Guinée. C’était l’occasion de montrer à tous les guinéens que désormais seule la loi compte. C’était l’occasion de barrer la route définitivement aux ambitions de toute personne, militaire ou civile, qui voudrait confisquer le pouvoir, sous prétexte de nous sauver. C’était l’occasion d’organiser des élections transparentes et crédibles dans les mois, et non dans les années à venir.

 

Nous avons perdu une belle chance de convaincre les bailleurs de fonds, que nous méritons d’avoir la remise de dette que nous attendions dès début janvier, et d’engranger d’autres primes à la démocratie. Ce sont des milliards de dollars qui nous échappent, tout simplement parce que certains d’entre nous, ne veulent pas sentir Somparé. Ces milliards, ce n’est pas rien, n’en déplaise à ceux qui préfèrent la dignité dans la pauvreté. Nous nous sommes exposés à des sanctions dont il ne faut pas minimiser l’importance. Ne soyons pas surpris après, des conséquences qui résulteront de notre choix.  

 

Nous avons refusé de mettre les vrais enjeux actuels de notre pays au dessus de Somparé. Tout cela, parce que c’est encore l’émotion qui a prévalu, au lieu de la raison.

 

L’armée pouvait ne pas confisquer le pouvoir, tout en étant le garant d’une transition démocratique et pacifique. Elle pouvait  prendre l’initiative de regrouper autour d’elle, toutes les forces vives de la nation (partis politiques, syndicats, ONG , administration…) pour créer un comité de surveillance de la transition.

 

Ce comité aurait pu fixer les règles du jeu de la transition à imposer à Somparé. Il pouvait, par exemple, dire  à Somparé : « nous respectons la constitution, mais voici ce qu’on exige de toi. Tu devras organiser des élections libres et transparentes au plus tard à telle date. Si tu n’arrives pas à le faire à cette date, le comité désignera quelqu’un pour te remplacer. Si tu y arrives, c’est celui qui aura été démocratiquement élu, qui te succèdera. Présente-nous un plan d’action clair et précis, sur la base duquel, nous allons évaluer tes performances, car si en cours de route, nous nous rendons compte que tu es entrain de dévier, nous pourrons te remplacer avant le délai imparti ».

 

Qu’est ce que Somparé aurait pu faire d’autre ? Sur qui d’autre en dehors de l’armée, de la société civile y compris les syndicats, de l’Administration et des partis politiques, aurait-il pu s’appuyer pour faire autre chose ?

 

Ceux qui disent que l’Assemblée avait perdu sa légitimité, devraient aller jusqu’au bout de leur logique, et déclarer nulles, les lois de finances et les autres lois votées depuis la fin du mandat normal de l’Assemblée.

 

Et  dire au passage à Laurent Gbagbo, que son mandat ayant expiré depuis longtemps, les accords qu’il a signés à Ouagadougou avec les rebelles sont illégitimes.

 

J’aimerais que les juristes m’expliquent en quoi, une  junte militaire est plus légitime qu’une Assemblée dont le mandat a expiré.

 

Ceux qui reprochent à Somparé, de n’avoir pas accédé à la requête des syndicats, en constatant la vacance du pouvoir, devraient mieux réfléchir. Je ne suis pas juriste, mais il me semble que c’est à la Cour Suprême de constater la vacance du pouvoir, à la demande de l’Assemblée.

 

En tout cas, cette fois -ci encore, Somparé s’est contenté d’annoncer le décès du Président de la République et de demander au Président de la Cour Suprême de constater la vacance du pouvoir. Il ne s’est pas directement proclamé Président de la République. Je me demande d’ailleurs s’il n’est pas victime de son entêtement à ne s’en tenir qu’à  la loi.

 

La Constitution guinéenne prévoit la possibilité d’une déclaration de vacance du pouvoir. Mais elle ne précise pas sur quoi l’Assemblée doit s’appuyer pour juger de l’opportunité de cette initiative.

 

Le cas évident qui ne prête à aucune confusion, c’est le décès du Président. Dire que le Président est malade ne suffit pas. Il ya plein de présidents malades qui sont au pouvoir.

 

Mitterrand savait qu’il était atteint d’un cancer, mais cela ne l’a pas empêché de briguer et de remporter un second mandat en 1988. L’ancien président de la Zambie a été victime d’une attaque cérébrale et est resté longtemps dans le coma. On a attendu sa mort pour organiser des élections. En attendant, c’est celui qui était prévu par la constitution qui a assuré l’intérim.

 

Comment Somparé pouvait-il demander la vacance du pouvoir à la demande des syndicalistes, alors que le Président a rencontré et a discuté avec les mêmes syndicalistes ?

 

Le Président Conté a toujours dit qu’il avait mal au pied, mais que sa tête fonctionnait. Et la façon dont il a géré la crise de janvier et février, a prouvé qu’il avait raison. Pour sortir de cette crise et reprendre l’initiative comme il a fait, il fallait vraiment avoir la tête sur les épaules.

 

Un autre aspect que l’on ignore souvent, c’est que le pouvoir a des contraintes que celui qui est en dehors, ne peut pas comprendre. La junte ne tardera pas à s’en rendre compte.

 

Je me souviens de Madame Elisabeth Tankeu, ancienne Ministre de l’administration du territoire du Cameroun, avec laquelle j’ai fait partie d’une équipe de consultants  du PNUD, en 1996, pour l’élaboration du programme de Gouvernance et de développement institutionnel de la Guinée. Je lui ai posé la question suivante : « pourquoi des gens critiquent le gouvernement, mais quand ils y entrent, ils ne font pas mieux que leurs prédécesseurs ? » Elle m’a répondu après un temps : « parce que quand on est dehors, on est très fertile en imagination. On croit toujours qu’on aurait pu mieux faire. Mais une fois à l’intérieur, on est confronté à la réalité. On croyait qu’il y avait beaucoup d’argent, on se rend compte qu’en réalité, les recettes ne rentrent pas. On croyait qu’il suffisait de dire aux collaborateurs : faites ceci, faites cela pour qu’ils le fassent. On se rend compte que c’est plus compliqué. On croyait qu’on pouvait décider librement. On se rend compte que le chef ne  l’entend pas ainsi ».

 

Est-ce que, au moment des évènements de 2007, si c’était Elhadj Biro qui était là,  il aurait pu faire ce que Elhadj Somparé n’a pas fait ? Moi je réponds : ce n’est pas évident.

 

Ceux des dirigeants des partis politiques qui soutiennent le non respect de la Constitution, ont perdu l’occasion de prouver leur attachement aux valeurs de la démocratie. Qui peut croire que ces gens, une fois au pouvoir, n’utiliseront pas les mêmes arguments pour prolonger leurs mandats, violer la loi, bref faire ce qu’ils veulent.

 

Ils ont aussi donné raison à celui qui a dit que l’opposition guinéenne était bête. Ils n’ont pas eu l’intelligence d’un Boris Eltsine qui, au lendemain de la tentative du putsch, qui a failli renverser Gorbatchev en août 1991, est monté sur un char pour exiger le retour à la légalité constitutionnelle. L’image a fait le tour du monde, le putsch a échoué. Et Eltsine n’a pas tardé à récolter les dividendes. Ce n’est pas parce qu’il aimait Gorbatchev, mais il avait compris que c’en était fini de ce dernier, mais en laissant les communistes revenir au pouvoir, il n’avait aucune chance lui, d’y accéder.  En défendant la légalité constitutionnelle, il s’est montré aux yeux de tous comme un démocrate, à qui on pouvait faire confiance.

 

Quatre mois après, il a tranquillement donné le coup de grâce à Gorbatchev, en signant l’acte d’indépendance de la Russie. S’il n’avait vu en Gorbatchev qu’un rival, il aurait soutenu le coup des communistes. Ceux là ne lui auraient certainement pas renvoyé l’ascenseur.  Mais il a su habilement tirer partie de la situation et accélérer le cours de l’histoire de son pays. Celui là était un vrai stratège. 

 

Comme Gorbatchev, Somparé était fini. Ce n’est pas au cours de quelques mois de transition qu’il aurait pu rassembler des forces pour contrer l’ensemble des forces vives de la nation à son seul profit. Il faut vraiment haïr ce Monsieur pour penser que lui n’a vécu, ne vit et ne vivra que pour détruire la Guinée. Pour une fois, il pouvait nous être utile comme Gorbatchev a été utile à Eltsine. Personne ne nous aurait sanctionné pour violation de quoi que ce soit. Au contraire, nous aurions eu plus de soutien pour organiser des élections transparentes, dans les meilleurs délais, et financer nos projets. Nous aurions définitivement enterré les régimes d’exception, car chacun, y compris l’armée, aurait compris que désormais, rien ne sera comme avant.

 

Nous espérons tous, que la junte apportera le changement souhaité. Mais sur quoi est fondé cet espoir ? En tout cas, ce ne sont ni les déclarations d’intention de nos nouveaux dirigeants, ni leur passé qui peuvent justifier un tel espoir.

 

Sékou Touré savait enflammer les foules. Il avait gagné le cœur de millions de guinéens et d’africains. Mais nous avons vu ce qu’il a fait. Lansana Conté nous avait promis monts et merveilles en 1984. Nous avons vu ce qu’il a fait. Qui pouvait croire qu’un homme si populaire que Sékou, allait  nous faire çà ? Qui pouvait croire que Lansana Conté si effacé, si docile, presque inconnu de tous du temps de Sékou, allait nous faire çà ? Moi je ne crois pas au Père Noël en politique. Ni Sékou, ni Conté ne pouvaient tenir leurs promesses, parce que leur conception de la démocratie, de la gouvernance, des droits de l’homme, était autre que celle qui est universellement reconnue.

 

Il faut être naïf pour croire que ce qui est arrivé ne se répètera pas.

 

La junte promet de lutter contre la corruption, le népotisme etc… Cette chanson, on l’a entendue et on l’entendra toujours, chaque fois que quelqu’un cherchera à gagner nos cœurs.

 

Si les militaires étaient de bonne foi, pourquoi avoir attendu la mort de Conté pour nous délivrer de ces mots ? Seuls eux pouvaient renverser Conté. J’aurai crû à leur bonne foi, s’ils l’avaient fait en janvier février 2007.

 

Nous parlons souvent avec admiration de ATT du Mali. Celui-là n’avait pas hésité quand il fallait choisir entre le Peuple et un homme. Il avait du respect pour Moussa Traoré, qu’il  reconnait volontiers, avoir fait de lui le général et le commandant des parachutistes qu’il était. Il était militaire comme Moussa, mais quand il a vu ses frères et sœurs s’écrouler sous les balles de l’armée, il a pris ses responsabilités. Il a fait arrêter le général Moussa, sans brutalité, avec tout le respect dû à son rang. Il l’a mis en sécurité et l’a fait traduire devant la justice. Quand Moussa a été condamné par le tribunal, ATT  l’a gracié, prouvant ainsi qu’il ne l’avait pas renversé par simple animosité, mais parce que le devoir le lui commandait. Aujourd’hui, Moussa Traoré se promène librement à Bamako.

 

Qu’est ce qui empêchait nos valeureux soldats de faire la même chose ? Ils pouvaient nous épargner tout ce qu’on a vécu, sans même faire de coup d’Etat, en allant voir le Général Conté pour exiger le respect des règles de la démocratie, que lui lui-même a initiée, sans contrainte.

 

Ils ont prouvé qu’ils pouvaient obliger Conté à faire ce qu’ils voulaient. Chaque fois qu’ils ont voulu des avantages pour eux- même, ils n’y sont pas allés par 4 chemins. Ils ont brandi leurs fusils, coincé le vieux général, et obtenu cadeau et à gogo : riz, argent et gallons.

 

Je ne comprends pas pourquoi l’armée guinéenne refuse, chaque fois, de prendre ses responsabilités sous le prétexte qu’elle est une armée républicaine, mais dès que le chef meurt, elle cesse d’être républicaine, le temps de reprendre le pouvoir et redevient  subitement républicaine, dès que le nouveau chef qu’elle s’est choisie s’installe au pouvoir.

 

Si ATT avait attendu la mort de Moussa Traoré pour prendre le pouvoir, il ne l’aurait pas rendu de sitôt, parce qu’il l’aurait pris, non pas à cause de son patriotisme ou de ses  convictions démocratiques, mais parce qu’il voulait remplacer Moussa. 

 

Il faut que l’armée trouve une autre explication plus plausible à nous fournir. Certains  veulent faire une distinction entre jeunes officiers et vieux généraux de l’armée. Les premiers seraient des anges, diplômés des plus grandes académies militaires et qui n’ont rien à voir avec la gestion désastreuse du pays. Les vieux généraux, eux, seraient les diables, qui se sucraient en protégeant le régime.

 

Je ne sais pas qui était qui dans l’armée et comment chacun gérait ce qui lui était confié, mais je me demande si ces vieux généraux avaient vraiment le pouvoir de faire bouger les choses. On voit bien que dans l’armée guinéenne, ce sont les moins gradés qui commandent. Ce serait intéressant si jeunes et vieux officiers pouvaient débattre publiquement et sans contrainte de la question.

 

Maintenant que  le coup est consommé, que faut-il faire pour éviter le pire ? A mon humble avis, nous tous, devons créer et maintenir une pression sur la junte, afin qu’elle mette les bouchées doubles, pour organiser des élections législatives et présidentielles avant la fin de 2009.

 

Surtout éviter d’encenser ces jeunes officiers. Il faut leur montrer clairement, par nos propos et nos comportements, que lorsque nous sommes descendus dans la rue en janvier 2007, c’était pour mettre fin à un système, et non par haine pour un homme. Et que s’il fallait le refaire, on le refera tant que le système restera, quel que soit celui qui est à sa tête. 

 

C’est nous qui faisons nos propres tyrans. Dès que quelqu’un monte au pouvoir, on commence à imaginer toutes sortes de superlatifs à lui coller. On commence à en faire un sauveur, puis le père de la nation. On compose les meilleures chansons à sa gloire, on lui témoigne notre reconnaissance éternelle et notre attachement inconditionnel. Quand il tue,  on ferme les yeux en disant il n’a ya pas de pouvoir innocent. Quand il construit une école ou une route, on y voit la preuve de sa générosité, alors que c’est notre argent à tous qu’il a dépensé. Après tout çà, un jour, on lui demande de céder gentiment sa place. Et on s’étonne qu’il nous réponde que c’est Dieu qui l’a mis au pouvoir.  

 

Ayons le courage de dire dès maintenant à la junte : « Nous en avons assez des pères de  la nation ! Vous n’avez aucun mérite en faisant un coup d’Etat contre un cadavre. Nous voulons la démocratie vraie en Guinée. Un point c’est tout ».

 

Ensuite, remettons-nous en cause dans nos façons de penser et d’agir. Soyons des inconditionnels des principes du droit, et non des inconditionnels d’un homme, encore moins des inconditionnels ethniques.

 

Ce n’est pas parce que le chef est de telle ethnie que tous ceux qui appartiennent à la même ethnie seront, tout d’un coup, des élus sur terre. Ce ne sont pas les habitants de Coronthie qui démentiront. En un quart de siècle de pouvoir de Conté, vivent-ils mieux que ceux de Koloma ou de Matoto ? Paient-ils moins cher que les autres, le sac de riz ou le transport pour aller à Madina ? Est-ce que les malinkés vivaient mieux au temps de Sékou Touré ? Il ya bien des gens qui ont prospéré pendant ces deux régimes, mais ce n’est pas toute l’ethnie du chef qui a profité. Et ceux qui ont profité ne sont pas uniquement des parents du chef. 

 

Lorsque Lansana Conté est venu au pouvoir en 1984, nous avons tous applaudi, indépendamment de notre ethnie. Mais lorsque les espoirs de certains ont été déçus, ils l’ont exprimé dans les urnes ou dans la rue. Pourquoi y voir une quelconque position ethnocentrique ?

 

Je revois encore Lansana Kouyaté accueilli en héros à Bambéto en 2007. Ce n’était pas le représentant d’une ethnie que les jeunes de ce quartier chaud de la capitale voyaient. C’était  plutôt, celui qui allait enfin les sortir de la misère, de l’obscurité.

 

Pourquoi lorsque ces mêmes jeunes constatent que leurs espoirs sont déçus et l’expriment, certains ne voient cela qu’au travers du prisme de l’ethnie ? Pourquoi deux poids deux mesures ?

 

Tant qu’on applaudit, on est un bon guinéen, mais dès qu’on est contre, on devient ethnocentriste. Tant que nous continuerons à juger les actes en se référant aux individus et non aux principes, ni Somparé, ni la junte ne pourront nous sortir du trou.

 

Le capitaine Dadis bénéficie aujourd’hui de la sympathie de la majorité des guinéens. Si demain, il nous déçoit, ce n’est pas au représentant de l’armée ou d’une ethnie qu’on va s’attaquer. C’est le  guinéen qui a trahi les guinéens, qui nous rendra compte. A KPEE ! 

 

Dr Ousmane Wann
Quartier Koloma1
pour
www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ibrahima Diallo-"Ollaid", mercredi 7 janvier 2009
Un peu long mais très et très pertinent! Au moins vous, vous ne gobez pas tout sans méditer sur les expériences du passé. Je partage en grande partie votre opinion particulièrement la fin à propos de "l’ethno-stratégie". Ceux qui parlent d’ethnies sont ceux qui ont l’esprit fermé et eux-mêmes complexés par une mentalité "communautariste" qui une fois à cours d’arguments leur instinct primaire prend le dessus : s’ils ne sont pas d’accord avec moi c’est à cause de mon origine communautaire, etc. Or en général, c’est tout simplement qu’il est incompétent ou rarement incompris ! Et puis, qui peut affirmer qu’il est 100% Peulh, Soussou, Malinké, Toma et autres de nos jours ? Tout est de savoir si on le sait ou pas ! Nous avons tous des parents dans les autres communautés. Allons-nous ségréguer contre nos parents qui le sont mais avec un patronyme différent ? Au moins Mr/M. Wann, vous restez lucide comparé à la majorité si désespérée qu’ils sont prêts à donner quitus à tout "sauveur" potentiel avant même qu’il ait agit. C’est rassurant pour le Pays car certainement beaucoup d’autres voix silencieuses partagent votre opinion. Quant au peuple, regardez la télévision guinéenne ces jours-ci vous tirerez vous-même la conclusion.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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