samedi 16 août 2008
Et si Nabaya m’était compté !
Bangaly Condé

Restructuré en 2004 et avec plusieurs réalisations à son actif, Nabaya a redonné de l’espoir aux déshérités de la Haute Guinée. C’est sur ce constat que ses membres et ses sympathisants se réuniront le 30 août prochain à New Jersey dans le cadre de sa cinquième convention pour le rendez-vous des bilans et perspectives.  

« Merci Nabaya ! Bientôt nous ne prierons plus dans l’obscurité à la grande mosquée de Kankan », s’exclame Hadja Fanta Kaba au marché Dibida.

« Que Dieu bénisse Nabaya ! Nos enfants ne s’assoiront plus à même le sol pour étudier et la pluie ne les empêchera pas non plus d’aller en classe », soupire El hadj Mamadi Diané à sa sortie du lycée Morifindjan de Kankan.

En effet, dans la ville de Kankan tout le monde est satisfait. Désormais, grâce à Nabaya, des panneaux solaires éclaireront la grande mosquée qui sombrait dans l’obscurité dès que le soleil se couchait. Et beaucoup d’écoles de Kankan et des villes voisines ont été restaurées.

N’a-t-on pas dit que les structures d’une organisation sociale traduisent généralement son approche sociétale qui reflète sa politique de perception des enjeux du moment et des défis du futur pour lesquels elle a été créée. L’action de Nabaya reflète exactement cette assertion si c’en est une.

Devenu une véritable organisation en 2004 pour servir de cadre de concertation, de protection, de coordination et de recherche de solutions durables pour le développement socio-économique de Kankan, Nabaya doit son nom à notre éminent professeur, historien, Lansana Kaba lors de la première convention tenue à Philadelphia.

L’organisation est aujourd’hui à la dimension de ce nom et de ses ambitions. Sans doute, les fondateurs de Nabaya n’ont jamais imaginé qu’un jour cette organisation serait ce qu’elle est aujourd’hui : grande, efficace et incontournable.

Il couvre actuellement une grande partie de la Haute Guinée, de Kankan à Batè et environnant. Ses membres sont tellement variés que les ressortissants de Kankan ont tendance à devenir minoritaires.

Dans une région où la population est à majorité jeune, Nabaya, qui a l’ambition d’être une ONG, vient à point nommé sauver des enfants en proie à la toxicomanie et à la délinquance par manque de salles de classe ou par manque de centres de recréation. Des fléaux qui s’installent de plus en plus dans les pays en voie développement.

Dans ce sens et de concert avec les autorités locales de la Haute Guinée, Nabaya s’est donné comme objectif principal, la réalisation d’un grand nombre d’actions sociales telles que la construction des salles de classe dans les écoles et les lycées, distribution des produits hospitaliers et la mise en place d’un large programme d’assistance multisectorielle pour la prise en charge des familles défavorisées. Cette diversification d’action témoigne de l’attachement de Nabaya aux valeurs humaines.

Une telle noble ambition ne peut se concrétiser qu’avec une équipe dynamique et homogène. Ainsi pour l’accomplissement de cette lourde tâche, Nabaya s’est doté entre autres d’un Conseil Consultatif, d’un Bureau Exécutif et des « Sô-ti » régionaux dont les membres sont rompus à l’action sociale et sont bien appréciés à cause de leur abnégation et de leur savoir faire. Surtout grâce à la nouvelle méthode de gestion et à la transparence financière insufflées par le nouveau Bureau Exécutif que Nabaya est devenu une organisation dynamique et surtout crédible.

C’est grâce aussi à ces structures et aux conseils de nos aînés, comme le Professeur Lansana Kaba, l’ambassadrice Jeanne Martin Cissé, Docteur Ousmane Kaba, El hadj Solomana Diané, Professeur Demba Traoré Docteur Goureissy Condé, pour ne citer que ceux-là, que Nabaya est devenu par la justesse de ses objectifs une organisation noble.

Aller de l’avant pour une action plus vigoureuse semble être le chemin tracé de cette organisation dont les membres et sympathisants se réuniront le 30 août 2008 à New Jersey pour souffler la bougie de sa cinquième convention.

Lors de cette convention, à n’en pas douter, il sera question de bilans et de perspectives prometteuses qui ne seront que la continuité des stratégies et des missions initiées depuis les fondateurs jusqu’aux actuels responsables.

Autant dire que si la tâche est noble, elle ne sera pas cependant facile compte tenu du fait que l’unité qui était le grand atout de Nabaya a été sérieusement entamée après la convention de 2007 à Ohio.

C’est pourquoi, celle de New Jersey doit être une occasion pour chacun de faire son mea-culpa, de dépasser les querelles et les petites mesquineries et de se pardonner afin de retrouver notre unité d’antan en vue de renforcer notre grande famille, Nabaya. Comme l’a si bien dit notre vaillant président, Mohamed Joe Sidibé, « le changement n’est possible que lorsqu’on s’unit et se donne la main pour bâtir un ensemble fort et solide afin de faire face aux défis du moment ».

Ce n’est qu’en cela que viendra notre salut.

Bangaly Condé « Malbanga »
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
alphadio bah, dimanche 17 août 2008
Mon frere tu ments comme tu respire.Tu racontent des choses qui se aux marches de KANKAN et en memme temps ce qui se passe dans les couloires aux USA. OU VIE TU REELLEMENT?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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