mardi 12 avril 2011
Et maintenant que faire ?

Une fois encore, les Guinéens sont de nouveau victimes de la violence d’un gouvernement ethno-fasciste appuyé pour cela par une milice déguisée en militaires.

Le retour du Président de l’UFDG a été l’occasion une fois encore, pour le pouvoir dictatorial de Alpha Condé de tuer des pauvres Guinéens pour la simple raison que ces derniers sont allés accueillir le Président de leur Parti.

De deux choses l’une : soit nous vivons en démocratie soit, nous vivons dans une dictature.

Si nous vivons en démocratie alors, la liberté d’opinion et de circulation sont inscrites dans la loi fondamentale, c'est-à-dire dans la constitution de notre pays. M. Alpha Condé tire toute sa légitimité de cette loi fondamentale qu’il doit (au sens DEVOIR) respecter. Dans le cas contraire (c’est le cas aujourd’hui), il perd sa légitimité et les Guinéens auront le DEVOIR de se défendre par tous les moyens contre une organisation qui ne respecte pas le contrat social qui est la constitution.

L’opposition a trop laissé faire Alpha Condé qui, grisé par le pouvoir pense qu’il pourra faire des Guinéens des sous-hommes (mettre les ressources Guinéennes : Hommes et Ressources naturelles) à la disposition d’un pays tiers notamment le Burkina Faso et, laisser Alpha Condé violer en permanence la constitution par des nominations fantaisistes qui ne tiennent ni de la probité des promus, a fortiori de leur compétence.

Pour arriver à son but, Alpha Condé divise les Guinéens en stigmatisant les Peulhs (48%) de la population et, les tueries du 3 avril 2011 s’inscrivent dans cette logique. Ainsi, la quasi-totalité des personnes qui entourent Alpha Condé font du zèle et agissent contre les Peulhs pour rentrer dans ses bonnes grâces.

Ce pouvoir ne mérite pas les égards, l’urbanité, bref l’attitude « civilisée » que semble lui accorder les leaders de l’opposition. Il la considère comme une faiblesse.

Souvenez-vous : Avec le régime ethno-fasciste Sékoutouréiste la quasi-totalité des cadres de l’époque ont laissé ce sanguinaire décimer toute l’élite intellectuelle, militaire, économique de notre pays. A l’époque, exception faite de ceux qui ont été directement victimes (la famille directe), beaucoup ont cru aux explications de ce voyou jusqu’en 1976 (déclaration de la guerre contre les Peulhs de Sékou Touré), époque où les masques sont tombés.

Aujourd’hui, les Guinéens exigent la Vérité, la Justice et la Réhabilitation des victimes de ce régime ethno-fasciste Sékoutouréiste.

Le fait de juger cette période sombre de notre Histoire récente est la condition sine qua non pour que les bourreaux comprennent qu’ils ne sont pas à l’abri et, qu’ils vont payer leur forfaiture.

Ce précédent criminel a instauré une tradition macabre dans notre pays. Depuis, quiconque accède au pouvoir se croit obliger de supplicier les Guinéens.

Aujourd’hui, et pour qu’enfin les choses changent, il est indispensable que toute l’opposition exige :

- La libération immédiate de tous les prisonniers politiques sans exclusive ;

- Les démissions du Ministre de l’administration du territoire Alhassane Condé et du Gouverneur Militaire de Conakry Sékou Resco Camara.

- Porter plainte contre ces deux individus à la CPI dans la mesure où, pour l’instant nous n’avons pas une juridiction digne de ce nom.

On ne le dira jamais assez, face à ce pouvoir sanguinaire en gestation dans notre pays, il faut une opposition implacable qui doit penser plus à arracher ses droits qu’à chercher à attendrir des gens résolus à faire des Guinéens des sujets corvéables à merci.


Alpha-Malal BARRY


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Camues, mercredi 13 avril 2011
A toi Camara.S tu es 100 pour 100 idiot votre president canibal ne finira pas ses mandats pour la seule raison,qu´il n´aime pas la Guinee et les Guineens.On lui donne un peu de temp vous verez comment il finira ses mandats racsistes que vous etes.
Soriba Camara, mardi 12 avril 2011
Très bonne analyse M.Barry. Je partage votre inquiétude si, Alpha n’est pas stoppé net, il fera pire que Sékou Touré. Une fois encore Merci de votre analyse qui nous éclaire et nous attendons votre prochaine publication.
Touré, mardi 12 avril 2011
Continuer dans la critique aulieu dans l`action, l`histoire est en marche et les grands hommes et femmes ne manquerons pas à y laissés leurs traces. Pensez-y mes frères et depassons nos differends.
Saïdou Nour Bokoum, mardi 12 avril 2011
M. Barry, je pense comme vous. Pour contrevenir et venir à bout d’une dictature en gestation et en actes, il faut la force de la loi. Mais cette dernière demeurerait pure « urbanité » si elle n’était adossée à la force tout court. Ou si l’on veut rester dans la légitimité, disons la force populaire, qui après Dieu tout Puissant, est l’ultime source de droit. Après le Forum des forces vives, une grande parie de l’opposition vient de se rebaptiser « Cadre de concertation pour la finalisation de la transition » (CCFT). Nous ne sommes pas sortis de l’auberge espagnole. Où chacun vient avec son gâteau. Quitte à attraper une crise de leadership, la maladie infantile de l’Opposition guinéenne.
Camara .S, mardi 12 avril 2011
Une fois encore,les Guineens sont victimes je ne sais quoi?allez-y vous faire foutre la paix,et laissez nous travailler.Tant que vous ne respectez pas ou reconnaissez pas le President de la republique,(A.Conde)vous allez tous ebahir de vos fonctions.Si vous voulez,respectez le ou vous laissez,en tout cas,un homme averti en vous deux.Certains parmis vous disent que A.Conde a declare la geurre contre les peules,qu´ils non qu´a chercher les armes et rentrer ici au pays pour defandre leurs droit.Faites rapidement avant qu´il ne soit tard,hahahaaaaaaaaa.Vous me faite rigoler.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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