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Une fois encore, les Guinéens sont de nouveau victimes de la violence d’un gouvernement ethno-fasciste appuyé pour cela par une milice déguisée en militaires.
Le retour du Président de l’UFDG a été l’occasion une fois encore, pour le pouvoir dictatorial de Alpha Condé de tuer des pauvres Guinéens pour la simple raison que ces derniers sont allés accueillir le Président de leur Parti.
De deux choses l’une : soit nous vivons en démocratie soit, nous vivons dans une dictature.
Si nous vivons en démocratie alors, la liberté d’opinion et de circulation sont inscrites dans la loi fondamentale, c'est-à-dire dans la constitution de notre pays. M. Alpha Condé tire toute sa légitimité de cette loi fondamentale qu’il doit (au sens DEVOIR) respecter. Dans le cas contraire (c’est le cas aujourd’hui), il perd sa légitimité et les Guinéens auront le DEVOIR de se défendre par tous les moyens contre une organisation qui ne respecte pas le contrat social qui est la constitution.
L’opposition a trop laissé faire Alpha Condé qui, grisé par le pouvoir pense qu’il pourra faire des Guinéens des sous-hommes (mettre les ressources Guinéennes : Hommes et Ressources naturelles) à la disposition d’un pays tiers notamment le Burkina Faso et, laisser Alpha Condé violer en permanence la constitution par des nominations fantaisistes qui ne tiennent ni de la probité des promus, a fortiori de leur compétence.
Pour arriver à son but, Alpha Condé divise les Guinéens en stigmatisant les Peulhs (48%) de la population et, les tueries du 3 avril 2011 s’inscrivent dans cette logique. Ainsi, la quasi-totalité des personnes qui entourent Alpha Condé font du zèle et agissent contre les Peulhs pour rentrer dans ses bonnes grâces.
Ce pouvoir ne mérite pas les égards, l’urbanité, bref l’attitude « civilisée » que semble lui accorder les leaders de l’opposition. Il la considère comme une faiblesse.
Souvenez-vous : Avec le régime ethno-fasciste Sékoutouréiste la quasi-totalité des cadres de l’époque ont laissé ce sanguinaire décimer toute l’élite intellectuelle, militaire, économique de notre pays. A l’époque, exception faite de ceux qui ont été directement victimes (la famille directe), beaucoup ont cru aux explications de ce voyou jusqu’en 1976 (déclaration de la guerre contre les Peulhs de Sékou Touré), époque où les masques sont tombés.
Aujourd’hui, les Guinéens exigent la Vérité, la Justice et la Réhabilitation des victimes de ce régime ethno-fasciste Sékoutouréiste.
Le fait de juger cette période sombre de notre Histoire récente est la condition sine qua non pour que les bourreaux comprennent qu’ils ne sont pas à l’abri et, qu’ils vont payer leur forfaiture.
Ce précédent criminel a instauré une tradition macabre dans notre pays. Depuis, quiconque accède au pouvoir se croit obliger de supplicier les Guinéens.
Aujourd’hui, et pour qu’enfin les choses changent, il est indispensable que toute l’opposition exige :
- La libération immédiate de tous les prisonniers politiques sans exclusive ;
- Les démissions du Ministre de l’administration du territoire Alhassane Condé et du Gouverneur Militaire de Conakry Sékou Resco Camara.
- Porter plainte contre ces deux individus à la CPI dans la mesure où, pour l’instant nous n’avons pas une juridiction digne de ce nom.
On ne le dira jamais assez, face à ce pouvoir sanguinaire en gestation dans notre pays, il faut une opposition implacable qui doit penser plus à arracher ses droits qu’à chercher à attendrir des gens résolus à faire des Guinéens des sujets corvéables à merci.
Alpha-Malal BARRY
www.guineeactu.com
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