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Conditions générales
dimanche 2 août 2009
Entretien avec M. Saidou Nour Bokoum, coordinateur provisoire du Conseil National des Guinéens de l'Extérieur ( CNGE), en séjour à Conakry
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Saidou Nour Bokoum

500 signataires ont aplani leurs divergences d'approches et ont décidé de mettre sur pied un comité de pilotage choisi par consensus par une commission d'investitures.

 

   

L'Observateur : M. Saidou Nour Bokoum, est-il besoin de vous présenter aux lecteurs de l'Observateur ?


Saidou Nour Bokoum: S'il est vrai que vous êtes beaucoup lu, il se peut que les auditeurs de RADIO SOLEIL ne me connaissent pas !


Il y a une vingtaine de radio FM…


Dans les bureaux de « notre » Ministère, j'ai entendu dire Mardi dernier que là, le micro est trop souvent tendu à des auditeurs qui nous lapident !


Vous ?


Nous voilà dans le vif du sujet. « Que foutez-vous là-bas, qu'est-ce que vous apportez au pays ? », et j'en passe…


C'est fini tout ça, le Chef de l'Etat ne cesse de vous prendre à témoin. Certains disent qu'il y a anguille sous roche.

 
Oui, je me félicite, pour parler comme les politiciens, qu'il soit le premier Chef d'Etat et homme d'Etat de ce pays à dire haut et fort qu'on nous a trop souvent marginalisés. Mieux, il nous a solennellement conviés à un Forum National. Quelqu'un comme moi qui depuis 2004 rêve d'Assises Nationales des Guinéens de l'Extérieur, c'est inespéré.

 
On en parle de moins en moins, de ce Forum.  En effet. Hélas, hélas !

 
Mais on parle de plus en plus de Conseil National Transitoire.

 
En effet, cependant un Forum National « ouvert, inclusif » (Dadis) qui pourrait voir émerger les organes de la transition dont un CNT justement, voilà qui me paraît plus intéressant et même plus cohérent à tous les points de vue : politique, juridique, national etc.…

 
Mais nous y reviendrons si vous le voulez. Je voudrais revenir à cette exclusion, à ce rejet de 5 à 7 millions de Guinéens de l'Extérieur qui perdurent depuis 50 ans. D'abord c'était « les Anti-Guinéens », ensuite « Ils sont venus nous mélanger », et maintenant c'est « Vous n'êtes pas sur le terrain ! ».

 

Diaspophobie soft, rampante, mais rigoureusement identique à la quasi-haine des Anti-Guinéens. Cela est d'autant plus inquiétant que cet « argument »court, éculé, dilatoire, de mauvaise foi, est proféré par d'éminents hommes politiques, ex-diaspos mal repentis.


Vous êtes en colère ! Mais des noms ?


J'appelle un chat, un chat. Jean-Marie Doré invité de Radio Familia et un consultant de cette station du nom de Bano Bah qui se trouve être Vice-recteur de l'Université de Sonfonia. J'ai dit que leur argument était court, alors je leur rétorquerai de façon lapidaire. A une question d'un Guinéen de Hollande du nom de Baldé qui demandait donc où étaient Dadis et ses compagnons quand Lansana Conté humiliait la Guinée, le Vice-recteur d'asséner « M. où étiez-vous », et M. Jean-Marie Doré de renchérir : « en effet, où étiez-vous ? Vous êtes loin des réalités du terrain. »


Vous avez une réponse courte.

 
M. Jean-Marie Doré où étiez-vous quand Sékou Touré décapitait l'élite guinéenne ? Plus prêt de nous, où étiez-vous du vivant de Lansana Conté ? Les Peuls disent « Mouta souppito ». Ici aujourd'hui, ailleurs le lendemain. Véritable poisson volant dans les eaux troubles de la grande crise de leadership dont il est aujourd'hui la tête à géométrie variable. Il eût été plus simple que Dadis et ses compagnons ont fini par nous éviter le Chaos de l'après-Conté. Et au consultant.

 
Oui, au deux, où étaient-ils tous les deux quand Fodé et Yaguine fuyaient la mal formation en Guinée pour se loger dans un train d'atterrissage avant de se faire congeler le sang par l'air glacial d'une Europe frileuse ?

 
Ces deux messieurs croient grandir le Capitaine Chef de l'Etat en lui cirant les bottes avec une brosse à reluire qui brille du sang surgelé de tous ceux qui ont sombré dans les « Djola », les pinasses de l'Exil. Parmi les deux cents criquets pèlerins de la mal gouvernance il y a aux premières loges certains recteurs, vice-recteurs, enseignants et autres pédagogues qui nous empêchent d'entendre la grande avant-garde, les vrais lutteurs pour le changement que sont les enseignants, bousculés par leurs têtes juvéniles ces étudiants et élèves offrant leurs poitrines nues à des balles assassines.

 


D'ailleurs il devient urgent d'organiser un débat contradictoire, ouvert, entre ces diaspophobes et nous autres, à la RTG pour commencer. Le Capitaine Dadis à souvent exigé la présence de la diaspora aux instances en gestation des organes de la transition.


Je parle d'un débat avant le grand déballage dont les diaspophobes sont les principaux adversaires plus ou moins planqués. Les nouvelles autorités devraient d'ailleurs anticiper et prendre des mesures de répression contre toute expression manifestement diaspophobe ou ethniciste avant qu'une conférence nationale n'amende la Constitution et les autres lois qui régissent les trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, sans oublier les partis politiques, pour mettre un contre poids à ces deux tares de notre République bananière.

 
Revenons au CNGE.

 
Ceci est lié à cela. Les Guinéens de l'Extérieur ne veulent plus de cet ostracisme plus ou moins violent. Alors nous avons décidé de nous organiser, de nous unir par delà les frontières partisanes et géographiques. Nous partons de Fédérations Régionales qu'elles soient par pays ou par continent.


Où en est la zone Europe ? 

 

500 signataires ont aplani leurs divergences d'approches et ont décidé de mettre sur pied un comité de pilotage choisi par consensus par une commission d'investitures.

 
C'était le 31 Mai 2009 à Bruxelles : un comité de pilotage provisoire dont le coordinateur se trouve être votre serviteur. Provisoire jusqu'à la tenue des assises de tous les Guinéens de l'Extérieur qui mettront en place l'instance Nationale, alors que vous êtes à l'Etranger ?


Et alors ? Ne sommes-nous pas la 5e Région de la Guinée ? Les frontières géographiques n'empêchent pas que plus de 5.000.000.000 de dollars venus de tous les coins de la planète guinéenne, pénètrent jusque dans les entrées-couchers de la République. Ce chiffre rapporté à notre population fait que nous sommes le premier pays africain à bénéficier d'une telle manne interne, face à une « aide » internationale… Nous sommes entrain de mendier quelque 200.000.000 € pour organiser nos élections et pour avoir l'eau et l'électricité pour quelques mois et dans la capitale seulement.

 
Mais le Trésor public ne bénéficie pas de cette somme colossale…

 
Que si ! Il est vrai que ces milliards de dollars profitent d'abord aux ménages et ne vont pas s'abîmer dans les cavernes du Trésor public dont les clés sont entre les mains de bandits en cols blancs. Cependant la Nation en profite indirectement. Les 10 € envoyés par tel Guinéen depuis... Djakarta à sa belle-mère, participe à l'activité économique par le biais du marché, qui lui-même alimente le trésor par des taxes, l'impôt, etc.… Quand votre belle-mère a son bonga, une partie du prix de ce dernier va dans les poches de ceux qui ont privatisé ces taxes et impôts. Au moins la belle-mère  aura eu son plat du jour.


Ne serait-il pas plus profitable que ces fonds soient drainés par une épargne qui alimenterait une Banque… Gérée par qui, par ces cols blancs et qu'il y ait double hold-up ? Les destinataires privés des fonds envoyés par les Guinéens de l'Extérieur non seulement ne les recevront pas, mais l'Etat ne verra que des miettes venant de cette Banque.


Non, cette Banque ne sera viable qu'après notre reconnaissance nationale, par un Etat de droit qui aura mis en place toutes les structures économiques et financière qui mèneront à un développement véritable et durable. Alors nous aurons la maîtrise de la création et du fonctionnement d'une telle Banque.

 
Revenons encore au CNGE, il n'y a que l'Europe qui est en passe de se fédérer, et les autres zones ou continents ?


L'Amérique s'organise. En Juillet ou Août, plusieurs rencontres sont prévues en ce sens.

 
Concrètement comment voyez-vous le fonctionnement d'une telle structure fédérale ou plutôt nationale.

 
Je ne suis pas naïf mais je sui optimiste. Malgré les oiseaux de mauvais augure qui voient d'un mauvais œil une véritable structuration de la diaspora. Je ne vais pas chercher dans les labyrinthes de leurs troubles motivations. Je relève en passant que M. Jean-Marie Doré ne doit pas avoir de militant « assis là-bas, loin du terrain ». C'est sans doute pour cela qu'il est celui qui dit tout haut ce que certains leaders chuchotent. Parce que ceux-ci ont beaucoup de militants dont plusieurs sont signataires de notre appel.

 
On n'entend pas beaucoup les Guinéens du Sénégal, de Côte d'Ivoire, qui se comptent par millions, alors que vous en Europe…

 
Oui, il y a là un problème. Il y a près de 1.500.000 Guinéens en Côte d'Ivoire donc un peu plus au Sénégal. Vous savez il y a des raisons historiques, voire culturelles à cela. Lors d'élections massivement frauduleuses organisées à l'Ambassade guinéenne de Côte d'Ivoire (ou s'agissait-il peut-être d'autres raisons) l'Ambassadeur fut séquestré, malmené. C'est de justesse que le pire fut évité.

 
L'immigration du travail, nombreuse en Afrique est moins « bruyante » que l'immigration « intellectuelle » d'Europe, surtout celle de France. Mais en général, dès lors qu'il y a un élan de solidarité en Europe en faveur de nos compatriotes de l'intérieur il devient très vite planétaire.


Souvenez-vous de cette solidarité financière et politique de toute la diaspora en faveur du peuple debout des journées sanglantes de Janvier-Février 2007.
L'organisation des Guinéens de l'Extérieur devient incontournable. Le Chef de la Junte a fait un geste éminent, déterminant. Qu'il passe aux actes et le CNGE verra le jour, après ses assises, ou le Forum National.

 
Qu'attendez-vous concrètement des nouvelles autorités ?


En vérité, ce sont étrangement les Forces vivent qui se font attendre. Pendant qu'il y a des déferlantes en leur faveur pour le respect du chronogramme en Belgique, en Grande Bretagne, aux USA, la France, ils ont bataillé pour nous réserver un strapontin dans le future CNT avant de nous ignorer complètement dans ce machin ad hoc dont l'espérance de vie est inférieure à celle de la chèvre Dolly, la fameuse première fabrication de la vie par la science…


Le CNT est ficelé, vous y auriez 10 places, le Comité ad hoc vous a oubliés, qu'attendez-vous de ces Forces vives ?

 
Qu'ils s'expriment. Qu'ils disent tout haut ce qu'ils pensent de notre spécificité organique et nationale. Qu'ils réagissent aux propos passablement diaspophobes de leur porte-parole actuel qui certes ne parlait qu'en son nom. Mais leur silence serait pesant et coupable. Pour le CNDD et son Président, nous attendons que d'une pierre, ils fassent deux coups. Convoquer dans les plus brefs délais ce Forum national, et les assises des Guinéens de l'Extérieur pourraient sous certaines conditions s'y fondre. Et alors notre existence n'en aurait que plus de légitimité nationale.

 
Nous voulons exister comme le Conseil National de la Communication, le Conseil économique et Social. Nous voulons être légalement consultés pour toutes questions qui nous concernent essentiellement et pour toute autre qui engagerait profondément le destin de la Nation dans l'équilibre des structures de l'Etat, et cela en amont.

 
D'ici là, en attendant ce Forum ou vos assises il y a beaucoup de cacophonie à l'Extérieur.


N'exagérons rien. Quand vous avez affaire avec 5 millions de personnes, ne vous attendez pas à voir émerger comme ça, une seule parole. Ce serait inquiétant même, du moins en démocratie. A l'Extérieur il y a des associations villageoises, des O.N.G. de développement en direction de la Guinée, des initiatives pour une meilleure insertion des Guinéens au pays natal et dans les pays d'accueil, c'est selon, car il y a des Guinéens qui souffrent de l'exil ou qui sont malheureux de voir leurs enfants totalement indifférents à l'idée même d'un voyage vers le pays de leurs parents ! C'est une question culturelle cruciale, plus importante que cette affaire de Banque qui fait saliver certains !

 

Nous sommes à l'image de notre pays.

 

Il n'y a pas moins de cacophonie à l'Extérieur qu'ici, à l'intérieur même des Forces vives. Voyez ces Blocs, Forum Alliances, coalitions etc. Quand les uns font la politique de la chaise vide, les autres se précipitent pour s'y asseoir. Les Partis poussent comme des champignons, à la vitesse des candidatures pour un fauteuil unique !


Et vous, vous défilez ici, chacun prétendant représenter les 5 millions de Guinéens de l'Extérieur !


C'est vrai hélas. Mais moi je ne prétends représenter que 500 signataires répartis tout de même sur cinq continents. Nous sommes presque assurés d'avoir une fédération Europe de ce C.N.G.E.Avec notre Comité de pilotage provisoire ouvert aux autres, notamment la Grande Bretagne, l'Allemagne et l'Italie qui nous rejoindront d'ici quelques semaines je l'espère, la France, la Hollande, la Suisse, la Belgique, l'Espagne déjà présents, nous pensons être représentatifs plus qu'aucune autre association de la diaspora. Nous nous sommes donné la main selon des procédures démocratiques et consensuelles. Ce n'est pas fini, mais l'élan est irréversible, puisque je le répète, ce Comité n'est pas fermé.


Une dernière question : Que pensez-vous de la Transition ?


Voilà cinquante ans qu'elle dure comme je l'ai plusieurs fois écrit. La Guinée bout, mais elle ne bouge pas. Elle n'arrive pas à décoller, à s'envoler. De l'état liquide, elle n'arrive pas à passer à l'état gazeux. J'espère qu'on n'attendra pas cent ans pour qu'à cent degrés…

 


Propos recueillis par Macky Daff et Bakayoko Mory

 

Source : L’Observateur

 

 

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Vos commentaires
Kourouma Ibrahim, mardi 11 août 2009
Je ne voudrais pas entré dans des débats entre deux personnes , mais je voudrais juste répondre à une et une seule question qui reviens souvent dans le débat sur la guinée à savoir où étaient les militaires lorsque Lansana conté faisait ce qu`il voulait? A mon avis tous ceux qui posent cette question sont soient de mauvaise foi ou simplement irresponsable et pourquoi? L`Etat de droit est régit par des lois qui fixent le rôle et les pouvoirs appropriés pour chaque citoyen et chaque institution. Ainsi l`assemblée nationale élue représente le peuple et contrôle l`activité du gouvernement qui est lui nommé par le président élu par le peuple; la cour suprême nommée par le président est normalement indépendante vis à vis de celui ci et applique la loi qui est sa seule reférence. Donc lorsque le président n`est plus à mesure de diriger la loi dit que la cour doit constater son incapacité et declaré la vacance du pouvoir en demandant aux représentants du peuple d`organiser des élections, c`est donc clair et net. Nulle part dans la constitution guinéenne il n`est dit que l`armée doit prendre le pouvoir lorsque le président est incapable, mais c`est aux institutions de faire leur travail et c`est çà la démocratie. Maintenant pourquoi l`armée a attendu la mort de Conté pour s`emparer du pouvoir? la réponse a été donnée par le colonel Korka en réponse à la question d`un guinéen en Allemagne: c`est parce que les institutions républicaines qui ont failli à leur devoir du vivant du président en ne constatant pas la vacance du pouvoir, voulait à leur tour prendre le pouvoir. Donc les institutions ont refusé de faire leur part de job (la constitution n`a pas été respecté) eh bien il ne peut plus y avoir de pouvoir constitutionnel car de fait il n`existe plus. A vrai dire le pouvoir était dans la rue et comme l`armée est le seul ou l`un des rares corps de notre pays plus ou moins organisé et possedant la force des armes, elle s`est courbée et a ramassé le pouvoir qui se baladait tranquilement dans les rues obscures de Conakry. Alors M. Bocoum voyez vous même que nous sommes seulement victimes de l`incapacité des gens que nous mêmes avons élu (assemblée); cela doit nous donner des leçons pour les futures échéances électorales d`où la necessité de bien préparer celles ci pour ne plus que notre hémicycle soit une chambre d`enregistrement car en démocratie ce sont les institutions seules qui ont le droit de demettre un président et non pas l`armée. L`armée a pris le pouvoir parceque nous avons élu des incapables pour faire barrage au pouvir du président.
TANIKO, dimanche 9 août 2009
BANO! SEYDI BARRY!!!!CLAIR NET ET PRECIS
Alpha Amadou Bano BARRY (Vice-Recteur/Université de Sonfonia), samedi 8 août 2009
« Celui qui a déjà ciré des bottes, les cirera toujours » ou la réponse de Docteur Alpha Amadou Bano BARRY à l’acteur de théâtre Saidou Nour BOKOUM J’ai lu avec beaucoup d’amertume et de regret les propos de Mr. Saidou Nour BOUKOUM à mon endroit. Pour que les guinéens ne se méprennent pas sur la franchise de mes propos à l’endroit de Monsieur BOKOUM, permettez-moi de relater les faits. Dans l’avant dernière émission de « Sociétés et Débats » de la Radio Familia ou Mr. Jean Marie DORE était l’invité, un auditeur de Hollande s’est demandé où était Daddis lorsque Lansana CONTE humiliait la Guinée ? J’ai répondu, au détour d’une intervention, que l’auditeur pouvait aussi se demander où était-il lui-même à ce moment ? Pour être juste et équitable, j’ai dit que cette interrogation était valable pour moi-même, pour Monsieur Jean Marie DORE et pour tous les guinéens. Quelques jours après cette émission, Monsieur BOKOUM, que j’ai eu le malheur de rencontrer pour la première fois et qui a cherché à me parler en privé, m’a fait savoir qu’un auditeur de Hollande, du nom de Monsieur BALDET, n’était pas content de moi. J’ai demandé à Monsieur BOKOUM s’il avait suivi l’émission. Ayant répondu par l’affirmative, j’ai considéré qu’il n’était pas nécessaire de continuer ce débat. Dans une interview sollicitée, orientée et dirigée par Monsieur BOKOUM, la colère de Monsieur BALDET a laissé la place à celle de Monsieur BOKOUM contre ma personne et celle de Monsieur Jean Marie DORE. Pour les lecteurs qui n’ont pas lu le numéro 452 du 24 juillet 2009, Monsieur BOKOUM me reproche trois choses : 1) Il se demande où j’étais quand Yaguine et Fodé mourraient dans un train d’atterrissage d’une compagnie européenne en fuyant la mal formation dont je suis, à ses yeux, un des auteurs ? 2) Monsieur BOKOUM me reproche à moi et à Monsieur Jean Marie DORE de cirer les bottes du Président Moussa Dadis CAMARA ; 3) Enfin, Monsieur BOKOUM m’accuse moi, et tous les autres Vice-recteurs, les Recteurs et les enseignants de Guinée de mal gouvernance qui « empêchent d’entendre la grande avant-garde, les vrais lutteurs pour le changement que sont les autres enseignants et les élèves qui offrent leur poitrines nues à des balles assassines ». Je demande indulgence à mes anciens et actuels étudiants s’ils se sentent choqués par la vigueur de mes propos. J’ai toujours pensé que l’âge et la culture « hali pular » étaient de nature à rendre un homme plus courtois et honnête vis-à-vis de quelqu’un qui exprime à votre endroit du respect et de la considération. Mais puisqu’il n’a pas de respect pour son âge, Je vais y répondre. Dans la diatribe verbale dont Monsieur BOKOUM est coutumier sur le web, il me demande où j’étais quand Fodé et Yaguine fuyaient la mal formation, voici ma réponse. Monsieur BOKOUM, quand Yaguine et Fodé fuyaient la Guinée, pour des raisons que vous imaginez mais que vous ne connaissez pas, j’étais en Guinée en poste à l’Université de Conakry puis de Sonfonia dispensant 16 heures de cours par semaine dans les classes bondées d’étudiants, mal aérées et sous équipées. J’étais avec vos fils, vos neveux et vos sœurs dans des classes entrain de leur apprendre à collecter des données, à analyser des faits et à donner un sens, une signification scientifique à la réalité sociale. Monsieur BOKOUM, vous voulez savoir où j’étais ? Demandez-le à Siré DIENG (major au baccalauréat) l’un des enfants les plus émérites de Dinguiraye. Demandez-le à Monsieur Amadou DIALLO, un autre fils de Dinguiraye, chef de département de Management et de Gestion à l’UQAM. Monsieur BOKOUM, j’étais en Guinée pour assurer la formation des membres de votre famille que vous êtes incapable de faire. Monsieur BOKOUM, Vous voulez savoir où j’étais ? J’étais en Guinée pas au bord de la seine et dans les cafés parisiens dans des interminables débats théoriques d’une Guinée virtuelle. Monsieur BOKOUM, le Capitaine Daddis n’a pas besoin qu’on lui cire les bottes. En fait, votre reproche est déguisé. Vous ne souhaitez pas que j’aide Daddis à réussir sa présidence. Pourtant, vous devriez savoir que depuis mon retour du Canada en 1998, j’ai apporté ma contribution à tous les dirigeants guinéens qui ont bien voulu m’écouter. Le capitaine Daddis est de ma promotion (la 21ème ). Je souhaite l’aider en le conseillant publiquement, et non nuitamment et dans ses oreilles, pour éviter de l’induire en erreur en permettent à des millions de guinéens, de contester mon avis, s’ils le jugent nécessaire. Je souhaite que Daddis réussisse la transition, car depuis trop longtemps en Guinée ceux qui sont au bas de l’échelle administrative souhaitent l’échec de ceux qui occupent les postes de direction pour qu’ils puissent les remplacer. Depuis trop longtemps en Guinée, ceux qui ont des postes de responsabilité écartent leurs collaborateurs compétents de peur de perdre leur poste. Ceux qui perdent leur poste souhaitent que leurs successeurs échouent pour que l’on dise de la Guinée qu’elle est un pays maudit. Monsieur BOKOUM, je veux que Daddis réussisse, car j’aime la Guinée. J’aime la Guinée car je souhaite vivre, vieillir et mourir en Guinée. Je n’en peux plus que les maliens disent, lors de chaque coupure d’électricité que Bamako n’est pas Conakry. Je n’en peux plus des hommes politiques guinéens qui veulent construire leur carrière sur l’échec orchestré de leurs adversaires. Je n’en peux plus des gens comme vous qui discréditez toute l’école guinéenne, alors que votre apport est nul. Monsieur BOKOUM, les cireurs de bottes sont ceux qui, après avoir opté pour la nationalité étrangère, ont cherché et obtenu un poste d’assistant technique dans leur propre pays pour être rémunéré en devises. On peut demander à Assifat, dans sa tombe, et Gbago ZOUMANIGUI qui est cireur de bottes ? Monsieur BOKOUM, ne cirent les bottes que ceux qui n’ont pas de compétences et de qualifications. Ce n’est manifestement pas mon cas, car j’ai une thèse et je gagne honnêtement ma vie par mon savoir. Monsieur BOKOUM, je suis citoyen guinéen ayant fait ma formation du primaire ou supérieur en Guinée. J’ai bénéficié de deux bourses d’excellence (la 1ere entre 1989-1993 à Ottawa et la seconde de 1993-1998 à Montréal). Contrairement à d’autres, pour des raisons qui sont les leurs, à l’obtention de ma thèse, j’ai choisi de rentrer en Guinée. Contrairement à vous, je suis à la disposition de la Guinée pour reformer et qualifier le système éducatif national. Monsieur BOKOUM, vous vous trompez de cible et de personne, je ne suis pas un bureaucrate. Je suis un enseignant en situation de classe avec des charges pédagogiques au dessus de la moyenne des enseignants sans fonction administrative. Monsieur BOKOUM, vivre à l’étranger ou rester en Guinée est un choix. Je sais que l’exil est une épreuve pour ceux qui n’ont pas réussi. Les nuits froides et les propos racistes des jeunes dans les villes dortoirs et les métros bondés imposent une solitude qui peut mettre du venin dans le cœur. Pourtant, je ne suis pas responsable. Alpha Amadou Bano BARRY (Ph.D ; Sociologie, Vice-Recteur/Recherche ; U. Sonfonia)
Mamadou Billo SY SAVANE, lundi 3 août 2009
Mon cher BOCOUM, Je te tutois. Inutile que je fasse l`hypocrisie du vouvoiement. On est des parents (Poullo Tôrôdô). Tant pis pour ceux qui voient le tribalisme partout. Gadiry SOUMAH est un grand ami. Il est Soussou. Alors, venons-en à l`essentiel. D`abord avec M. Jean-Marie DORE. Installé au B.I.T. (Bureau international du travail) à Genève dans les années 70 par M. Sékou TOURE, Jean-Marie Doré lui rendra d`inestimables"services" dont le prix était la vie de multiples suppliciés au camp BOIRO. A son retour à CONAKRY, son employeur sanguinaire en guise de remerciement pour "service" rendu (service sanlant), il lui offrira un pavillon à DONKA. Il l`occupe aujourd`hui. Effectivement, avec Lansana Conté, il était opposant le jour et informateur dès le soir venu.J`en avais parlé avec le regretté Elhadj Bah Mamadou qui, je crois avait beaucoup d`estime pour moi. Il y a quelque temps, dans un journal guinéen (L`Enquêteur), j`avais vigoureusement pris la défense de Jean-Marie Doré. et lors de mes différents séjours en Guinée, chaque fois que des jeunes et moin jeunes s`intéressant à la Chose Publique(Politique vraie), me reconnaissaient dans les rues de Conakry, ce qui n`était pas rare, me faisaient la remarque suivante:"M. SAVANE, vous avez pris la défense de Jean-Marie Doré. Vous vous êtes fait son avocat. Et puisque vous expliquez bien, vous avez été efficace pour lui. On peut dire que c`est vous qui l`avez réhabilité. Mais, nous on est sûr que vous le regretterez". A ma question pourquoi pensez-vous automatiquement à son sujet que je regretterais ? Réponse cinglante d`un jeune Directeur dans un cabinet" parce que vous, vous avez une conviction, lui il cherche à manger. Et puis, à son âge, il a envoyé trop de gens et des cadres valables au camp Boiro." J`étais tellement sidéré que je n`ai pu apporter aucune objection. Je rapporte tout ça de mémoire. Un autre jour, invité à un repas par des amis, un autre jeune cadre de l`administration qui faisait partie des convives, m`apostropha gentiment et me dit (là aussi, je cite de mémoire)"M. SY, je vous reconnais. Vous avez été au lycée avec mon Grand frère. Vous, vous ne pouvez pas me reconnaître, parce que j`avais 8 ou 10ans. " Et il continue" Mais, vous, vous défendez toujours des gens que nous voulons mettre à la porte, comme les jean-marie Doré." Il en avait cité d`autres. Quand je lui avais répondu qu`il ne sertà rien d`exclure et qu`il faut plutôt expliquer et montrer pourquoi ils ont tort, ce jeune homme, tout à fait sympathique m`a rétorquer d`un air goguenard:" Grand frère! Toi tu es bon chez les prêtres. Si tu leur donnes une gifle, ils tendent l`autre joue. Le plus souvent, vous les diaspos vous êtes animés de bons sentiments pour votre pays. Mais nous, nous avons d`abord besoin d`être éduqués." Voilà mon cher BOCOUM, l`état d`esprit de groupes ultra minoritaires comme Jean-Marie Doré, ce "professeur" Baldé de sonfonia. Tous ceux qui, comme ce Baldé présidentde "l`université" de sonfonia, redoutent l`arrivée de jeunes universitaires, sortis de grandes écoles occidentales, sont obligés d`inventer de fausses différences. La raison est simple: confrontés à la diversité des formations et à la détermination de bâtir un Etat Républicain de droit, ils sont tout nus. Leur insuffisance apparaîtra au grand jour. Et la perspective de voir disparaître les possibilités de détournement impuni des biens nationaux,, ne peut guère les réjouir. Il n`y a pas d`explication à rechercher ailleurs. SUGGESTION à tous les Guinéens, quelle que soit leur appartenance, ou leur lieu de résidence: 1°. Tous ceux qui en ont les moyens, faites venir vos enfants dans le pays de leurs ancêtres, même pour quelques jours. Expliquez-leur inlassablement qu`ils y ont des droits, qu`ils n`ont à demander aucune autorisation à qui que ce soit. 20°. Expliquez à vos enfants(grands et petits) que la Guinée n`est pas la propriété ni des prédateurs, ni du CNDD. et qu`eux-mêmes ont un droit de propriété sur la Terre de leurs ancêtres et que leur droit est inaliénable. Les Rawandais qu`on voulait artificiellement rendre étrangers dans leur propre patrie, avaient eux-mêmes enseigner à leurs enfants et à leurs petits enfants qu`ils ne devront jamais renoncer à leur droit naturel à la Terre de leurs ancêtres. Résultat: 30, 40 ans après, les enfants et petis enfants sont revenus dans le pays de leurs Ancêtres. 3°.Il y a au moment même où j`écris un processus d`appropriation de l`ensemble de l`Espace territorial de notre pays par quelques oligarchies militaro-affairistes. Si ce mouvement devait se poursuivre, en très peu de temps, les Guinéens pourraient se trouver sans terre à cultiver. Des faux titres de propriété foncière ont été établis au profit de quelques familles de commerçants contrebandiers, militaires et fonctionnaires liés aux différents gouvernements de Lansana Conté et maintenant au CNDD. Soyons bienveillants à l`égard de nos compatriotes. Recherchons la coopération avec toutes les bonnes volontés. Mais, refusons catégoriquement, vigoureusement l`idée que tel personne est "gentil", parce qu`il nous reconnaîtrait ce qui est naturellement à nous, comme à tous les autres guinéens de Yomou, GBAÏA, de SIGUIRI, de Lélouma ou de BENTY. Salut BOCOUM
CAMARA Ignace Deen, dimanche 2 août 2009
je salut et respecte les opinions de Mr bokoum que je lis souvent .je demande à votre redaction de me mettre en contact avec lui pour des propositions concrètes.PS: je le président de l`association des guinéens tésidents au Maroc "AGUIMAR"

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