vendredi 7 mai 2010
Enseignants de Pita : Des fins de mois gâchées par une affaire de billets pourris

Depuis quelque mois le collectif des enseignants de la préfecture de Pita rencontre d’énormes difficultés au niveau de leur salaire. En effet, selon le Secrétaire général de la Section syndicale de l’éducation de la préfecture de Pita Alhassane Bah, 90% des billets de banque reçus par les enseignants de sa zone au titre de leurs salaires sont abîmés. Cet argent proviendrait d’une banque primaire bien connue de la place.

Cette situation fait couler beaucoup d’encre et de salive à Pita. D’ailleurs, Alhassane Bah est revenu sur cette question lors d’un atelier de formation des 12 représentants des structures d’éducation à la base de Pita. Les enseignants ont saisi l’occasion pour se plaindre de vive voix du fait que par ailleurs les liasses de billets qu’ils perçoivent comme salaire sont parfois incomplètes. « Pire, l’argent reçu est complètement usagé », affirme M. Bah.

A en croire notre interlocuteur qui séjournait récemment à Conakry: « Chaque mois, les coupures de 500 fg qui, généralement, constituent la grande partie du versement, sont des billets pourris. Quand on amène cet argent au marché, les commerçants refusent de le prendre et finalement on n’a pas là où le mettre. Sur chaque 100.000 fg, on trouve 25 à 30.000 fg de pourriture. Les pompistes des stations service n’acceptent pas d’échanger ces billets. » Relate-t-il.

Par ailleurs, M. Bah a souligné qu’il y a plusieurs billets de 5000 FG qui manquent également sur les paquets de grosses coupures. « Sur une brique de 5 millions de francs guinéens, on peut voir une somme de 350.000 ou de 400.000 qui manque. Cela s’est fait plusieurs fois. Mais, les gens ont eu l’intelligence de relever le nom de Fabert Guilavogui et de Lansana Kéïta qui paquettent les billets à la BICIGUI de Mamou. Vous savez qu’à chaque fois qu’ils paquettent l’argent, ils mettent leurs noms là-dessus. A ce jour, nous avons plus de 20 étiquettes réunies chez le Directeur préfectoral de l’Education », témoigne-t-il.

Selon le Secrétaire général de la Section syndicale de l’éducation de la préfecture de Pita, il leur est impossible de retourner l’argent à la banque émettrice une fois qu’ils sont en possession. «Malheureusement, les autorités préfectorales n’ont pas pris les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation. Récemment, le responsable du Service Administratif  et financier a tenté de nous dissuader de dénoncer parce qu’il disait ne pas vouloir ternir l’image de la Banque. », a-t-il expliqué.

Les enseignants de Pita se seraient aperçus qu’ils sont les seules victimes de cette situation. «On a demandé à Mamou et Dalaba, on s’est rendu compte que ces deux préfectures ne reçoivent pas de l’argent pourri. Le problème est très épineux à Pita et l’ensemble de ses sous-préfectures. », confie M. Bah, qui pour terminer, a demandé aux autorités de tout mettre en œuvre pour que cette pratique cesse.


Alpha Camara
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
mohamed, mardi 11 mai 2010
C`est tous des voleurs a la banque surtout Bicigui et sgbg felicitation a Eobank qui est tres correcte Il faut poursuivre les agents de ces 2 banques qui volent tout le temps les clients en plus du vol que la sgbg fait sur les comptes deplaces les 5.000 FG qu`ils retirent sur chaque operation deplacee.C`est un vol Merci Merci
modybhoye, samedi 8 mai 2010
Il faut saisir le ministre des finances oubien meme la banque

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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