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Le 27 juin 2010, nous serons appelés à élire un président de la République dont nous n’avons fixé, au préalable, ni les conditions d’éligibilité, ni les pouvoirs, ni les responsabilités, …. Beaucoup de compatriotes, au nombre desquels je suis, auraient souhaité que les règles du jeu soient d’abord définies, avant l’ouverture de la compétition électorale, la course à la présidentielle, la distribution des médailles et, plus important, à mes yeux, les honneurs auxquels a droit le champion ainsi que les tabous qu’il ne doit pas transgresser, au risque de conduire l’équipe de Guinée à une énième défaite.
Malheureusement ou heureusement, la vie est ainsi faite que nous ne pouvons obtenir tout ce à quoi nous aspirons. Aucune œuvre humaine n’est parfaite, surtout si elle est accomplie sur la terre de Guinée. C’est pourquoi j’estime que, tout bien réfléchi, élire un président de la République, le 27 juin 2010, même sans constitution démocratique, ne nous fera pas régresser. Au contraire, pour une fois, nous aurons au moins un dirigeant que nous aurons nous-mêmes choisi. Ceci sera d’autant plus important que nous aurons au moins une autorité légitime. Ce qui n’est pas le cas, présentement.
La mission historique de révolutionner la Guinée appartiendra à l’autorité légitime en qui nous placerons notre confiance, le 27 juin 2010. C’est au futur président de la République de Guinée de conduire la transition entre la Guinée du 28 septembre 1958 et celle du 28 septembre 2009.
J’espère de tout mon cœur que nous tomberons sur le numéro gagnant.
S. O. CAMARA
www.guineeactu.com
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