mardi 2 novembre 2010
Eloge des petits boutiquiers et autres exilés de l’intérieur
Abdourahmane Barry

On dit souvent que la bonne marche d’un pays tient beaucoup à la qualité de son élite et à la détermination et au courage du reste du corps social. En ce qui concerne la Guinée, le régime de Sékou Touré a, depuis belle lurette, décapité l’élite dont nous avions héritée de la colonisation. Ce qui, au passage, explique largement les absurdités et les errances de la gouvernance du pays, aujourd’hui encore. Il faut croire que désormais certains veulent s’employer à faire un sort à une partie de la population dont le tort est d’avoir montré un dynamisme certain : les commerçants, quelque soit la dimension de leur activité. Des Guinéens, souvent des petits boutiquiers et commerçants, ont été, en effet, martyrisés et expulsés de leurs logis par d’autres Guinéens et transformés en réfugiés dans leur propre pays.

Comme souvent en Guinée les accès d’arbitraire et de haine ont tendance à l’emporter sur la raison qui, si elle était exercée avec discernement mettrait pourtant en évidence l’indigence de telles tentations. Ceux qui sont aujourd’hui l’objet de ces persécutions ont en effet des mérites qui ne sont plus à démontrer. C’est pourquoi nous devrions tout faire pour conjurer le sort peu enviable qui les frappe aujourd’hui, et qui pourrait avoir raison de l’unité nationale.


Des ouvriers méconnus 

Aux fonctions socio économiques évidentes qu’ils remplissent, il faut aussi avoir à l’esprit le lien social qu’ils contribuent à établir et à renforcer dans le pays.

Il n’est pas besoin de s’appesantir ici sur le rôle irremplaçable d’approvisionnement de ce corps de métier dans nos sociétés de plus en plus anarchiquement urbanisées. Il est difficile de se passer de leurs prestations, à moins de vouloir plonger les populations dans une précarité matérielle pire que celle qu’elles connaissent aujourd’hui. Certains se rappellent encore des affres des familles rationnées du temps de la Première République. Il faut surtout mettre en évidence l’exemplaire ardeur au travail montrée par cette masse anonyme et silencieuse. Les Guinéens, qui ne sont pas sectaires, sont les témoins privilégiés du mode de vie de ces gens, tôt levés et tard couchés, ne comptant que sur eux-mêmes, se plaignant rarement. Mode de vie qui leur permet de ne pas être de ceux qui grossissent les rangs d’une administration déjà pléthorique ou les bataillons des bandits qui peuplent aujourd’hui nos villes. Même si le parallèle est osé, ils font furieusement penser à ces austères calvinistes auxquels Max Weber, dans « L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme», semble attribuer la paternité de l’essor du capitalisme qui, malgré ses limites, fait aujourd’hui la prospérité et la puissance de l’Occident : une vie toute dédiée au travail, avec ferveur, abnégation. Et il n’est pas nécessaire d’être un lecteur assidu d’Adam Smith ou de Marx pour imaginer qu’ils peuvent être à l’origine d’un processus d’accumulation de capital, sur lequel un pays comme le nôtre, tributaire de bailleurs de fonds de plus en plus parcimonieux, ne devrait pas faire la fine bouche. Déstabiliser cette catégorie c’est donc prendre le risque de tarir les modestes mais innombrables petits ruisseaux qui irriguent encore notre économie anémiée.

Mais il y a plus important encore, me semble t-il. Ces petits commerçants, en essaimant dans les différentes régions du pays, sont devenus l’un des plus solides ciments de l’unité nationale. Comment voulez-vous vous identifier à quelqu’un que vous ne côtoyez jamais ? Comment communier sincèrement avec des gens qui vous sont lointains ? Ils participent donc, à leur manière, à cette œuvre de brassage, sans laquelle l’émergence d’une nation devient toute théorique. En se rendant partout en Guinée, ils s’affranchissent de leurs pesanteurs naturelles pour aller vers les autres, contribuant ainsi à l’affermissement de cette nation en devenir ; c’est donc ce pont qu’ils incarnent qu’on veut démolir en les expulsant de leurs terroirs d’adoption. Car une fois que chacun sera retranché dans sa savane ou derrière ses montagnes, commencera alors un processus de désagrégation qui, de dérive en dérive, comme celle des continents, nous éloignera irrémédiablement les uns des autres. Il faut donc un réel sursaut civique pour conjurer un dessein aussi funeste.


Et maintenant ?

Ces forfaits ne doivent pas, comme c’est l’habitude, se perdre dans les abysses de l’océan de l’impunité que nous entretenons en Guinée. Leurs commanditaires, ainsi que ceux qui y ont prêté la main doivent être recherchés et sanctionnés. Au moins, les représentants de l’Etat en situation dans les zones concernées, lorsqu’ils ont failli à leur tâche, doivent-ils être tenus pour responsables, relevés de leurs fonctions et sanctionnés pour n’avoir pas porté assistance à des citoyens menacés pour leur appartenance ethnique, politique ou socioprofessionnelle. D’autre part, les victimes, constituées dans des associations, doivent intenter un procès en indemnisation à l’Etat, qui n’a pas été capable de les protéger, libre à lui de se retourner à son tour contre les coupables. Et, à l’avenir, lorsque des violences visant à chasser des « minorités », sont manifestement organisées et motivées par des considérations électorales, il faudrait, comme l’ont proposé certains à juste titre, annuler l’élection dans les zones concernées.

On comprendra aisément que ces réactions sont inspirées par des considérations qui ne peuvent être confondues avec la vengeance.

La première de toutes, c’est d’abord la volonté de rompre avec une tradition dramatique inaugurée pendant la Première République (encore elle) : la spoliation économique érigée en arme politique d’intimidation et de chantage. C’est ainsi que les biens des victimes du régime étaient purement et simplement confisqués sans autre forme de procès. On se souvient également du dramatique épisode de Kaporo-rails, ce quartier de la capitale qui, pour des raisons électorales, a été tout simplement rasé, à la stupéfaction des représentations consulaires étrangères. C’est sans aucun doute, les mêmes considérations qui président aujourd’hui aux pillages et dégradations dont sont victimes ces Guinéens chassés de leurs domiciles, dans des régions où certains de leurs compatriotes les considèrent comme des étrangers. Ce chantage inhumain doit être à jamais banni de la panoplie des stratégies politiques de ce pays. Nous ne pouvons pas revendiquer la légitimité d’une société humaine digne de ce nom en nous accommodant de telles pratiques. Outre leur caractère immoral, elles sont économiquement néfastes : en plus des destructions de richesses, elles contribuent au développement d’un sentiment d’insécurité peu propice à une activité industrieuse.

L’autre raison tient à la nécessité pour les Guinéens de s’approprier leurs droits. Ceux-ci ne doivent plus rester théoriques, comme cela a toujours été le cas. A cet égard, le droit de propriété n’est pas le moindre, dans une société qui prétend à la démocratie. Il faut quand même rappeler à nos concitoyens que c’est dans le cadre de la lutte pour la sauvegarde de la propriété privée, en Angleterre, dès le 13e siècle, qu’a été amorcé le processus qui donnera naissance aux démocraties modernes. En imposant au roi d’Angleterre la « Grande charte » protégeant leurs biens et leurs personnes, les seigneurs féodaux du royaume ont réussit ce qui a été considéré comme la première limitation à l’arbitraire monarchique. Ce n’est pas étonnant dans ces conditions que John Locke (philosophe Anglais du 17è siècle), farouche opposant de l’absolutisme, ait considéré la propriété comme un droit naturel et inaliénable, dans la mesure où elle est nécessaire à la conservation de la vie de l’homme et qu’elle résulte de son travail. Aujourd’hui, elle est reconnue comme l’un des principaux droits de l’homme ; et son non respect fait l’objet d’une réprobation universelle. Même loin de ces spéculations philosophiques, les Guinéens, dont le bon sens est instruit par l’expérience, sont bien placés pour mesurer ce qu’il faut de sueur, de souffrances et de sacrifices pour se constituer un modeste bien, dans un contexte aussi ardu que nos économies. Ils méritent donc dans ce domaine, et dans d’autres, de jouir des progrès de l’humanité qui garantissent le respect de la propriété privée. Ce droit n’étant lui-même qu’un élément des autres droits qui doivent leur être garantis, et qu’ils doivent défendre, d’abord ici-bas. Certes la justice divine est-elle implacable, inéluctable. Néanmoins nous devons nous employer à davantage recourir à celle des hommes. Je dirai même que, pour une fois, nous devrions rendre ce service à Dieu : en renforçant le caractère dissuasif de la justice des hommes nous éviterons l’encombrement de ses tribunaux. En attendant nous devons louer et participer à l’initiative de ceux qui proposent de mettre en place des structures visant à venir financièrement en aide à ceux qui sont aujourd’hui durement éprouvés.

On aura compris qu’à travers la compassion qui est ainsi exprimée à l’endroit de ceux qui sont aujourd’hui rudoyés et brutalement jetés sur les routes, c’est à l’ensemble des Guinéens inquiets mais déterminés que s’adressent ces quelques considérations.


Barry Abdourahmane


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ba Mamadou, samedi 6 novembre 2010
Mon frère Faya, soyons justes. Fidel, de son vrai nom Diama Diané, n`est pas un des nombreux enfants illégitimes de Sékou Touré. En tout cas, jusqu`à preuve du contraire. Il est le fils de Lansana Diané, un des puissants membres du comité révolutionnaire, qui faisait liquider ou torturer des innocents au Camp Boiro. Le mérite de Fidel est de rester fidèle à la mémoire de son père et à celle du patron de son père. Ce mérite-là, nous devons le lui reconnaître.
kagbadouno Tamba, samedi 6 novembre 2010
@Mon frère Faya! Je te félicite et t`encourage. Nous en avons marre de ces voyous de malinkés qui empoisonne notre pays d`une part, et de ces salauds de PDGistes qui comme tu l`as toujours dit sont responsables avec leur sanguinaire de Sékou Touré de nos problèmes d`aujourd`hui d`autre part. Il ne faut pas se laisser instrumentaliser par ces racistes du "angbansan". Fraternellement!
FIDEL, vendredi 5 novembre 2010
Je n`aime parler te parler Faya, tu es trop haineux. Tu m`en veux depuis notre accrochage sur ton article de l`autre fois. Je voulais juste te rappeler que ton Cellou Malin Diallo est un fruit de la Revolution Sekoutouréenne. Voilà, Gamal n`est pas un heritage du colonialisme. Donc Cellou aussi est ...Merci
Yombouno faya, vendredi 5 novembre 2010
@Fidel (alias Mohamed Touré) fils du sanguinaire Sékou Touré ; que tu le veuilles ou non, ton père le sanguinaire Sékou Touré est à la base de tous nos problèmes contemporains. En effet, l’ethno-stratégie qui tue la guinée (je déclare la guerre aux Peulhs et « angbanssan »), la pagaille au sein de l’armée (comités d’unités militaires), les massacres du stade du 28 septembre (la même chose se faisait en cachette au camp Boiro), le manque criant de cadres compétents en Guinée (génération koko-lala) bref le péché originel c’est ton père de sanguinaire Sékou Touré qui a fait des Guinéens des sous-hommes c’est ce que nous vivons depuis 52 ans ! Mais au juste nous savons que tu es inculte ; et tes « copier-coller » ? Tu en as fini avec ?
Gandhi, jeudi 4 novembre 2010
Fidel, qu`on apprécie ou pas Sékou Touré, l`homme ou l`homme politique, il fait partie de l`histoire de la Guinée de manière indélébile. Il aura toujours des soutiens et d`autres qui le critiqueront, mais aujourd`hui ce qui compte c`est l`avenir des 12 millions de Guinéens et notamment de sa jeunesse, le reste....
FIDEL, jeudi 4 novembre 2010
Keoulenba, c`est là tu te rends compte de la grandeur de Sékou Touré. La Colonisation a fait 60 ans de règne, la Révolution 26 ans seulement et il y a pratiquement 26 ans depuis la mort de Sékou Touré. Mais l`histoire de ce pays est toujours lié à Sékou, c`est lui sa vie. Parlons juste de Sékou Touré et voilà la GUINEE. Donc ce Monsieur fut plus que les colons, même quant on pète en Guinée: c`est la faute à Sékou Touré. Alors que ceux qui ont 30 ans aujourd`hui dans ce pays, connaissent à peine Sékou TOURE. Ce Monsieur fut Grand alors, il a quand même réussi à complexer un grand nombre de pseudo intellectuels. Fidelito
mousto, jeudi 4 novembre 2010
ça me fait rire celui qui dit que alpha a 3regions il a fallu qu´il soit repêché par l´aide de konate ,que vous sachiez que il n´á que siguiri ,kankan et consorts ,vous verrez le reste si l´armee ethnique peut elire on verra.
Youssouf Soumah, jeudi 4 novembre 2010
Quelle belle analyse! Je vous félicite M.BARRY; il faut continuer à nous éclairé par des analyses pertinente. Une fois encore, BRAVO!
A.O.T. Diallo, mercredi 3 novembre 2010
Une très bonne analyse, mon cher A.B.; two thumbs up, really!! Ceux qui souffriront le plus de ces expulsions seront les pauvres populations instrumentalisées de ces villes car demain ils n`auront plus où aller chercher les condiments de la popote à crédit; ils devraient demander aux sénégalais après qu`ils aient violenté et expulsé les petits vendeurs mauritaniens de leur pays. Bien sur comme dit si justement Ghandi, cette analyse ne sera pas comprise par la majorité de nos politiciens et par les nombreux commentateurs masqués de ce site, mais après tout c`est tout a fait compréhensible, ils ne représentent que la pointe visible de l`iceberg du mal guinéen...
Gandhi, mercredi 3 novembre 2010
Mr Diakité (toujours vous), les coordinations (3/4) ont éventuellement une influence, mais elles ne votent pas et si l`armée compte 30000 hommes cela ne fait que 30000 voix tout au plus, à moins que vous ne nous mijotiez une recette pour être en conformité avec vos fantasmes. Moi je crois à cette dernière possibilité et c`est bien ce qui me désole, car Alpha Condé s`imagine toujours au XXème siècle, alors que ce n`est plus le cas, et la suite n`est pas forcément glorieuse pour lui.
Keoulenba, mercredi 3 novembre 2010
Encore un qui veut la tête ou, du moins, le crane de Sekou Toure. Donc, depuis 52 ou 26 ans, personnes n`a plus été dans une université? L`élite guinéenne ne se régénère donc pas? Ne parlons plus de compétences, de diplômes Mr BARRY. Parlons de comportements de ceux là qui ont les grands diplômes et applaudissent les gars qui ont mal appris à l`école (Cellou n’a-t-il pas accepté de servir des non-universitaires, juste pour les tromper et se sucrer ?). Parlons de gens qui arrivent subitement dans une famille et ne veulent pas respecter les règles de cette famille d`accueil (N’as-tu jamais entendu dans les villes de quartier Peulh, de mosquée peulh ?). Parfois quand on est trop rusé et qu`on se fasse découvrir, c`est la furie hein! Au premier tour cela a marché. Mais au deuxième tour celui qui essayera périra. Prends les exemples plutôt sur les juifs c’est plus pratique. Une fois de plus laissez Sekou et sa révolution en paix et cherchez à régler vos différends avec ces conquérants et violents malinké, dans la non violence. Sinon vous ne les gouvernerez jamais.
alseny camara, mercredi 3 novembre 2010
Monsieur Diallo, cette situation déplorable serait consécutive à la rumeur d’empoissonnement des militants du RPG par certains éléments de l’UFDG. Nous devons tous rechercher la véracité de cet empoissonnement avant toute condamnation de toute une ethnie, les malinkés. Dans les deux camps il y a des extrémistes tel que Bah Oury et autres renégats du RPG. Malgré les exactions de Révolution, c’est la première fois qu’on assiste à un déplacement de population à l’interne de la Guinée, acte qu’il faut condamner avec la dernière énergie. Mais n’oublions pas que la faute c’est à nos minables cadres du CNT, de la CENI et d’un Gouvernement de gens choisis dans les maquis et autres bordels de Conakry. Nous avons mis les charrues avant les bœufs car tout le sait que nos partis politiques sont des partis ethniques qu’il fallait dissoudre avant tout processus de démocratie. C’est la première qu’on assiste à un affrontement entre Malinkés et peulhs ; excepté les périodes électorales, il a toujours existé une convivialité entre les différentes ethnies du pays, alors n’accusons personne avant la découverte de la vérité sur l’empoissonnement des malinkés ; ce travail relève de la Police Nationale et les acteurs déférés à la Justice. A noter que beaucoup de famille malinkés ont été endeuillées par la Révolution. Notre malheur en Guinée c’est d’être dirigé depuis 1958 par des gens qui n’ont pas fréquenté une Université, même celle de Conakry. Vive la République.
MoryCE Diakité, mercredi 3 novembre 2010
@Gandhi. Cher Haroun, sachez que la nature à horreur du vide. Ces commercçants seront remplacés par d`autres. Toutes ces rumeurs d`agression subies en Haute Guinée ne sont que mascarade pour cacher le manque de volonté de l`UFDG et de ses alliés d`aller aux votes. Ils ont compris que 3 régions sur 4 n`étaient pas avec eux. Ils ont compris que l`armée n`était pas avec eux. Ni les associations, ni les syndicats, etc. Je reviens d`un séjour de 3 jours en Guinée. La situation sur le terrain dénote clairement avec l`atmosphère qui prévaut sur ce site. Honnêtement, la messe est dite pour l`UFDG et ses alliés.
Kourouma Toyah, mercredi 3 novembre 2010
Excellente analyse. Vous avez parfaitement raison. Quand on pense que ces malinkés se laissent rouler dans la farine par un aventurier burkinabé qui n`a RIEN en Guinée? Alpha n`a même pas un enfant ou un parent en Guinée! Pauvre maninkas.
Gandhi, mercredi 3 novembre 2010
Je crois malheureusement que ces considérations sont hors de portée de nombre de nos politiques qui placent la politique au-dessus de tout, oubliant que pour la quasi totalité des Guinéens, c`est pourtant leur pouvoir d`achat qui est considéré comme primordial. M`est avis que certains vont apprendre vite, preuve en est la multiplication par trois ou plus des prix des denrées alimentaires dans certaines villes de l`Est du pays (à Siguiri notamment), situation qui va malheureusement perdurer un peu, car si nos commerçants sont analphabètes, en revanche ils savent compter, et ils ne sont pas fous à retourner là, où certains risquent encore de les piller, mais cette fois, pas pour des raisons politiciennes, mais tout simplement de survie...
kalil diallo, mercredi 3 novembre 2010
ceux qui ont pillé les magasins ,tué nos parents aujord´hui sont les memes qui ont tués les autres depuis 1958 ce sont les malinkés et les enfants de sekou toure ,mais nous savons que vous etes soutenuns par konaté et son armée ,depuis 1984 jamais vous n´aviez osé de toucher un peuhl car on etait au meme pieds dégalité maintenant grace a cette occasion vous vous prenez comme les elus du peuple ,on verra ds les prochains jours ,manger ce que vous avez pillé en attendant.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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