jeudi 5 août 2010
Election présidentielle guinéenne : Hypothèse pour un futur incertain
Mamadou B. Sy Savané

Petit préliminaire : J'ai entrepris de livrer à nos compatriotes, depuis Conakry, certaines réflexions critiques dont je pense que qu'elles sont utiles. Alors, pourquoi depuis Conakry ? Pour deux raisons principales :

- Première raison : dans nos contrées, quelques individus peu scrupuleux comme le capitaine Moussa Dadis Camara, et maintenant le général Sékouba Konaté, parce que disposant d'armes achetées avec l'argent de la nation, pensent être d'une nature particulière. De ce fait, ils se croient propriétaires des Biens nationaux et des citoyens. Et les Guinéens, presque esclavagisés dans leur tête, prêtent docilement allégeance au premier venu qu'ils n'ont pas choisi.

Mes observations volontairement acerbes, je les ferais désormais à l'intérieur de mon pays, quel qu'en soit le prix. Je ne suis ni ZORO, ni Don Quichotte. Je déteste ceux qui cherchent à être des martyrs. Je suis très peureux. J'ai peur de la mort. Je veux vivre, vivre très longtemps, mais vivre debout. Je n'aime que l'héroïsme du quotidien.

Ces femmes et ces jeunes, tout habillés en rouge, indignés par le DIKTAT ethnique du général Sékouba Konaté, protestant énergiquement contre les fraudes du général, sont à mes yeux d'un héroïsme admirable.

- Deuxième raison : je prétends être tout aussi légitime, peut-être plus légitime à parler au nom du pays que tous ces oligarques ethniques qui se sont cooptés, ici au CNT (Conseil National de la Transition), là au Gouvernement, ailleurs dans d'autres institutions. Sans fausse modestie, je suis le concepteur de la Transition, pas exactement comme elle fonctionne aujourd'hui. Mais, j'en ai tracé le schéma, dès le premier trimestre de 2004 dans le journal L'ENQUÊTEUR aujourd'hui disparu et dont le Directeur est actuellement Conseiller de M. Sékouba Konaté.


1ère partie : Consécration judiciaire d'un tribalisme galonné

Les résultats contestés et contestables du premier tour, télévisuellement proclamés par le président de la C.E.N.I. M. BEN SÉKOU SYLLA, ont été judiciairement validés par les mêmes moyens technologiques par la Cour Suprême.

Ce premier tour est donc officiellement clos. Les magistrats de l'institution judiciaire suprême du pays ont dit le Droit, ou plus exactement ce qu'ils croient être le Droit. Il faut espérer qu'en cela, ils n'ont été motivés que par le souci de dire le droit, rien que le droit et seulement le droit.

Cependant, on ne peut ignorer que d'autres moyens confortables de motivation, sont autrement plus efficaces que l'hypothétique envie de lire d'austères Attendus pendant de longs moments. Et la Cour Suprême comporte aussi quelques magistrats scrupuleux.

Sont-ils plus écoutés, plus influents ?

L'avenir nous le dira.

La troisième place, télévisuellement attribuée au candidat issu de la plus petite minorité ethnique du pays par le général Sékouba Konaté et M. Ben Sékou Sylla, tous les deux appartenant à la même ethnie et à la même Région, a été télévisuellement confirmée par la Cour Suprême. Le minoritaire au plan ethnique, a été déclaré politiquement minoritaire par la juridiction Suprême, sans argument juridiquement soutenable.

Tolérer aujourd'hui qu'un candidat soit éliminé du seul fait qu'il est issu d'une très petite minorité ethnique, c'est favoriser pour demain les pulsions hégémoniques de groupes ethniques majoritaires.

Est-ce comme cela qu'on aide la Guinée à sortir de cette zone de turbulence ?

Le doute est permis.

Il n'est pas question ici d'une défense aveugle de Sidya. Il s'agit de rappeler les principes qui ont toujours cimenté la coexistence harmonieuse des différentes ethnies de notre pays. De ce fait, aucune juridiction n'a le droit d'effriter ce ciment, pour quelle que raison ce soit, y compris celle tendant à faire plaisir, même à un général auto-promu nourrissant une ambition politique pour son ethnie… Et peut être une ambition politique personnelle non avouée.

Utiliser l'autorité d'une institution judiciaire, en principe impartiale, pour assouvir une ambition politique d'inspiration ethnique, n'est pas fréquente, même en Afrique Noire. Et la bienveillance singulière de la Cour Suprême à l'égard d'un général tribaliste, intrigue, à défaut de surprendre.

Peut être, y a-t-il quelque part l'idée que, le ton martial et autoritaire d'un magistrat non convaincu, ni convaincant, peut se substituer à la fragilité du raisonnement juridique lorsqu'il y en a eu, c'est-à-dire rarement ?

Du vote effectivement libre à l'ethnisation des résultats sortis des urnes

Dans les urnes, les citoyens électeurs ont qualifié le candidat SIDYA TOURÉ pour le deuxième tour. Mais, il n'y sera pas. Je rappelle, qu'au premier tour, les urnes avaient donné les résultats suivants, mais non publiés : CELLOU DALEIN DIALLO (33%), SIDYA TOURÉ (27%), ALPHA CONDÉ (17%). M. CONDE était donc démocratiquement éliminé de la compétition électorale, mais remis en selle par solidarité ethnique par ses frères d'ethnie, le général SÉKOUBA KONATÉ et BEN SEKOU SYLLA, et par un quasi-décret d'inspiration tribale clanique.

Qui en Guinée peut sérieusement imaginer une seconde que M. Alpha Condé, vivant entre PARIS et le BURKINA, puisse arriver avant un Sidya Touré, profondément ancré dans les terroirs du pays ?

Par ailleurs, il est invraisemblable qu'un des trois grands candidats, quel qu'il soit, puisse réunir à lui seul, 40% des suffrages au premier, même avec l'aide d'une ethnisation outrancière du scrutin comme l'a fait M. Sékouba Konaté. Les chiffres publiés par la Cour Suprême sont tout simplement extravagants.

Quelle force a pu contraindre les juges à une telle extravagance ?

La confirmation par la Cour Suprême du DIKTAT ethnique insensé que M. Sékouba Konaté semble avoir imposé, créé un précédent extrêmement dangereux pour la cohésion socio-ethnique de notre pays.

Fait peu fréquent sous les cieux judiciaires, même en Afrique Noire : l'utilisation par une institution juridique suprême de la puissance suggestive de la télévision comme moyen de validation juridique d'une élection contestable et contestée.

Les images télévisuelles peuvent dans certains cas, être utiles à la révélation de vérité enfouie. Mais, dans ces cas, elles ont un rapport direct avec les faits. Les parties sont physiquement présentes ou représentées par leurs avocats qui prennent la parole dans les mêmes conditions que ceux qui jugent.

Or ici, avec le numéro pas très juridique joué par la Section constitutionnelle de la Cour Suprême, nous avons assisté à un spectacle télévisé, dont les principaux acteurs uniques, paraissaient être les plus hauts magistrats du pays.

Personnellement, en tant que profane de la chose judiciaire (je rappelle encore une fois de plus, que je ne suis ni juriste, ni journaliste, mais professeur d'Economie), je me suis interrogé, si la télévision était le lieu le plus approprié, où les plus hauts magistrats doivent venir, pour examiner, et trancher des conflits engageant l'avenir politique du pays. Au demeurant, la théâtralisation du jugement d'un contentieux, même électoral n'est pas forcément le gage d'un jugement juste (au sens judiciaire).

Sauf à admettre que la télévision est le lieu par excellence où règnent la sérénité et la lucidité, appeler cet instrument de communication à la rescousse pour sa puissance suggestive, comme l'a fait la Cour Suprême, laisse penser que la conclusion à laquelle les hauts magistrats sont parvenus, à savoir la confirmation des proclamations télévisuelles faite par M. Ben Sékou Sylla, n'est peut être pas fondée ni en droit, ni en raison. Dès lors, pour nous profanes, l'idée que des hauts magistrats aient cherché volontairement ou pas, à suppléer l'insuffisance de base juridique à leurs Attendus par la capacité d'intimidation que la télévision exerce sur le grand public que nous sommes, il y a un pas vite franchi et pas forcément à tort.

Quand dans ses Attendus, le président de la Cour Suprême déclare que ceux qui avaient en charge la conduite des opérations électorales dans des bureaux de vote, n'ont pas respecté la règle de droit, mais les excuse par anticipation, parce que selon lui, le non-respect du droit serait involontaire, il y a manifestement un problème : le juge se comporte en avocat.

Quand il annule les votes d'électeurs non fautifs pour absence de procès-verbaux, alors que c'est la C.E.N.I. qui ne les a pas transmis comme elle en avait l'obligation légale, il y a pour le moins une légèreté juridique inattendue de la part du président de la juridiction Suprême.

A-t-il mobilisé les moyens légaux en sa possession pour se faire remettre les procès-verbaux ?

Les lui a-t-on refusés ?

Si oui, pourquoi s'est-il abstenu d'en faire cas à la télévision ?

Puisqu'il s'agissait bien de montrer qu'il y a transparence en mettant sur pied cette dramaturgie judiciaire télévisuelle.

Sur quel fondement a-t-on annulé les votes de ceux qui n'ont commis aucune faute au regard de la loi électorale, puisque c'est la C.E.N.I. qui est fautive ?

La validation par la Cour Suprême de résultats électoraux pas tous sortis des urnes, s'apparente à un déni de Droit qu'on appellerait ailleurs FORFAITURE. Selon toute vraisemblance, la juridiction suprême serait devenue une Référence pour toute l'Afrique Noire, si elle avait choisi de dire le Droit, y compris si le bénéficiaire avait été un citoyen appartenant à la plus petite minorité ethnique du pays.

Hélas ! Elle a choisi la facilité habituelle, celle qui consiste à plaire au puissant du moment, et peut être à d'autres forces susceptibles de recourir à des « injonctions » pas toujours désagréables.

Si cette mauvaise comédie électorale devait continuer en dépit des extravagances judiciaires constatées, des chiffres fantaisistes évidents, alors, l'équilibre socio-ethnique du pays s'en trouverait durablement et dangereusement rompu. Chaque ethnie minoritaire, craindrait à juste titre, de voir un jour ou l'autre, le candidat sorti de ses rangs, injustement éliminé au profit de candidat battu, mais issu d'un groupe ethnique majoritaire. Car il est incontestable que M. Sidya Touré, issu de la plus petite minorité ethnique du pays, moins de 2% de la population, librement désigné par le suffrage universel pour le deuxième tour de la présidentielle, en a été écarté par le général Sékouba Konaté au profit de M. Alpha Condé dont il partage l'appartenance ethnique majoritaire, et peut être d'autres secrets.

D'ailleurs, n'a-t-il pas lui-même demandé à Sidya Touré de s'aligner derrière M. Condé, juste après la proclamation télévisée des résultats falsifiés ?

Pourtant, le président intérimaire n'avait pas à jouer les rabatteurs électoraux, même pour son parent ethnique. Dans tous les cas, cela n'est pas prévu dans les accords auxquels il doit sa place temporaire.

Le maintien d'une élection dont l'un des vainqueurs indiscutables est arbitrairement écarté par un général tribaliste du seul fait que ce dernier appartient à la plus petite minorité ethnique, aurait des conséquences dramatiques dans un futur pas lointain.

Le Général Sékouba, en imposant son frère d'ethnie pourtant démocratiquement éliminé par les urnes, a commis une FORFAITURE, c'est-à-dire un CRIME contre la Nation, et dans le cas qui nous concerne, un crime contre l'unité de la Nation en formation. Il est souhaitable, selon moi, que tous les enfants de ce pays réfléchissent aux conséquences d'une pareille forfaiture.

Pour ma part, je suis déterminé, quoi qu'il m'en coûte, à vous livrer dans les prochaines semaines ce que je pense être les futures conséquences désastreuses de la forfaiture du Général Sékouba Konaté.


Mamadou Billo SY SAVANÉ à Conakry


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A la demande de fidèles internautes de guineeactu ayant apprécié cette analyse politico sociologique de notre compatriote Sy Savané, nous publions cet article bien que l'auteur ne nous ait pas fait l'honneur de nous l'adresser.


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Vos commentaires
mamadou, lundi 9 août 2010
Calmez vous M. Ablo. le diable se trouve dans les détails. le saviez-vous?
Abdo Patriote, lundi 9 août 2010
M Mamadou, dans le contexte actuel, Ethnie ou Région cela n’a aucune importance. L’important est de comprendre l’essence même du message que je veux faire passer en harmonie avec cet article pertinent qui n’a pas l’air de vous plaire. Du reste quand on est a court d’arguments on se cramponne souvent aux détails puérils qui n’avancent nullement les débats, J’ai vraiment des chats à fouetter que de m’occuper des détails.
mamadou, samedi 7 août 2010
M. Ablo, je ne suis pas celui qui aime souvent parlé d`ethnie. je préfère parler de la region. ce n`est pas évident de savoir le nombre de votants par ethine, mais par region, si. selon donc les resultats officiels, Sidya, bien qu`on de l`estime pour lui, est présent surtout en basse guinée. ça, c`est un fait. les fait sont tetus. c`est pas que vous soyez d`accord ou pas. c`est comme ça. cela depasse votre avis. alors n`outrepassons pas les faits pour imposer nos desirs. je pense que la chose la plus comndanable en journalisme c`est la mauvaise foi. et cette mauvaise foi est patente dans les écrits. malheureusemnt même dans ceux de nos doyens. mais le net est magique...tout le monde peut y passer un message!
Abdo Patriote, samedi 7 août 2010
Je ne suis pas d’accord avec le raisonnement selon lequel Sidya n’a connu qu’un électorat soussou, Bon nombre de Guinéens toute ethnies confondues ont chéri Sidya de par la qualité de sa gestion quant ils étaient aux affaires. Hormis les intellectuels et jeunes qui le supportaient, ses nombreuses antennes dans le pays valent le maximum de crédit a lui accorder .Pour la suite, tout laisse a croire comme l’indique si pertinemment l’article que l’ amalgame force en cours ne cherche qu’a trouver une porte de sortie du leader qui était initialement choisi..Chose impossible. Je suis plus que convaincu que le Peuple meurtri ne se laissera plus berner par des propos mielleux des leaders sans foi obsédé par le pouvoir, Doyen continuez davantage de nous éclairer à travers votre école salvatrice d’analyses fécondes.
Toure Fode, vendredi 6 août 2010
Doyen, vous ne devez pas vous laisser impressionner par les insultes de parfaits ignorants. Vous êtes connu pour votre immense apport au débat politique .On a chaque fois le plaisir de vous lire, votre courage et votre sens patriotique ne laissent aucune place au doute. Le gouvernement actuel prépare un grand complot pour nous imposer quelqu’un qui ne sera pas choisi par le peuple. C’est pourquoi il cherche á retarder le scrutin pour pouvoir affiner la mascarade qui se met en place. Il est incompréhensible que l’on ne fixe pas la date pour le deuxième tour depuis le 27 juin 2010.Celui qui aura perdu dans toute cette situation est bien sûr Sekouba Konaté ,son image se trouve á jamais écornée par sa partialité apparente dans le processus électoral. Le président de la transition a encore de la chance de rectifier le tir en faisant en sorte que sa neutralité soit toujours maintenue pour sortir de la tête haute de cette situation . Doyen Sy, n’arrêtez jamais, vous êtes l’un de ceux qui secouent le ‘’cocotier politique’ pour le bien être de notre nation. Il ya forcement de personnes aigries qui n’apprécieront pas votre démarche, c’est leurs problèmes, n’acceptez pas de compromissions .
konate, vendredi 6 août 2010
TANIKO,tu te cahe pour raconter n`importe quoi si tu etais devant moi j`allais te decendre ca c`est sure
Sékou Oumar Camara, vendredi 6 août 2010
M.SAVANE, je m`interroge sur la source de vos chiffres. Merci de nous éclairer sur le sujet. Ensuite, dans une autre publication, vous aviez laisser lire que c`est un "complot peulh" qui a parachuté le prof Alpha Condé au second tour. Dans ce papier-ci, c`est un "complot malinké"...Finalement, à quoi doit-on s`en tenir?
mohamed sampil, vendredi 6 août 2010
Continuons la lutte ,Mon cher SY SAVANE...Les chiens aboient, la caravane passe...SEUL doit compter, l`intérêt de la GUINEE et non d`un homme fut-il "providentiel"..Fraternellement..Mohamed Sampil
mamadou, vendredi 6 août 2010
Eh doyen, on peut ne pas aimer Sékouba mais les faits montrent qu`il n`est pas ce que vous dites de lui. vous êtes doyen, enseignez nous la bonne vertu: ne jamais affirmer sans preuve. et surtout ne tenez juste pas compte des noms de famille pour classifier. tout le monde sait que les plus proches de Sékouba sont des lieutenants de Dalein, entre autres, Tibou et Diallo Sadakadji. le premier est son homme à tout faire, il rend visite au second. Eh doyen, vous aussi...
Paul THEA, vendredi 6 août 2010
Mr Youssouf Bangoura, je vois que vous ne lisez pas mes articles ou ne les comprenez pas. Alors relisez le dernier attentivement ensuite nous en reparlerons.
Oumar M. Bah, vendredi 6 août 2010
Ces élections ont été reconnues par tous les observateurs internationaux comme globalement équitables, malgré quelques problèmes logistiques ; ensuite la Cour Suprême les a validées et tous les candidats ont accepté le verdict. Arrêtons donc de voir un complot partout. Savoir perdre, c`est aussi la démocratie.
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 5 août 2010
Mon frère Billo, tu écris : « La troisième place, télévisuellement attribuée au candidat de la plus petite minorité du pays par le Général Sékouba Konaté et M. Ben Sékou Sylla, tous les deux appartenant à la même ethnie et à la même région.. », (souligné par moi). Je vois que tu n’as pas lu mes observations ci-contre, ici même "Alpha/Cellou : Tana tè ? Tana ala ! ". Je vous invite tous à y jeter un coup d’œil, juste le passage concernant cette partie des analyses de mon frère Billo. 1)Ben Sékou, Sylla, est SARAKOLLE tout comme Sidya Touré, Diakankè, est SARAKOLLE. 2)Donc Ben Sékou qui est de Dinguiraye dont le père se nommait Sourakhata Sylla, garankè, cordonnier de son état, émigré à Dabola, n’est ni malinké ni de la même région que le Général Sékouba Konaté, même si le PDG a rangé Dinguiraye en Haute Guinée. Il faut donc chercher la « collusion », Ben Sékou/Sékouba, si collusion il y a eu, ailleurs, mais elle n’est certainement pas ethnique. Il y des détails dans mon article qui ruinent de façon irréfragable cet argument. Cela dit, dans un autre papier au « guépard.net », mon frère Billo, n’a pas l’air de croire vraiment à l’argument ethnique. Pour le reste de l’article, qui ne relève pas des arguments de faits, le débat reste ouvert. Wa Salam !
Youssouf Bangoura, jeudi 5 août 2010
Mr Sy Savané, depuis des années je vous lis, c`est la première fois que je vous conteste . La raison est simple, et facile à demontrer, le vote etant ethnique en Guinée, sachant que mr Sydia Touré n`est supporté que par les Soussous, rien que par les Soussous, et sachant aussi que les soussous ne sont que le troisième groupe ethnique de la Guinée, on ne peut imaginer que Mr sydia puisse arriver à la deuxième position devant Alpha, d`autant qu`arithmetiquement les malinkés et les peuls ont à peu près le même nombre de population . Avec le vote ethnique, en aucun cas Sydia ne peut depasser Alpha. je vois bien, vous aussi, vous faites erreur comme Paul Théa, vous pensez souvent qu`en guinée, les competences ou le programme interessent l`electorat, c`est une grosse bourde de le penser, de Gbenty jusqu`à Izo, l`ectorat guinéen ne s`interesse qu`à l`origine ethnique des candidats .
Mohamed Soumah, jeudi 5 août 2010
Vous supportez votre ami Sidya,c`est bien.Mais lui même reconnait que son parti n`a pas plus de militants que celui d`Alpha,d`ailleurs si votre ami commun(Ben Sekou Sylla)qui est membre de l`UFR vous triche en faveur de Alpha Condé c`est le monde à l`envers ce qui veut dire c`est plutot qu`il ya eu une volonté de truquer en faveur de Sidya vu la proximité entre lui et Ben Sekou.
Wotan, jeudi 5 août 2010
Je vouais à Monsieur Sy Savané une admiration sans faille. Et me voilà rattrappé par la réalité qui veut que tout Guinéen soit nécessairement manipulé ou mapnipulateur. Mais de qui Monsieur Sy Savané tient-il ces chiffres ? Je peux comprendre la frustraction d`un homme dont le candidat est absent du second tour, mais de là inventer éhontement des chiffres il y a un pas que tout homme intègre doit se garder de franchir
mamadou, jeudi 5 août 2010
Cher doyen, vous êtes un homme agé. ne dites rien au hasard, d`où vous tirez vos chiffres? soyez un exemple
Alhassane B, jeudi 5 août 2010
J`ai récemment parlé avec un ami militant du RPG. Sans aller dans les détails que nous livre M. Savané, il m`a confié que le Général Sékouba Konaté n`a pas surclassé Alpha Condé au premier tour pour ensuite le laisser en rade au second tour. Il m`a juré qu`il sera le futur président de la Guinée. Et le peuple lui ai-je répondu. Penses-tu qu`il se laissera faire? Le mutisme de Sékouba en cette période délétère et les actes que pose Jean-Marie Doré depuis quelques jours, doivent nous interpeller tous. C`est maintenant ou jamais qu`il faut se lever pour leur barrer la route. N`attendons pas que la machine à manipuler les résultats se mette en marche pour nous réveiller: ce sera trop tard. Nous avons vite fait de croire aux larmes de crocodiles que notre Général a versées après les manifestations des chemises rouges. Vive l`unité nationale! Vive la Guinée!
Fodé, jeudi 5 août 2010
Merci pour votre article de qualité.La Basse Côte est une terre d`asile où tous les rêves se réalisent et où il fait bon de vivre.Messieurs les Leaders politiques, la porte est ouverte pour le monde et soyez les bienvenus. Nos parents et nos sages nous enseignent l`amour du prochain, l`hospitalité et la convivialité. Nous ne connaissons ni discrimination éthnique, ni haine, ni vengeance,ni division.La preuve, nous avions fait élire Sekou Touré, qui n`etait pas des nôtres au détriment de nos parents et en récompense, il les a tous exécutés.C`était la volonté de Dieu et c`était leur destin. Mais ATTENTION,si le leader politique vient en imposteur pour nous diviser et régner; pour nous déstabiliser; pour ouvrir un autre CAMP BOIRO et surtout au lieu de revoir nos contrats miniers, il va brader aux Européens notre bauxite et notre pétrole à cause des promesses électorales. Que ce leader sache que la Basse Côte est plus dupe. Ce jour, toutes les quatre régions seront dans les rues pour chasser ce leader satanique de la Guinée. Bon entendeur, salut.
Ismael BAH (maguinee.com), jeudi 5 août 2010
Si notre compatriote dit la vérité sans être manipulé par ses amis, alors cette atmosphère putrescible de corruption où les affaires plus nauséabondes les unes que les autres, discréditent le pouvoir et ses affidés. On est loin de cette volonté de mener notre pays vers la démocratie et le développement, avec son concept de République irréprochable dans laquelle l’Etat doit être impartial et respectable. Il ne peut y avoir d’Etat irréprochable et respectable quand ceux qui sont censés le représenter bafouent les principes d’éthique et de morale publique. Aujourd’hui, le système est en pleine déliquescence. Il appartiendra aux Guinéens, patriotes, d’en tirer les conséquences au moment venu, et de sanctionner ceux qui ont lourdement failli.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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