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Le président de l’Union pour le progrès et le renouveau (UPR), El hadj Bah Ousmane est convaincu que le chronogramme tracé par le Groupe international de contact pour la Guinée (GIC-G), les Forces vives et les partis politiques relatif aux élections n’est pas réaliste.
« Voilà près de six mois depuis que le CNDD exerce le pouvoir, rien n’est encore fait … La loi fondamentale n’est pas amendée, donc il n’y a pas de constitution qui doit réglementer les élections, il n’y a pas une Assemblée nationale, le Conseil de transition n’est pas institué, le recensement national n’est pas terminé, le recensement des guinéens à l’étranger n’a pas commencé », a-t-il souligné dans cet entretien qu’il nous a accordé.
« Ces élections ne doivent pas se faire à la hâte ou de manière improvisée. Des élections libres, crédibles, transparentes et incontestées, nécessitent une bonne préparation parce que des élections truquées auront des conséquences socio- économiques et politiques imprévisibles pour la Guinée », a déclaré le président de l’UPR. Pour Bah Ousmane, toutes les guerres qui ont embrasé la sous- région ouest africaine sont parties des élections truquées. Selon notre interlocuteur, l’approvisionnement en eau et électricité de la ville de Conakry ou la distribution de denrées alimentaires et autres numéraires aux populations, ne peuvent servir de tremplin pour laisser le CNDD s’éterniser au pouvoir. « Les militaires doivent rentrer au camp le plutôt possible. Avec les mauvaises expériences sous le régime Conté, on est convaincu que le temps des régimes militaires est révolu ». Parlant de ses rapports avec Cellou Dalein Diallo, Elhadj Bah Ousmane rappelle : « quand Cellou a voulu faire la politique, il nous a contactés et nous sommes partis à sa rencontre. Mais il a insisté qu’il ne nous rejoindra que s’il est président du parti. Le sujet a été débattu au niveau de la direction du parti et avec les militants, mais tout le monde avait refusé. C’est ainsi que nous l’avions invité à venir et à évoluer avec le parti, mais il a refusé ». Et Bah Ousmane de poursuivre : « Nous avions été magnanimes avec Cellou, parce qu’un chapelet ne sera pas suffisant pour énumérer les maux qu’il a fait à l’UPR sous le régime de Conté. »
Quant à la peur de voir l’UFDG rafler toutes les voix, le président de l’Upr s’est montré optimiste. Il espère que son parti aura un bon score au Foutah Djallon lors des prochaines élections. Il n’a pas manqué de dire que son parti n’est pas un parti régionaliste, et que toutes les ethnies sont représentées dans toutes les structures et fédérations de l’UPR à l’intérieur comme à l’extérieur.
Propos recueillis par Foday Fofana Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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