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Mon frère Billo (car j’ai compris que c’est cette appellation qui vous sied ), C’est la société française qui nous fait oublier nos bonnes pratiques africaines par ses formules de politesse, nous obligeant à n’appeler par le prénom que des intimes, voilà pourquoi je m’étais plié à cette tradition. Mais au fil de mon texte, fort de mon appartenance et surtout de mon éducation de base traditionnelle africaine et précisément Bambara, j’ai dit M. Billo. Si vous avez pu en être offensé, je vous prie de m’en excuser. Toujours est-il que ce sont des détails par rapport à l’épineux problème sur lequel nous débattons. Si je vous dis que je ne suis pas déçu du niveau du débat, j’aurais menti. C’est connaissant le sujet des festivités des 27 et 28 septembre que j’avais jugé nécessaire de recadrer les choses et permettre à mes frères guinéens de débattre sereinement afin d’avoir le plus de points de convergence pour sortir la Guinée de sa situation socioéconomique pour le grand bien du Vaillant Peuple guinéen. Je vois, mon frère que vous avez émis un doute sur mon existence et m’avez donné une étiquette Peulh (pas péjorative je dis bien). Je suis très heureux d’y apporter ma lumière et de me présenter à vous et à tous les lecteurs de nos articles. Je dis et je répète que nous avons là, avec le Net, un outil formidable de communication, de travail, qui, s’il est vraiment utilisé à bon escient, permettra à tous les fils de nos pays africains, où qu’ils soient de prendre part aux débats sur les différents problèmes de nos pays. Evidemment chacun utilisera cet outil comme il l’entend. Tous ceux qui comprennent qu’ils ont en leur possession un moyen pour prendre part au débat nous concernant, l’utiliseront à bon escient. Ceux qui par contre, pensent rester cachés et tirer à boulets sur leurs compatriotes, leurs responsables et régler ainsi leurs comptes ne feront que rabaisser le niveau des débats et se donner eux mêmes en pâture. Moi, Guillaume Diallo, je suis vraiment un authentique Malien, natif de Ségou capitale de la 4e région économique du Mali. Le royaume bambara de Ségou vous dit sûrement quelque chose. De par le nom de famille, je suis peut-être peulh, mais mon papa et moi-même, n’avons eu que l’éducation bambara car mon grand-père Guillaume Diallo s’est établi à Ségou depuis 1890. Ma famille est catholique depuis ce temps là, voilà l’explication sur mon patronyme qui semble à première lecture donner à confusion. Je suis donc catholique et d’une maman musulmane, c’est vous dire que je connais et respecte les deux religions que je connais bien. Je suis d’ailleurs, pour lever toute équivoque, le Président de l’association MAGNIFICAT des Catholiques maliens de France, déclarée à la préfecture de Paris. Sur le plan professionnel, je suis ingénieur forestier de première formation avec un DESS en gestion de Projets de l’entreprise et je travaille à la Maison des associations du 12e arrondissement de Paris, là où j’ai connu Ismael Bah. Je trouve que c’est un Monsieur qui a la tête sur les épaules et qui nourrit beaucoup d’ambitions louables pour votre pays. J’ai vu avec lui, des énarques guinéens, des polytechniciens guinéens et d’autres cadres guinéens aussi bien hommes que femmes. Celui qui arrive à faire ça fera d’autres bonnes choses pour son pays. Quand mon frère Billo, vous balayez d’une main les rencontres que M. Ismael a pu organiser avec de hautes personnalités françaises, je comprends que nous ne sommes pas de la même trempe en matière de recherche et d’informations et d’appuis, car c’est l’occasion pour nous de nous insérer dans divers réseaux. En effet, n’importe quels ressortissants africains seuls ne pourront rien ici en France seuls. Il faut que nous nous organisions en réseaux, pour avoir plus de force et c’est à cela que répond pour nous la notion de société civile et je suis d’accord avec vous sur le rôle des associations. Je suis un militant associatif depuis les années 80 en France, mon frère Billo et je sais de quoi je parle. Ce qui justifie d’ailleurs ma présence à la Maison des associations. J’ai été militant politique, mais déçu à cause des comportements de responsables politiques quant à l’utilisation du Parti pour leurs ambitions personnelles, j’y ai démissionné, bien que je trouve noble le militantisme politique. Pour tout vous dire, j’étais le secrétaire politique de la section CNID Faso Yiriwa Ton de Me Mountaga Tall. J’ai été en 2002 et 2003, le Président de la Commission de révision de la liste électorale malienne de la juridiction de Paris qui comprend la France, le Portugal et l’Espagne. J’ai été en 2002, lors des élections présidentielles maliennes, le rapporteur de la CENI en France. Je suis depuis les élections du 25 mai dernier, le secrétaire chargé des finances, développement et investissements du bureau du Haut Conseil des Maliens de France. Je vous dis tout cela pour décliner mon identité et prouver à tous nos lecteurs que je ne suis pas une main cachée de Ismael, ni un Peulh selon votre définition. Je suis bien moi-même, Guillaume Diallo. Vous avez remarqué que j’ai beaucoup utilisé le JE, alors comprenez bien que j’existe, que je ne suis pas Guinéen mais Malien et que je participe aux débats pour aller de l’avant et non pour jeter de l’opprobre sur des gens. Ceci m’amène au point le plus sérieux qui susciterait sûrement un grand déballage entre vous Guinéens : c’est la question ethnique. Ce n’est pas pour rien que vous avez ramené le débat à ce niveau. Nous au Mali, nous avons eu la chance de ne pas connaître ce Fléau, car il faut appeler le chat, le chat. Le jour où vous les Guinéens, vous arriverez à vous regarder en face, tous en tant que dignes fils de Guinée et non en tant que peulhs, soussous, malinkés et autres, je vous dis que les choses iront d’elles-mêmes pour le développement radieux de la Guinée. Arrêtez de regarder dans le rétroviseur et regardez devant vous. Le développement se fait avec tout le peuple, avec tous les Guinéens, chacun avec sa compétence, les intellectuels, les paysans, les ouvriers etc. Nous, nous avons bien connu la Guinée d’antan, nous étions tous des pro-guinéens et je crois que nous gardons jusqu’à ce jour ce sentiment. Voilà pourquoi, au-delà de mon statut de malien, j’ai osé m’immiscer dans la problématique posée. D’ailleurs, si nous voulons parler d’Etats-Unis d’Afrique, il faut franchir ce pas là. Vous êtes devenu le Messie sans le savoir peut-être, mon frère Billo, inconsciemment ou à dessein, car vous venez de lever le lièvre en m’identifiant comme Peulh, comme si cela était un crime. Vous savez ce que vous avez voulu insinuer et pourquoi vous l’avez dit. Les lecteurs apprécieront. Je souhaite de tout cœur, qu’à travers ce débat, la lumière jaillisse enfin et qu’une nouvelle mentalité naisse en chacune et en chacun de vous pour que commence la vraie construction nationale, avec tous les guinéens. Pour encore vous convaincre sur mon identité, je vous prie de jeter un coup d’œil sur mon site personnel qui est en construction : http://diasporamalienne.free.fr Je ne suis pas un adepte de la prostitution intellectuelle et je participe à des débats d’échanges constructifs et non à des règlements de compte par personnes interposées. J’ai voulu par cette réplique, décliner mon identité afin que vous ne vous trompiez pas de cible. Apprenez à jouer collectif, il y va de l’avenir et du devenir de la GUINEE, 50 ans ce n’est pas 50 jours. Si on vous posait la question : Guinéens, qu’avez-vous fait de ces 50 ans d’indépendance ? Moi je pense qu'une analyse objective et sérieuse de cette question pourra servir de base pour les projections futures. Excusez-moi si le ton a pu des fois monter à un certain degré, mais sachez que je parlais avec mon cœur. Nous avons les mêmes soucis, le devenir de nos peuples et ce n’est qu’en nous donnant la main, que nous arriverons à amorcer ce développement, ce n’est qu’en mutualisant nos acquis que nous y arriverons. Il n’est pas normal que nous ne puissions pas tirer des leçons des échecs de certains pays ou que nous ne jouissions pas des réussites d’autres. Les hommes passent, la Guinée reste et elle ne sera que ce que vous en ferez. Guillaume Diallo Note de la rédaction : pour ce qui concerne notre site www.guineeactu.com, la controverse personnelle entre nos 2 contributeurs est close. Revenons au débat d’idées.
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