Que planifie-t-il sur la vie du Président, Capitaine Moussa Dadis CAMARA, hospitalisé au Maroc ? Prévoit-il une guerre en République de Guinée ?
A entendre sa déclaration du mardi, 22 décembre 2009, « je souhaite que Monsieur Moussa Dadis Camara reste dans son lit au Maroc et non qu'il revienne [en Guinée], car il serait capable - rien que par son retour - de déclencher une guerre civile et on n'en a pas besoin ».
Monsieur Kouchner, les Guinéens en ont-ils besoin ?
En quoi le retour de M. Camara dans son pays déclencherait-t-il une guerre civile ? Alors qu’il est impatiemment attendu par son peuple.
Il y a lieu de se poser de nombreuses questions sur les intentions réelles de M. Kouchner quand on sait qu’après la guerre au Kosovo, une guerre contraire au droit international, Kouchner y était en fonction d’administrateur de l’ONU de 1999 à 200. Là, il régnait sans aucune séparation des pouvoirs, tenant en main le pouvoir exécutif, législatif et juridique.
En été 1992 déjà pendant la guerre en Bosnie, Kouchner avait distribué à l’aide de son organisation Médecins du monde un montage-photos horrible d’un camp serbe en Bosnie montrant en arrière-plan des fils de fer barbelés. Kouchner avait installé par montage un mirador d’Auschwitz. Il accusait les Serbes dans le texte d’une manière suggestive en disant qu’ils faisaient des « exécutions de masse » comme le national-socialisme l’avait fait alors. Douze années plus tard, Kouchner a reconnu qu’il n’y avait jamais eu d’exécutions systématiques dans les camps serbes. Le mensonge des médias passait à l’époque par la presse mondiale et créait la justification de soutenir les bombardements. Pourtant, l’élucidation de la vérité des années plus tard se déroulait en silence.
Pourtant l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Boutros Boutros-Ghali qui, sous pression des Etats-Unis, n’obtenait plus de prolongation de son mandat, dit que Kouchner est un « unguided missile » (un projectile privé de dirigeant). La devise politique propre à Kouchner est explicite : « Pour changer la loi, il faut parfois briser la loi. » Un malfaiteur comme ministre des Affaires étrangères ! Donc, il n’est pas étonnant qu’il soit un brillant avocat du concept de « l’intervention humanitaire ». Depuis la guerre en Yougoslavie au plus tard, il est connu que ce qui est déclaré « intervention humanitaire » est juste un prétexte, un mensonge servant de justification pour ces guerres d’agression criminelles.
En 2003, Kouchner justifiait déjà la guerre d’agression, contraire au droit international, contre l’Irak. Après des centaines de milliers de morts, face à un pays toujours occupé et détruit complètement, dans lequel tout droit est bafoué par les forces d’occupation, Kouchner osait dire publiquement, à l’occasion de sa première visite officielle à Washington, qu’il pardonnait aux Américains la guerre en Irak.
Il n’est pas surprenant que Kouchner s’exprime pour un « Continuons ainsi ! » en ce qui concerne la participation française de la guerre en Afghanistan.
Kouchner étant médecin, il a dû prêter serment autrefois. Un aspect de ce serment d’Hippocrate consiste à ne jamais nuire à quelqu’un et à protéger et sauvegarder la vie humaine. Kouchner fait exactement le contraire. Il doit renoncer au titre de médecin et être considéré comme un « général de la légion étrangère » américain.
Marie José YOMBOUNO, France
Présidente de l’AGFDH
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