mercredi 30 avril 2008
Dr Sékou Konaté, S/G du PUP : « Les mesures prises pour améliorer les conditions de vie des Guinéens n’ont pas été satisfaisantes »
Sékou Konaté

Dr Sékou Konaté, secrétaire exécutif du parti de l’Unité et du Progrès (PUP) a bien voulu se prêter à nos questions sur l’actualité brûlante, notamment les préparatifs des élections législatives au niveau de son parti.

Le Démocrate : Quelle lecture faites-vous aujourd’hui de l’actualité politique guinéenne ?

Dr Sékou Konaté : L’actualité politique guinéenne est dominée par cette crise économique que nous sommes en train de vivre. Je dirais que nous évoluons dans une spirale, la vie étant actuellement très chère. Le panier de la ménagère c’est toujours de la galère. C’est dire que toutes les mesures qui ont été prises pour améliorer les conditions de vie des Guinéens n’ont pas été satisfaisantes. Les ingrédients qui ont provoqué les événements de janvier février 2007 sont encore là. A savoir la flambée des prix, une crise totale. C’est pourquoi d’ailleurs chaque formation politique est  préoccupée par la cherté aujourd’hui de la vie dans le pays. Hier, on jetait l’opprobre sur le PUP, en disant que c’est un gouvernement de PUP, c’est pourquoi la vie est chère. Je pense que chacun réalise que ce n’étaient que des choses qui ne collent pas à la réalité.

Le PUP a connu des remous ces derniers moments. Après cette période de crise au sein du parti, quelle est actuellement la santé du PUP ?

Ecoutez, le parti se trouve toujours en bonne posture. Les activités du parti ne souffrent d’aucune anomalie. Il faut préciser que les démembrements de la CENI (Conseil Economique National Indépendante) expriment l’intérêt que portent nos responsables politiques pour le bon fonctionnement politique de la nation. Ces démembrements dénotent aussi de la volonté manifeste de nos militants d’aller aux élections. Et contrairement à ce qu’on pense, nos responsables politiques sont bel et bien en poste. Tout comme ces responsables, nos militants sont encore fortement mobilisés et sont en place. Mieux, le Bureau Politique National du parti est actuellement impatiemment attendu par ses militants à l’intérieur du pays. N’oubliez pas que nous nous sommes structurés sur l’ensemble du territoire national. D’autres partis sont en implantation. Ils cherchent à être présents sur le terrain. Alors que nous nous sommes déjà bien implantés. Dans chacune de nos circonscriptions électorales vous avez un ou deux ou trois bureaux fédéraux, voire même huit. Au-delà vous avez les comités directeurs et les comités de base. Ce qui voudrait donc dire que nous nous sommes démembrés sur l’ensemble du territoire national. Le PUP est différent des partis qui cherchent encore de la place par-ci et par-là. Le parti est bien sur le terrain et n’a rien à envier aux autres.

Ecoutez, le parti se trouve toujours en bonne posture. Les activités du parti ne souffrent d’aucune anomalie. Il faut préciser que les démembrements de la CENI (Conseil Economique National Indépendante) expriment l’intérêt que portent nos responsables politiques pour le bon fonctionnement politique de la nation. Ces démembrements dénotent aussi de la volonté manifeste de nos militants d’aller aux élections. Et contrairement à ce qu’on pense, nos responsables politiques sont bel et bien en poste. Tout comme ces responsables, nos militants sont encore fortement mobilisés et sont en place. Mieux, le Bureau Politique National du parti est actuellement impatiemment attendu par ses militants à l’intérieur du pays. N’oubliez pas que nous nous sommes structurés sur l’ensemble du territoire national. D’autres partis sont en implantation. Ils cherchent à être présents sur le terrain. Alors que nous nous sommes déjà bien implantés. Dans chacune de nos circonscriptions électorales vous avez un ou deux ou trois bureaux fédéraux, voire même huit. Au-delà vous avez les comités directeurs et les comités de base. Ce qui voudrait donc dire que nous nous sommes démembrés sur l’ensemble du territoire national. Le PUP est différent des partis qui cherchent encore de la place par-ci et par-là. Le parti est bien sur le terrain et n’a rien à envier aux autres.

Ne vous sentez-vous pas aujourd’hui menacés avec la nouvelle donne politique ?

Non ! Nous ne sommes pas déstabilisés et n’avons aucune crainte. Certaines tentatives de déstabilisation amènent les partis à s’auto-déstabiliser. A force de vouloir déstabiliser le PUP, il leur manque des arguments nécessaires pour se consolider. Nous avons des représentants partout à travers le pays. Parmi ces représentants peut-être un ou deux peuvent avoir une position équivoque, et démissionner. Mais sur 25 personnes à l’intérieur, quand c’est une personne qui démission cela ne signifie pas grand-chose. Ça c’est au niveau des fédérations. On parle de Bureau Fédéral lorsqu’il est constitué de cinq (5) sections.

Et la section c’est de quatre (4) à cinq (5) comités de  base. Nous avons sur l’ensemble du territoire national quatre vingt douze (92) fédérations. Les autres font du bruit alors qu’ils n’ont que 10 ou 20 ou 37 fédérations. Ce qui signifie qu’ils ne sont pas présents dans certains endroits. C’est dire que la déstabilisation du PUP n’est pas pour aujourd’hui

Comment le PUP prépare-t-il les élections législatives prochaines ?

Nous nous préparons de la manière la plus classique. D’abord nous procédons à faire l’état des lieux humains. Pour savoir qui est dans le parti et qui ne l’est plus. Ensuite, qui applique les décisions du parti et qui ne les applique pas. Et comme d’habitude, nous avons fait des rencontres sous-préfectorales, préfectorales et régionales pour préparer nos militants à suivre de près le chronogramme des élections législatives qui sera établi en commun accord avec le ministère de l’Intérieur, la CENI et les partis politiques.

Que dites-vous des démembrements actuels de la CENI à l’intérieur du pays ?

Comme je l’ai dit plus tôt, ces démembrements dénotent que la vitalité du PUP se situe aujourd’hui entre 55 et 60, 65%. Je vous fais l’analyse des premiers tableaux déjà dressés. Ce qui n’a rien à voir, je le précise, sur l’évolution actuelle du parti sur le terrain. Je vous dis que nous sommes encore solides, et ça inquiète nos adversaires. Après les événements de janvier et février, ça étonne nos adversaires de voir que le PUP est encore très solide sur le terrain.

Par rapport à la gestion du parti, il y a eu à un moment donné, des griefs entre le président de l’Assemblée Nationale et le secrétaire Général du PUP que vous êtes. Peut –on savoir déjà qui sera désigné pour diriger le parti aux élections à venir ?

Je précise d’abord que nous ne nous sommes pas retrouvés pour débattre une question de ce genre. Ensuite, il n’y a jamais eu de fronde entre président de l’Assemblée Nationale et le Secrétaire général du parti. En tout cas à ma connaissance il n’ y en a pas eu. Par ailleurs il faut savoir que les instances du parti sont dirigées par le secrétaire général. Le parti n’a souffert d’aucune entorse, les gens spéculent, sans jamais connaître la réalité des faits.

Quel rapport existe-t-il entre le PUP et les autres partis politiques d’opposition ?

Nous échangeons des rapports de cohabitation et de dialogue. Nous avons des bons rapports avec tous les partis politiques. Le PUP n’a jamais fermé la porte au dialogue. Le PUP s’est déplacé pour sillonner les sièges des partis politiques. En tant que délégué politique entre 1996, 1997, 1999 j’ai conduit personnellement des délégations de ce genre pour impulser le dialogue. C’est à la suite de ça que nous avons produit un document signé par 33 partis politiques. Bref, c’est une chaleur humaine qui existe entre nous.

Propos recueillis par Samory Keïta
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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