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L’Institut supérieur des sciences de l’Education de Guinée (ISSEG) est de plein pied dans le système LMD. Cependant, le manque de places contraint la direction à instaurer le système de journée continue. Le Secrétaire général, Dr Albert Balamou, fait une mise au point sur cette situation. L’Indépendant : Présentez-nous votre Institut Dr Albert Balamou: Notre Institut est un établissement public à caractère scientifique et professionnel. Il est géré par le conseil d’administration présidé par le directeur général. Nous formons des professeurs de collège et lycée, des conseillers pédagogiques, des maîtres formateurs, des inspecteurs de l’enseignement élémentaire, des planificateurs administrateurs et des gestionnaires de l’Education. Cette formation se structure à travers quatre grands départements qui se subdivisent en sections. Il faut préciser que le plus grand département est celui de PCL qui regroupe six sections. A ces départements s’ajoutent les services d’appui scientifique qui sont le centre informatique, les éditions d’animation culturelle et le service audiovisuel. A l’ISSEG comme ailleurs, le nombre d’étudiants est supérieur aux places disponibles. Comment gérez-vous cette situation ? L’ISSEG a environ trois mille étudiants alors que la réelle capacité d’accueil est de 1600 étudiants. Pour résoudre cette situation, nous avons instauré le système de journée continue de 8h 30 à 17h 30. Et chaque groupe pédagogique a trois jours de cours dans la semaine. Cela nous permet de joindre à bout nos programmes d’étude avant la fin d’année malgré les contraintes liées à ce système de journée continue. Parlons à présent du système L.M.D. Comment fonctionne-t-il dans votre institution ? Ce système pédagogique a été instauré cette année à partir de la première année. Des dispositions ont donc été prises à l’instar des autres Institutions d’enseignement supérieur du pays. Les professeurs ont été soumis à des ateliers de formation pour qu’ils soient mieux outillés par rapport à la nouvelle pédagogique du L.M.D. A la scolarité, nous avons reçu le matériel informatique adéquat et à la bibliothèque de nouveaux ouvrages ont été mis à notre disposition. Nous avons à peu près 5000 ouvrages. Toutes ces dispositions viennent concourir à la bonne marche du système L.M.D. Et au moment où je vous parle, l’ISSEG est déjà dans le L.M.D. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le L.M.D. ? C’est surtout au niveau des capacités d’accueil. La bonne marche du L.M.D. ne suppose pas de grands effectifs par salle. Nous sommes donc obligés de repartir des promotions en des petits groupes pédagogiques. Aussi notre souci est la formation des jeunes professeurs homologués qui n’ont pas d’abord toutes les aptitudes pédagogiques qu’il faut. Nous sommes parfois en manque de consommable pour le matériel informatique qui ne se trouve pas sur le marché local. Quels sont vos rapports avec le comité national de passage au L.M.D. ? Nous avons de très bons rapports et pour preuve notre Directeur Général est l’un des membres de ce comité. C’est en accord avec ce comité que la révision et la réadaptation des programmes ont été élaborées par des experts canadiens. Les enseignants de l’ISSEG ont bénéficié des voyages au Canada. Donc notre Institut travaille en commun accord avec le comité national de passage au L.M.D. Votre Institut forme des futurs professeurs. Est-ce que vos étudiants font des stages pratiques ? Chez nous, il existe un système intégré qui offre à la fois la formation théorique et la formation pratique. Aussi les étudiants sont obligés de faire des stages dans les lycées et collèges puisqu’ils doivent présenter un rapport de stage avant le mémoire professionnel. Quels sont les projets de l’Institut supérieur des sciences de l’Education de Guinée ? Nos aspirons d’abord à former des professeurs qualifiés puisque l’avenir du système éducatif guinéen en dépend largement. Nous voulons devenir le véritable observatoire du système éducatif de notre pays car la qualité de l’éducation nationale d’un pays est tributaire de la compétence pédagogique de ses enseignants. Propos recueillis par Tonguino Faya Bernard L’Indépendant, partenaire de www.guineeatu.com
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