samedi 21 novembre 2009
Disqualifier et dénoncer le « médiateur »
Dominique Bangoura

Le couperet vient de tomber à Ouagadougou ce vendredi 20 novembre 2009, plus tranchant que jamais, comme pour exterminer les représentants des Forces vives de Guinée, pourtant les seuls corps organisés, les seuls détenteurs de la légalité et de la légitimité, face à une junte criminelle et aux abois.

C’est en ce jour que le prétendu « médiateur » Blaise Compaoré a livré sa « synthèse » à la fois très attendue et redoutée : un projet d’accord politique global sur la crise en Guinée. De quoi s’agit-il ?

1. Les origines et les fondements de la médiation

Chacun se souvient de la répression sanglante, des massacres à grande échelle et des viols collectifs commis le 28 septembre à ciel ouvert durant de longues heures dans l’enceinte du Stade à Conakry. Ces crimes ont été commis au vu et au su de tous, par les proches du capitaine Moussa Dadis Camara, Chef suprême des armées, en particulier les Bérets rouges et les troupes du BATA. Ces actes de la plus haute barbarie ont soulevé une indignation sans précédent parmi les populations guinéennes et à l’extérieur. Les condamnations les plus vives ont été prononcées tant par les dirigeants occidentaux qu’africains, que par tous les citoyens épris de paix, de justice et de démocratie dans le monde.

A la suite des massacres, le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) s’est réuni le 12 octobre 2009 à Abuja au siège de la CEDEAO. Après avoir entendu l’exposé des Forces vives, il a adopté la feuille de route pour la sortie de crise qui consiste notamment : « (à) la mise en place de nouvelles autorités de la Transition, sur la base du retrait du CNDD » afin de « favoriser une Transition apaisée de courte durée au cours de laquelle seront organisées des élections crédibles et transparentes ».

Le 15 octobre à Addis Abeba, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a réitéré sa décision du 17 septembre 2009 d’imposer des sanctions à l’encontre du CNDD et de son Président si « d’ici le 17 octobre 2009, Moussa Dadis Camara ne confirme pas par écrit qu’il se sera pas candidat à la prochaine présidentielle en Guinée ».

Le 17 octobre 2009, la CEDEAO s’est réunie à son tour en Sommet extraordinaire et a exhorté le médiateur : à « mettre en place une nouvelle autorité de Transition pour assurer une transition courte et pacifique vers l’ordre constitutionnel par des élections libres, crédibles et transparentes », ainsi qu’à s’assurer que « ni le Président, ni les membres du CNDD ni le Premier Ministre et autres autorités civiles et militaires ne seront candidats aux prochaines élections présidentielles ». De plus, la CEDEAO a décidé d’imposer un embargo sur les armes.

Le 29 octobre, n’ayant reçu aucune confirmation écrite du capitaine Camara, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a pris, comme prévu, des sanctions ciblées contre la junte et les dirigeants au pouvoir à Conakry.

Entre-temps, la communauté internationale dont l’ONU, l’Union Européenne, les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la Guinée ont condamné solennellement les massacres, ont suspendu leur coopération militaire, demandé le départ de la junte, exigé une enquête internationale et indépendante sur les tueries, les viols et exactions des forces armées à l’encontre des populations civiles. Le Procureur de la Cour Pénale Internationale a confirmé que la situation en Guinée fait l’objet d’un « examen préliminaire ».

C’est dans ce contexte que Blaise Compaoré a été nommé médiateur et mandaté par la CEDEAO.

2. Les prémices de la médiation et les premiers signes d’inquiétude

Une semaine après les événements, le 5 octobre, Blaise Compaoré s’est rendu à Conakry où il a rencontré les deux parties. A cette occasion, les Forces vives lui ont adressé un Mémorandum dans lequel elles demandaient notamment « la dissolution du CNDD et la mise en place d’un organe de Transition ». Le 12 octobre à Abuja, devant le GIC-G, les Forces vives ont demandé « une claire définition des objectifs de la mission de facilitation » afin de ne pas être embarquées dans l’inconnu. Elles ont réaffirmé leur « rejet de toute négociation politique avec la junte militaire qui s’est totalement disqualifiée ».

Ensuite, dans un premier temps, Blaise Compaoré a rencontré les Forces vives à Ouagadougou, les 3 et 4 novembre 2009. Ces dernières lui ont remis un Document de référence dans lequel elles définissent l’architecture de la future Transition. Elles maintiennent leurs exigences : la dissolution du CNDD, le départ de la junte et de son Président ; la non candidature du capitaine Camara.

Dans un second temps, le médiateur a invité la délégation du CNDD dans la capitale burkinabé les 10 et 11 novembre 2009. Les représentants de la junte campent sur leurs positions et réaffirment leur volonté de maintenir le capitaine Camara à la tête de la Transition. Quant à la question de la candidature, ils ne l’évoquent pas… laissant le soin à Blaise Compaoré d’examiner ce problème !

Les premiers signes d’inquiétude ne tardent pas. Au sortir de ces deux réunions, le médiateur se dit « satisfait » d’avoir réuni les propositions des uns et des autres (comment peut-on l’être dans pareil cas, alors que les plaies restent ouvertes en Guinée) et déclare que les deux parties devront lâcher du lest. Il ajoute que « personne ne doit être exclu ». Ces quelques mots sont immédiatement interprétés par certains observateurs comme une preuve de partialité.

3. Trois scénarios possibles

Avant que le couperet ne tombe en ce jour, trois scénarios se dessinaient :

- premièrement une Transition avec une autorité civile et consensuelle à sa tête, avec le départ de Moussa Dadis Camara (MDC), la dissolution de la junte ainsi que l’annulation des actes de nomination aux postes de préfets et de gouverneurs : ce serait le « scénario idéal », souhaité par les Forces vives, pour assurer l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes, afin de permettre le retour à l’ordre constitutionnel, réaliser l’alternance et l’avènement de la IIIe République avec un Président légitimement élu au suffrage universel sur la base de son Projet de société ; mais ce schéma idyllique semble aussi le plus difficile à réaliser voire le plus improbable, compte tenu de la difficulté de faire partir une junte qui dispose de la force armée et qui brandit l’argument de la « souveraineté nationale » ;

- deuxièmement, une Transition avec une autorité civile et consensuelle mais flanquée de Moussa Dadis Camara, ce dernier ne disposant que de pouvoirs honorifiques. L’autorité civile serait un Premier Ministre de Transition aux pouvoirs forts (appuyé par un Gouvernement de Transition) qui aurait pour mission fondamentale d’organiser l’élection présidentielle ; les membres de la Transition ne seraient pas candidats. Ce « scénario probable » ou qui apparaissait comme tel, comporte une part de risques pour le retour à l’ordre constitutionnel mais, s’il est bien négocié par le médiateur, et compte tenu des sanctions ainsi que de la pression interne et internationale sur la junte, il peut aboutir. Tout dépend des différents sous-scénarios et du mode de désignation du Premier Ministre : serait-il choisi par les Forces vives ou par Dadis Camara et quel serait le degré d’autonomie de l’autorité de la Transition par rapport au Chef de l’Etat ?

- troisièmement : une Transition avec une autorité militaire : le capitaine Camara restant à la tête de la Transition et se présentant à l’élection présidentielle. Ce « scénario catastrophe » est le plus redouté par les Forces vives car c’est la négation même de leurs doléances légitimes. Or, c’est celui que Blaise Compaoré a choisi. Le principe de non candidature de Moussa Dadis Camara pourtant unanimement recommandé, en particulier par l’Union africaine, n’apparaît pas. De même, celui d’une nouvelle autorité civile de la Transition, a disparu.

A première vue, c’est l’incompréhension totale. Comment en est-on arrivé à ce retournement de situation en faveur de la junte et de son chef ? Comment le médiateur a-t-il pu faire d’emblée de telles propositions ?

Conclusion : disqualifier et dénoncer le médiateur

Par ses choix, par un tel comportement, le médiateur vient lui-même de se disqualifier, de se mettre hors jeu. Les règles de toute médiation sont pourtant sans équivoque: elles exigent la neutralité, la pondération, l’honnêteté.

Or, Blaise Compaoré vient de montrer qu’il n’est pas neutre, qu’il a choisi de prendre fait et cause pour le CNDD et son Président. Il n’est pas non plus arbitre ou pondéré, il offre d’emblée à la junte sur un plateau doré les deux options les plus prisées par elle : le maintien de MDC à la tête de l’Etat et sa candidature à la présidentielle.

Mais plus qu’une erreur d’appréciation, de jugement ou d’analyse, Blaise Compaoré vient de commettre une faute lourde en matière de prévention, gestion et résolution d’un conflit. Par essence, la mission de médiateur est aussi d’œuvrer en faveur de la prévention d’un conflit en Guinée. La crise politique est déjà suffisamment grave pour ne pas avoir à en rajouter, au risque de basculer dans la guerre civile. Il appartient au médiateur de trouver les voies et moyens de conduire le pays sur le chemin de la paix civile en favorisant de vraies élections. Au lieu d’adopter une attitude responsable et juste, Blaise Compaoré s’implique en faveur des bourreaux.

Ce « médiateur » est-il cynique à ce point ? A-t-il été corrompu ? Est-il guidé par des forces de l’ombre, économiques ou autres ? Quels sont les intérêts cachés ? On sait que la politique est par essence l’art de gérer les contradictions, mais il y a là une perversion insupportable du politique.

Le peuple de Guinée peut-il admettre cette piètre prestation qui le mène à la violence politique et à l’impasse ? S’il fallait tirer une leçon de cette situation, ce serait tout d’abord que Blaise Compaoré n’était pas la personne idéale pour mener cette tâche sensible : il est lui-même arrivé au pouvoir par la force et il s’est toujours appliqué à faire en sorte que la lumière ne jaillisse pas sur l’assassinat de Thomas Sankara ; en toute honnêteté, il n’est donc pas à la hauteur de l’enjeu. Il ne peut pas, face à la junte, être crédible en demandant à M.D. Camara de partir. N’oublions pas non plus qu’avant la signature des Accords de Ouagadougou en 2007, il ne s’est pas toujours distingué par son sens de la paix en Côte d’Ivoire, bien au contraire. En outre, son rôle de facilitateur au Togo n’a guère fait progresser la démocratie et le respect des droits de l’homme dans ce pays. Avant d’accepter une médiation, sans doute faut-il être plus vigilant sur les capacités et la personnalité du médiateur.


Dominique BANGOURA
Docteur d’Etat en Science politique
Auteur de plusieurs ouvrages sur la Guinée


www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Saliou DIALLO, mercredi 25 novembre 2009
Il est dommage qu’une personne mariée à un guinéen soit traitée comme le font certains. Mme Bangoura n’est peut-être pas née en Guinée, mais je peux vous garantir qu’elle connait notre pays mieux que beaucoup d’entre nous. Mme Bangoura apporte sa pierre à l’édifice. Plutôt que de l’insulter, il faut la féliciter et la remercier pour sa contribution. Celui qui ne partage pas son avis, est libre de s’exprimer avec d’autres propositions ou analyses. L’injure est l’arme du faible et surtout du dictateur (Sékou Touré, Lansan, Dadis ). Mon Frère, ne mords pas la main qui t’aide. Un proverbe soussou dit que quand on te lave le dos, laves-toi le ventre. Mme Bangoura, pardonnez à mon frère : c’est l’émotion et les passions qui dominent son esprit. C’est le produit éducatif de Sékou/Lansana et maintenant Dadis : pour s’exprimer il faut insulter. Mme Bangoura - a to ala yé ! (malinké) ; atchou hakkè ! (poular) ; i tan kha dignè ! (Soussou)
Junior, mercredi 25 novembre 2009
Encore une fois, les "forces vives" refusent de voir la realite en face. Il faut etre de mauvaise foi pour faire endosser a Blaise seul la paternite du document-synthese qu`il a remis aux protagonistes. Pourquoi le President Blaise a tenu a voir le President Umaru du Nigeria juste quelques heures avant la remise du document? La verite c`est que l`UA, la CEDEAO. et par extension l`Union Europeenne ont commence a prendre une bonne dose de la veritable version des evenements du 28 Septembre 2009. Il est temps que les "forces vives" demandent pardon au peuple de Guinee au lieu de s`accrocher a des positions qui relevent beaucoup plus de la contestation estudiantine que de la revendication politique. Elles grandiraient en stature car le peuple de Guinee accepte tous ses enfants, meme les plus irreductibles. La verite est parfois comme une bombe a retardement: elle explose lorsqu`il est temps, en depit des efforts pour la contenir.
ss, lundi 23 novembre 2009
Madame!!!! Forces Vives seules corps organises??? Alors il n`ya pas d`organisation dans pays.
Barry Boubacar, dimanche 22 novembre 2009
Toure, cesse de rejeter tout ce qui ne vient pas du CNDD. Tes questions sur la vie privée de Mme BANGOURA et de ses enfants relèvent de la vie privée. Nous autres, apprécions fortement la contribution de cette damme et c`est avec grand plaisir que nous la lisons et archivons ses pertinentes analyses.
Momo Soumah, dimanche 22 novembre 2009
Ce que vous venez d`écrire ici Mme Bangoura doit constituer la feuille de route pour l`opposition. Vous avez raison sur tous les points. Et Touré qui demande si Mme connait la guinée même si elle connait pas elle est guinéenne à part entière. Elle a une vision claire et précise pour la guinée.
Youssouf Bangoura, dimanche 22 novembre 2009
Merci Madame pour cette magnifique analyse. Om doit tout accepter sauf la candidature de Dadis Moussa, non cela est inacceptable, sinon cela revient à dire que la barbarie au stade du 28 septembre oû des centaines de nos compatriotes ont perdu la vie et une centaine des femmes violées à la baïonnette ont été pour rien. Compaoré s`en fiche de nous, les cinquante kilo d`or envoyés par Dadis ont rendu fou le mediateur. Il attend d`autres kilos encore, surtout que son pays est pauvre et desertique. La Guinée est vache à lait.
TANIKO, dimanche 22 novembre 2009
Ont se moque de nous.Notez enfin que tant que certains "leaders" figureront au devant de la scene,la Guinée Patinera.Ensuite il faut arreter ces activistes hommes et femmes,valets et maitresses sous sekou,laquais et P sous Conté et aujourdhui tentant une issue de secours via des "forces qui ne vivent pas"
TOURE, dimanche 22 novembre 2009
Docteur cela fait combien d’année que vous êtes marie à Mr Bangoura ? Vous aviez des enfants de plus de 25 ans des Guinéens je suppose mais dites moi combien de fois vous aviez foulé le sol Guinéen ? (Aucun) Si vous aimiez tant la guinée vous auriez dû venir ne ce reste qu’une fois pour constater combien de fois ils soufrent justement par ceux là même que vous défendez actuellement. Vous vous faites spécialiste de la Guinée alors que vous ne la connaissez que par ce qu’on a bien voulu vous faire croire. Mais pour qui vous vous prenez pour disqualifiez le médiateur ? Il n’ya pas assez de merde dans la France de SARKOZY pour que vous vous occupez de la Guinée ? Vous êtes à deux heures de Conakry pourquoi ne venez vous pas en Guinée pour voir la réalité ? Arrêtez un peu de nous bassiner de vos analyses bidon que tout Guinéen peut faire car ils sont basés sur ce qu’on vous raconte. Certes vous accomplissez votre mission ordonnée pas vos maitres mais allez le faire ailleurs. Vous voulez être ministre tant mieux mais allez exercer cette fonction dans votre pays maintenant c’est l’occasion pour vous de vous taire vous voulez faire des analyses politique, je crois que le sujet ne manque pour la France et si vous n’en trouvez pas je vous soufflerait quelques uns et de grâce épargnez nous des diatribes ni tête sans queue vous voulez que la Guinée marche faites nous des propositions plus concrètes marié ou pas avec un Guinéens vous êtres un étrangère comme tous les autres pour cela on ne vous laissera créer la chienlit dans notre pays S’il vous plait laissez nous réglé nos problèmes entre Guinéens vous vous ne pouvez apporter aucune solution. Et pardon docteur pour mon mauvais français si vous aviez compris c’est l’essentiel. Il y a une nouvelle génération en Afrique on ne veut plus être le cheval qui porte son cavaler mais cavalier qui marche avec son cheval
momo, dimanche 22 novembre 2009
Isaac ferme la ce sujet est plus haut que toi si tu es de la generation coco-lala comme dadis tu na pas le niveau requit pour discuter ici. tu as ecris toutes ces phrases pour insulter sans arguments convaincant.Mme dominique a raison sur tous les points.le temps de mandjou est revolu donc fermee la.
Kourouma Toyah, samedi 21 novembre 2009
Je suis d`accord à 100% avec vous.Il est temps d`arr^ter des discutions stérilles avec ce dictateur Compaoré qui cherche à sauver Dadis afin de profiter des richesses du sous sol Guinéen (diament,or) comme il l`avait fait avec Charles Taylor du Libéria pendant la guerre civile. Vous savez que le Burkina est pauvre donc, il faut chercher où manger. Wade du Sénégal le fait à travers la Cimenterie de Guinée et d`autres affaires, Compaoré veut lui aussi se mettre à table.
isaac, samedi 21 novembre 2009
Mais madame de quoi parlez vous, nous somme tous au courant de tous cella.Vous savez madame cessez de nous garder deriere acause de ses evenement nous somme fatiger de parler du problem du 28 septembre je crois qu`il est temp de parler maintenant des preocupations de la nation et comment sortir de cette crise.Mais si vous croyer que mettre toutes ces difamations sure Dadis lui pousserai a vous donner le pouvoir ,pour que vous donne` nos richesses a vos imbeciles de Francais alors vous foute` le doigh dans l`oielle. Dadis et le CNDD ,on fait un coup d`etat .Donc ,fermez la please .Ou etais cette oppunion international depuis la. Moi je donne raison a sekou toure de s`occuper de ses vouleurs de soidisant force vive . Vous etes tous des menteurs et voleur chaque fois qu`ils y a un homme patriot en Afrique qui s`oppose a l`interais des francais en tant president. Ils envoye des nullards, imbeciles comme vous pour empecher et enfain luis traiter de apres, pourvus que votre interais egoistent soient satisfaite et fuck le people vous allez tous mourirent dans cette course au pouvoir mais, Dadis ne quitera pas merci et pret pour la revolution.
Nassirou, samedi 21 novembre 2009
Voici ma proposition de sortie de crise que présente modestement et je pense que chaque guinéen doit faire autant pour qu`on trouve une solution. Le CNT qui est un organe legislatif qui doit voter les lois et controler l`action du gouvernement peut être dirigé par un président issus du CNDD et flanqué d`un vice président issus des forces vives. Et un prémier ministre chef du gouvernement qui signe les décrets et nomme aux postes civils et militaires, doit être issus des forces vives et flanqué d`un vice premier ministre issus du CNDD. Les membres du CNT et du gouvernement ne doivent pas se porter candidat.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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