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Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a évoqué mercredi "une très bonne surprise" après la décision de l'homme fort de Guinée, le général Sékouba Konaté, d'accepter un Premier ministre de l'opposition, appelant la société civile à y répondre positivement.
C'est "une très bonne surprise", a souligné le ministre français, en visite au Rwanda. "La formidable réaction des Nations unies" après le massacre de fin septembre "mettait en cause l'ensemble du gouvernement. Je comprends qu'il (le général Konaté) ait hésité, mais il a fait son devoir. Il faut le remercier. Ce ne devait pas être facile et cela ne va pas être facile car ce n'est pas fini", a ajouté Bernard Kouchner.
Interrogé par quelques journalistes sur ce qu'il attendait maintenant, le ministre a répondu: "une réaction très saine de la société guinéenne qui se manifeste par un soutien des forces vives, des syndicats, une manifestation populaire pour sortir de cette crise".
"Je craignais jusqu'à ce soir, jusqu'au discours de Sékouba Konaté, pour les Guinéens et je craignais une guerre civile", a-t-il aussi dit.
A la question de savoir s'il souhaitait que le général Konaté s'abstienne d'être candidat à la présidentielle, il a fait valoir que "le dispositif" du médiateur Blaise Compaoré, soutenu par le Maroc, la France, les Etats-Unis, prévoit "que ceux qui veulent se présenter doivent quitter le gouvernement de transition quatre mois avant comme cela a été le cas en Mauritanie".
Le général Konaté a accepté mercredi à Conakry le "choix d'un Premier ministre issu de l'opposition, désigné par elle-même" pour former "un gouvernement de transition d'union nationale", ouvrant la voie à des élections présidentielle et législatives.
AFP / 06 janvier 2010
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