mardi 24 mars 2009
Discours de Monsieur Jean-Michel Berrit, Ambassadeur de France à l’occasion de la journée internationale de la Francophonie

 20 mars 2009, à la Résidence de France

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Aujourd’hui nous célébrons à travers le monde la Francophonie, comme chaque année le 20 mars date anniversaire de la fondation de la francophonie à Niamey en 1970 par Léopold Segar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Noredom Sianouk.

La francophonie est la seule institution internationale qui se définit par une langue. Elle représente plus de 200 millions de locuteurs francophones dans le monde et fédère 870 millions de personnes au sein de l’Organisation internationale de la francophonie dont font partie 70 Etats et gouvernements.

Aujourd’hui même, en présence du Secrétaire Général Abdou Diouf, la célébration officielle se déroule à Beyrouth au Liban, lieu de diversités et de dialogue des cultures et pays hôte des VIème  jeux de la Francophonie qui se tiendront en octobre prochain. La Francophonie, consciente du lien que crée entre ses membres le partage de la langue française et des valeurs universelles, souhaite les utiliser pour promouvoir la paix, la gouvernance démocratique et l’état de droit.

Les grands enjeux de l’OIF sont d’aider à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits, au soutien à l’état de droit et aux droits de l’homme, à l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations, au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle.

Comme le dit le sociologue Dominique WOLTON, « La mondialisation ouvre une autre page de l’histoire de la francophonie. La première court sur trois siècles, du XVIIIème au XXème siècles. C’est celle des pionniers, qui pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises, ont installé le français comme langue mondiale ; la seconde page commence en 1970 à Niamey avec les fondateurs, ceux  qui ont inventé et organisé la francophonie moderne. Elle se termine en 2005 avec le vote à l’UNESCO de la charte sur la diversité culturelle. La troisième page, celle qu’il faut écrire, inventer, est celle de la francophonie à l’heure de la mondialisation, c’est-à-dire d’un monde plus vaste.

La francophonie tire sa force de la valorisation de la diversité culturelle comme phénomène central de la modernisation. Dans cette optique, toutes les aires linguistiques et culturelles, justement parce qu’elles traversent les continents et les histoires, deviennent des outils de compréhension, de tolérance et de paix. Défendre la diversité culturelle, c’est évidemment reconnaître la diversité linguistique, car il n’y a pas de culture sans la langue.

La mondialisation oblige à gérer des phénomènes contradictoires : modernité et tradition, territoires et espaces,  identité linguistique et pluralisme. La question qui surgit de tout côté est celle de l’autre. La journée de la francophonie, le 20 mars se situe toujours dans la semaine de la célébration de la langue française.

Pour cette journée et pour cette semaine de la langue française, j’ai le très grand plaisir de recevoir un enfant du pays mais aussi de France « Tierno Monemembo » Prix Renaudot 2009 pour le Roi de Kahel.

Je reçois également le professeur Jacques CHEVRIER, professeur émérite à la Sorbonne, ancien titulaire de la Chaire des littératures francophones à la Sorbonne. Tous deux ont participé cette semaine à un séminaire à l’Université de Sonfonia, à des débats et rencontres à l’ISSEC, au C.C.F.G. et dans des différents lycées de la ville. Les rencontres ont été très suivies, avec les débats riches et animés.

Je terminerai par cette phrase de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Koffi Annan :

« parce qu’elles sont naturellement des espaces de solidarité, les grandes aires culturelles et linguistiques, comme la francophonie, ont vocation à ouvrir de nouvelles voies à la tolérance, et à promouvoir le dialogue du culturel ».

C’est donc avec plaisir et fierté que nous pouvons dire « Vive la francophonie ».

Je vous remercie.
 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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