vendredi 8 avril 2011
Discours d'introduction à la conférence de presse du 8.4.2011 de Cellou Dalein Diallo
Cellou Dalein Diallo

Messieurs les journalistes,

Mes chers amis,

Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse que je voudrais dédier à la défense de nos libertés. C’est dans cet esprit que je salue tous les Guinéens qui sont conscients que l’on ne défend pas la liberté dans le renoncement.

Au premier rang, les militants de mon parti qui, au nom de cette liberté, ont tenu à me réserver ce majestueux accueil de Dimanche dernier. Comment ne pas être heureux et fier de l’ampleur de cette mobilisation, de la chaleur fraternelle qui l’a entourée et de la détermination qu’elle a démontrée face aux forces de la répression. Elle a, sans aucun doute, ébranlé ceux qui sont là où ils ne devraient pas être et qui croyaient que leur besogne avait réussi à nous affaiblir.

Oui, nous restons debout, avec la même foi en Dieu et en ses décisions mais aussi avec la volonté inébranlable d’atteindre nos objectifs politiques. Permettez-moi de saluer ce courage et cet engagement de nos militants, d’exprimer ma profonde reconnaissance pour leur fidélité à ma personne et de rassurer que je ne ménagerai aucun effort pour continuer à être à la hauteur de leur confiance et de la responsabilité qui l’accompagne. Mon rôle est d’être au milieu d’eux et de montrer le chemin. Et je vais le faire.

Mes Chers amis,

Dans notre mémoire collective, 2010 sera à jamais une année d’une profonde déception pour le revers de notre espérance politique et d’une grande colère pour les injustices et les violences dont nous avons été l’objet. Toutes nos pensées de compassion et de solidarité vont aux victimes, à ceux qui ont perdu des proches et des biens, aux femmes violées, aux déplacés de Siguiri et Kouroussa et aux personnes arrêtées, emprisonnées et parfois torturées. Pour nos morts, je voudrais vous demander une minute de silence. Merci.

Mes Chers amis,

Vous les journalistes, vous savez mieux que personne combien nous aurions été fondés de refuser le scénario de l’élection présidentielle écrit d’avance, sans nous ! Que les coupables de cette forfaiture ne se trompent pas en croyant que nous avons accepté l’inacceptable par fatalisme ou par résignation.

Notre choix de la paix et de la stabilité pour notre pays et pour la sous région tient de notre sens des responsabilités que le monde entier a d’ailleurs reconnu et salué. Ce parti-pris, au lieu d’inspirer à ceux qui en ont tiré profit, un discours rassembleur pour que la nation se retrouve avec elle-même, après les profondes blessures causées par l’arme électoraliste et démagogique de l’empoisonnement bidon, c’est plutôt l’arrogance, la haine, l’intolérance et l’affrontement qu’ils exacerbent.

Mais nous mettons en garde toute gouvernance qui ne respecterait pas les droits des Guinéens, de tous les Guinéens, ou qui essaierait de dresser les Guinéens les uns contre les autres. Il ne faut jamais oublier que le sentiment d’exclusion et de discrimination crée le besoin de violence.

C’est pourquoi nous conseillons à ceux qui ont utilisé, avec cynisme, tous les moyens pour atteindre leur objectif de pouvoir, de retrouver la sagesse nécessaire à la préservation du tissu social et à la sauvegarde de la cohésion nationale.

Mes Chers amis,

D’autres occasions me seront offertes pour montrer combien ce nouveau pouvoir est inefficace et illusoire par son impréparation à gouverner et son impuissance face aux nombreux défis socio-économique auxquels est confronté le quotidien des Guinéens.

Ces décisions et contre-décisions qui ont fait du changement tant déclamé, un objet de raillerie populaire ! Ce gouvernement aussi pléthorique que pusillanime, dont l’expertise laisse à désirer alors que l’amateurisme n’est plus de raison dans la conduite des affaires publiques ! Cette gestion clanique et ces dons à des copains sur le patrimoine de l’Etat pour services rendus dans le passé ! Que n’aurait-on à dire sur ces 100 jours et ces 1000 serments violés !

Mes Chers amis,

Mais aujourd’hui, il y a plus important : les 100 jours ont démarré dans le sang et finissent dans le sang, c’est-à-dire dans la négation de nos libertés. C’est la défense des principes de notre démocratie qui contient tous les combats y compris celui du pain. C’est le respect scrupuleux de notre constitution, dogme sur lequel il ne nous est pas possible de transiger. Cette intransigeance nous est imposée par nos morts pour nos libertés, car celles-ci ne sont ni un don de la nature, ni un privilège du destin.

Oui nos libertés chèrement acquises sont aujourd’hui menacées, le texte sacré qui les contient est bafoué par son gardien. Je m’adresse à tous les Guinéens, sans exclusive, pour qu’on se rassemble et qu’on se retrouve. Pour la démocratie. Et contre tout ce qui la menace. A ceux qui sont subitement devenus amnésiques des luttes qui leur ont permis d’être au lieu de pouvoir, comme ils font montre d’un autoritarisme d’une autre époque, nous devons leur rendre à tous ce qui touche à nos libertés.

Mes Chers amis,

Pour cette lutte pour notre démocratie, je sais que beaucoup d’entre vous, les journalistes, je ne pense pas aux opportunistes qui ont le destin des feuilles mortes, seront au premier rang du combat. En tout cas, moi, pour reprendre le mot de Léon Blum, je serai un homme dans un homme et, avec les Guinéens rassemblés et debout, nous refuserons que de nouveau, la nuit de la dictature tombe sur notre pays.

Je vous remercie.


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
kakilambe, lundi 20 juin 2011
Merci, cher preisident pour cette fraicheur de l esprit et du coeur. La Guinee a besoin d unite et de democratie. Vous etes le symbole rayonnant de ces deux belles vertus de notre peuple. benedictions.
bah souleymane, jeudi 5 mai 2011
Merci pour votre sincère discours qui ma donné des frisson,mais écoutez celui qui pense qu`il peut diviser les Guinéens c`est impossible,mois en tout cas mois je suis guinéen.c`est eu qui sait.
MARCEL TOLNO, jeudi 14 avril 2011
merci excellence ,tous les guineens doivent traveiller main dans la main pour faire partir ce missionnaire burkinabe qui a tout fait avec son complice blaise pour faire quitter notre cher Dadis. Dadis n`a jamais ete contre vous Elhadj mais c`est ce burkinabe et ses proches qui l`on toujours mal conseiller.encore merci la lutte continue
Ismael, mardi 12 avril 2011
Mr Cellou, si tu ne sais plus rassembler tes militants par des bon termes politiques qu`est celui d`un programme solide, tu dois te taire au lieu de fonder ton discours sur la critique et la diffamation de l`autre.
Amadou CAMARA, samedi 9 avril 2011
Bravo Cellou ! Le combat continu !
Aissatou Diallo, vendredi 8 avril 2011
Merci Elh.Cellou Diallo et mes compliments aux juornalists present .Ce que nous ne devons pas oublier la Guinee est pour tous les Guineens et, nous ne laisserons personne ne retourner la Guinee ou Sekou Toure la laisser car aujourd`hui 2011 meme Sekou Toure ne veut pas la Guinee laba. Ce qui est plus enervant ce que l`ex Ministres francais des affaires est actuellement en Guinee et,est au courant de comportement de son " JUMAUX" PRE sans le conseiller. vive la GUINEE UNIE POUR TOUS LES GUINEENS.
La Nouvelle Republique, vendredi 8 avril 2011
Merci MR. LE PRESIDENT pour le discour, maintenant montrez nous la voie et on va vous suivre pour chasser ce dictateur en gestation de la guinee pour qu`il rentre une fois pour tous dans son pays qu`est la france.salut et on est pret pour la suite !

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011