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Je n’ai jamais rencontré le jeune ministre de la Décentralisation Ibrahima Naby Diakité, mais à travers ses images que je voyais à la télé, il était devenu un ami. Le fait qu’il fit partie des gouvernements successifs, prouve à suffisance, ses compétences. Personnellement, il attira mon attention la première fois, lors d’un entretien avec le journaliste Fana Soumah.
Par la suite, il m’amusait souvent, avec ses tenues simples et gaies –de quelqu’un qui va à la plage, comme on dit ici–, qui symbolisent la simplicité et la gaîté de sa personne.
Je l’aimais donc, j’aimais le voir, j’aimais l’entendre !
Le samedi 14 mars 2009, par pur hasard, je venais juste de le voir dans une vidéo de Télédiaspora, même pas une minute après, quand je tombai sur l’article de Fodé Tass, annonçant sa mort. C’est donc avec un sourire aux lèvres, que j’ai appris la mort de mon ami !
Mais le jour que Diakité gagna définitivement mon estime, fut à l’occasion de l’assassinat d’un bandit – la nuit – si ma mémoire est bonne. Le lendemain, le jeune ministre avait couru pour le lieu du drame et, à la vue du corps, son visage s’est métamorphosé d’un coup, dévoilant une déchirure profonde au cœur : « Oui ! c’est cela, l’humanisme, me dis-je. Quelle que soit la faute commise par un être humain, la vue de son cadavre doit, pour plusieurs raisons, inspirer un minimum de tristesse. »
Excellence Monsieur le Ministre, cher frère et ami, je suis ému jusqu’au tréfonds de l’âme, que tu nous devances à un si jeune âge. C’est avec un sourire, que je t’ai dit : « Sayônara ! », comme on dit : « Au revoir ! », ici. Mais les larmes et les prières ont aussitôt suivi.
Que le Tout-Puissant, Clément et Miséricordieux, t’accorde sa grâce et t’accepte dans son Paradis élevé, al-Firdaws, qu’Il répande sa grâce sur ton épouse, tes enfants, toute ta famille.
Amin !
Mahmoud Ben Saïd
pour www.guineeactu.com
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